mercredi 4 novembre 2026

Pas Assez Bons Pour Moi

La LNH ne cesse de s'enlaidir depuis quelques années. Ou c'est moi qui vieillit et qui n'y voit que le laid. 

L'équipe des États-Unis Olympique qui a gagné l'Or aux dernières olympiques n'a pas beaucoup cessé d'être atroce, humainement parlant, depuis sa victoire en supplémentaire. D'abord par la mysoginie de l'éclat de rire dès le soir même, dans leur conversation avec le pédoprésident des États-Unis dans le vestiaire qui a poussé une pointe réductrice par rapport à l'équipe de Femmes des États-Unis, qui avait aussi gagné l'Or, au préalable. Dès le soir de leur victoire, les États-Unis étaient à l'image de leur ignoble pédoprésident et étaient méprisables. 

Avec un Kash Patel inexplicable qui crashait le party dans le vestiaire comme si c'était lui qui avait marqué le but en période supplémentaire. Mais filmé seul avec sa bouteille comme le plus rejet des rejets. On ne peut pas beaucoup faire plus rebutant. 

Mais cette équipe était composé de beaucoup de joueurs passablement méprisables. Si Kucherov avait la nationalité Étatsunienne, il était de cette équipe assurément. C'était de loin la POS (Pieces of Shit) team la plus dorée de tous les temps. Qui a fait naître toute une discussion sur la culture du hockey qui n'était pas honorable pour les millionaires de la LNH.

On dirait que, issu de cette toxique équipe, beaucoup ont polarisé du côté du pire du pire de ce qu'on pourrait présenter comme modèle pour les jeunes de la LNH. Connor Helleybuck, les frères Tkachuk, Tage Thompson, se sont tous pris fièrement en photos avec le pédoprésident des États-Unis. Les deux frères Hughes, Quinn, plus discrètement que Jack, se sont montré plutôt favorables à ce même fraudeur. Jack devient de plus en plus petite merde avec le temps et a montré des signes d'indépendance qui ont semblé être aussi du profond mépris, face aux fans qui souhaitaient un autographe de sa part. Rien de tellement sympathique. Helleybuck, je n'en reparlerai pas, ira le rejoindre la semaine dernière, au NJ, et je ne reparlerai pas de la saga l'entourant depuis l'été, relisez mes derniers écrits, j'ai dû en parler presque toutes les fois. Il reste 5 ans à son contrat. Incluant cette année. Le petit côté enfant-roi qu'il a démontré était insultant pour les Jets et leurs fans et Winnipeg, qui ne s'en sort pas trop mal, au final. 

Dans cette équipe des États-Zizis (sic), il y avait aussi Zack Werenski. Défenseur étoile des Bluejackets de Columbus. C'est le dernier récipiendaire du trophée Norris remis au meilleur défenseur de la LNH. En finale olympique, il jouait contre le défenseur canadien Thomas Harley des Stars de Dallas. Un tout aussi excellent défenseur, mais 4 ans plus jeune. Harley a 25 ans, Werenski, 29. Les Stars se sont entendus avec les Bluejackets, le 30 juin dernier, pour échanger Harley en retour de Werenski. Mais ce dernier avait dans son contrat cette horreur de clause de non-mouvement qu'il a exercé dès le 1er juillet, annulant l'échange. Nous rappelant l'horreur de l'existence de cet abus de pouvoir de la part des joueurs de la LNH. 

Abus de pouvoir, oui, car depuis le début des années 90. depuis le dévoilement public des salaires, tout le pouvoir est du côté des agents et des joueurs. Et favorise les clubs riches. Dylan Larkin a fait comme Brady Tkachuk (en sourdine) et Connor Helleybuck (publiquement) et a exigé d'être échangé de son club. À Détroit. Publiquement. Il l'a demandé en mai dernier. Après avoir goûté au vestiaire qui riait à gorge déployée de l'humour d'un prédateur misogyne au téléphone, aux Olympiques. Quand un joueur demande à être échangé, il soutire le pouvoir de négociations de son directeur gérant. Ça ne peut pas beaucoup se faire vite. 

