mercredi 23 septembre 2026

84 Matchs

Les dernières fois que la LNH imposaient 84 matchs aux équipes de la LNH, c'était dans les années 90. 

Du 1er au 10 avril 1992, la LNH subissait sa tout première grève, tout juste avant les séries éliminatoires, parce que justement, on voulait des augmentation de bonus en séries, raffermir les droits de concessions, et des changements dans les statuts du marché des agents libres. Cette grève coûtera la tête à John Ziegler qui est délogé de son poste de président de la Ligue, et Gil Stein le remplacera par interim, l'insecte Gary Bettman, issu de la NBA, commencera à son poste à l'automne. Une cicatrice restera permanente entre L'Association des Joueurs, et les présidents de la LNH. Dans l'entente qu'on signe alors pour ne pas freiner les séries qui devaient commencer début avril, on fait confirmer aussi, avec l'arrivée de 2 nouveaux clubs, le Lightning de Tampa Bay et les Senators d'Ottawa, que la prochaine saison, 1992-1993, sera de 84 matchs. Et la suivante aussi. 

1992-1993 sera une saison mémorable. Ce sera celle (alors) où on fera le plus de buts dans la LNH. Normal, beaucoup de matchs de plus. 7311 en 1008 matchs. Une moyenne de 7,25 buts par match. 21 joueurs (un record) feront 100 points ou plus et 14 autres (un record aussi) 50 buts ou plus. Ce 2 records ne sont pas battus. Roman Hamrlik avait été le premier choix de la LNH, défenseur choisi par le nouveau Lightning de Tampa Bay. Premier choix de leur histoire. 

Cette saison là, si Mario Lemieux ne manquent pas 24 matchs en raison de la découverte de son lymphome de Hodkin, il bat le record de Wayne Gretzky, record qu'on pense imbattable, de 92 buts. Mario en marquera 69 en 60 matchs. Il est si formidable que même en ratant 24 matchs, il termine premier marqueur de la LNH, avec 160 points, 12 de plus que Pat Lafontaine, des Sabres. On lui donnera aussi le trophée Hart remis au joueur le plus utile de la LNH. Pittsburgh vient de gagner coup sur coup ses deux premières coupes Stanley de l'histoire de leur concession, à leurs 2 premières présences en finale, et Lemieux a été si sensationnel, il a été nommé gagnant du trophée Conn Smythe aussi, les deux fois.

Boston termine premier de la division Adams, les Penguins, premiers de la division Patrick, Chicago premier de la division Norris, les Canucks premiers de la division Smythe. C'est la dernière fois pour ce format de division. Les noms changeront la saison suivante. 

En séries, Buffalo surprend Boston en première ronde les battant en 4 matchs, dont 3 en période supplémentaire. Surprise. Montréal fait de même, terminant 3e, après avoir perdu les deux premiers matchs à Québec, Montréal gagne les 3 suivants et élimine mes Nordiques. Je prendrai des années à l'accepter. Les avoir battus, on gagnait aussi la Coupe avec ce trajet. 

Les Penguins éliminent New Jersey en 5, les Islanders surprennent aussi les Capitals qui avaient terminé 6 pts devant eux, en les battant en le battant en 6 matchs dont 3 en période supplémentaire aussi. St-Louis étonne en balayant les Hawks. Toronto élimine Detroit de manière spectaculaire dans le dernier match, ne devait pas gagner non plus, Detroit avait la meilleure fiche. Vancouver battra Winnipeg, Los Angeles éliminera Calgary qui avait presque 10 pts de plus qu'eux au classement final. 

Donc beaucoup de surprises dès la première ronde. En 2e, Montréal balaie Buffalo en gagnant ses 3 derniers matchs en période supplémentaire. Montréal avait aussi gagné contre Québec 2 matchs des 4, en supplémentaire. En 7 matchs, les Islanders éliminent les champions de la Coupe et le grand Mario en supplémentaire aussi. Contre toute attente. Toronto bat St-Louis en 7 matchs et les Kings de Wayne Greztky gagneront en 6 contre Vancouver. 

Montréal, qui avait terminé au 6e rang de la LNH, mais 3e dans sa division, affronte celle qui a terminé 14e. Les Islanders. Qu'ils battront en 4 matchs. Dont 2, en périodes supplémentaires. Les Kings se fatiguent davantage contre les Maple Leafs en les éliminant en 7 matchs. La finale mettra aux prises la 6e position de la LNH en saison régulière contre la 11e. 

Si L.A. gagne le premier match à Montréal, à partir du moment où Jacques Demers fait mesurer le bâton de Marty McSorley, aiguillé par Guy Carbonneau qui l'avait remarqué, ce qui donnera l'avanrage numérique qui fera créér l'égalité dans le second match. Que Montréal gagne en surtemps. Il gagnera aussi les deux suivants, à Los Angeles, en surtemps aussi, créant deux records imbattus de matchs gagnés en périodes supplémentaires dans une même saison en séries (10 et de suite). Une dure à prévoir 24e Coupe Stanley, leur dernière. Wayne Gretzky connait la première saison de sa carrière sans être parmi les 3 premiers compteurs de la saison régulière, mais il n'avait joué que 45 matchs. Lafontaine et Adam Oates sont respectivement second et 3e. 

