mercredi 21 septembre 2022

Adieux d'un Grand & d'un Grand Minable

Cette photo fait mal à voir. Ces deux-là auraient pu avoir leurs noms sur la Coupe Stanley. Ne l'auront jamais. Et le sale dernier dont je vous parlerai aura non seulement son nom sur la Coupe, sera le premier à soulever la dite Coupe, l'année sale où il la gagne, et surtout n'aura jamais payé pour son crime. 

Pernell Karl est l'ainé de trois frères, dans une famille qui comprend aussi 2 soeurs. Inutile de préciser que l'action n'a jamais manqué dans la maison familiale de Belleville, en Ontario. Les trois gars y jouent au hockey. PK est le défenseur. Il y joue 4 ans pour les Bulls. 

Et un taureau, ça fonce.  

À 16 ans, dans la OHL, il fait 12 pts en 52 matchs et se fait remarquer par son style de jeu audacieux et créatif. De plus, il a la peau noire et ce n'est pas si courant au hockey. La saison suivante lui fera jouer 68 matchs, il marquera 15 fois pour 56 pts. En 15 matchs des séries, il est tout simplement spectaculaire avec ses 13 pts en 15 matchs. Montréal le repêchera en 2007, en faisant le 43ème choix, un choix de 2ème ronde, à Columbus. Sa saison suivante, à Belleville, adulte, avec 10 matchs, de moins, il fait 10 pts de moins, mais en séries, en 21 matchs, il totalise 23 gros points. Son club perds en finale contre les Rangers de Kitchener, mais en 7 matchs et Subban est un joueur clé de cette finale. Montréal s'en frotte les doigts. Les Bulls perdront en demi-finale, à sa dernière saison, après avoir totalisé 76 pts en saison régulière, un chiffre porte chance pour le restant de sa vie.  Il fera 15 pts en 17 matchs, en séries.

Il joue une saison de 77 matchs dans la AHL avec les Bulldogs d'Hamilton, club-école des Canadiens.


Un bulldog, ça mords. 

 Il ne fait pas mal du tout avec 18 buts, 35 mentions d'aide pour 53 pts. C'est dans cette saison qu'on le filme en entrevue et qu'il est si sympathique à la caméra, qu'on garde le clip pour le montrer aux recrues des Canadiens (un joueur qui n'a pas encore fait le club!) afin de montrer comment être parfait, en entrevue. En mai 2009, deux semaines après son dernier match junior, il signe son tout premier contrat professionnel. En février 2010, il est rappelé avec le grand club. Contre les Flyers, le lendemain de son rappel, il marque son premier point. Et marque déjà les imaginaires. Mike Richards, des Flyers, jaloux, dira de lui "qu'il doit apprendre à ne pas être n'importe qui sur la glace. Quand PK atteint la finale de la Coupe Stanley, Richards apprend à se désintoxiquer, ne jouera plus dans la LNH. 

Il est naturellement le fun. FUN est un mot qui lui va à merveille. Il est bavard, spectaculaire, mais peux faire le plus beau jeu et le pire sur la même séquence. Il était impulsif. En avril 2010, il est à nouveau rappelé pour les séries éliminatoires (il était de l'équipe d'étoiles dans la AHL), et marque son premier point, à son premier match en séries dans la LNH, contre Washington, en première ronde. En deuxième ronde, il marque son premier but contre Pittsburgh. En troisième ronde, dans le Carré d'As, il enregistre trois mentions d'aide dans le même match, devenant le 3ème défenseur des Canadiens à faire 3 passes à son année recrue, en série, dans le même match. Dans la AHL, on lui remettra le Trophée du Président, remis au joueur ayant été le meilleur dans tous les aspects du sport qu'est le hockey, sur glace et hors glace. 

Il fait l'équipe pour la saison 2010-2011. Il devient le premier défenseur recrue des Canadiens à faire un tour du chapeau contre le Wild, en mars 2011, dans une victoire de 8-1. Il termine la saison avec 14 buts, 24 mentions d'aide et 38 pts en 77 matchs. La saison suivante, il ne manque qu'un match et totalise 36 pts tout en restant +9 en défense dans un club qui ne fait pas les séries. Dans la saison écourtée suivante, il signe un nouveau contrat de 2 ans, et égalise sa meilleure saison avec encore 38 pts, mais en 42 matchs, seulement. et 4 autres points, en séries, dont 2 buts, en 5 matchs. Il bat Kris Letang et Ryan Suter pour le titre de défenseur de l'année et rafle le trophée Norris.

À sa 4ème saison, il joue sa première saison complète (il en fera 3 dans sa carrière), marquant 10 fois et obtenant 53 pts. En séries, il aide Montréal à se rendre au Carré d'As à nouveau, après avoir éliminé Tampa Bay et Boston, Mtl s'incline face aux Rangers. En 17 matchs, il totalise 14 pts, dont 5 buts. 

Hué, principalement par simple racisme, partout dans la LNH, il produit toujours davantage lorsque défié. À Boston, on le hait inutilement. Ça lui plaira tout le temps. Au tout premier match contre Boston, à Boston, en séries. il tait la foule de manière jouissive en marquant le but en surtemps. Il sera toujours important contre Boston. Pour sa 5eme saison, PK est maintenant agent libre. Et ne s'entends pas avec Marc Bergevin pour un nouveau contrat. On devra se rendre en arbitrage. Source de tonnes de haine. Devant un arbitre, une organisation parle contre son joueur pour gagner ses arguments et un fil se brise presque toujours. Le contrat qui suivra marquera aussi la fin de sa carrière. Un arbitre choisit l'impensable et il gagnera 72 millions sur 8 ans, soit jusqu'en 2022 avec une clause de non échange active le 1er juillet, donc dans 2 ans. L'amour dans le vestiaire n'y est plus complètement pour PK qui dérange autant qu'il le fait pour ses adversaires. Mais son avenir assuré, il est extraordinairement généreux donnant 10 millions de sa poche pour un hôpital pour enfants de Montréal.

10 millions. Et beaucoup de son temps. Même une fois échangé ailleurs. 

