mercredi 15 avril 2026

16 Élus. 16 Déchus

Au moment d'écrire ceci, les 16 clubs qui feront les séries, sont connus. On sait sussi qui jouera contre qui. 

On sait, on devinait, depuis décembre que Dallas allait affronter Minnesota car les trois premiers rangs de la LNH ont longtemps été l'Avalanche, le Wild et Dallas. Les Flyers se sont qualifiés avant-hier, en tirs de barrage et feront les séries pour la première fois, en 6 ans. Et ils joueront contre les Penguins de Pittsburgh, deux clubs qui s'haïssent depuis toujours. Pas d'amis dans la bataille de la Pensylvannie. Montréal jouera contre Tampa Bay, on l'avait un peu tous deviné. La haine est plantée depuis longtemps entre ce club et le nôtre.  Les Sabres joueront contre les Bruins et Ottawa fera face aux Hurricanes. 

Les Kings affronteront l’Avalanche, Vegas, Utah, et Anaheim fera face aux Oilers. Dans l’Ouest

Buffalo a probablement derrière le banc l'entraineur de l'année. Bravo aux Sabres que personne ne voyaient là.  Ils sont parmi les 6 clubs qui ne les avaient pas faits l'an dernier. Les Penguins sont un autre de ces clubs. Utah en seront à leur première fois.  Boston, Philadelphie et Anaheim sont les autres. Personne n'imaginait Pittsburgh dans les séries tant que ça non plus. Pas les Flyers non plus. On voyait davantage les jeunes Bluejackets et les vieux Caps. Ces deux-là ont des raisons d'être déçus. Et les plus déçus, c'est forcément Detroit. Premier en janvier, trois mois plus tard, expulsé des séries. Étrangement, on vise le capitaine Dylan Larkin. Pas certain qu'il soit seul à blâmer. 

Les 8 de l'Est qualifiés, Pit, Phi, TB, Mtl, la Caroline, les Sénateurs, les Bruins, les Sabres. Ces clubs ont tous des raisons d'être fiers, et en une fois dans la grande valse des séries, TOUT LE MONDE PEUT GAGNER. Ne suffit que d'y entrer. Tout peut arriver. 

Dans l'Ouest, outre Dal & Min, le Colorado se classe facilement en séries et serait même favori pour la prochaine Coupe Stanley. Vegas, Edmonton et Anaheim sont aussi qualifiés, mais depuis plus peu. Les deux clubs repêchés comme 4e As sont les Kings, qui offrent à Anze Kopitar une dernière participation aux séries dans la LNH. Courte diront certains si leurs adversaires sont l'Avalanche, mais qui sait ? il y a toujours des surprises en séries. L'Utah, dont la concession n'a que 2 ans, participe pour la première fois, aux séries. 

Mais chez les non élus pour les séries. Qui doit pleurer sa saison ?

Toronto. Quel échec. Tout le monde les voyait quand même en séries. Même sans Marner. C'est justement en séries qu'on le critiquait celui-là. Marner y sera. Et si il avait la malheur de bien paraître avec les Golden Knights, en séries ?....ouh! ce fer dans cette plaien ouverte à Toronto. Qui ne peuvent PAS cette année perdre en première ou en 2e ronde. Puisqu'ils n'y seront pas. Saison à oublier où on a attendu un autre marqueur de 100 points qui n'est pas venu.  Un gardien qui a été trop longtemps blessé. Et un échange qui n'est jamais venu. Bye bye Brad Treliving. Mais quand un des proprios dit qu'il ne voyait pas venir Montréal, y a de quoi s'inquiéter sur le flair de l'organisation.

La Floride est épuisée. Deux Coupes Stanley de suite. trois finales. ça fait de longues années de hockey. Ce qui devait arriver, arriva. Les blessés ont été permanents en Floride. Usés. Fatigués. Brisés. Barkov et Ekblad deviennent les Dach et Guhle des Panthers. 

Dans l'Ouest, Nashville et San Jose y ont cru. Finir si près du but, c'est souvent pire que de repêcher parmi les 5 premiers au prochain repêchage. Trop près du but pour bien repêché, trop loin des séries pour jouer longtemps. San Jose devrait faire les séries l'an prochain. Si Macklin Celebrini et Will Smith ne se blessent pas. J'ai tendance à dire, attention à ce club avec ces deux centres-là, mais regardez les Devils, je disais la même chose de leur deux premiers centre, Nico Hischier et Jack Hughes et ils mordent encore la poussière des séries. Hughes en est un autre abonné aux blessures. Faudra cesser. 