La saison suivante est aussi mémorable.

Les Mighty Ducks d'Anaheim et les Panthers de la Floride arrivent. Les North Stars du Minnesota deviennent les Stars de Dallas. Un réarrangement géographique est imposé dans les divisions. Aussi renommées. Les Rangers terminent premiers de l'Atlantic. Les Penguins, premiers de la Nord-Est. Detroit, premier de la Centrale, et les Flames, premiers de la Pacifique. 

Si Patrick Roy domine la LNH en 1993, devant le filet, Dominik Hasek est le nouveau gardien étoile de la LNH, à Buffalo. Avec son drôle de style. Si la saison d'avant brisait des records offensifs, celle-ci brise un record défensif. 99 blanchissages. Le record était de 85. Mais il n'y a pas encore de réglementation sur l'équipement des gardiens, qui portent des équipements de nos jours, jugés trop larges. Un seul club a une moyenne de plus de 4 buts par match, Detroit.

Wayne Gretzky remporte le championnat des marqueurs avec 130 points, Pavel Bure des Canucks, marque 60 buts. Mario Lemieux ne jouera que 22 matchs, mais il est si dominant, qu'il totalise 37 points.  

 

En séries, Lemieux est de retour, mais Washington élimine Pittsburgh en 6 matchs. Les Rangers balaient les Islanders. Buffalo est éliminé par les Devils de Martin Brodeur, en 7 matchs.  Boston bat Montréal en 7 matchs aussi. Dans l'Ouest, les Sharks causent la surprise en éliminant Detroit en 7 matchs. Calgary élimine Vancouver en gagnant 2 des 3 derniers matchs en supplémentaires, les battant en 7 matchs. Toronto élimine Chicago en 6. Dallas balaie St-Louis. En 2e ronde, Washington perd face aux Rangers, en 5 matchs. Les Devils éliminent Boston en 6. San Jose est arrêté par les Maple Leafs, en 7 matchs. Vancouver bat Dallas, en 5 matchs. 

Dans le carré d'As, les Devils et les Rangers auront besoin de 7 matchs pour en venir à bout. Stéphane Matteau marque le but le plus important de sa vie en période supplémentaire, bat celui qui deviendra le meilleur gardien de l'histoire de la LNH, et amène les Rangers en finale pour la première fois depuis 1979. (une cause perdue contre Montréal). Dans "l'Ouest" Toronto ne gagne que le premier match en période supplémentaire et Vancouver passe en finale, en 5. En 2e période de supplémentaire aussi.  

Vancouver gagne le premier match, en période supplémentaire, match volé par le gardien Kirk MacLean. Mais les trois suivants seront gagnés par ceux qui ont terminé premier de la saison régulière. Toutefois, Vancouver se ne considère pas mort. On bat les Rangers au Madison Square Garden, 6-3 et on gagne à domicile 4-1 pour niveler la série à 3-3. Que gagneront les Rangers, 3-2. Mark Messier est crédité du but gagnant (probablement marqué par Brian Noonan selon lui) tout en étant l'unique capitaine (encore de nos jours) à avoir soulevé la Coupe, le premier, capitaine de 2 clubs différents. 

Les Rangers gagnant la Coupe Stanley pour la première fois depuis 1940.

Les côtes d'écoute en Europe seront records en raison de la présence de 4 Russes chez les Rangers en Alexei Kovalev, Sergei Zubov, Sergei Nemchinov et Aleksander Karpovtsev.

La saison suivante est marquée par un lock-out qui ne fait commencer la saison qu'en janvier 1995, les clubs ne jouant que 48 matchs de saison régulière. Qui sera suivie de saison de 82 matchs. Quand on est pas en grève.

La saison qui s'amorce dans 6 jours comprendra 84 matchs. 

En préparation de l'arrivée du club de Houston. peut-être en 2029-2030.    

mercredi 16 septembre 2026

K Comme Dans un Verbe de 4 lettres, en Anglais...

Quel week-end d'absolu choc !

Le 8 mars 2011, quand Zdeno Chara a tenté d'assassiner Max Pacioretty, j'étais en classe d'université. Nous n'avions pas aussi bien les applications qui nous faisaient vivre les choses en temps réel comme aujourd'hui, mais je suivais mes cours du soir avec un ordinateur qui me donnait au moins le score et le temps écoulé dans le match.  Mais il me gelait le match en deuxième période pendant une éternité. Alors que Montréal avait mis le match presqu'hors de portée pour les Bruins, 5 minutes après que ce soit 4-0 Canadiens, avec 15 secondes à jouer en fin de 2e période. 

Il y avait historique. 

