mercredi 10 août 2022

O Captain, My Captain

J'ai toujours connu, depuis que je suis le hockey sérieusement, 1979-1980, des clubs de la LNH gagner la Coupe Stanley avec un capitaine de qualité qui serait le premier à soulever la dite Coupe. Je l'ai souvent dit, je ne suis pas le seul à le dire, qu'un équipe de champions commence avec un vestiaire de champions mené par un leadership de respectable capitaine. 

Je le dit souvent en blague, mais un club sans capitaine ne peut pas gagner la Coupe. Et j'ajoute toujours si un des (généralement 3, si on a pas de capitaines) assistants est le premier à soulever la Coupe, il était plus assistant que les deux autres, il aurait donc dû être nommé capitaine. Je le dis à la blague, un club sans capitaine ne peut pas gagner la Coupe. Mais je le pense un peu, aussi. 

Avec l'inconsistance de la durée des joueurs évoluant longtemps dans le même club, le capitanat devient de plus en plus difficile à honorer dans la durée. De placer un gars de 21 ans comme capitaine de son club, c'est souhaiter qu'il y reste longtemps. Mais de nos jours, comme on l'a encore vu récemment avec Matthew Tkachuk et Johnny Gaudreau, c'est toujours le joueur qui a le dernier mot. On s'attend aussi à ce qu'Auston Matthews soit sous d'autres cieux, au plus tard, dans 2 saisons. Ce qui pouvait être inimaginable il y a 30-35 ans. 

Un impressionnant total de 7 clubs de la LNH, si la saison commençait demain, commenceraient cette saison sans capitaine. Je ferai mes propres propositions. La saison ne commence pas avant deux mois encore, alors peut-être que ce sera 7 x réglé avant le premier match, mais pour l'instant, voici le tableau des capitaines actuels de la LNH.

Anaheim: Ben voilà, déjà, y en a pas. C'était Ryan Getzlaf depuis 2010. Il a pris sa retraite à la fin de la dernière saison et avait avisé avant même la fin de la saison que ce serait ainsi. Il n'y aurait donc pas vraiment d'excuses de ne pas avoir pris le temps de penser à un successeur. Les deux assistants étaient l'an dernier, Josh Manson et Jakub Silfverberg. Manson a fini la saison avec l'Avalanche et a gagné la Coupe. Je ne vois pas non plus Silfverberg devenir capitaine des Ducks. On est pas dans le vestiaire, ni dans l'entourage, ni sur le banc, ni ailleurs que devant nos téléviseurs. C'est là que le leadership s'exerce, peu dans nos téléviseurs. Comme Adam Henrique a déjà atteint la finale avec les Devils, tôt dans sa carrière, et que Anaheim a besoin de gagnants comme leader, je placerais Henrique, qui a aussi 32 ans, comme capitaine. Cam Fowler pourrait être un nouvel assistant.  

Arizona: À nouveau, on a pas de capitaine. L'an dernier, on a nommé Jay Beagle, Jakob Chychrun et Andrew Ladd comme assistants capitaine. Ce qui reste toujours un peu absurde si il n'y en a pas de capitaine. En anglais, ça tombe un peu plus sur le sens. On parle d"alternate captains". Je placerais Ladd qui l'a déjà été à Chicago et qui a son nom sur la Coupe. Ce qui n'est pas prêt de se produire dans le désert. 

Boston: Patrice Bergeron aurait dû être capitaine pendant le règne de l'ignoble Zdeno Chara. Quand le géant ordurier a changé de camp, en 2020, pour jouer un an à Washington, et l'an dernier avec les Islanders, c'est le #37 qui a pris le "C". De manière justifiée. Il est brillant. Et est un vrai modèle. Pour tous. Il l'a encore prouvé la semaine dernière alors que son contrat devait être renouvelé et qu'il a accepté tout juste, 2,milions et des poussières pour un an, afin que le club ait les moyens d'aller chercher de bons joueurs et garder ce club compétitif pour la prochaine saison. C'est l'absolu contraire de Raymond Bourque, en fin de carrière. Et que bien d'autres joueurs. Peut-être bientôt Price, ou (P.)Kane, qui demanderont de terminer là où ils peuvent gagner, une dernière fois. 

Buffalo: La concession est désolante. Et si j'étais leur DG, c'est justement Patrick Kane que je pourchasserais, lui qui sera sans contrat en fin de saison prochaine et qui est originaire de Buffalo. Quand Jack Eichel est passé aux Golden Knights, on ne l'a pas remplacé. Kyle Okposo et Zemgus Girgensons ont été assistants, la saison dernière. Un de ces deux-là pourrait être la suite logique du capitanat à Buffalo, Kyle plus que Girgensons, selon moi. Mais on parle aussi de Rasmus Dahlin,. Dylan Cozens, qu'on veut garder longtemps, et de Alex Tuch, qui vient d'arriver, et autour duquel, on voudrait construire. 

