mercredi 28 janvier 2026

10 Joueurs Qui Pourraient Changer de Gilets

Avec une pause olympique du 4 au 20 février prochain, les alignements ne bougeront pas nécessairement d'ici le 4, mais il est certain qu'on en profitera pour jaser avec ses confrères directeurs gérants. Le 6 mars est la date limite pour les échanges, on pourrait donc en avoir quelques uns mineurs PENDANT les Olympiques en Italie. Mais vers la fin, parce qui voudra échanger avant et payer pour quelqu'un qui ne joue pas? Ou pire, qui jouera aux Olympiques et ira se blesser ? Le 6 mars, c'est déjà dans 6 semaines, donc un peu plus de deux semaines, les clubs de la LNH, ne joueront pas. Et les DG ne sont pas du genre à risquer tant.  

Voici 10 joueurs qui sont susceptibles de changer d'équipe et pourquoi. 

Artemi Panarin, 34 ans, 11, 64 millions. Rangers.

C'est la 7e et dernière année de son contrat et il a déjà annoncé qu'il ne reviendrait pas en Ranger. Mais qui a autant d'argent à miser sur un joueur de 34 ans à ce prix ? Avec la retenue salariale de la part de NY. Mais il aiderait très certainement une offensive qui en aurait besoin. 

Dougie Hamilton, 32 ans, 9 millions. Devils.

C'est la 5e saison de son contrat de 7. Sa santé est souvent fragile, et NJ veut être de la course aux séries. Il a le format géant intéressant, le talent offensif et défensif, il pourrait être un appât intéressant pour un bon retour qui pourrait aider dès maintenant. Au moment d'écrire ceci, Ondrej Palat est retiré de l'alignement par les Devils. Palat est à sa 4e année d'un contrat de 5. Les deux pour un gros nom. NJ ne dirait pas non.

Nazem Kadri, 35 ans, 7 millions, Flames.

Il en est à la 4e saison de 7, de son contrat. Il a sa bague de la Coupe Stanley, avec l'Avalanche, conquête où il avait été très utile. Certains joueurs comme ça, sont plus inspirés en séries. Les DG se rappellent peut-être le Kadri 2022. Il a, au moment d'écrire ceci, 35 pts en 52 matchs. 

Vincent Trotchek, 32 ans, 5,65 millions, Rangers,

Lui, parce que son entraineur sera aux Olympiques derrière le banc des l'équipe des États-Unis, a été sélectionné à la place d'un Jason Robertson. Il en est à la 4e saison d'un contrat de 7. Il fait très bien avec 33 pts en 39 matchs dans un club qui ne gagne jamais à domicile.

Alex Tuch, 29 ans, 4,75 millions. Sabres.

Un club pourrait demander une retenue salariale, c'est la dernière saison de son contrat de 7, il sera location. Il serait très utile parce que physique et sur une 3e ligne, dans un meilleur club que Buffalo, il pourrait aider. Mais Buffalo est un des meilleurs clubs actuellement, bougerons nous vraiment à Buf ?

Blake Coleman, 34 ans, 4,9 millions, Flames.

5e année d'un contrat de 6, il est actuellement blessé, mais a joué 44 matchs et obtenu 21 points dont 13 buts. Ça ne parait pas tant, mais Coleman a deux Coupes Stanley quand Lightning, entre 2019 et 2021. Ça compte de connaître le trajet et de savoir quoi faire pour se rendre à la finale.   

Boone Jenner, 32 ans, 3,75 millions, Bluejackets,

Pauvre Columbus ne fera probablement pas encore les séries cette année. On est à la hauteur des décevants Sénateurs et Rangers. Eux bons derniers de la conférence. Échangerons nous alors notre capitaine ? Qui sera joueur autonome sans contrat la saison prochaine ?

Justin Faulk, 33 ans, 6,5 millions, Blues.

Il a 24 points en 52 matchs. Dont 11 buts. Un défenseur qui a plus de 10 buts est un net avantage pour un club qui voudrait de l'offensive de sa défensive. Ça fait toutefois 4 ans, que son rendement le place dans le négatif. Il est actuellement -6. Il en est à la 6e saison d'un contrat de 7.

 

Steven Stamkos, 35 ans, 36 le 7 février prochain, 8 millions, Prédateurs.

Steven a deux Coupes Stanley qu'il a soulevé le premier comme capitaine du Lightning. Il peut aider bien des clubs, il a retrouvé sa touche de marqueur. L'an dernier, en jouant tous les matchs de la saison, il marquait 27 buts. Cette saison, en 51 matchs, il en a 25. Il en est à la seconde saison d'un contrat de 4. 

Brayden Schenn, 34 ans, 6,5 millions, Blues.