10 MILLIONS!

Trouvez lui les défauts que vous voulez, c'est tout simplement ahurissant de générosité. PK sera toujours très généreux. Et amusant. Fun. Il est nommé co-capitaine avec Max Pacioretty. Joue tous les matchs de la saison 2014-2015 totalisant 60 pts, 15 buts. 45 mentions d'aide, est +21, 4 sommets personnels. Il ne fera plus jamais de tels totaux dans les pts et les + et les -, mais obtient le même nombre d'assistances la saison suivante. Où il fait 51 pts en 68 matchs. Le 29 juin, trois jours avant que la clause de non-échange n'entre en vigueur, coup de théâtre de Bergevin, Subban est échangé aux Predateurs contre Shea Weber. 

Dès sa première saison à Nashville, PK fait mal paraître Montréal car il aide son club à atteindre la finale contre Pittsburgh. Il obtient une saison de 40 pts en 66 matchs, reste -8, et obtient 12 autres points en finale, en 22 matchs, restant une peste contre Sidney Crosby. On a des raisons de le huer maintenant. Il est moins propre qu'auparavant. Il joue ensuite sa 3ème et dernière saison complète totalisant 59 pts, et son plus haut total de buts à vie, dans une seule saison: 16. En séries, il fera 9 pts en 13 matchs. Il finit la saison avec un +18. Il sera un des 3 nommés pour le trophée King Clancy. Il joue 63 matchs et obtient 31 pts, à sa dernière saison avec Nashville.  Devenu poids salarial pour un si faible impact dans le club, au second jour du repêchage de 2019, il est échangé aux Devils en retour de Steven Santini, Jeremy Davies et de 2 choix de 2ème ronde. 

Il connait alors sa pire saison. Avec 18 maigres points, en 68 matchs. Et son pire différenciel avec -21. Il sera encore nommé pour le King Clancy, qu'il aurait déjà dû gagner. Il le gagnera enfin cette année. Majoritairement blessé, il y a deux ans, il ne joue que 44 matchs et obtient 19 pts. C'est seulement 22 pts qu'il fait l'an dernier, en 77 matchs, sa dernière saison dans de contrat.

Sa dernière dans la LNH puisque personne n'a voulu signer PK pour la saison prochaine. Lui, ne voulant probablement pas vivre l'humiliation d'une offre qui ne serait pas de plusieurs millions. 

Il a annoncé sa retraite, à 33 ans, hier, et vivra maintenant de contrats télé.

Parce que christ qu'il en a la personnalité. 

Celui qui n'en a pas, c'est le grand Zdeno Chara, qui lui aussi se retire. Le criminel impuni a été repêché en 3ème ronde en 1996, par les Islanders de New York. Le défenseur Slovaque fait 6'9 et quand son bâton est étendu, couvre 7'6. Ses 4 premières saisons restent très défensives et épatent peu pour un gars de sa taille. Dans une organisation pénible, ses 2 dernières saisons auront des différentiels identiques de -27. Évoluant à New York, de 1997 à 2001, il est envoyé aux Sénateurs dans l'échange qui implique Alexei Yashin, dans le sens inverse. Après une saison complète où il n'obtient que 9 pts, il plus que double sa prodcution avec 23 pts, en 75 matchs. Il sera Sénateurs 2 autres saisons, pour des saisons de 39 et de 41 pts. Avec autant peu de flair que NYI, Ottawa doit se départir de Chris Phillips, Wade Redden ou Chara, et on ne retient pas Chara qui devenait agent libre et quitte rejoindre un gars qu'il avait connu à Ottawa, Peter Chiarelli, nouveau directeur des Bruins, qui en fait son capitaine. Il devient le 3ème Slovaque à devenir capitaine d'un club de la LNH, 3, un chiffre qu'il aura toujours dans le dos, troisième après Stan Mikita avec Chicago et Peter Stastny, avec Québec. À partir de maintenant, il gagne régulièrement le concours du lancer frapper le plus puissant, aux matchs des étoiles. 

Il jouera les 14 années suivantes pour Boston. Y faisant presque toujours une quarantaine de points. rois fois 50 et plus, une saison de 19 buts, gagnant le trophée Norris lui aussi, mais en 2009, et le trophée Mark Messier, deux ans plus tard.

En 2013, année de la Ugly Cup, il commet l'irréparable. Dans un match ultérieur, contre Montréal, en saison régulière, Max Pacioretty marque en période supplémentaire pour donner la victoire à Montréal. Levant les bras pour célébrer., Chara ne bouge pas assez vite après le but et Pacioretty est presque le nez dans son dos et son réflexe naturel et de pousser le grand tarla. 

Le bouton du monstre est activé. Chara devient fou à partir de là. "mais n'est pas ce type de joueurs" aux yeux de certains jaloux des Canadiens, hauts placés dans la LNH. Au match suivant entre les deux clubs, Chara n'a pas obtenu vengeance pour cette petite poussée de rien du tout. Dans une mêlée derrière le filet, il remarque Pacioretty et perds la tête, tentant de lui faire un mauvais parti. Patch ne mords pas, mais la folie est bien réelle, il veut le décapiter. 

Dans un autre match où Montréal mets pratiquement le match hors de portée dès la deuxième période contre Boston, la frustration des Bruins est présente. La rondelle est tirée en zone des Bruins du milieu de la glace, et à la poursuite de celle-ci, Chara obstrue Pacioretty et l'enligne sur la partie de la baie vitrée qui commence. Une tentative de décapitation qui n'échappe à personne. Il écope de 17 minutes de pénalités sur le jeu et est expulsé du match. Pacioretty est commotionné jusqu'à la fin de la saison. Mais les jaloux du comité de discipline insulte les intelligences et disent, en somme, que tout le monde s'est trompé. Chara n'est pas comme ça. C'est même Pacioretty le salaud en général.  Foutaises. Par orgueil, Montréal ne porte rien en appel, mais le geste reste 100% impuni et Montréal passe à un but et à une mise au jeu d'éliminer ceux qui gagneront la Ugly Cup, dont le capitaine n'aurait jamais dû jouer un seul match. 

Cette tache indélébile me le marque éternellement, négativement. C'est un monstre au sens propre comme figuré. 

Les deux dernières années, il joue en Capitals et l'an dernier, retour aux sources, en Islanders. 

Il signe un contrat d'une journée pour jouer le tout premier match des Bruins lors de la saison prochaine.