Calgary: Un autre club dont le capitanat est vacant. Matthew Tkachuk, Sean Monahan, Mikael Backlund et Chris Tanev se sont partagés le "A" l'an dernier. Tkachuk est parti, je choisirais donc entre un des trois autres. Mais après les désaffections de Gaudreau et de Tkachuk, je miserais peut-être aussi sur Elias Lindholm. Ne serais-ce que pour lui donner un peu envie de rester...

Caroline: Jordan Staal est capitaine du club depuis 2019. Il jouera avec Eric la saison prochaine. Je le redonnerais peut-être au grand frère. 

Chicago: Jonathan Toews est capitaine du club depuis 2008. C'est celui qui a soulevé la Coupe le premier, les trois dernières fois. Il a aussi été nommé joueur le plus utile en séries pour une de ces trois conquêtes. 

Colorado: Gabriel Landeskog est le dernier capitaine à avoir soulevé la Coupe. Il était capitaine depuis 10 ans de ce club. Un des plus jeunes (le plus jeune?) à avoir été nommé capitaine de son club. À 19 ans. Sa seconde saison dans la LNH, seulement. 

Columbus: Boone Jenner, depuis 2021. Pas un mauvais choix. Voilà un joueur qui donne tout ce qu'il a sur la glace. Même la finesse n'y est pas toujours. C'est un joueur extrêmement investi.

Dallas: Jamie Benn, depuis 2013. Il a gagné un championnat des marqueurs et atteint la finale de la Coupe Stanley dans une cause perdante. Pas certain que ce soit un excellent choix alors que je le vois, depuis quelques années, prendre des décisions assez anti-sportives sur la glace, laissant l'émotion prendre le meilleur sur lui-même. Je mettrais Pavelski qui a fait ses preuves ailleurs (San Jose) dans ce rôle. 

Detroit: Dylan Larkin a été choisi l'an en 2020 dans le rôle de capitaine. J'aurais aussi pensé choisir quelqu'un de moins émotif. Mais y avait presque plus personne de valeur en 2020, à Detroit !

Edmonton: Connor McDavid est l'évident capitaine des Oilers. C'est le Roger Federer du hockey. Je crois que c'est lui a détrôné Landeskog comme le plus jeune capitaine à porter le "C". De quelques mois. À sa seconde saison aussi. À 19 ans, aussi. 

Floride: Aleksander Barkov est capitaine depuis 2018. Excellent choix. Joueur complet. Inspirant. 

Los Angeles: Anze Kopitar a détrôner Dustin Brown en 2016. Jamais compris pourquoi. Je ne l'aurais que capitaine à partir de l'an dernier. Quand Brown s'est retiré. 

Minnesota: Jared Spurgeon est capitaine depuis 2020. 

Montréal. N'avait pas de capitaine en l'absence de Shea Weber, l'an dernier. N'avait de leadership sans Weber. Danault, Perry, Edmsunson et Price, l'an dernier. En tout cas pas le même. Brendan Gallagher, Jeff Petry, Nick Suzuki et Paul Byron se sont partagés le "A", puis Joel Edmunson a eu le "A" vers la fin de la saison, quand il est revenu au jeu. Byron étant (encore) blessé. Je le donnerais à Brendan Gallagher. Ça lui donnerait une utilité et changerait peut-être un peu son style, trop souvent calissement échevelé. 


Nashville: Roman Josi. Depuis 2017. Qui le mérite et l'incarne admirablement. Aurait dû gagner le Norris l'an dernier sans contredit. 

New Jersey: Nico Hischier est le capitaine depuis 2 ans de ce club, franchement plein d'espoir. L'an dernier, ils étaient très beaux à voir jouer. En tout cas, contre Montréal. Je crois que j'aimerai beaucoup beaucoup ce club dans les années à venir.

New York Islanders: Anders Lee est capitaine depuis 2018. J'aimerais bien que ce club se rende loin en séries. Qu'il soit tellement meilleur SANS Tavares. Qui ne leur était pas indispensable, au final. 

New York Rangers. Ce sont eux qui m'ont donné l'idée du sujet du jour en nommant cette semaine Jacob Trouba comme leur nouveau capitaine pour la prochaine saison. Depuis le départ de Ryan McDonagh pour Tampa Bay, en 2018, NYR n'ont pas eu de vrai capitaine. L'an dernier, pas moins de 6 joueurs se sont partagé le "A". Trouba, Kreider, Panarin, Strome, Zibanedjad et Goodrow. Je ne garderais que Panarin et Strome avec un "A".