Capitaine des Blues, il n'a que 20 pts en 52 matchs, mais comme 3e centre dans un bon club qui en aurait deux bons, ça pourrait aider. Il a aussi sa bague de la Coupe Stanley. Il pourrait aider. À la 6e saison d'un contrat de 8. 

Des Blues, on pourraient aussi choisir de se départir de Jordan Kyrou, Jordan Binnington, Robert Thomas. Mais Thomas, c'est le coeur du club.   

Pourraient aussi servir d'appât, de locations, de monnaie d'échange: Evander Kane, des Canucks, sait c'est quoi se rendre en finale. Vient de le faire 2 fois avec les Oilers. Connor Garland, Elias Pettersson, aussi des Canucks. 

Jonathan Marchessault, Ryan O'Reilly, des Prédateurs. 

Brett Kulak, des Penguins, Connor Murphy des Black Hawks, jamie Oleksniak du Kraken, Andrew Mangiane des Oilers, Jesperi Kotkamoisi...er...Kotkaniemi, Ondrej Palat, des Devils, qui ne semble plus dans les plans de NJ et Luke Schenn, grand frère de Brayden, 

Carson Soucy, des Rangers n'est plus disponible, il est passé aux Islanders hier. 

Rare échange entre Rangers et Islanders. 

mercredi 21 janvier 2026

Il y a 10 ans...

...à ce moment de l'année, l'idée d'un agresseur sexuel pédophile tricheur au pouvoir des États-Unis restait grotesque.  

10 ans plus tard, dans ses fonctions de président dément, il reçoit les Champions de la Coupe Stanley en soulignant que c'est vraiment bien que cela fasse "32 ans que les États-Unis volent la Coupe Stanley aux Canada". Voulant s'en moquer, sans réaliser que le club de la Floride comprend 44 % de Canadiens, 43% d'Européens, donc 73% de non-Étatsuniens. Mais on ne le dira pas au vieux monsieur fier de son imbécilité.

 Il y a 10 ans, voici ce qui déroulait dans la LNH.

Au match des étoiles de la LNH, qui n'existera pas cette année en raison des deux semaines de jeux Olympiques à partir du 5 février, à Nashville, un système condamné d'avance de vote du public faisait voter John Scott, géant goon qui avait joué 11 matchs comme Coyotes de Phoenix, 27 dans la Ligue Américaine, et 1 seul avec les Canadiens de Montréal, comme joueur le plus méritant pour se rendre au match des étoiles. On avait tenté de faire la même chose l'année d'avant avec le défenseur défensif parfois laissé sur la passerelle, Rory Fitzpatrick des Canucks de Vancouver. Mais la Ligue avait triché les votes pour rendre la chose moins ridicule. Une foule est toujours déraisonnable. Le public du soccer le confirme chaque année. Les fans du Hockey, ne font pas exception. Scott sera aussi fait capitaine de la Section qu'il représentait et sera nommé joueur du match. Il prend sa retraite à la fin de cette année-là.

Connor McDavid jouait sa première saison dans la LNH, et obtenait 48 pts en 45 matchs. au 45e il se plantait dans la bande, se démettant une épaule et manquant l'entièreté de la saison. Edmonton terminait la saison le 6 avril, à la maison dans un match contre les Canucks de Vancouver gagné 6-2. Les deux clubs ne feraient pas les séries et Edmonton jouerait son tout dernier match au Rexhall Place qui avait vu 3 des 5 Coupes Stanley gagnées par la concession entre 1984 et 1990, se soulever au bout des bras de Wayne Gretzky, et la dernière, du bout des bras de Mark Messier, en premier. Le Norhtland Coliseum cédait sa place au Rogers Place dès septembre de cette même année. Y joue depuis le 8 septembre 2016.

Les Maple Leafs de Toronto connaissait une autre saison terrible, en 2015-2016, et se méritait le tout premier choix de la LNH au repêchage de juin par la voie du tirage au sort, L'affable joueur de l'Arizona Auston Matthews, marquait 48 pts en 24 matchs avec le Club des États-Unis de la USHL avant de totaliser 46 autres points en 36 match, à Zurich, dans un club Suisse et devenait leur premier choix. Une excitation qui ferait passer le club d'exclus des séries à 3e de leur division dès la saison 2016-2017. Mais fidèles à eux-mêmes, on ne ferait pas plus que la première ronde des séries. À son tout premier match dans la LNH, contre les Sénateurs d'Ottawa, Matthews marquait pas moins de 4 buts. Mais comme Toronto relève des projets de Gilligan sur son île, chaque bon coup est toujours accompagné de faiblesse, le match était quand même perdu 5-4 contre les Sens, en période supplémentaire. 