OUI, ça peut se faire vite, mais presque tout le temps, c'est une erreur. Si pour Patrick Roy ça a été une catastrophe pour les Canadiens, et une Coupe Stanley tout de suite pour l'Avalanche, pour Mikko Rantanen, la Caroline et les Stars, où ça c'est passé assez vite après qu'il eût manifesté des signes de dépression en Caroline qui affectaient absolument ses performances et ne lui donnait plus le goût du hockey si il ne jouait pas ailleurs bientôt ; tous les clubs sont restés plutôt satisfaits de leurs acquisitions. La Caroline qu'il a quitté vient même de rafler la dernière Coupe Stanley et Logan Stankoven, qui était de la transaction, y a été primordial, dans la conquête. 

Mais pour Larkin (et Helleybuck) on ne voulait pas faire vite. Les deux ont des contrats signés à long terme, à honorer. Larkin en est à sa 4e année de contrat de 8 ans. Il a une clause de non-mouvement lui aussi, qui deviendrait une liste de 10 clubs dans les 3 dernières années. Mais comme c'est lui qui a demandé à bouger, il a accepté que cette liste soit appliquée toute suite afin d'accélerer les choses. 

Que ce soit pour Tkachuk, Helleybuck, Larkin (et Crosby et McDavid d'ici un an, dit-on) on veut changer de camp afin de jouer pour un club qui a des chances de faire graver votre nom sur la Coupe Stanley. 

Que ce soit pour Tkachuk, Helleybuck ou Larkin, ce qui n'est pas dit, mais qui est quand même entendu, c'est "Vous n'êtes pas assez bons pour moi" suggéré à tous les coéquipiers du vestiaire. Ce qui rend légitime de la part de la direction (des Jets, des Red Wings) de suspendre le dit joueur, qui n'a plus envie de la chimie qu'on tente de former en équipe. Larkin portait le C du capitaine ce qui rendait son leadership "capitaine qui veut se tirer à l'eau" pire encore. D'um navire qui ne coule pas, mais qui prends l'eau. On lui a d'abord retiré le "C" mais là, il est retiré de l'équipe. Après 10 matchs. 

Ce qui est nettement plus clair, et qui enlaidit la LNH encore une fois, c'est la semaine dernière de Nikita Kucherov.

Pas sur la glace. Sur la glace, il est tout simplement très fort. Toujours sur la feuille de pointage. Mais il a exigé un échange. Ce qui reprochable à Kucherov est presque toujours hors glace. Son attitude. J'en ai déjà parlé, son comportement, après avoir gagné la finale contre Montréal, était un contre-modèle d'esprit sportif absolu. Un arrogant jaloux. Comme il est assez imbécile et l'a prouvé, il a précisé que si il demandait à quitter Tampa Bay, c'était parce qu'il voulait jouer idéalement avec une superstar avant la fin de sa carrière. Qu'il compte faire terminer je ne sais trop quand (il a 33 ans, mais ne ralentit aucunement), mais il vient de refuser 15 millions par année pour les 4 prochaines saisons. Son contrat (actuellement de 9,5 millions) se termine en fin de saison actuelle. 

C'est donc une location forcée qui est commandée par Kucherov, au Ligntning. 

Rien de sexy pour quiconque si c'est tout à renégocier en fin de saison. Et ça le sera, à renégocier. À moins qu'on ne s'entende tout de suite. 

Et que vient de dire Nikita Kucherov à ses coéquipiers, très très très clairement ?

Vous n'êtes pas assez bons pour moi. Brayden, Andrei, Victor, Brandon, Jake, Pontus, John, Anthony, Coach Cooper, vous n'êtes pas superstars. 

Sucky vestiaire à partir de maintenant à Tampa. Il a aussi dit que l'organisation lui manquait de respect. Je trouve plus que respectable la durée d'un contrat qui le ferait jouer jusqu'à 37 ans. C'est le 15 millions qui ne lui plait pas ? Diva grotesque. 

Les joueurs de la LNH, la Ligue elle-mème, ont encore beaucoup à faire, pour se parfairent. 

Hors glace comme sur la glace.

Et je ne dirai que ceci par rapport au retour de Russes en hockey dans le compétitions internationales de Hockey : Fuck no.

Tant que la Russie n'est pas expulsée de l'Ukraine, hors glace, ce sont des criminels de guerre qui doivent payer le prix de l'agression. Aller vous battre vous en avez l'âge et la forme physique, soyez chair à canon. Si vous vous pensez du côté des bons.   La dignité humaine avant tout. 

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