Ottawa: Brady Tkachuk est le capitaine des Senateurs depuis l'an dernier. Ça me semble dans le but évident de l'attacher plus longtemps à la concession. Ils ont d,ailleurs dû secrêtement se féliciter du geste car de voir son frère Matthew, dans un bien meilleur club, faire le choix égoïste, ils doivent avoir quelques sueurs froides dans le dos par rapport à leur bouillant #7. Pas le bon choix selon moi, car crissement con quand il s'y met, j'aurais préféré un joueur plus mature, mais les choix n'étaient pas nombreux. 

Philadelphie: Claude Giroux a été le dernier capitaine, mais il a été envoyé aux Panthers avant la fin de la saison. On craint que Philadelphie soit atrocement mauvais la saison prochaine, Canadiens-de-Montréal-l'an-dernier-mauvais. Mais pour plusieurs clubs (dont Montréal) être mauvais cette saison n'est pas une mauvaise idée. Le bassin de joueurs de la première ronde presqu'en entier est archi alléchant pour le prochain repêchage. Vous le savez maintenant, ce serait contre ma religion de jouer une saison sans capitaine, je nommerais James van Riemsdyk capitaine. Il n'a qu'un an de moins que Giroux. 

Pittsburgh: Sid the-not-so Kid. Bien entedu. Depuis presque ses débuts. Saison 2. En 2007. Trois Coupes soulevées de sa part, deux trophée Conn Smythe, 2 Art Ross, 2 Ted Lindsay, 2 Hart, 2 Rocket Richard, 1 Mark Messier Leadership Award, 1 Lester B.Pearson. Il n'a pas volé son "C". 

San Jose: Depuis les départs de Thornton. Marleau et Pavelski, Logan Couture, à partir de 2019 fait bien le travail, au soleil. 

St-Louis: Ryan O'Reilly est capitaine des Blues de St-Louis depuis 2020. C'est un excellent choix pour l'unique récipiendaire du trophée Conn Smtyhe dans une cause gagnante, remis au meilleur joueur des séries de la Coupe Stanley. Glenn Hall, gardien des Blues de 1968, année où Montréal les avaient battus en 4 matchs, avait gagné aussi ce trophée, alors bombardé par les Canadiens à chaque match, dans une cause perdante. 

Tampa Bay: Steven Stamkos est le capitaine qui a soulevé les 2 dernières Coupes du Lightning. Il est brillant capitaine du club depuis 2013. 

Toronto: John Tavares est le capitaine des Leafs depuis 2019. Bon choix considérant qu'il n'a eu que des bons mots à son arrivée avec le club, le club qu'il a choisi, ce qu'il a aussi fait savoir à tous. Avec une telle marque d'attachement pour le gilet qu'il allait porter, avec son passé de capitanat, partout où il est passé, avant les Leafs, ce choix ne faisait que du sens.  

Vancouver: Bo Horvat ne sera jamais un marqueur de 50 buts. Ni tellement un premier centre. Mais il a marqué 31 buts, l'an dernier. Avec 10 matchs de moins de joué que J.T.Miller et Elias Pettersson, les 2 autres marqueurs de plus de 30 buts, du club. À 26 ans, n'ayant jamais joué pour un autre club que les Canucks, c'est un bon choix.

Vegas: Mark Stone est devenu le tout premier capitaine de l'histoire de la concession en 2020. L'année où Montréal les as éliminés en séries et qu'il s'est auto-déclaré pire capitaine au monde. Juste pour ça, je lui aurait enlever le "C". Pietrangelo, dont je ne suis pas fan non plus, a été longtemps capitaine des Blues. Il est l'unique capitaine des Blues à avoir soulevé la Coupe. Je lui donnerais à lui. 

Washington: Ovy est le capitaine et je ne vois personne d'autre en mesure de lui arracher du corps. Il est la corps et l'âme du club. Alex Ovechkin est capitaine depuis 2009 et l'unique à avoir soulevé la Coupe le premier. Il avait aussi gagné, le Conn Smythe. 

Winnipeg: Blake Wheeler est un très bon choix de capitanat. Il l'est depuis 2016. Il serait temps que Win gagne. 

Un bon club (pas toujours) est à l'image de son capitaine. 

Hâte de voir la saison prochaine. Les camps d'entrainements sont en branle sous très peu. 

Ouvrez-nous les yeux.

OUPS! y a juste 6 clubs sans capitaines! J'oubliais les ti-nouveaux, le Kraken de Seattle. Mark Giordano a en été le tout premier. Mais il a terminé la saison dernière avec les Maple Leafs. Jordan Eberle serait un bon candidat selon moi. 

mercredi 3 août 2022

La Mesure d'un Gardien

Évaluer un gardien de but de la LNH reste un des défis des plus difficiles de la LNH. Il est connu, d'emblée, que ce sont les personnalités les plus colorés d'un club de hockey, en général. Sans être les plus agités nécessairement, Price, Holtby, Helleybuck sont de calmes olympiens, ils ont généralement la personnalité la plus étrange de leur club.