Auparavant, guidés par des futures stars de la LNH, à la Coupe Memorial honorant les meilleurs clubs Juniors au Canada, une finale entre les Knights de London et les Huskies de Rouyn Noranda, finale qui exposeraient les talents de jeunes Christian Dvorak, Mitch Marner, Matthew Tkachuk, Victor Mete, Evan Bouchard, Timo Meier, Jeremy Lauzon, A.J.Greer, Rafael Harvey-Pinard faisaient des Knights les champions Juniors au pays sur un but en période supplémentaire de l'imbuvale Matthew Tkachuk. Toujours indigestes aves ses fellations verbales envers le dictateur Trump, 10 ans plus tard. Rouyn-Noranda étaient les favoris avec leur saison de moins de 10 défaites dans la LHJMQ. 

Au printemps, les Penguins de Pittsburgh gagnaient la première de 2 Coupes Stanley consécutives en battant au match #6 les Sharks de San Jose (qui ne seraient plus jamais bons dans les 10 années suivantes) avec une victoire de 3-1 à San Jose et Sidney Crosby signait son nom sur la Coupe Stanley pour la seconde fois, après la conquête de 2009, et gagnerait aussi le premier de ses 2 trophées Conn Smythe remis au joueur le plus utile des séries éliminatoires, de suite. 

La NHL Board of Governors acceptait officiellement une franchise à intégrer dans la LNH, dès 2017, à Las Vegas. Ce serait un immense succès marketing alors que les Golden Knights atteindraient la finale dès 2018, dans une cause perdante, face aux Capitals de Washington, et gagneraient la fameuse Coupe 3n 2023, respectant la promesse qu'on se donnait 5 ans ou moins pour atteindre cet objectif. Ou étais-ce que n'être que compétitif ? Peu importe, on serait les deux jusqu'à nos jours. L'entreprise serait un grand succès. Même si il faut encore souvent expliquer les règlements du sport au public de Vegas.

À la cérémonie de remise des trophées de la LNH, Patrick Kane, des Black Hawks de Chicago, gagnant aussi du trophée Art Ross remis au meilleur marqueur de la LNH avec ses 106 pts,  et du Ted Lindsay, gagne le trophée Hart remis au joueur le plus utile du circuit et devient du même coup le tout premier joueur originaire des États-Unis à gagner ce prix. Braden Holtby, des Capitals de Washington gagnerait le Vézina remis au meilleur gardien, son coéquipier Alex Ovechkin serait celui qui allait marquer le plus de buts avec un parfait 50, et Erik Karlsson des Sénateurs d'Ottawa serait le meilleur passeur avec 66 mentions d'aide. Mais c'est Drew Doughty des Kings, qui allait gagner le trophée James Norris remis au meilleur défenseur.. Son coéquipier Anze Kopitar gagnerait le Lady Bing remis au joueur le plus gentilhomme et et Artemi Panarin, alors Black Hawks, serait nommé la recrue de l'année, gagnant le Calder. 

Panarin a annoncé cette semaine ne pas vouloir resigner avec les désolants Rangers de New York au terme de la présente saison, quand son contrat sera terminé. 

Deux échanges 1 star contre aune autre allaient attirer l'attention. Comme dans presque tous les cas d'arbitrage entre un joueur et son organisation, PK Subban allait briser un fil entre lui et ses patrons (et vice-versa) et Marc Bergevin allait l'envoyer aux Prédateurs de Nashville en retour de Shea Weber. Subban épatera là-bas, étant majeur et inspirant pour guider les Prédateurs à la finale de la Coupe Stanley dès sa première saison là-bas, dans une cause perdante contre Pittsburgh. Toutefois Shea Weber ne sera pas en reste étant tout sussi majeur et inspirant dans la très improbable finale des Canadiens de Montréal, en 2021, aussi dans une cause perdante, face au Lightning de Tampa Bay. Les 2 joueurs ne jouent plus. 

Ailleurs, les Oilers d'Edmonton échangeaient le tout premier choix de la LNH de 2010, Taylor Hall,. aux Devils du New Jersey, en retour du défenseur Adam Larsson, 4e choix de la LNH en 2011, qui lui, passait des Devils aux Oilers. Avec une pression injuste, Hall étant une puissance offensive dont les attentes étaient grandes et lui, un défenseur, plus défensif qu'offensif. Hall gagnerait le trophée Hart en 2018, remis au joueur les plus utile de la LNH, comme Devils. Hall est aujourd'hui un Hurricane, Larsson, un Kraken.