Volant grotesquement la place d'un jeune, comme le grotesque individu qu'il est.

Si ce n'était que de moi, je ferais retirer le #76 de PK. Un numéro de joueur de football de toute manière et pour l'impact qu'il a eu et qu'il continuera d'avoir sur les gens. 

Pour des enfants de Montréal dans les hôpîtaux, il est immortel. 

Il aura été certes spectaculaires de bien des manières. 

Merci PK

Débarrasse, Zdeno    

Ordurière Charrogne. 

Et généreux guerrier. Tous deux maintenant, retraités. 

mercredi 14 septembre 2022

Tournoi des Recrues

Un tournoi de 6 clubs de la LNH, pré-camps d'entrainements, mais n'impliquant que les recrues et espoirs de ces 6 clubs. Quelle merveilleuse idée.

D'ici la fin de la semaine, plusieurs clubs de la LNH, et ce, jusqu'au 19-20 septembre, tiendrons un tournoi du genre. Qui seront les recrues à surveiller ? Toutes me diront les plus malins, et c'est le concept même du camp d'entrainement, rien de nouveau, Einstein. Mais outre les inévitables surprises, sur qui pourraient se concentrer nos curiosités ?  

Quinton Byfield , centre. King

Le second choix de la LNH en 2020, derrière Alexis Leferrière, il a 46 matchs en deux saisons dans la LNH, 6 en 2020-2021, avec une mention d'aide, et 40 matchs l'an dernier, marquant 5 fois pour autant de mentions d'aide, en plus de jouer 2 matchs en imprévues séries pour les Kings, n'obtenant aucun point. Il devrait être un leader de ce tournoi qui aura aussi Alex Turcotte parmi eux, 5ème choix de la LNH, en 2019, qui lui n'a que 8 matchs dans la LNH, au compteur.  Tous l'an dernier, aucun point. 

Mason Mctavish, centre, Duck

Après avoir été dominant au tournoi du World Junior Tournament, pour le Canada, (en plus de faire le jeu défensif le plus spectaculaire du tournoi, sauvant son club, en surtemps) l'attaquant s'alignera avec les baby Ducks à San Jose où se tiendra la plupart des matchs des équipes de la côte Ouest, et les attentes seront grandes. Oui, il ne semble jamais se reposer mais il ne fait que montrer tout son sérieux. Il pourrait facilement faire écarquiller les yeux. Il a la chance de faire un réel impact sur le jeune club, dès cette saison. 

Ben Meyers, Centre, Avalanche

Fraichement issu de l'université du Minnesota, et agent libre de la NCAA le plus convoité, il a choisi de signer avec les champions de la Coupe Stanley. Avant qu'ils ne gagnent leur dernière Coupe Stanley. Il a joué 5 matchs avec eux, marquant son premier but dans la LNH. L'Avalanche a perdu quelques joueurs cet été, Nicolas Aube-Kubel (maintenant Leafs), Andre Burakovsky (maintenant Kraken) et Nico Sturm (maintenant Shark), il y aura peut-être une place pour le jeune talent Étatsunien. 

Benjamin Gaudreau, gardien, Shark 

On a vu le meilleur de Gaudreau quand il a été le gardien couronné d'or de l'équipe canadienne des moins de 18 ans, il y a 2 ans. Mais ses stats, depuis, ne sont pas si éblouissantes. Jouant dans la OHL pour Sarnia, conservant des moyennes de 4,34 et de 3,71 et des % d'arrêts de .890 et de .891. Mais en même temps, son club n'a pas connu de saison gagnante, en 2 ans. Et il a connu quand même une saison, la dernière, où il a obtenu plus de victoires (1 de plus) que de défaites. C'est à San Jose que se tient le tournoi, il est donc chez son futur chez lui. Il y a quand même James Reimer, Aaron Dell, Eetu Makienimi, Zachary Swachenko et Kaapo Kahkonen sont devant lui. Il a encore du temps devant lui. Quoique tout bouge si vite dans la LNH.

Brendan Brisson, centre, Golden Knight

Le versatile Brisson (aussi ailier), a fait 8 pts en 7 matchs dans la AHL, avec les Silver Knighst (chouette nom de club-école) d'Henderson. Il venait de terminer sa seconde saison avec l'Université du Michigan, où il avait successivement combiné des saisons de 42 pts en 38 matchs et de 21 en 24, à sa saison recrue. 10 et 21 buts, ses deux saisons. C'est un offensif. Il a le talent de faire entrer la rondelle dans le but, là où il n'y a jamais d'espace. Il ne fait pas 200 livres non plus (177 livres) et se faufile lui-mème, un peu partout, surprenant toujours. Les Golden Knights sont étouffé par le plafond salarial. On pourrait faire de la place pour ce jeune talent.

Dylan Guenther, ailier droit, Coyote

Le timing ne pourrait pas être meilleur pour les jeunes, en Arizona avec le départ de Kessel pour Vegas. le 1er choix des Coyotes de 2019, le 9ème de la LNH cette année-là, vient de connaitre une extraordinaire saison de 45 buts, 46 mentions d'aide et 91 pts en seulement 59 matchs. Il a tout simplement dominé dans la WHL, au sein des Oil Kings d'Edmonton. En 12 matchs (blessure oblige), la saison d'avant, il avait obtenu 24 impressionnants points, dont 12 buts. 1b, 1 passe par match en moyenne. En 16 matchs des séries, l'an dernier, dans la WHL, il a totalisé 21 pts, dont 13 buts. Des chiffres qui obligent une certaine attention. 

David Jiricek, défenseur, Bluejacket

Repêché 6ème cette saison, le talent européen à joué dans les World Junior en août dernier. Et a choisi de rester de ce côté du globe, en Amérique du Nord, pour continuer à s'entrainer et pour se familiariser avec le continent et les styles de vies qu'on y mène. Mature décision pour son âge. Il s'agit d'un joueur physique possédant un excellent lancer qui pourrait se gagner un rôle très prochainement ses ces 2 seules qualités. Rien n'est toutefois certain si il jouerait dans la AHL ou ne choisirait pas de jouer en République Tchèque. 