Jacques Plante avait refusé de rester au même hôtel que ses coéquipiers, convaincus que le concierge de l'endroit était la source de crises d'asthme. Gardien sans masques, le nez à moitié inexistant, ne voulant pas que son entraineur le pense peureux de la rondelle, a fait naître le concept du masque dans la Ligue Nationale. Patrick Roy posait toujours les mêmes gestes avant un match, dans le vestiaire, évitait de toucher aux lignes bleues et rouges sur la glace quand le jeu n'était pas en action et avait des discussions avec ses poteaux. Ilya Bryzgalov n'a jamais pris de drogues. Parait-il. Il est comme ça. Gilles Gratton prétendait avoir été un compte espagnol dans une autre vie et a justifié une blessure par des combats de chevaliers qu'il menait en parallèle. Il avait aussi refusé de garder le filet parce que lune ne se trouvait pas au bon endroit dans le ciel, selon lui. En rugissant derrière son masque de gardien, qui arborait inexplicablement un lion, alors qu'il était un Rangers, il faisait rire ses coéquipiers, déconcentrés, qui se faisaient aussitôt marquer.  Il a duré 37 matchs dans la LNH. 

Le trop brillant Ken Dryden disait que si un club de hockey était une micro-société, le gardien en était l'artiste.

Ron Hextall devait prouver qu'il n'était pas que réactionnaire. Il détient toujours le record du nombre de minutes de pénalités pour un gardien (548) en carrière. Seulement 3 fois dans l'histoire de la LNH un gardien a écopé de plus de 100 minutes de punition en une saison, Hextall, Hextall et Hextall, 104 en avril 1987, 104 en avril 1988, 113 en avril 1989. Roman Cechmnaek avait quitté son poste devant le filet pour aller enguirlander ses coéquipiers, les rondelles lui grondaient aux oreilles pour le reste des séries, et il a été échangé des Flyers un an plus tard. Glen Hall vomissait avant chaque match et se prenait un jus d'orange ensuite. Pelle Lindberg devait boire un verre de drink suédois entre les périodes, servi dans sa main droite, avec 2 glaces précisément. Il portait aussi constamment le même gilet orange sous son équipement, un gilet jamais lavé. Damian Rhodes se coloriait le cheveux blond avant chaque match à domicile, à Ottawa. Tim Thomas est un fier imbécile. Tuukka Rask avait une chance sur 3 de perdre la tête si les Bruins perdait en tirs de barrage avec lui devant le filet. Semyon Varlamov ne veut pas de bouteille d'eau sur son but avant le premier coup de sifflet du match. Jocelyn Thibault se renversait de l'eau sur la tête 6 minutes 30 secondes exactement avant les matchs. Marc-André Fleury remercie ses poteaux quand ils ont été atteints. 

Bref, vous comprenez, le martien du club, c'est presque toujours le gardien. Et c'est lui qui doit gérer la plus grande détresse mentale, en générale. Un match peut désormais se décider sur un tir de barrage. Ce qui parait souvent comme un très mauvais but accordé, si on ne consulte pas le reprise, le restera, même si il a été dévié deux fois, subtilement devant le gardien. C'est très dur d'évaluer les gardiens. 

Après plus 100 matchs dans la LNH, on peut généralement séparer l'orge de l'ivraie, pas avant. Andrei Vasilevskiy, Igor Shesterkin, Connor Helleybuck méritent leurs payes. Mais comment réévaluer Carey Price, Brendan Holtby, Sergei Brobovsky qui ont tous connu d'importes absences ou subi de grosses blessures. 

rice, MacKenzie Blackwood, Martin Jones, Mike Smith, Craig Anderson et Joonas Korpikalo ont encore tout à prouver comme si ils étaient nouveaux arrivants comme gardiens. 

Peu ont été aussi consistants que Darcy Kuemper, qui vient de signer pour 5 ans avec Washington. C'est lui qui a les meilleures stats sur les 5 dernières années. Consistant tout en changeant d'adresses puisque qu'il aura évolué sur ces 5 ans pour le Wild, les Kings, les Coyotes et gagner la Coupe avec Colorado. Après lui, Nashville, leur #1 Jusse Saros. Connor Helleybuck, pas loin derrière. Mais les deux derniers des 3 n'ont pas ce qu'il faut devant pour aller loin. On accroche la saison à leur cou comme on le fait à Montréal avec Price. Et quand on ne le fait pas, on finit 32ème sur 32. 