J'allais comprendre que Chara avait volontairement enligné Pacioretty sur le début de la rampe afin que sa tête en soit arrachée. Après tout c'est ce qu'il cherchait à faire depuis trois matchs. Tout avait commencé par un but marqué par Pacioretty. dans l'avant-dernier match entre les 2 clubs, en période supplémentaire, lui avait légitimement fait lever les deux bras dans les airs. Moins légitimement, la face de Pacioretty, dans le feu de l'action arrivait dans le dos du géant sur l'après-but. Max a eu le mauvais réflexe de le pousser hors du chemin. 

Chara est automatiquement devenu poule-sans-tête et cherchait à aller dévisser la tête de Pacioretty, mais était stoppé par les arbitres. Tant bien que mal, car l'ogre faisait 6'9 sans patins, avec patins, probablement au dessus de 7 pieds. Mais ses yeux lui sortaient de la tête et il ne faisait aucun doute, il était fou furieux. 


Au match suivant entre les deux clubs, dans une échauffourée près du filet des Bruins, Chara remarque Pacioretty et n'aura de yeux que pour lui.  Le démon s'empare de lui sur le champs. il l'agrippe par le collet, le tire au sol, de dos,  en fait sa poupée, Pacioretty fait la boule, mais on comprend, ceux qui suivent les matchs de la LNH, que ce moment de folie est directement lié à la poussée du match d'avant. Mais pas pleinement satisfaisant pour Chara. Il n'a donné aucun coup de poing et n'a fait que brasser Patch sur la glace. Le clouant au sol. 

Mais Pacioretty ne l'avait pas QUE poussé parce que dans le chemin ?

Le dégénéré mental allait, dans ce match alors mené 4-0 par Montréal, donc frustrant, attendre une mise au jeu gagnée par les Canadiens, mais qui lancent la rondelle au fond de la zone des Bruins. commettre l'interférence la plus criminelle depuis celle de Todd Bertuzzi. Mais de l'absolu même ordre. Si Bertuzzi allait être suspendu un an, aussi aidé par un lock-out,  pour son geste de vengeance contre Steve Moore,  Chara, que les arbitres du match avaient expulsé, et à qui ils avaient donné 15 minutes de pénalités, donc un 5 minutes d'interférence car on savait que c'était volontaire, ne serait non seulement jamais suspendu, pas même une heure, mais on faciliterait le chemin des Bruins jusqu'à la finale de la Coupe Stanley qui deviendrait la Ugly Cup. Une horrible tache dans l'histoire de la LNH. Il n'aurait plus dû jouer un seul match après Pacioretty. Même les arbitres du match l'avaient compris.

Le père, oui, le père de l'un des joueurs de Bruins de Boston, était aussi directeur des opérations hockey de la LNH, et Mike Murphy, responsable du comité de discipline de la LNH, avait été un joueur dans la LNH, que les Canadiens avaient repêché, mais rejeté aux Kings sans jamais jouer pour le bleu-blanc-rouge. Corruption oblige, jamais Chara ne sera considéré comme l'agresseur dans tout ça. "Il n'était pas le genre" oseront-ils dire. Alors qu'on avait vu ses yeux fous vouloir arracher la tête de Pacioretty, deux matchs avant, entre ces 2 clubs. On suggérera même que le salaud des deux, c'est Pacioretty. Un cas classique de blâmer le victime de viol. Belle NHL.  

Les deux joueurs ne jouent plus dans la LNH.

Mais ce qui s'est passé cette semaine, dans la LNH, c'est un peu comme si les Canadiens de Montréal avaient engagé Chara pour jouer avec Pacioretty.

Chris Kreider était un crasher de gardiens de buts. En février, contre les Senateurs d'Ottawa, en 2013, dans un  match très serré où les Rangers (son équipe alors) avaient lancé 37 fois contre Craig Anderson et après trois périodes, le pointage était de 2-2. Ottawa allait le gagner 3-2, en tirs de barrage. Mais pour faire face aux tirs de barrage, ce ne serait pas Craig Anderson devant le filet. Ce serait Ben Bishop, celui qui avait accordé les 2 buts de Rangers, qui feraient face aux lancers. Kreider, quelque part dans le match. Kreider était clippé par le défenseur Mark Méthot, et fonçait pleine vitesse contre Craig Anderson, le blessant à la cheville pour le tenir à l'écart pendant plusieurs semaines. 

Il avait 21 ans, était un patineur rapide, on pouvait croire à la théorie du défenseur qui aurait fait trébuché, en pleine poussée. 

Mais la même année, avec un enjeu plus important encore, en séries éliminatoires, en deuxième ronde, alors que la gardien des Bruins faisait une différence dans l'issue des matchs par sa brillante tenue, Kreider fonçait à nouveau, pleine vitesse contre Tuukka Rask. On lui accordera un tir de pénalité, mais pour la seconde fois, ce ne semble pas du tout le défenseur qui soit la raison pour laquelle il soit tombé en fonçant au filet. La rumeur grandit. Fait-il exprès ?