Yaroslav Askarov, gardien, Predator

Il semble que ça fait des millénaires qu'on attend ce gardien en provenance de St-Petersburg où il a gardé les buts 3 ans, conservant des moyennes de buts accordés par match, de 2,00, 1,21 et de 1,81. et des % d'arrêts de .920, .951 et de .913. Mais si on a l'impression que ça fait si longtemps, c'est parce qu'il est surveillé de tous depuis ses 16 ans. Il n'en a encore que 20. Premier choix des Prez, 11ème de la LNH, en 2020, Juuse Saros ne commencera vraisemblablement pas la saison, blessé à la cheville, Kevin Lankhinen et Devin Cooley sont prévus, ais Askarov pourrait brouiller les cartes.

Mavrik Bourque, Centre, Star

La relève de Dallas paraît si intéressante avec Bourque, qui a connu 4 saisons de 40 pts et plus avec les cataractes, mais surtout où il a été gagné le trophée remis au joueur le plus utile des séries avec ses 16 points en autant de match, à sa dernière saison. Logan Stankoven a pour sa part été choisi joueur le plus utile dans la CHL ET WHL. Wyatt Johnson, pour sa part, a aussi été nommé joueur le plus utile de la OHL. Spectaculaire quand même. Et dans le club, bientôt. 

Simon Edvinsson, défenseur, Red Wing

Les évaluations des performances au World Juniors ont été mi-figue-mi-raisin, parce qu'il n'a pas accumulé les points, mais il est resté très physique, a démontré un intéressant coup de patin et semblait toujours prendre la bonne décision dans sa zone. Ils ont déjà la recrue de l'année dernière à la ligne bleue en Moritz Seider, il pourrait être le nouvel arrivé à la défense pour un club tout en jeunesse qui se trouve, dans sa construction du moment, à peu près au même endroit que Montréal, mais qui, contrairement à eux, monte peu à peu, alors que Montréal, n'a fait que couler, l'an dernier. 

Juraj Slafkovsky, Ailier, Canadien

Justement, Montréal. Le premier choix de chaque année est toujours un regard différent pour à peu près tout le monde. 9 fois sur 10, on le veut tout de suite dans la LNH. Est-ce que Montréal fera une place tout de suite au gros ailier de 235 livres ? Devraient-ils ? C'est le camp d'entrainement (et le tournoi) qui fera foi de tout. On fantasme déjà sur un trio de jeunes pros Suzu/Coco/Slaf. Je ne sais trop où je me situe. J'ai hâte de le voir à l'oeuvre. Mais il y aussi Arber Xhekaj, un poids lourd à la défense, un colosse, jamais repêché, qui n'a que 21 ans, et qui pourrait peut-être remplir un rôle relativement absent en défensive à Montréal avec les départs de Weber et Romanov. Le défenseur qui cogne. Intéressant camp à suivre. Et devinez quoi, Logan Mailloux y sera aussi. 

Shane Wright, centre, Kraken

 Il est certain qu'avec ce "premier choix" qui a finalement été sélectionné 4ème, même pas sur les photos des 3 premiers, avec cet orgueil fouetté devant tout le monde, Wright voudra prouver aux Canadiens, aux Devils et aux Coyotes qu'ils se sont trompé. Et ce, dès cette année. Si Slafkovsky, Nemec et Cooley, les 3 premiers choix, ne percent pas l'algnement de leurs clubs respectifs, Wright aura déjà une première victoire si lui fait le sien. Et ne sera jamais meilleur que contre ces 3 clubs. En revanche, si les trois premiers font leurs clubs respectifs, et que Wright ne devient Kraken tout de suite, un club d'expansion à sa deuxième saison d'existence seulement, tout le monde aura des raisons de penser que ce n'était pas le premier choix anticipé de la Ligue. Pas même digne d'un des 3 premiers. 

J'espère que les caméras et stations télés seront au rendez-vous pour ces tournois, dont Montréal sera jumelé à Buffalo, Ottawa et New Jersey, Boston et Pittsburgh à partir de demain. 

Pour tous les clubs dans la saison qui se mettra sur pieds dans moins d'un mois, y aura aussi de nouvelles rookies.

Et toutes sortes de nouveaux défis. 


mercredi 7 septembre 2022

La Série du Siècle


Depuis les années 20, les premières années de compétition internationale au hockey, on se posait la question, est-ce que le hockey d'Amérique du Nord est meilleur que celui d'Europe ? De la toute aussi froide et nordique et beaucoup plus grande URSS, entre autre.

Les ambassades canadiennes et Soviétiques, en collaboration avec Alan Eagleson, jeune sensation qui introduisait le concept d'agent de joueurs dans la LNH, étant agent de Bobby Orr, entre autre (Mais prouvé escroc par la suite), organisaient ce tournoi de pas moins de 8 matchs, 4 en sols canadien, 4 autres en sol Soviétique à se dréouler en septembre.

L'équipe serait entrainée par le dernier champion de la Coupe Stanley, Harry Sinden des Bruins de Boston. Orr, blessé, sera absent du tournoi. Mais pas Phil Esposito, le non officiel (ils étaient 3 avec un "A") capitaine du club qui serait composé ainsi:


Paul Henderson et Ron Ellis des Leafs, Phil Esposito, Don Awrey, Wayne Cashman des Bruins. Frank & Peter Mahovlich, Ken Dryden, Guy Lapointe, Serge Savard, Yvan Cournoyer des Canadiens. Bobby Clarke des Flyers, Bill Goldsworthy et J.P.Parise des North Stars. Rod Gilbert, Vic Hadfield, Rod Seiling, Brad Park et Jean Ratelle des Rangers. Tony Esposito, Bill White, Stan Mikita, Dennis Hull, Pat Stapleton des Black Hawks. Gary Bergman, Red Berenson, Mickey Redmond des Red Wings. Gibert Perreault des Sabres. 

Orr était blessé, tel que mentionné, Mais Brian Glennie, des Leafs, Jocelyn Guèvremont et Dale Tallon des Canucks, Eddie Johnston des Bruins, Marcel Dionne des Red Wings et Rick Martin des Sabres avaient aussi un gilet mais n'auront été que réservistes, sans jouer un seul des 8 matchs. 