 C'était, cette année-là, le retour de la Coupe du Monde, transformée en Coupe des 4 Nations en raison de la suspension internationale des Russes pour...l'ensemble de leur gouvernement...Le tournoi aura lieu au Air Canada Center de Toronto du 17 au 29 septembre, donc avant que la saison 2016-2017, ne débute. Le dernier tournoi du genre avait eu lieu en 2004. Le Canada battrait la Russie 5-3 en demi-finale, et l'Europe battrait la Suède en période supplémentaire 3-2 sur un but de Tomas Tatar.  La finale se déciderait dans un 2 de 3, le Canada gagnant le premier match 3-1, deux gardiens se connaissant bien, Jaroslave Halak pour l'Europe et Carey Price pour le Canada, brillant chacun devant leurs filets avant que Patrice Bergeron ne marquent dans un filet désert. Dans le second, le spectacle des gardiens serait le même, et le résultat final aussi, tard en troisième. avec moins de 3 minutes à jouer, Patrice Bergeron faisait 1-1 dans les match. Mais avec seulement 44 secondes à jouer, Brad Marchand donnait la victoire au Canada. Qui n'a JAMAIS besoin de prouver sa suprématie au Hoekcy. On le sait qu'on est les meilleurs au monde. 

Finalement, Jaromir Jagr, à sa 8e et avant dernière équipe de la LNH, après les Penguins, Capitals, Rangers, Flyers, Stars, Bruins, Devils et avant les Flames, portait alors le chandail des Panthers de la Floride. Il y enregistrerait une pasee qui serait le 1888e point de sa carrière, surpassant alors Mark Messier au rang des meilleurs pointeurs de l'histoire de la LNH, derrière Wayne, bien entendu.  Wayne y est premier, avec 2857 pts. Jagr y est toujours second, à 1921 pts. Messier est 3e, à 1887 pts. 

Suivant la tradition du " tout ce que tu touches sera une catastrophe" du président des États-Unis, expert en la matière, après avoir reçu les Panthers de la Floride à la Maison-(trop)Blanche, la Floride a été pulvérisée par les Hurricanes de la Caroline, un prénom de Femme, par le pointage de 9-1. 

Nikolaj Ehlers, marquant 3 buts. 

Un des 12 joueurs de la LNH originaire du Danemark...

Golden karma. Et comme le "Trump curse" est en meilleure santé que le pédoprésident, la Floride a aussi perdu contre les beaucoup plus faibles Sharks, lundi, 4-1. Et Vincent Desharnais a souhaité la bienvenue à piece of shit Matthew Tkachuk. Et Nedeljkovic a couché Bobrovksy.  Laval, Québec, qui pulvérise Scottsdale, Arziona et le baiseur de fesses du pédoprésident. Cleveland, USA, qui cloue Novokusnetsk, Russie. 

Hâte soudainement aux Olympiques...

mercredi 14 janvier 2026

Karma & Unique Nick

Carter Hart, et quelques uns de ses coéquipiers de l'équipe du World Junior du Canada de 2018 ont réussi à être soulagé des accusations de la jeune femme qu'ils auraient potentiellement violé collectivement. David ne peut pas toujours gagner contre Goliath. 

Mais même innocentés, autour d' Alex Formenton, Dillon Dubé, Micheal McLeod, Cal Foote et Carter Hart, il y a un malaise dans les clubs qui les acceptent dans leurs rangs. Un doute. McLeod a signé dans la KHL, Formenton, Dubé, Foote appartiennent toujours respectivement aux Sénateurs, Flames et Devils et sont en négociations pour resigner avec eux, sans avoir le gros bout du bâton, on l'imagine bien. Rien ne se passe avec urgence en ce moment pour eux.

Le gardien Carter Hart est le seul à avoir eu un appel de la LNH réel. Les Flyers l'ont libéré et les Golden Knights de Vegas lui ont offert deux ans et 4 millions. Il a gardé 12 matchs jusqu'à maintenant avec eux.

Jamais on ne souhaite de blessures à des adversaires. C'est extrêmement malsain. 

Le viol aussi. 

Le 8 janvier dernier, dans un match contre les Bluejackets de Columbus, le capitaine des Bluejackets Boone Jenner, est entré en contact avec Carter Hart. Ce dernier s'est blessé au genou assez gravement au point d'être escorté par deux coéquipiers hors de la glace jusqu'au vestiaire. 

Le gardien de but est le saint-graal au hockey. Le lanceur au baseball qu'on abrille d'un manteau pour protéger son bras magique. L'artiste. Le quart-arrière au football auquel il ne faut jamais se rendre si on est l'adversaire. En somme l'intouchable.  Que ce soit volontaire ou non qu'on lui ai touché, vous devriez avoir du gant dans le visage au minimum pour vous moucher. Un coup de poing sur la gueule, au pire. 