L'année suivante, toujours quand l'enjeu est important, Kreider s'échappe, mais patinant trop vite, arrive à la hauteur de Marc-André Fleury des Penguins, et sans même arriver à lancer au but, son épaule attrape la tête de Fleury. Le but sort de ses amarres. Kreider aura un 2 minutes pour interférence. Nous sommes en 2e ronde des séries. Les Rangers élimineront difficilement les Penguins en 7 matchs pour affronter les Canadiens de Montréal, dans le carré d'As. 

Dans le dernier match de la saison régulière entre Montréal et les Rangers, New York a 100% dominé le match avec 41 lancers contre 28. Mais Carey Price a été surnaturellement bon et a tout bloqué. Le Canadien gagnant 1-0. Sur un lancer de punition de Brian Gionta, en période supplémentaire. 

Mais ce match, était volé par Carey Price. 

Alors au tout premier match des séries contre les Rangers, série qui enverra le gagnant de celle-ci en finale de la Coupe Stanley, qui pensez vous est le joueur à abattre dans le club adverse ? Si vous ne le savez pas encore, Chrisdekaliss de Kreider le sait très bien. Dès le tout premier match, il part en échappée, il est toujours rapide, PERSONNE ne le touche. Et il fonce les deux patins par en avant, pleine vitesse, contre Carey Price. Il avait d'abord lancé. Donc si c'est un but tant mieux, si s'en est pas un, en tombant pour rien, il court la chance de blesser le meilleur joueur de l'autre équipe. 

Ce qu'il réussit. À VIE. 

Les séries de Price sont terminées, NYR passera en finale. 

Price connaitra la meilleure saison de sa vie l'année suivante, gagnant pas moins de 4 trophées, le Hart remis au joueur le plus utile de la Ligue, le Vézina, remis au meilleur gardien, le William Jennings pour la meilleure moyenne de buts accordés et le Ted Lindsay remis au joueur le plus utile tel que voter par l'Association des joueurs. 

Tout le monde sait ce qui s'est passé en séries. Kreider n'est nullement puni d'aucune manière. Jamais.

Et si Price connait la meilleure saison de sa vie dans la suivante, sa carrière sera quand même écourtée de 4 saisons complètes parce que son genou ne sera plus jamais le même suite à cette collision.  

VOLONTAIRE. 

 Son genou ne tiendra jamais plus comme avant après Kreider le kaliss. 

Brandon Prust, qui n'était que batailleur pour les Canadiens, était sur la glace alors. A probablement pensé qu'un défenseur des canadiens l,avait fait tomber... les arbistres n'ont rien appelé, on ne tombe pas comme ça...

KREIDER FONCE COMME ÇA.  

Ça peut faire gagner son équipe. Il savait exactement ce qu'il faisait. 

Les Canadiens de Montréal ont signé le week-end dernier Donald Trump dans le bureau de E.Jean Carroll, Chara dans l'équipe de Pacioretty, la raison de l'écourtement de la carrière de Carey Price, dans l'équpe de Carey Price.

IMMORTEL QUI SERA CÉLÉBRÉ LE 10 NOVEMBRE PROCHAIN AU CENTRE BELL. 

 

Make it make sense tabarnak.

1) Il devra être hué sans relâche à domicile.

2) Porter le numéro qui lui convient #0

3) Être blessé sévèrement par un coéquipier en pratique, le gardant hors du jeu toute la saison.

4) Pour ce, signer Arber Xhekaj au plus christ. 

Kreider calisse.

De tous les joueurs de la LNH, Kreider. 

Ark...
Qui perdra ses freins deux autres fois par la suite, contre Viktor Fasth des Oilers, sur un presque désormais "reptutation call", avec une jambe qui triche, ce qui confirme aussi une intention; et en 2015, contre Jaroslav Halak, des Islanders ne s'empêchant jamais de foncer sur lui en montée, s'en servant comme bande. 

Kreider est un tabarnak qui nous as coûté Price. 

Kreider est un Canadien de Montréal. 

Tu vas passer un très mauvais quart d'heure ici. On t'a pour une année de trop.

Kent, stupid move. 

On commencera la saison dans la haine.  

Premier match hors concours pour Montréal, samedi. 

mercredi 9 septembre 2026

La Ligue Nationale, Tout de Suite

Pour certains ça fonctionne, pour d'autres pas. 

Une fois repêché par un club de la LNH, le saut tout de suite dans le grand club pour les choix de première ronde, sans jamais passer par le club-école est inconsiemment souhaité. Souvent, ce sont les superstars comme les premiers choix, Auston Matthews, Connor McDavid, Connor Bedard, Macklin Celebrini qui réussissent à le faire. Mais des fois on joue les dés. Comme avec Juraj Slavkovsky. Premier choix ? on est resté surpris. Lui le premier, d'être repêché premier d'abord. Mais bon, on lui a fait confiance. Et avec un peu d'orgeuil, on a pas voulu l'envoyer dans le club-école.  Ses 4 saisons dans la LNH, il les as fait TOUTES dans la LNH. Et si la première saison, on l'a pensé fragile et pas prêt, parce que vite blessé, et ne jouant que 39 matchs, l'an dernier, on se félicitait de lui avoir fait gagner confiance suffisamment pour qu'il marque 30 buts. Une des deux affirmations étaient probablement vrai. Il n'était peut-être pas toujours prêt pour le train qui allait le forcer à lever la tête. 