3 clients d'Alan Eagleson, de 18 ans, tout juste repêchés 5 semaines auparavant, avaient été invités au camp d'entrainement, deux choix des Canadiens de Montréal, le gardien Michel Larocque, le défenseur John Van Boxmeer et le tout premier choix au repêchage de 1972, Billy Harris, des Islanders. 

7 joueurs seulement joueraient les 8 matchs en entier: Esposito, Clarke, Cournoyer, Henderson, Ellis, Bergman & Park. 

Le premier match a lieu au Forum de Montreal. Les Russes refusant de divulguer leur alignement avant que le club local ne le fasse, ce qui était contraire aux pratiques habituelles pour un club visiteur. Après seulement 30 secondes, Esposito fait 1-0. Puis, Henderson fait 2-0. Mais les Russes, après une légère acclimatation, font rapidement 2-2 sur des buts de Zimin et Petrov, ce dernier, en désavantage numérique, ce qui fait rentrer au vestiaire, un club soviétique confiant. Le Canada joue au flair, L'URSS semble jouer beaucoup plus organisé. Le brillant Kharlamov marque 2 fois. Dans le forum, qui n'a pas d'air climatisé, il fait soudainement 46 degrés. En 3ème période, Don Awrey et la ligne de Jean Ratelle, coupables sur la plupart des buts sont cloués au banc et le Canada jouera à 3 lignes. Ça semble fonctionner au début quand Bobby Clarke ramène le score à 3-4. Cournoyer frappe le poteau et pendant que tout le monde pense encore à la chance ratée, Mikhailov redonne une avance de 2 buts à l'URSS. La chaleur, le talent étourdissant de l'URSS et l'usure de seulement 3 lignes vient à bout des Canadiens qui ont Ken Dryden devant le filet et ils perdent facilement 7-3. 

Le second match a lieu à Toronto, deux jours plus tard. Dryden, Awrey, Ratelle, Berenson, Gilbert, Hadfield, Redmond et Seiling sont retirés de l'alignement. Hadfield prend ça très durement étant un marqueur de 50 buts qui allait jouer dans sa ville natale. Savard, Stapleton, White, Mikita, Cashman, Parisé et Tony Esposito devant le filet seraient les ajouts. On jouera plus durement. La première période reste 0-0. Bergman, Mahovlich et Parisé sont intenses et agressifs. Ça semble troubler l'URSS. Phil Esposito marque encore le premier but, en 2ème. Yvan Cournoyer fait 2-0 en 3ème. Yakushev réduit l'écart à 1 but. Peter Mahovlich marque un important but en désavantage numérique et son frère Frank porte le coup fatal, le Canada gagne le second match, 4-1. L'URSS blâmera les arbitres. Un responsable soviétique de la fédération de hockey entre dans la chambre des arbitres, après le match et renverse de rage des chaises en hurlant après eux. Les arbitres prévus pour le 4ème match allaient être les mêmes, ils n'y seront pas. 

Le troisième match a lieu à Winnipeg, deux jours plus tard. Le Canada ne remplace que Goldsworthy par Ratelle. Parisé fait 1-0 après moins de 2 minutes. Mais Petrov réplique en désavantage numérique moins d'un minute plus tard. Esposito (Tony) est de retour devant le filet. Ratelle clôt la première période en donnant l'avance de 2-1, au Canada. Cashman fait un bel effort individuel et permet à Esposito de faire 3-1, tôt en 2ème période. Mais encore une fois, en désavantage numérique, c'est Kharlamov qui marque pour l'URSS et réduit l'écart à 1 but. Henderson redonne une avance de 2 buts au Canada avant la fin de la 2ème période. Toutefois, en 3ème, le trio jeunesse composé de Yuri Lebedev, Vyacheslav Anisin et Alexander Bodunov marquera 2 fois pour niveler l'unique match nul de la série. On avait alors pas de période supplémentaire de prévu en de telles circonstances. Le grand Vladislav Tretiak & le tout aussi excellent Tony Esposito, devant le filet, sont les stars du match. 

Le quatrième match a lieu à Vancouver, 2 autres jour plus tard. Dryden reviendra devant les buts. Goldsworthy revient aussi dans l'alignement en remplacement de Wayne Cashman, mais voulant jouer son style robuste, s'y prend mal et hérite de 2 pénalités où Boris Mikhailov marque 2 fois. En 2ème période, Perreault réduit l'écart à un seul but, mais Blinov fait tout de suite 3-1. Un but de Rod Gilbert est refusé et Vikulov place le pointage à 4-1 URSS, après 2 périodes. Goldsworthy se rachète un peu en portant la marque à 2-4, tôt en 3ème, mais Shadrin met le match hors de portée en faisant 5-2. Dennis Hull marque trop peu, trop tard, dans la dernière minute. L'URSS gagne 5-3, le Canada est hué par sa foule. Phil Esposito fait un émotif plaidoyer public afin de continuer à y croire. (bouleversant à quel point il ressemble à mon père à cet âge!).

Le 5ème match aura lieu au Luzhniki Ice Palace 14 jours plus tard. 3000 fans canadiens s'y rendront aussi. Hadfield, Guèvremont et Rick Martin n'accompagneront pas le club. Ne s'y sentant pas le bienvenue. Les patinoires y sont plus grandes, mais ce qui étonne davantage sont les filets, là où au Canada, on y a des baies vitrées. De plus, quand une rondelle touche le filet, elle est toujours considérée en jeu. Un ajustement. Tout le parti communiste, le président, les leaders gouvernementaux, militaires, sont tous dans la foule, 150 partisans canadiens ne trouvent pas place. Jean Ratelle se fait donner du pain en traditionnelle offrande avant le match. Phil Esposito lors la présentation des joueurs, 
glisse sur une pétale, tombe sur les fesses, se relève en faisant une semi courbette. Amusante récupération, mais cette chute sera à l'image du match à suivre. Tony Esposito est de retour devant le filet. Parisé marque l'unique but de la première. Clarke et Henderson font 3-0 Canada avant la fin de la deuxième. Blinov marque une première fois en troisième mais Henderson fait 4-1. La suite est à l'image du reste de la série. Mais cette fois, en faveur des Soviétiques. Anisin fait 2-4. on fait vite 3-4 et 4-4 et Vikulov marque le but gagnant avec moins de 5 minutes à jouer. Malgré la défaite, les fans du Canada chantent O Canada, du jamais vu dans la population Soviétique qui ne sait trop comment réagir. Le Canada est 1-3-1 et doit maintenant gagner le restant des matchs si il veut sortir vainqueur de la série du siècle, comme on la nomme, en français. Gilbert Perreault quitte étrangement le club afin de "se mettre en forme" (ce qu'il ne faisait pas?) en fonction de la saison de la LNH débutant en octobre, avec les Sabres.