Mais pour Carter Hart, personne des Golden Knights n'a inquiété Jenner. Personne ne s'est même agité. Ni sur le jeu, ni après. Personne n'a tapé sur l'épaule de Hart à son retour au banc ou n'a pas tapé sur ses jambières. On a fait le strict minimum pour lui. 

Comme la justice semble l'avoir fait pour la jeune femme impliquée dans la sale affaire, en cour.

Pourquoi j'ai eu le mot karma qui m'est né en tête ?

Dans le plus heureux, Nick Suzuki est devenu seulement le 6e joueur de la LNH à jouer les 500 premiers matchs de sa carrière, consécutivement sans en manquer un seul. Ira-t-il aux Olympiques pour finalement s'y blesser ? Si tel est le cas, mon mépris naturel pour cette participation de millionnnaires parmi les moins riches ne sera que plus profond. Mais bravo Nick, ça confirme ta pleine forme physique. 

Au moment d'écrire ceci, il est à 502 matchs de suite depuis 2019. Qui sont les 5 autres ?

Murray Murdoch (entre 1926 et 1937)

L'ailier gauche était non seulement de la toute première édition des Rangers de New York dans la LNH, mais il est l'un des 3 uniques joueurs, parmi ceux que je vous présente, à avoir joué toute sa carrière, ses 11 saisons dans la LNH, sans avoir manqué un seul match. En 508 matchs, il a gardé la modeste fiche de 84 buts et 104 mentions d'aide pour 188 points, mais a gagné deux Coupes Stanley avec eux. La première en 1928. Il a totalisé 7 pts en 8 matchs, en faisant le 3e meilleur marqueur de son club, lors de la seconde conquête en 1933. Chanceux, une seule fois son club n'a pas fait les séries. Suzu pourrait le battre avant la pause des Olympiques du 5 février prochain.

Billy Harris (entre 1972 et 1979)

Sa dernière saison dans la l'Ontario Hockey Association, dans les rangs juniors, en 1972, promettait beaucoup de choses pour la LNH. 57 buts, 129 pts. Les Islanders, qui en seraient à leur toute première saison dans la LNH, en ferait aussi leur tout premier choix au repêchage, le choix #1 du repêchage de 1972. Bill Barber, Steve Shutt, Peter McNab, Don Lever, Al MacAdam et Bob MacMillan auraient tous une meilleure carrière que lui, même si ils seraient repêchés après. Il est généralement classé parmi les choix#1 décevants des repêchages passés. Mais il marque entre 15 et 32 buts et obtient toujours 50 pts ou plus pendant ses 6 premières saisons, qui sont aussi les 6 premières des Islanders. Nouveau club qui progresse vite. 4 fois, NY atteint la demi-finale avec lui dans les rangs. Il ne rate aucun match avant le début de sa 7e saison. Il est alors échangé après 67 matchs en 1980 aux Kings avec Dave Lewis en retour de Butch Goring, un échange qui fera gagner la Coupe aux Islanders, aussitôt au même printemps. Goring gagne même le Conn Smythe en 1981, dans leur seconde conquête de 4 de suite. Ce qui fait mal paraître l'échange. Mais Harris, comme Islanders, a joué l'entièreté de leurs 576 premiers matchs. Qui étaient aussi les 576 premiers des "habitants de l'ile" consécutivement dans le grand circuit.    

Andy Hebenton (entre 1955 et 1964)

Andy est un autre joueur qui a joué l'entièreté de sa carrière dans la LNH, sans manquer un seul match. 9 saisons de 70 matchs, 8 avec les Rangers et la dernière comme Bruins. L'ailier droit connait 5 saisons de 20 buts ou plus, donc une de 33, avant que Boston ne vendent ses droits à la Western Hockey League pour laquelle il jouera 10 ans, gagnant quand même la Coupe 3 fois dans cette Ligue. Mais il aura joué ses 630 matchs consécutivement avant que la LNH ne le fasse passer à une autre Ligue. 

Andrew Cogliano (entre 2007 et 2018)

Quand on est échangé, il est encore plus prestigieux de réussir un tel exploit de ne jamais manquer de matchs.  Le simple voyagement pourrait vous soustraire au calendrier. Cogliano, sur la période mentionnée plus haut, est passé des Oilers aux Ducks en 2011. Il avait connu un solide camp d'entrainement à 20 ans, à Edmonton et avait alors joint les rangs d'un club dont il ne raterait aucun match entre 2007 et 2011. 4 saisons de 82 matchs. Sa première en tant que Duck lui fera aussi jouer les 82 matchs. Il joue les 48 de la saison écourtée de 2012-2013, puis joue encore 4 saisons complètes de 82 matchs à Anaheim. Il fera son 300e point et sa 100e passe lors de son 400e match comme Duck. C'est un geste posé contre Adrian Kempe des Kings qui le suspend 2 matchs, et suspend du même coup sa série de 830 matchs consécutifs. Ils se sabote lui-même. Remarquable quand même. 