Qui fera le saut directement dans la LNH cette saison selon vous ?

Ça dépend toujours de l'alignement et de l'espace qu'y a dedans. Est-ce vraiment utile d'avoir un grand talent sur le 3e, 4e ligne ? Ou un excellent gardien trop sur le banc, comme réserviste ? 

Malte Gustafsson, défenseur suédois repêché au 13e rang cette saison par les Islanders de New York, a déjà confirmé qu'il continuerait son parcours junior (il n'a que 18 ans) en Suède après l'expérience du camps d'entrainement. Qui seront tous commencés pour la plupart à la fin de cette semaine. Ssmedi, les premiers matchs hors concours, pré-saison. 

Mais plusieurs autres voient leurs choix faire le saut tout de suite. Ou espèrent. 

Gavin McKenna des Maple Leafs. 

Pas mal assurément. On a pas remplacé Mitch Marner l'an dernier, un marqueur de 100 points. Qui en fait seulement 80 l'an dernier, à Vegas, mais 29 autres en séries éliminatoires. En 22 matchs. Ce sont des chiffres que faisait Gavin McKenna dans les rangs collégiaux. Un premier choix de Ligue, est souvent prévu dans l'alignement pas mal vite. Gavin a sa fenêtre d'opportunité. Il a la mobilité, l'habileté d'être souvent bien  positionné au bon moment. Avec Tavares ou Matthews, il aura de l'huile dans le moteur et les Maple Losers sont chanceux de ne (peut-être) ne pas à avoir à attendre, 3 ou 4 ans de reconstruction. C'est peut-être déjà McKenna qui sera dans les patins de l'ancien #16. La situation lui est idéale.

Ivar Stenberg des Sharks.

L'ailier a été le second choix de la LNH. Il aurait un tir redoutable, une bonne protection de la rondelle qui lui ferait garder la rondelle longtemps et une bonne tête de hockey selon les experts. Il arrive aussi dans la bonne équipe, déjà peuplée de jeunes excellentes pousses en Macklin Celebrini ou Will Smith qui pourraient l'aider à en faire un candidat sérieux au titre de la recrue de l'année 2026-2027. Si il craque le top 6 des attaquants, il pourrait être dangereux. 

Caleb Malhotra des Canucks.

Papa derrière le banc osera-t-il faire un peu de népotisme ? Seulement 7 fois dans la LNH, un papa a été entraineur de son fils. Lester Patrick a été entraineur et de Lynn et de Muzz Patrick, avec les Rangers. Sid Abel a coaché son fils Gerry avec Detroit.  Boom Boom Geoffrion a entrainé son fils Dan, avec les Canadiens. Lynn Patrick a ensuite, à son tour, été entraineur de Craig, avec les Blues de St-Louis. Bill Dineen a entrainé son fils Kevin, avec les Flyers. Dave Lowry a été entraineur par interim de son fils Adam, avec les Jets. Rod Brind'amour a été entraineur de son fils Skyler, avec les Huricanes, mais Skyler n'est pas encore régulier de la LNH. Caleb le sera tout de suite ? 

Alberts Smits des Rangers.

Quand NY a repêché le défenseur gaucher letonnien de 6'3, au 5e rang de la LNH, ils savaient qu'il pourrait probablement se faire une place à le ligne bleue, pour le club du Madison Square Garden. Il joue avec une confiance extrême en avantage numérique et si il transporte cette confiance dans la LNH, il sera général de leur ligne bleue assez vite. Il pourrait même soutirer le poste de Matthew Robertson, qui venait tout juste de se le gagner après 4 ans de formation dans les mineures. 

Viggo Björck des Jets.

Si on perd assurément Connor Helleybuck, on gagnera peut-être ce centre repêché au 8e rang de la première ronde par Winnipeg. C'est le meilleur espoir des Jets depuis longtemps. Son lancer est puissant et laisse peu de chance aux gardiens. Surtout en avantage numérique. Il est rapide, précis, et souvent en dangereuse position de marquer. Il pourrait même penser être centre #1. Il a quitté Djugarden, en Suède, ce qui veut dire que si il ne craque pas l'alignement d'ici un mois, il sera du club école. Plusieurs recruteurs pensent qu'il pourrait tout de suite faire le grand saut. 

Nikita Klepov des Ducks.