Matt Murray à Toronto, MacKenzie Blackwood au New Jersey, où le plus grand a évolué, Martin Brodeur, Joonas Korpikalo à Columbus, à et Buffalo avec Craig Anderson qui a désormais 41 ans, on mise sur de gars qui ont beaucoup à prouver. 

Je vous dis pas grand chose dans le fond en écoutant mon Traffic, half drunk sur les clamatos de fins d'après-midi, seulement je ne vois plus des clubs qui iront chercher la Coupe en misant 75% de leurs espoirs sur leur gardien. Je pense encore que 25% attaquants, 25% coach, 25% défense et 25% gardien font l'équation parfaite. 

Tout en restant étonné de voir que les champions de la dernière Coupe Stanley s'apprêtent à démarrer la prochaine saison avec deux gardiens assez ordinaires. 

Parmi les dernières rumeurs, parmi les derniers agents libres toujours disponibles encore, se trouve Phil Kessel. Qu'on ferait atterrir avec le pari Evander Kane. Connor & K, Leon & Kess, The Nuge, ça ferait peut-être du muscle offensif. 

Mais bon...tout ce qu'on a dit sur les Oilers depuis McDavid...

Après les Leafs, les promesses qui ont fondus dans les 4-5 dernières années ont toujours eu un petit goût huileux. Jack Campbell, Calvin Pickard et Mike Smith sont leur trio de gardien pour 2022-2023...

Je caresse encore l'envie intense de voir les talents magiques de Draisatl et McDavid se rendent loin en séries. Le match de Draisatl, sur une jambe, match de 5 pts, en séries, reste encore un moment si fort dans mon esprit. Et tout ce que fait McDavid. 

mercredi 27 juillet 2022

Culture du Hockey/Culture du Viol

Je n'aimerai jamais le soccer. Que je n'arrive pas à appeler football. Fouteball. Je méprise même ce sport. Correction, pas le sport, la culture autour de ce sport. Cette manie de toujours vouloir manipuler ouvertement les arbitres sans jamais être sanctionné pour ce crime de lèse-majesté. Ces arbitres qui semblent si sot (payés?) pour ne jamais se rappeler que ce sont les mêmes manipulateurs qui font semblant d'un match à l'autre. L'argent, qui contrôle complètement les peformances. Il n'existe pas d'échanges au soccer. On achètes des joueurs comme des putes. Cette absence d'offensive pendant toute la durée d'un match. Cette glorification du buteur alors que c'est un véritable sport d'équipe. La foule qui est la plus immonde sur terre. On y meurt. On chante tout le match devant l'ennui du match. On aime mal. On partisane avec violence. On fait preuve de racisme. On se bat. On vole son entrée. Je suis heureux de savoir qu'il y a assez peu de Femmes dans les foules. 

Je n'aimerai jamais le soccer. C'est dans la construction de mon être. En raison de la culture du "foute". 

Mais la culture du hockey n'est pas davantage mieux. Je la connais même davantage et si le sport peut être parfois extraordinaire (Orr, Gretzky, Lemieux, Zamboni guy beats Leafs, St-Louis qui gagne la Coupe) il est aussi infâme et odieux par moments (Bobby Clarke sur Kharlamov, McSorley sur Brashear, Bertuzzi sur Moore, Charrogne sur Pacioretty, la Ugly Cup qui a suivi).

J'ai oeuvré plus de 20 ans dans le hockey mineur. J'y ai vécu des choses majeures. J'ai été arrêté par les blessures justement, tout juste avant le Junior Majeur. De toute manière, j'étais aussi mentalement ailleurs. 

Je connais assez bien la culture du hockey pour savoir qu'elle est parfois pire que terrible, elle est infecte. 

Ça triche. Comme ça doit le faire au soccer aussi, d'ailleurs. Pour chaque gentilhomme Beliveau, Orr, Lafleur, Gretzky, Yzerman, Datsyuk, Sakic, Jagr, on a des ordures comme Tony DeAngelo, à son 3ème club la saison prochaine, en autant d'années, car ouvertement raciste et fier idiot. Ça reste inexplicable d'ailleurs dans cette ligue qui a un jeune programme anti discrimination depuis quelques années, que DeAngelo ait tout simplement le droit de jouer. On est plus sévère avec un Logan Mailloux, criminel d'un geste impulsif, qu'avec un imbécile permanent qui ne compte pas changer.

Hockey Canada a été au centre des actualités pour les pires raisons dans les 6-7 dernières semaines. Leur gestion d'un viol collectif qui serait survenu suite à un événement dans le cadre du World Junior Championship de 2018, a été terrible. On a su qu'ils sont 8. On a su qu'on ferait très peu et qu'on ne dirait rien. On a su qu'il y avait un budget afin de gérer les crises du genre. On a compris qu'on voulait pas trop faire chier les jeunes qui sont présentement dans la LNH. 