Doug Jarvis (entre 1975 et 1987)

Son exploit est extraordinaire car non seulement il jouera pour 3 clubs sur cette période, mais ce joueur de centre était rarement des lignes 1 ou 2. Il jouera sa carrière entière " de suite". C'était un expert du jeu défensif, gagnant le Selke en 1984 et le Masterton en 1987. Il ne fera jamais plus que 48 points ce qui aurait donc été facile de vouloir le remplacer. Mon son talent n'était pas chiffrable. Il tuait les pénalités avec brio, et couvraient les meilleurs joueurs adverses afin de les ralentir et rendre offensivement inutiles. Et il le faisait bien, voilà pourquoi Montréal, avec lesquels il commence sa carrière et gagne 4 Coupes Stanley de suite, Washington et Hartford le trouvaient si utile. À l'automne 1987, il joue les deux premiers matchs à Hartford, à 32 ans, et on lui annonce qu'on voudrait l'envoyer dans les mineures pour faire de la place à Brent Petterson. Il préfère alors prendre sa retraite.

Après 964 matchs de suite. Une carrière entière sans rater un seul match. 12 ans. 

Ce sera dur à battre.

Deux hommes de fer ont battu Jarvis depuis, Keith Yandle en 2022, et Phil Kessell, la même année. Mais ces deux là, ce n'était pas depuis le début de leur carrière. Kessell est celui qui détient le plus de matchs consécutifs, entre le 3 novembre 2009 et le 13 avril 2023, jouant 1064 matchs consécutifs, et au sein de 5 clubs différents. Il se retire en 2023 avec une 3e signature de son nom sur la Coupe Stanley, avec Vegas, après les 2 gagnées avec Pittsburgh. 

Fumeux Carter Hart.

Fameux hommes de fer. 

mercredi 7 janvier 2026

Renaissance du #34

Je n'ai jamais été grand fan d'Auston Matthews. Je peine à l'imaginer centre. Il a le format physique de l'ailier. De plus, il lance d'abord. Il est ce type de joueur qu'on appelle dans le jargon du hockey un joueur "shoot first". Un vrai bon centre est meilleur passeur et fabricant que jeu que franc-tireur. Je reste toujours surpris, encore aujourd'hui, de le voir prendre les mises au jeu. On dirait que mentalement, je le penses toujours ailier. Ou me dit qu'un entraineur le placera à l'aile à un certain moment. 

Il faut le dire aussi, il n'est pas aussi spectaculaire qu'un Jack Hughes qui décolle, un Connor McDavid qui explose ou un Connor Bedard en pleine lancée. 3 Autres premiers choix de la LNH, comme lui. Mais il faut donner à Matthews ce qui revient à Matthews, il a probablement les meilleurs poignets de la LNH car quand il lance, la rondelle atteint le fond du filet. Presque tout le temps. Ces buts ne sont peut-être pas les plus beaux, mais il n'a jamais marqué moins de 33 buts (l'an dernier) dans ses 10 ans dans comme Maple Leaf. 

Car oui, cette année marque déjà la 10e année de l'arrivée d'Auston Matthews dans la LNH, qu'il avait rendue spectaculaire quand il a marqué un tour du chapeau dans une défaite des siens dès son premier match. Il a gagné le trophée Calder remis à la recrue de l'année avec ses 40 buts dès sa première saison. Il a gagné le trophée Rocket Richard remis au meilleur buteur 3 fois, dont deux fois marquant plus de 60 buts, une fois terminant à un seul but de 70. Il a connu deux saisons de 100 pts ou plus. A gagné le trophée Hart remis au joueur jugé le plus utile de la LNH.  Il a aussi gagné le Ted Lindsay Award, ancien trophée Lester B. Pearson remis au meilleur joueur de la LNH tel que voté par l'Association des Joueurs de la LNH pour une saison, en 2022, la même année. 

Mais en série, comme son club dont il porte le "C" du capitaine, il n'a jamais passé la 2e ronde (l'a atteinte une seule fois) et par une personnalité relativement amorphe, il suscite souvent la frustration beaucoup plus qu'il ne semble avoir de caractère. 