L'ailier droit d'origine russe mais qui a joué son hockey dans la OHL, pourrait déjà penser 6 premiers attaquants d'Anaheim. Il a marqué. 97 points dans la OHL l'an dernier. Premier marqueur de la Ligue. Presque plus de 40 buts. Ce qui est bon signe, un centre qui la passe d'abord et non un "shoot first". Il s'était entendu avec Michigan State mais s'est ravisé pour un contrat de la LNH. Il croit donc aussi en lui. Il sera à Anaheim ou à Saginaw l'an prochain. Cutter Gauthier étant encore incertain, Pat Verbeek a un automne chargé. Il a été repêché 15e au dernier repêchage. Peut-être qu'il attend de voir si Klepov peut compenser pour Gauthier. Mais quand Verbeek attend trop...on sait ce que ça ne lui va pas bien.  

Adam Novotny des Canucks.

Il est peut-être celui qui a le moins de chance de faire le grand club de la première ronde, mais Vancouver a été si mauvais l'an dernier, ils pourraient choisir de faire beaucoup de place aux talents nouveaux. L'ailier gauche est rugueux, solide sur les bandes, et aux Championnats du Monde Junior, il se montrait dangereux, dérangeant, et provoquant souvent des chances de marquer pour son club. Qui était la Tchéquie.

6 entraineurs débuteront la saison avec leur club pour la première fois dans un mois.

Le triste Mike Babcock fera ses débuts, remplaçant Kris Knoblaugh, à Edmonton. Babcock, plus ou moins banni, fait un retour, lui qui n'a pas sévi dans la LNH depuis 2019. 

Les Leafs offrent la croix à porter sur la colline à Jim Hiller, remplaçant de Craig Berube. Hiller avait terminé la dernière saison avec les Kings, et le club avait au moins fait les séries. Perdant toutefois en première ronde, face à l'Avalanche. Le nouveau DG John Chayka, lui aussi plus ou moins banni de la LNH pour triche passée, en fait sa première embauche comme entraineur et souhaite qu'il stimule un club qui en a toujours besoin.

Peter Laviolette sera celui qui sera entraineur à la place d'Hiller, à Los Angeles. Ce sera son 7e club dans la LNH, après Boston, les Islanders, les Hurricanes et leur première Coupe Stanley en 2006, les Flyers, les Caps et les Rangers. 

Manny Malhotra fera-t-il une place à son fils qu'il a été accessoire à choisir au 3e rang du dernier repêchage ? Il fait des débuts comme entraineur remplaçant Adam Foote. 

À Vegas, Bruce Cassidy sera remplacé par Ryan Craig qui était entraineur de leur club-école. 

Avec 4 matchs à jouer, Patrick Roy avait été remercié à la fin de la dernière saison. Lamoriello tient à ce que Peter deBoer, qui avait alors pris sa place, solidifie la défensive du club. Déjà terne de défensive. C'est peut-être Lamoriello qui devrait penser retraite. Les fans de NYI aimeraient peut-être du spectacle.

Jon Cooper est l'entraineur le plus ancien, débutant sa 13e saison dans la LNH. Toutes avec Tampa Bay.

Jared Bednar est le second plus ancien. Entraineur de l'Avalanche. Commencera sa 10e saison.


Rod Brind'amour, dernier entraineur à soulever la Coupe Stanley, entamera la prochaine saison encore avec les Hurricanes. Sa 8e dans la LNH.   
André Tourigny commencera sa 5e saison, unique entraineur de l'Utah, commencera sa 5e saison et Martin St-Louis, sa 4e avec les Canadiens. 

Seuls les 2 derniers n'ont jamais gagné de Coupe avec le club dont ils étaient l'entraineur, parmi les plus 5 plus expérimentés.

mercredi 2 septembre 2026

Roger Neilson

Né a Toronto en 1934, il sera, comme mon papa, professeur d'éducation physique. Spécialiste du hockey et du baseball. À 32 ans, il débute une carrière d'entraineur. Dans la Ontario Hockey League, comme entraineur chef de Petes de Peterborough, alors club-école des Canadiens de Montréal. Nous sommes en 1966.

En 1968, il est remarqué par sa grande intelligence. Remarquant que le livre des règlements de la OHL ne fait aucune mention du gardien de but quand survient le moment d'un lancer de punition, il en profitera. 

Dans un match contre leur rivaux d'Ontario les Marlboros de Toronto, un lancer de punition est accordé à Frank Hamill, des Marlboros. Neilson retire son gardien Pete Kolsek et choisit de placer son imposant défenseur de 6'3 Ron Stackhouse devant le filet pour affronter Hamill. Ça fait rigoler tout le monde qui pense que ce sera un but facile. Mais dès que ça débute et qu'Hamill franchit la ligne bleue, Stackhouse charge vers lui lui soutire la rondelle et la tire à l'autre bout de la patinoire. Toute l'équipe des Marlboros s'indigne et s'agite. Mais de quel droit ?...