Splendide pour la victime. Splendide image des acteurs de ce sport. (Cynisme, bien entendu de ma part).

Comme la cochonnerie ne devait pas être un incident isolé, on a appris, la semaine dernière que cette même équipe, mais la version de 2003, Qui comprenait, entre autres joueurs, Marc-André Fleury, Pierre-Alexandre Parenteau, Pierre-Marc Bouchard, Kyle Welwood et Joffrey Lupul avait aussi connu un épisode de viol collectif, étouffé par le temps. 

Et par Hockey Canada

On ne sait pas combien sont impliqués ou qui. Mais on sait que c'est arrivé. Et que ça a été étouffé. 

Dur de faire plus dégueulasse. 

J'ai connu les vestiaires de hockey comme joueur plus de 15 ans. Facilement 5 autres, comme entraineur. La culture du viol y a des racines. Il s'en dit des infamies. Ce qui se dit dans la chambre, reste dans la chambre comme on disait. Mais ce qui se passe hors du vestiaire, dans d'autres types de chambres, ça ne doit pas transgresser la loi, ni la dignité humaine. La plupart le savent. Mais plusieurs croient et incarnent les bravades lancées dans les vestiaires et les disgressions jappées entre mâles qui se la jouent Phillipe Bond. 

Hockey Canada ne brille actuellement aucunement. Notre sport national, un an après qu'on ait aussi su que les Black Hawks de la LNH avaient étouffé les agressions sur un de leur jeune joueur, il y a déjà trop longtemps, ne brille pas du tout en ce moment. 

Ses acteurs donnent raison à ceux qui en critiquent la culture sportive. Plusieurs y voient le plus fertile terrain de jeu de la masculinité toxique et des choses comme ça leur donnent raison. 

La très grande majorité des joueurs de la LNH sont capables d'être humainement impeccables ou presque. Il y en a des plus torturés qui refuseront 11,5 millions pour  s'assurer de NE PAS jouer au Canada, et qu'y accepteront 2 millions de moins pour jouer dans un club des États-Unis, très tôt dans leur carrière.

Ce qui mérite nourries huées de ses partisans pour toujours à partir de maintenant. C'est assez Lindros-laid.*

La très grande majorité de la LNH est saine. Mais si on traite légèrement ce qui ne l'est pas. Si on le cache, on commencera à croire que la culture du hockey, c'est main dans la main avec la culture du viol. Et que la masculinité toxique n'est pas que sur la glace. Le viol, en tout temps, c'est grave. 

Pas juste sexuel (certainement le plus grave) mais le viol de ce qui est sain/ légal aussi. 

Viol est l'un des mots les plus malsain qui puissent exister en français. C'est une violation outrancière.

Le hockey de la LNH, le sport en général, peut être impressionnant et spectaculaire. Mais ne devrait jamais trainer de l'outrancier. 

Le hockey, le soccer, peu importe le sport, ne sont jamais parfaits. Mais ne pas tenter de corriger ce qui est était malsain et inhumain, c'est tout aussi criminel que ce qu'on tente de cacher.   

Choisissons beaucoup mieux qui tentons-nous de protéger. 

Ce sont, bien entendu, des voeux pieux. Mais Hockey Canada mérite des blâmes papales sur le sujet. 

Notre sport est nettement plus beau. Mais c'est pas ce qu'on devine en ce moment. 

*Auston Matthews s'est placé une clause de non mouvement sur son contrat avec les Leafs pour sa dernière saison, 2024. Le message est clair. Échangez-moi un an avant sinon je deviens UFA et je débarrasse votre ville de perdants. Les jeunes multimilionnaire se calissent pas mal de leurs fans. 

mercredi 20 juillet 2022

Terrible repêchage/Fameux

Pierre-Luc Dubois veut jouer à Montréal. Pas moi. Pas du tout. Il n'est pas si bon, a une attitude de marde, S'en prends toujours avec arrogance aux plus petits. A demandé à 2 reprises de se faire échanger avant ses 25 ans, christ, on veut ça dans le vestiaires ?  Et l'an dernier, autant que l'année d'avant, en séries, il a cherché à péter la gueule à Suzuki continuellement. Le "si vicieux" Nick Suzuki. Et en plus, on le perd à l'autonomie c'est certain en 2024. Sans parler des insultes à l'intelligence des Jets qui ont demandé tour à tour Suzuki, puis Caulfield en retour. Pensant probablement que notre nouveau directeur gérant était Gilligan. C'est suffisant pour couper les ponts à jamais avec les Jets. 