Depuis le début de la saison, les Maple Leafs ont beaucoup de difficultés à rester constants. Ils jouent sans leur (modeste) gardien #1 depuis beaucoup plus longtemps que prévu et ça semble les affecter. Bien que Joseph Woll et Dennis Hildeby ne soient pas les joueurs à blâmer pour les insuccès du club, Auston a été une cible de choix depuis le début de la saison. Mitch Marner, qui était aussi souvent visé pour toutes fautes sur glace, a été envoyé à Vegas, et on a pas remplacé le marqueur de plus de 100 pts qu'il était. La pression est donc sur des joueurs comme Michael Nylander et Auston Matthews et jusqu'à maintenant, si Nylander répond avec une certaine constance, en saison comme en séries, Matthews étonne de non stabilité

Pas en saison, mais principalement en séries. 

Et cette saison. avec Toronto bon dernier de la division Atlantique, on commençait à dire que Matthews ne faisant pas valoir le "C" de son gilet. Il était même 5e marqueur de son club. 

Mais dans les 4 premiers matchs suivant le congé de Noël 2025, Auston Matthews a marqué 10 pts, en 4 matchs, oui, dont 6 buts. Des matchs consécutifs de plus d'un but. Son 83e match de plus d'un but dans la LNH. L'équivalent de plus d'une saison d'au moins 2 buts par match. 6 pts dans ses 2 derniers matchs. Il a brisé cette semaine le record de buts marqués dans l'uniforme des Maples Leafs qui était de 420 buts et tenu par le dernier capitaine de Maple Loser moins losers, Mats Sundin. 

Il l'a fait avec 317 matchs de moins que Sundin. Avec désormais 20 buts cette saison. Matthews est revenu parmi les meilleurs marqueurs de buts de la LNH. Il est à égalité avec Wyatt Johnson, Dylan Guenther, Cole Caufield, Tage Thompson, Leon Draisatl, Mark Scheifele, Nikita Kucherov, et on dira encore qu'il déçoit ?

On aura pas le droit. 

Et il a joué moins de matchs cette saison que tous les joueurs que je viens de nommer. Il n'a joué que 35 matchs, alors que les 6 joueurs nommés en ont joué 40 et plus chacun.

De tous les joueurs actifs de la LNH, depuis sa première saison dans la LNH. ni Leon Draisatl, ni Alex Ovechkin n'ont marqué plus de buts que lui. Et il sont tous deux joués plus de 60 matchs de plus qu'Auston.

Si les gens étaient agacés par Auston Matthews depuis le début de la saison, c'était parce que c'était le joueur des 4 derniers matchs qu'ils attendaient. 

Au moment d'écrire ceci, Toronto est dernier de la division Atlantique. Mais les Senators menace de les déloger du dernier rang. 

La LNH offrent un drôle de spectacle déséquilibré cette année. 

Les 3 meilleurs clubs de la LNH sont de l'Ouest, Colorado, Minnesota, Dallas. Les trois semblent sans failles et réellement trop forts face à leurs adversaires. Méritent leurs rangs. Mais les 11 pires clubs de la LNH sont aussi de l'Ouest. Et dans la division Atlantique, c'est si serré qu'il n'y a que 9 pts qui séparent la 1ère position de la toute dernière. 2 séparent les 3 premiers clubs, 2 pts séparent aussi les 5 autres. 

Toujours dans le déséquilibre, Les Islanders ont blanchi les Devils 9-0, même si NJ a lancé 44 fois (contre 24) et que le gardien des Islanders a été nommé la 2e étoile du match. 

Toronto n'a pas de raisons de paniquer.

Leur capitaine est désormais bien éveillé.  

Ça seulement, le classe comme supérieur aux supérieurs.

Redonnons à César ce qui lui revient, Auston Matthews joue comme le leader qui mérite son "C".    

mercredi 31 décembre 2025

Empreinte Concessionnaire

Je n'aime pas complètement l'expression easy-go-lucky. On disait ça de Pierre Larouche. Mais je comprends ce qu'on veut évoquer. On veut en quelque sorte dire que "Tout ce qu'il touche, lui réussit, et ça ne semble même pas un effort, c'est naturel." Aussi bien dire le talent lui est naturel. Easy, ça veut dire facile, même les "easy go luckies" travaillent fort pour y arriver. 

Selon moi. Peut-être naïvement. 

Je vais quand même vous parler de deux joueurs qui étaient leur concession. Entièrement. 

Wayne Gretzky a bien entendu transformé les équipes qu'il a fréquenté, mais je n'ai pas envie de vous parler de ce héros athlétique, déchu socialement cette année. 