D en G moyenne de .1000

Neilson a le livre des règlements en main, il le montre à l'arbitre qui ne peut qu'admettre que l'obligation d'un gardien de but pour affronter le lancer n'est pas mentionnée. Tant que le réglement reste ainsi, Neilson a en tout à fait le droit. Il le refera 6 fois, et toujours avec Stackhouse. Qui sera 6 en 6. Jamais il n'y aura but. 

Les réseaux sociaux et les moyens de communication sont plus lents en 1968, aucun autre club ne prends le temps de l'imiter, mais à la fin de la saison, c'est su. La OHL, mais aussi la LNH, dont le règlement ne fait pas mention non plus du gardien de but, ajuste le texte des règles de leurs circuits. Il les force à réécrire le livre encore, alors que le pointage fait mener son équipe par un but, et qu'on a retiré le gardien, et que son club à lui à deux punitions, avec moins de 2 minutes à jouer. Réalisant qu'il ne peut pas jouer avec moins de 3 joueurs, et voulant briser leur tempo, à toutes les 10 secondes, il met un 4e joueur sur la glace, forçant un arrêt de jeu. Et brisant le tempo adverse. 

Neilson sera souvent formidable comme ça. Celui qui pense toujours "hors de la boîte". J'adore ces David Lynch gens. Il était gardien de but, lorsque plus jeune, et il est reconnu que les gardiens de buts sont les plus "artistes" de chaque club. 

Il restera 10 ans dans la ville de Peterborough, où il y aura une maison jusqu'à sa mort. Il travaille aussi en parallèle, l'été, à l'Université de Windsor et est si original, qu'il fait même du hockey...en Israël. 

En 1972, avec les Petes, son équipe gagne la finale en 3 matchs contre aucun revers face aux 67's d'Ottawa. Parmi les Petes, un Bob Gainey de 17 ans, et comme gardien #1, Mike Veisor, qui en a 19. Parmi les 67's, Denis Potvin, Wayne Merrick, Blake Dunlop et Michel "Bunny" Larocque comme gardien #1. Ils ont même un joueur qui se nomme Ron Bobbette. Oui, Bobbette. 2 B comme 2 fesses. Neilson et ses Petes perdent en finale les 2 saisons suivantes, mais il sera suffisamment intéressant pour la LNH pour que la CHL (Central Hockey League) s'intéresse à lui et lui offre un poste d'entraineur en 1976. Il ne fera qu'un an avec les Hawks de Dallas, mais sera entraineur de Bruce Boudreau, Mike O'Connell, Randy Hoyt, Randy Carlyle, Mike Palmateer et Mike Veisor. 


En 1977, il est engagé pour relever Red Kelly, dans la LNH, à la barre des Maple Leafs de Toronto. Il brille dès le départ. Toronto élimine en 2 matchs les Kings de Marcel Dionne, Butch Goring ou Dave Taylor, élimine les dangereux Islanders de Trottier, Bossy et Potvin en 7 matchs, dans un match en surtemps où Lanny MacDonald tranche le débat. Dans le carrée d'As de manière inattendue, les Leafs feront face aux Canadiens de Montréal mais sont liquidés en 4 matchs. Il ne sera entraineur des Leafs que les 62 premiers matchs de la saison suivante, le directeur gérant, qui sera confirmé sénile avec le temps, Harold Ballard, le congédie, insatisfait de sa fiche, 3 victoires sous la barre de .500. Neilson est alors reconnu comme celui qui invente encore deux choses. 

Il serait celui qui aurait le premier proposé à ses gardiens de faire de la neige le plus près de la ligne rouge possible et devant le filet, dans l'enclave, pour rendre la glace plus rugueuse. et afin de ralentir une rondelle qui voudrait y glisser facilement. Il est aussi celui qui demande à son gardien, en fin de match, dans une cause perdante par un but, de laisser son bâton sur la ligne rouge des buts, avant de revenir au banc, afin d'offrir une sorte de bloc quand même, forçant la LNH à préciser ses règles. Les Sabres de Buffalo savent reconnaitre son talent et l'engage comma assistant entraineur, de Scotty Bowman. Le tandem fonctionne à merveille car un an après avoir perdu en première rondes des séries, on atteint le carrée d'As, éliminant coup sur coup, Vancouver et Chicago avant d'être éliminés par NYI.

L'année suivant, Scotty lui laisse le poste d'entraineur, mais reste son patron, car directeur gérant. Et comme il a la main lourde sur ce que fait Neilson, Roger préfère se retirer après une saison. Amicablement. Il introduit alors quelque chose de nouveau, encore, les études après les faits, en faisant des révisions sur vidéo alors que tout est de plus en plus télévisé. L'ère de l'image nait avec les années 80. 