Le 6ème match a lieu 2 jours plus tard. Ken Dryden est le gardien partant pour le Canada. Après une première période sans but, Lypakin fait 1-0 URSS tôt, dans le premier 2 minutes de la 2ème période. Mais le Canada reste allumé et marque 3 fois en une minute 30. Hull égalise le pointage, Cournoyer donne les devants, et Henderson fait 3-1, 15 secondes plus tard. Yakushev réduit l'écart à 1 but avant la fin de la seconde période. La défensive est l'héroïne du match. Dryden. Park, Savard, White, Stapleton et Frank Mahovlich, particulièrement. Savard joue entre autre avec une cheville fraichement fracturée. Pour la première fois, on ne joue pas à tirer la rondelle dans le fond et foncer mais on essaie de faire des jeux dès le croisement de la ligne bleue adverse. Cette fois, c'est le Canada qui se plaindra de l'arbitrage d'un Allemand, qui inflige 31 minutes au Canada contre 4 à L'URSS. Dans le match, l'excellent centre Valery Kharlamov est ciblé. Principalement par Bobby Clarke qui est très agressif vis-à-vis lui. Park le gèle sur la bande plusieurs fois. Kharlamov, excédé fait culbuter Clarke. Celui-ci, par vengeance, lui passe la main au visage, les deux s'échangent des coups de poings. Bergman s'en mêle et le bouscule tout en l'invectivant jusqu'au banc. Peter Mahovlich lui passe le coude au visage et Kharlamov le fait tomber. Bobby Clarke lui cassera volontaire la cheville d'un violent coup de bâton. La série vient de tourner. Il écope de 12 minutes de punition sur le "jeu". Kharlamov joue toute la 3ème période quand même. John Ferguson, assistant entraineur avait rappelé à Clarke que la cheville de Kharlamov était fragilisée d'emblée. C'était tombé dans l'oreille de Bobby. Les batailles ne sont pas tolérées dans le hockey Soviétique d'alors. Ils s'y prennent donc autrement pour irriter l'adversaire. Et leurs coups de bâtons sont subtils(pour contrer les regards des arbitres)et fréquents. 

Kharlamov ne jouera pas le 7ème match, joué 2 jours plus tard, trop blessé par sa cheville. Dryden est remplacé par Tony Esposito et Berenson, qui avait joué un puissant 6ème match est remplacé par Goldsworthy. Phil Esposito marque deux fois en première mais Yakushev et Petrov ferment la première période 2-2. On me marquera pas en deuxième. Gilbert fait 3-2 Canada en 3ème. Mais Yakushev réégalise. Avec moins de 4 minutes à jouer,  Avec moins de 3 minutes à jouer une mêlée éclate et dans le bousculage, Bergman se fait frapper du patin de Mikhailov deux fois. Bergman lui réplique d'un coup de poing. Paul Henderson marque son second but gagnant de suite. L'entraineur de L'URSS blâmera lâchement le défenseur battu sur le jeu pour la défaite. La série est soudainement 3-3-1.

Le 8ême est dernier match est extraordinairement tendu. Les Soviétiques veulent réintégrer les arbitres allemands tant en leur faveur du premier match. Eagleson menace de ne pas faire jouer le match si c'est le cas. On arrange un compromis: un allemand du premier match et un autre. La série est égale mais les Soviétiques ont 2 buts de marqués de plus que le Canada si la série reste égale. Au Canada, où le match est diffusé à 13h, heure d'Amérique, l'après-midi scolaire est jour de congé. Mon père, 25 ans, est remplaçant enseignant dans le Cegep de Victoriaville et entraineur des Vulkins, club de hockey du CEGEP, qui contient entre autre, le frère de Gilbert Perrault. Il est aussi impliqué (joueur?) avec l'équipe de football du même nom. Il a peinturé sa Volkswagen aux couleurs des clubs, mauve et orange...Il est au CEGEP ce jour-là, muni d'une télé diffusant en noir et blanc avec moi, 6 mois, dans le banc de bébé, tout près. Jusqu'en 2010, ce sera l'évènement sportif le plus écouté de l'histoire de notre pays. 

Très tôt, le Canada hérite de plusieurs pénalités questionnables. À 3 vs 5, le Canada se fait marquer grâce à Yakushev. Parisé écope d'une pénalité, ce à quoi il n'est pas d'accord. Il frappe son bâton sur la glace pour s'en plaindre. L'arbitre lui donne aussitôt une autre pénalité pour mauvaise conduite. Parisé lui montrera ce qu'est de la vraie mauvaise conduite en Amérique, Il s'enrage davantage, prend un élan et fonce sur l'arbitre, feignant de la frapper de son bâton. Il est expulsé du match. Sinden, du banc, tire une chaise sur la patinoire. Le reste du match sera étrangement un sans faute pour les arbitres. Esposito fait 1-1. Lutchenko donne les devants 2-1 à l'URSS. Trois Rangers, Park, Ratelle et Gilbert s'échangent bien la rondelle pour que Park fasse 2-2 après une période. 21 secondes dans le deuxième période, Shadrin fait 3-2 URSS. White égalise, mais dans le dernier 10 minutes, Yakushev et Vassiliev font 5-3 URSS. Blinov pense avoir marqué mais Esposito bloque la rondelle sur la ligne rouge derrière Dryden. La tension est extrême. On remarque que les Soviétiques protègent leur avance de 2 buts, en troisième. Kharlamov joue, mais est très affaibli par sa cheville. Esposito fait 4-5 et avec moins de 10 minutes à jouer, Cournoyer fait 5-5. Des soldats supplémentaires sont amenés près des bandes (pourquoi?). Ça rend tout le monde nerveux. Les batailles sont interdites mais Rod Gilbert et Yevgeni Mishakov en incarnent toute la chose, sur glace.  