Pas de Dubois, non merci. 3ème choix de 2016, derrière Lane et Matthews, en 2016, il n'a jamais atteint les sommets des deux autres. Laine n'aura connu qu'une ou deux grosses saisons, mais est devenu très moyen avant d'être échangé contre Dubois aux Bluejackets. Matthews, en revanche, a été excellent, mais jamais quand c'était le temps. En séries. Ou du moins, il n'a pas eu le support nécessaire pour aller ailleurs que 7 matchs. Dubois ? N'a rien gagné. N'a rien prouvé. Sinon qu'il pouvait ne pas s'entendre avec un entraineur opiniâtre. Et qu'il pouvait choisir de quitter l'organisation qui l'avait choisi. 

Du repêchage de 2016, ceux qui sont constant et qui déçoivent peu de la première ronde ne sont pas si nombreux. Matthew Tkachuk au 6ème rang, toujours un Flames. Un leader, même. Matthews, bien entendu. Clayton Keller (7ème) a connu sa meilleure saison depuis sa première dans la LNH, le coeur des pauvres Coyotes sans dents. Mickail Sergachev (9ème) a deux Coupes Stanley et une finale en 5 saisons dans la LNH, mais pas avec les Canadiens. Charlie MacAvoy (14ème) brille pour les Bruins à la ligne bleue. Jakub Chychrun (16ème) est une petite merveille pour l'Arizona et pour la première ronde, c'est pas mal tout. Jesper Bratt est le meilleur pointeur passé la première ronde, mais Adam Fox, au 66ème rang, est probablement le meilleur joueur après Auston, en ce moment. 

Les repêchages sont toujours des grands paris. Il faut choisir ce qu'on voit, ce qu'on lit, mais surtout, ce qu'on essaie de deviner. Cet enfant de 16-17 ans, se développe-t-il intelligemment ? A-t-il la tête qu'il faut pour honorer ce que Larry Robinson disait: "Hockey is 75% mental the other 25% is in the head" ? 

Shayne Wright a été snobé par trois organisations. Montréal, New Jersey et l'Arizona. C'est pas rien. Il avait des raisons d'être frustré après une saison de 94 pts en 63 matchs. Mais les DG l'ont dit, son attitude et son éthique de travail étaient incertaines. Pendant les arrêts de travail forcés par la pandémie, les plus sérieux jeunes se trouvaient une équipe quelque part dans le monde pour pratiquer leur art. Rester en forme. Wright a levé le pied. Quand est venu le temps de rejouer, il était "froid" s'est vite blessé. A manqué beaucoup de matchs. C'était prévenable. Ça a fait peur à Montréal, qui avait probablement déjà le deal avec Chicago en poche pour son 2ème/3ème centre. New Jersey voulait aussi Slafkovsky. Ce dernier a du muscle. Il a du format. NJ n'est pas si gros. Montréal le devient avec Slafsquash (6'4), Anderson (6'3), Dach (6'4), Armia (6'3), Gule (6'2), Edmunson (6'5), Justin Barron (6'2), Matheson (6'2). 

L'Arizona a préféré Logan Cooley et ses 36 pts en 24 matchs avec l'équipe des États-Unis. 

Plusieurs ont dit que le repêchage de cette année n'était pas terriblement flamboyant comme talent, de toute manière. C'est pas tout à fait vrai. Ça prend au moins 3 ans si c'est pas plus pour porter de tel verdicts. Adam Fox a fleuri il y a deux trois ans. Il avait été repêché il y a 6.  Le repêchage de cette année, du moins, la première ronde, a été probablement l'un des plus européen de l'histoire de la LNH.

16 des 32 joueurs repêchés, c'est donc 50%, sont d'origine étrangères. Si ce n'est pas plus, je ne les ai pas tous vérifié. Le tout premier choix l'était. Il s'agit du premier depuis 2018, depuis Rasmus Dahlin. 

Je vous parle aujourd'hui d'un vrai pas bon et d'un fameux. Repêchage. Récent. Des 20 dernières années. Commençons par le pire. Il y a 10 ans.

Le repêchage de 2012:

Terrible avec le recul. Parce que le recul, pas juste pour les défenseurs, c'est important. Ne regardons que la première ronde. (ce qui triche bien souvent les repêchages, vous verrez plus loin). 2 noms de cette première ronde ont leur nom sur la précieuse Coupe Stanley. Andrei Vasilevskiy (19ème), Tom Wilson (16ème). Si on étire à tout le repêchage seulement 6, au total. Alexander Kerfoot (150ème) cette saison comme Avalanche et Cedric Paquette (101ème), comme Lightning, en 2020.  Chandler Stephenson (77ème), avec Washington, en 2018 et Matt Murray (83ème) avec Pittsburgh deux fois, en 2016 et 2017. 