À sa première saison à Vancouver, il vit de grandes choses. Il est d'abord assistant entraineur d'Harry Neale, pendant toute la saison. Mes Nordiques chéris d'alors seront impliqués dans son avenir. Le 20 mars, dans un match où Québec créé l'égalité 3-3 en fin de partie, au Colisée de Québec, le minable Tiger Williams s'en prend au "dur" Peter Stastny. Le meilleur joueur des Fleurdelysés. Une échaffourée s'ensuit, et de la foule, un bien-connu-dans-sa-famille Pierre Fournel, assène un coup de point à Williams, ce qui fera réagir du banc des Canucks Marc Crawford (oui, lui), Doug Halward, Curt Fraser, Kevin McCarthy et leur soigneur Larry Ashley. Montant dans les gradins, Halward, entre autre, martèle Fournel de ses poings et l'arbitre Bruce Hood, comme d'habitude, perd le contrôle. 

L'entraineur Harry Neale sera suspendu pour 10 matchs. Durant cette période, c'est Neilson qui sera l'entraineur chef. Et comme il garde une fiche de 9-0-1, on le garde à ce poste, pour les séries. Neale reviendra comme directeur gérant durant l'été, des mêmes Canucks. Mais avant ça, Neilson brille.

Son club sous sa gouverne, balaie les Flames en première ronde, bat les Kings en 5 matchs, en 2e ronde, élimine Chicago en autant de matchs au carrée d'As et atteint la finale pour la première fois de l'histoire de cette concession. Qui a 12 ans. C'est là, pour la première fois, que j'entends parler de Neilson. J'ai 10 ans. Les séries carburent à une chanson qu'on fait jouer à la radio et en aréna pour le gardien Richard Brodeur. Mon père ratera une réunion scolaire de parents où en fin de réunion, on dira "d'habiller les enfants propres et de bien les peigner, ce sera la photo protocolaire de classe". Mon père manque cette info. Nous serons deux à ne pas être si coquet pour la photo. Mais je suis le moins pire des deux. L'autre, un des 4 élèves (nous sommes en 1982) dont les parents sont séparés, sa mère ne pouvait pas s'y rendre, son père n'était plus dans le décor. Cet élève est arrivé avec un gilet noir montrant Ozzy Osbourne et sa pochette Bark at the Moon sur le devant, avec des manches longues blanches. Moi, j'étais hyper couété-je-viens-de-me lever et avait un cotton ouaté d'une école de hockey qu'on m'a fait porter à l'envers car rien n'était dans mon dos. On a essayé de me peigner mais au final, j'ai bien des couettes rebelles quand même. On se fait remarquer nous aussi. À notre manière.

Vancouver ne battra pas les Islanders en pleine dynastie, perdant même en 4 matchs. Mais Neilson se fait remarquer. Dans la série contre Chicago, en désaccord avec les arbitres, Neilson avait agiter une serviette blanche afin de donner signe qu'il lançait un drapeau blanc à cette guerre envers les officiels. Les joueurs de son équipe ont fait de même en plaçant une serviette au bout de leur bâton. Les arbitres en ont eu assez, l'on expulsé du match. 

Mais la foule a aimé. Les fans des Canucks avaient tous une serviette blanche en main pour les deux matchs à domicile. Une tradition qui a parfois été copiée dans la NHL mais dans d'autres sports aussi.

L'année suivante, on perdra en 2e ronde, contre Calgary. Il sera limogé après 49 matchs la saison d'après, après seulement 48 matchs et 17 victoires, mais les Kings vont tout de suite le chercher pour les 28 matchs qui suivent. Il ne sera que temporaire en Californie, il accepte le poste d'assistant. avec les Black Hawks de Chicago. Jusqu'en 1987. Il est surnommé Captain Video tellement il y est associé. Il sera entraineur des Rangers où son club atteindra 2 fois la 2e ronde, et une fois la première seulement. 

Il est limogé à sa 4e saison là-bas. Une saison avant la Coupe historique des Rangers. 

Il sera le premier entraineur des Panthers de la Floride, deux ans, des Flyers trois ans, et des Sénateurs 2 matchs, quand Jacques Martin lui laisse le poste pour atteindre un chiffre rond. Avec les Panthers, comme avec les Rangers, en 1993, le club se rend en finale la saison suivante avec ce qu'il avait bâti les saisons d'avant. Neilson se sait maintenant condamné par la maladie. 

Roger Neilson était brillant. Mais n'aura jamais son nom sur la Coupe Stanley. Il aurait été le premier à retirer son gardien en fin de période qui ne serait pas la 3e période, afin de tenter de marquer avec 4 secondes ou moins à jouer, en faveur d'un 6e attaquant. Ce, à quoi la Ligue a dit "oui, pourquoi pas ?".

Son 1000e matchs dans la LNH, il prend sa retraite tout de suite après, sera de manière très convenable, contre les Maple Leafs de Toronto. Bouclant la boucle. 

Neilson a été intronisé au Temple de la Renommée de la LNH, dans la catégorie des bâtisseurs. 

Car de toute évidence, il en a changé l'univers quand même. 

Atteint d'un cancer, il décède en juin 2003, 5 jours après avoir eu 69 ans.

Il devenait entraineur dans la Ligue Centrale il y a 50 ans, cette année.