Dans la dernière minute de jeu, Esposito, Cournoyer et Peter Mahovlich sont sur la patinoire Mahovlich est rentré au banc, au profit de Paul Henderson qui a foncé au but adverse. Esposito devait changer pour Bobby Clarke, mais du point de vue d'Esposito, il n'y avait aucune chance qu'il quitte la glace à ce moment. On ne pensait que but. Cournoyer a saisi une rondelle le long de la rampe et a tenté une passe pour Henderson qui a fendu l'air, mais un flagrant manque de communication entre deux joueurs soviétiques ont fait que la rondelle est aussitôt revenue vers Esposito qui l'a redirigée au but de Tretiak. Henderson, seul devant le filet a été stoppé par Tretiak une première fois avant qu'il ne marque le but le plus important du hockey Canadien, à 34 secondes de la fin, semant l'hystérie au pays. Et gravant son nom et des images dans nos têtes et nos coeurs pour toujours. 

Frank Lennon prend une photo historique du but. Henderson, puisque Maple Leafs, ne signera jamais son nom sur une Coupe Stanley mais on se souviendra de lui à jamais. 

Effacé par le troisième but gagnant de suite d'Henderson là où il fallait gagner trois fois, Phil Esposito obtient tout de même 2 buts et 2 mentions d'aide dans cette victoire. Ironiquement, depuis, pour insulter quelqu'un en Post-Soviétie, un mot est utilisé: Traiter quelqu'un d' Espozito

Avant cette émotive série, qui était aussi politique que sportive, les joueurs d'Amérique, (alors à 95% canadiens) passaient l'après saison à boire et à fêter, à prendre du poids. Revenaient au camps d'entrainement POUR se remettre en forme, prenaient trois mois pour le faire dans la LNH, et de janvier à mai se déroulait le vrai hockey. Mais après cette série. On s'entrainait 12 mois par année. Et hors glace aussi. 

CCCP était inscrit sur les chandails soviétique. 

Ça C'est de la Condition Physique disaient les plus attentifs...

Ça se passait en septembre, il y a 50 ans. 

mercredi 31 août 2022

Pires Suspensions dans la LNH

Il m'est arrivé une légère mésaventure. Si vous vous êtes pointés ici, avant-hier, pendant une douzaine d'heures ma chronique a été censurée. Masquée. J'ai enfreint les règles de bienséance et je le méritais. En parlant de Tim Stützle, des Sénators d'Ottawa, j'ai suggéré la fin, malhabilement, des jours du joueur allemand pour son comportement de joueur de soccer qui fait mordre les arbitres. Ce n'était qu'une manière de parler, mais la mauvaise manière de le faire. J'étais coupable. J'ai modifié et tout est revenu dans l'ordre. 


Ça m'a donné envie de vous parler des pires suspensions de la LNH. 

Avant les pires suspensions, trois morts. 

1905: Allan Loney frappe de son bâton Alcide Laurin, qui mourra de ses blessures. Il sera accusé d'homicide involontaire, mais sera acquitté sous le prétexte que c'était de la légitime défense. Des témoins sur la glace ayant confirmé que le coup de bâton de Loney avait été plus rapide que celui qu'allait lui apprêter Laurin. C'était lui ou l'autre. 

1907: Charles Masson des Victoria's d'Ottawa est impliqué dans une bataille assez près de Owen McCourt, de Cornwall, qui mourra des coups qu'il a reçu à la tête. On n'arrivera jamais à prouver que les coups de poings fatals étaient ceux de Masson puisque plusieurs personnes l'avaient frappé au visage, mais principalement, Masson. 

1912: Edgar Dey, dans un match entre les deux clubs d'Halifax, les Socials et les Crescents, agresse Patsy Seguin dans une échauffourée les impliquant. La cour de la Nouvelle-Écosse le poursuit pour assaut. Il aura une amende de 50$. Ironiquement, un mois plus tard, c'est Dey, l'agresseur, qui meurt, des blessures au thorax que lui avaient infligé Seguin.

Les pires suspensions maintenant:

10 matchs: Jimmy Mann, des Jets, en 1980, sortant du banc pour frapper au visage par derrière Paul Gardner des Penguins. Ruslan Salei, des Mighty Ducks, en 1999, frappe Mike Modano, des Stars, très dangereusement.  Scott Nierdermayer, des Devils du New Jersey, en 2000, envoie cingle Peter Worrell des Panthers, avec son bâton, à la tête. Kip Brennan, des Kings, en 2003, revient sur la patinoire pour se battre à nouveau après avoir été expulsé du match et envoyé au vestiaire. Eric Godard, des Penguins, en 2011, sort du banc et répond à Micheal Haley, des Islanders, qui invitait le gardien des Penguins à se battre. Un mois plus tard, Trevor Gillies, des Islanders, frappe dangereusement Cal Clutterbuck, dès son premier match, revenant d'une suspension de 9 matchs, après son rôle dans une bagarre générale entre Pit et NYI. David Clarkson, des Maple Leafs et Paul Bissonnette, des Coyotes, quittent leur banc illégalement, en 2013, dans deux matchs différents, pour se battre sur la patinoire. Paul Kaleta, des Sabres de Buffalo, toujours en 2013, fait un "slewfoot" à Jack Johnson. Antoine Vermette, des Ducks, cingle un juge de ligne, en 2017. La même année, Luke Witkowski. des Red Wings, revient sur la patinoire après avoir été expulsé du match, pour se battre avec Matthew Tkachuk. Radko Gudas, des Flyers, toujours en 2017, cingle au cou, Matthieu Perreault. 

11 matchs: Owen Nolan, des Sharks, en 2001, frappe au visage Grant Marshall alors qu'il tente de changer, vicieusement, sans prévenir. Tie Domi, des Maple Leafs, fait une corde à linge, à Scott Niedermayer, alors qu'il n'a pas la rondelle, et est suspendu, en 2001, aussi, pour le reste de la saison. 8 matchs. Et les séries. Les 3 matchs des Leafs, en séries. 