Le premier dont je veux vous parler, et qui m'a donné l'impression de carrément être l'enfant chéri de l'organisation, était un superstar des Bombers de Flin Flon, dans l'OHJL, vers la fin des années 60. Mais le jeune Bobby Clarke est diagnostiqué atteint de diabète de type 1. Et malgré ses 185 pts en 45 matchs, 168 et 137 pts dans deux saisons de 51 matchs, la santé du joueur de centre effraie la LNH qui veut une assurance médicale, écrite de la main d'un médecin, pour qu'il puisse jouer dans la LNH, sans crainte. Mais même avec cet avis favorable, le doute subsiste. Et toute la première ronde de sélection au repêchage de 1968, les équipes passent par dessus et ne le repêchent pas. Les Flyers sont dans la Ligue Nationale depuis seulement un an, et leurs 2 premiers choix à vie ont été Serge Bernier des Éperviers de Sorel et le défenseur Al Sarrault de Lumber Kings de Pembroke, en 1967. En première ronde de 1968, même Philadelphie passe deux fois par dessus Bobby Clarke en choisissant les ailiers Bob Currier au 6e rang et Lew Morrison au 8e. Il faudra attendre la 2e ronde, et le 17e choix pour choisir Clarke, après avoir refusé deux offrent, des Red Wings et des Canadiens de Montréal, qui voulaient prendre le risque Clarke. 

Ce sera leur plus beau coup à vie. 

Il jouera 1280 matchs dans la LNH, tous comme Flyers, ne ratant les séries que 2 fois en 15 ans. Sera l'unique capitaine des deux conquêtes de la Coupe Stanley gagnées en 1974 et en 1975, les deux premières d'un club qui n'était pas des 6 originaux, à soulever le trophée le premier, gagnera le trophée Hart remis au joueur le plus utile de la LNH, 3 fois, gagnera le Selke en 1983 pour son talent défensif, totalisant 1329 points, 400 buts, 929 passes et sera introduit au Temple de la renomée dès 1987. 3 ans après sa retraite. Après une honorable saison de 60 pts en 73 matchs, à 35 ans. 

J'ai commencé à suivre assidûment avec passion le hockey de la LNH en 1980. J'ai donc connu ses 5 dernières années en direct. Et la manière donc on s'agitait autour de lui, je voyais le coeur d'un club comme je ne le voyais pas nécessairement ailleurs. Tout était articulé autour de lui. Toutes les conversations avec les officiels l'impliquaient. Il avait un immense "C" de capitaine sur la poitrine et ça faisait du sens. C'était affirmé et visuellement confirmable. Leader complet.

Il était si important pour l'organisation qu'à partir de 1978-1979, il était même joueur-entraineur. Phénomène extrêmement rare. Dès 1985, l'année suivant sa retraite, on le plaçait dans la chaise du directeur gérant. Et les Flyers atteignaient la finale la même année et deux ans plus tard, dans des causes perdantes. 

 

En 1990, il était limogé de son poste et aussitôt réengagé dans le même rôle avec les North Stars du Minnesota qui allaient aussitôt atteindre, de manière surprenante, la finale, face à un autre immense leader : Mario Lemieux. Clarke reviendrait Flyers dès 1992, dans le rôle de vice-président, fera un passage comme premier directeur gérant des Panthers de la Floride, puis reviendra dans son rôle de vice-président des Flyers. Dont il est encore une partie du coeur.

Mario Lemieux, C'est l'autre joueur, auquel se statut ne me fait aucun doute. Son talent n'a pas besoin de vous convaincre. Bien que les blessures l'aient largement handicappé dans sa carrière. il a quand même réussi à jouer dans la LNH, 1022 matchs, marquant 1895 pts, 766 buts et 1129 mentions d'aide. Il était rien de moins que magnifique. Magique. Spectaculaire. Irremplaçable. Mais quand il est revenu, en 1999, après une première retraite, et une rapide introduction au Temple de la Renomée, les Penguins sont en faillitte. Il achète donc le club, et son club-école. Difficile de ne pas incarner la concession davantage, il t'appartient. Il jouera jusqu'à l'arrivée d'un autre joueur d'exception, Sidney Crosby, qu'il "gardera" à la maison un an et avec lequel il joue sa dernière saison, question de lui passer dignement le flambeau. Il avait aussi logé Jaromir Jagr et Marc-André Fleury à leur saisons recrues. 

Mario vend quelques parts des Penguins, avec lesquels il gagne 3 autres Coupes Stanley, autre que les deux premières où il avait les deux fois été gagnant aussi du Conn Smythe, mais reste propriétaire majoritaire jusqu'à il y a quelques semaines. 

Où il a vendu...pour 2 milliards...

2

milliards.

Au groupe d'affaires Hoffman.

Immense Mario.

Concessionnaire Clarke. 

Deux joueurs qui ÉTAIENT leur club. 

Il y en a surement d'autres, (Sakic, Yzerman, etc.) mais ces 2 là étaient enfants-roi là où ils ont joué. 

Et dans la continuité organisationelle. 

Qu'ils ont trainé sur leurs épaules, un temps.   

Comme Joe un peu, et Steve...