Nail Yakupov était le catastrophique premier choix des Oilers d'Edmonton. il ne fera que 136 pts dans la LNH, en 350 matchs et ne sera plus dans la LNH, 7 ans plus tard. Ryan Murray, qui aurait pu avoir son nom sur la Coupe cette année, mais était blessé presque toutes les séries, était le second choix de la LNH, par Columbus. Alex Galchenyuk était le triste 3ème choix, par Montréal. Triste parce qu'en 2016, il marquera pas moins de 30 buts et obtiendra 56 points. Mais ne fera jamais mieux. Entre 2019 et 2021, il est passé par 4 clubs, le 6ème étant le club école des Maple Leafs. Griffin Reinhart jouera 8 matchs avec les Islanders qui le repêchent, et 1 match des séries, 29 avec les Oilers et 1 seul en séries éliminatoires, et seulement 37 dans la LNH. Totalisant 2 mentions d'aide. Il est actuellement le plus offensif des défenseurs de son club de la EIHL. Morgan Rielly sauve l'honneur au 5ème rang de ce repêchage. 

Filip Forsberg (11ème),  Thomas Hertl (17ème) et Rielly sont les trois meilleurs marqueurs de ce repêchage, toujours actifs. Teuvo Teravainen est le 4ème et Galchenyuk est déjà le 5ème meilleur pointeur ! Devant Tom Wilson, trop souvent puni. Connor Helleybuck (130ème) est toutefois un excellent choix tardif. Au 10ème range des meilleurs marqueurs de ce repêchage se trouve Damon Severson (60ème) des Devils, Cody Ceci des Oilers (15ème) est 20ême. Josh Anderson (95ème) et le nouveau venu, originaire de Pointe-Claire, Mike Matheson avait été repêché au 23ème rang par la Floride.  

Tournons nous vers le plus fortuit. Car on ne pouvait qu'anticiper et vivre d'espoir, comme à TOUS les repêchages de la LNH (regardez les chiffres d'Alexandre Daigle, vous auriez fait pareil et l'auriez pris en premier). 

Le repêchage de 2003:

Déjà, les 3 premiers choix ont à eux seuls 5 Coupes Stanley. Marc-André Fleury (1er) en a 3, Eric Staal (2ème) 1, et Nathan Horton (3ème) 1 aussi, mais pas avec le club qui l'avait repêché, lui, (Floride) mais avec Boston, la Ugly Cup. Outre les choix de première ronde, Corey Crawford (52ème) a gagné 2 Coupes avant de se retirer. Brian Elliott (291ème*) vient de signer son nom sur la Coupe comme Lightning, mais majoritairement sur la banc et Jaroslav Halak (271ème) est toujours dans le circuit,  comme Canuck. 

De la première ronde, il y a tout de même 19 ans, 8 joueurs sont toujours de la LNH. Fleury, Staal (de retour cette année avec son frère Marc, en Floride), Ryan Suter (7ème), Jeff Carter (11ème), Zach Parise (17ème), Brent Burns (20ème), Brian Boyle (26ème) & Corey Perry (28ème) sont encore dans la LNH. Corey Crawford, Brent Seabrook (14ème), Ryan Getzlaf (19ème) et Dustin Brown (13ème) viennent tout juste de se retirer et tous, avec plus d'une bague de la Coupe Stanley (sauf Ryan, 1 seule). 

Le meilleur marqueur issu de ce repêchage est Eric Staal, suivi de Ryan Getzlaf  et de Patrice Bergeron (45ème). Joe Pavelski (205ème) est 4ème, Corey Perry, 5ème. Dustin Brown est le 10ème meilleur marqueur et Brent Seabrook, est le 20ème. Les 20 premiers ont été marquants. Ils comprennent, Parise, Carter, Vanek, Burns, Suter, Eriksson, Weber, Kesler, Backes, Byfuglien, Phaneuf, Richards et Stempniak. 

Y a beaucoup de noms sur la Coupe issu de ce repêchage. Qui a, en revanche, 9 ans d'ancienneté sur celui de 2012. On s'en reparlera dans 9 ans. 

Le repêchage est une science hautement inexacte. 

Tout de même hâte de voir si les choix de 2021 auront fleuri. Power à Buffalo, Beniers à Seattle, McTavish, à Anaheim. Luke Hughes au New Jersey. Kent Johnsson, à Columbus. Seuls 7 de tout ce repêchage ont joué dans la LNH jusqu'à maintenant. Outre les trois premiers et Johnsson, Willliam Eklund a joué 9 matchs à San Jose et JJ Moser, 43, en Arizona. Cole Sillinger a joué 79 des 82 matchs des Bluejackets la saison dernière. Marquant quand même 16 fois et totalisant 31 pts. 

Qui du repêchage de 2022 fera tout de suite le grand saut ? Sjaf ? Nemec ? Cooley ? Wright ? Gauthier ? Jiricek ? Korchinski ? Kasper ? Savoie ? 

*Avant dernier de ce repêchage, par Ottawa.