12 matchs: David Shaw, des Rangers, cingle Mario Lemieux au cou. en 1988. L'année suivante, Ron Hextall, des Flyers, charge et attaque Chris Chelios quand le jeu est arrêté. Matt Johnson, des Kings, en 1998, frappe par derrière Jeff Beukeboom, qui ne s'en remettra jamais et met un terme à sa carrière, en 1998. Brantt Myhres, des Sharks, quitte le banc pour aller se battre avec Mattias Norström, des Kings, en 1999. 

13 matchs: Ted Green, en 1969, Bruins, se bat à coups de bâtons avec Wayne Maki des Blues, dans un match pré-saison. André Roy, du Lightning, bouscule un juge de ligne pour continuer à se battre avec joueur des Rangers quittant son banc de punitions pour le sien, en 2002.

30 jours: Wayne Maki, des Blues, en 1969, pour sa bataille à coups de bâtons avec Green, en 1969.    

 14 matchs: Tom Wilson, des Capitals, en 2018, frappe la tête d'Oskar Sundqvist lui causant commotion et hospitalisation d'urgence, dans un match pré-saison.

15 matchs: Maurice Richard, des Canadiens de Montréal, en 1955, frappe un officiel. Wilfrid Paiement, alors Rockies du Colorado, en 1978, frappe délibérément Dennis Polonich de son bâton. Dave Brown, des Flyers, en 1987, tente de dévisser la tête de Thomas Sandström, il est suspendu 13 matchs et les 2 restants contre NYR. Tony Granato, des Kings, en 1994, cingle Neil Wilkinson à la tête. Shawn Thornton, Bruins, en 2013, frappe Brooks Orpik à la tête quand celui-ci est au sol après l'avoir pris par derrière. 

16 matchs: Eddie Shore, des Bruins, en 1933, frappe sans prévenir Ace Bailey par derrière. 

17 matchs: Matt Cooke, des Penguins, en 2011, donne de son coude à la tête de Ryan McDonagh, il est suspendu jusqu'à la fin du calendrier de la saison, 2010-2011. 

20 matchs: Tom Lysiak, des Black Hawks, en 1983, pour avoir volontairement fait tomber le juge de ligne, Ron Foyt. Brad May, des Coyotes, en 2000, arrache le nez de Steve Heinze avec son bâton. Steve Downie, des Flyers, en 2007, charge à la tête Dean MacAmmond derrière le filet en sautant des deux pieds. Dennis Wideman, des Flames, fait l'imbécile avec un juge de ligne, en 2016. Sa sentence sera révisée à 10 matchs. Tom Wilson des Caps sur Oskar Sundqvist, sentence révisée en appel à 14 matchs.

 

21 matchs: Dale Hunter, alors Capitals, en 1993, vicieusement brisant les côtes de Pierre Turgeon sur la but qui élimine Washington, en séries. Raffi Torres, des Coyotes, en 2012, pour un coup illégal à la tête de Marian Hossa. Il écope de 25 matchs mais la sentence est révisée à 21, en appel. Evander Kane, Shark, en 2021, pour avoir falsifié des documents qui faisaient croire qu'il avait été vacciné contre la Covid. 

23 matchs: Marty McSorley, des Bruins, en 2000, qui avait perdu un combat contre Donald Brashear, plus tôt dans le match, dans la dernière minute de jeu, frappe à la tête, par derrière de son bâton, le joueur des Canucks. McSorley ne jouera plus jamais dans la LNH. Retiré dans la honte. Gordie Dwyer, des Lightning, la même année, quitte le banc des punitions où il avait été assigné, retourne se battre et agresse verbalement tous les officiels qu'il aperçoit.

25 matchs: Chris Simon, des Islanders, en 2007, frappe de son bâton, Ryan Hollweg. Jesse Boulerice, des Flyers, en 2007 aussi, fait un double-échec au visage de Ryan Kesler. 

27 matchs: Austin Watson, des Predators, en 2018, est trouvé coupable de violence domestique, sa sentence sera réduite à 18 matchs. Parce que les Femmes, pour la LNH et le hockey en général, Hockey Canada l'a bien prouvé, c'est pas important. 

30 matchs; Chris Simon, des Islanders, en 2007, pour avoir donné deux patins sur la cheville de Jarkko Ruutu, dans le but de lui briser la cheville, dans un changement de ligne. 

41 matchs: Raffi Torres, des Sharks, en 2015, coup à la tête à la Zdeno Chara sur Pacioretty (qui lui, Chara, avait fait un Bertuzzi) illégal et en interférence contre Jakob Silfverberg. 

17 mois: Todd Bertuzzi, des Canucks, en 2004, agresse vicieusement Steve Moore, mettant un terme à sa naissante carrière, sous les ordres de son entraineur Marc Crawford qui voulait venger la blessure contre Markus Naslund qu'avait infligé Moore, avec un geste discutable, dans un match précédent. Moore a poursuivi au civil Bertuzzi, qui a été chanceux, il n'y a pas eu de saison en 2004-2005. Une entente confidentielle a été réglée entre les deux partis. 

2 ans (contre Toronto seulement) Dan Maloney, des Red Wings de Detroit attaque par derrière Brian Glennie des Leafs, en 1975, et doit faire du service communautaire et ne jamais jouer contre Toronto pendant 2 ans. Ironiquement, des 1977 à 1982, il termine sa carrière de joueur, comme Maple Leafs, dont les deux premières années, avec Gleenie...

2 ans et demi: Billy Coutu, des Bruins, en 1927, attaque un arbitre, en plaque un autre et provoque une bagarre générale en finale de la Coupe Stanley. Originalement banni à vie, mais la sentence est révisée. 

en des temps plus heureux
10 ans et 1/2 :Slava Voynov, des Kings, est reconnu coupable de grave violence domestique. Il sert 41 matchs et sa sentence est révisée par un arbitre. Il peut rejouer dès 2020. Parce que les Femmes, vous savez, au hockey...refrain connu... pas important. Le sport est dégueulasse comme ça parfois. Il n'a pas joué dans la LNH depuis 2015. 

Soyez propres, gentlemen de la LNH. 

On ne trouverait pas les noms de Jean Béliveau, Guy Lafleur, Mike Bossy, Pavel Datsyuk, Steve Yzerman, Joe Sakic ou Connor McDavid ici.