St-Louis a déçu. les Jets ont fait de la peine à leurs fans. Seattle n'a pas réussi à se débarrasser de Shane Wright. Calgary Chicago et Vancouver ont connu les saisons qu'on leur devinait. Mais Vancouver, on ne pensait pas être si dernier. Même les Rangers ont fait mieux et on aurait dit parfois qu'ils se forçaient pour être mauvais, eux. Leur fiche de seulement 14 victoires à domicile cette saison est de loin la pire. Les Rangers ont aussi connu une série de 19 matchs de suite sans connaitre la victoire en temps régulier. Et pourtant, ET Chicago, ET les Canucks ont été pires qu'eux. 

Les Islanders ont paniqué en limogeant Roy. Ce qui a servi les Golden Knights qui n'ont pas perdu de leurs 5 matchs avec Tortorella derrière le banc. Columbus a toutes les raisons d'être déçus. Ils ont une belle jeune équipe, un des meilleurs défenseurs de la LNH et de bons gardiens. Et pourtant, ils joueront au Golf la semaine prochaine. 

Les séries éliminatoires débuteront samedi qui s'en vient. 

Mes trophées pour cette saison, sont les suivants. Et c'est très personnel.

Recrue de l'année: Matthew Shaeffer

Entraineur de l'année: Lindy Ruff

Trophée Hart: Nathan MacKinnon

Trophée Vézina: Andrei Vasilevskiy

Trophée Norris: Zach Werenski

Trophée Frank J. Selke: Nick Suzuki 

Trophée Lady Bing: Troy Terry   

Bonne séries !!!

mercredi 8 avril 2026

Mal Aimer Son Équipe de Hockey

J'essaie, ici, depuis toujours, de vous parler de hockey de la LNH, et non trop spécifiquement de mon club préféré, le local Canadiens de Montréal. 

Il n'a pas toujours été mon club préféré. Il a même été mon ennemi juré. J'étais Nordiques de 1980 à 1995. Même de 1972 à leur fin, car je suis né en 1972. Mais à 8 ans. je commençais à adorer le hockey, deux ans plus tard, je gagnais un championnat des compteurs dans une ligue organisée, je rêverai de jouer dans la LNH, et je me rendrai jusqu'aux camps d'entrainements des Cataractes de Shawinigan où les blessures m'ont fait changer de trajectoire. Mais mon ailier gauche, Pee-Wee, qui n'aurait jamais dû joue avec moi car il était deux ans plus jeune que moi, mais avait été surclassé, Patrick Poulin, allait se rendre à la LNH, et même jouer un temps, pour les Canadiens de Montréal. 

Quand les Nordiques étaient dans la LNH, Montréal était le naturel ennemi comme Boston ou Toronto, l'est actuellement, pour les Canadiens. C'était émotif et la seule ville de Québec était scindée en deux quand ils s'affrontaient. Notre passage à l'école secondaire a été intense en rivalité Canadiens/Nordiques on était au coeur des meilleurs moments. On s'amusait beaucoup. On se torturait aussi. Quand les Nordiques sont partis, jamais je n'ai été en mesure de devenir systématiquement fan du Canadien, il a fallu que le dernier joueur ayant joué CONTRE les Nordiques, prenne sa retraite  ou ne joue plus pour Montréal (Patrice Brisebois) pour que je commence enfin à prendre parti pour Montréal. Notre fils, qui commençait à suivre la LNH lui aussi presqu'au même moment, et s'y intéresser beaucoup, m'a ramené à un intérêt quelques 7-8 ans après la sortie des Nordiques de la LNH. 

Je suis, je l'admets, grand fan des Canadiens depuis. Et ce serait facile de ne vous parler que d'eux, mais je suis aussi intéressé par la LNH, et les autres. Par le sport lui-même. Et aujourd'hui, je vais vous parler des Canadiens, mais surtout des gens de la foule. 

Il est connu que les prix des billets pour assister à un match sont devenus astronomiques. Inabordables. Il est donc naturel de regarder à 1h33 de Montréal, à Ottawa, pour penser acheter des billets, toujours plus disponibles qu'à Montréal, et TOUJOURS, beaucoup moins chers. Pour les matchs entre Montréal et Ottawa, entre autres matchs. Leur aréna est l'un des pires de la LNH, sinon le pire, en ce qui concerne l'accès, les taxis refusant de s'y rendre parce que ce sont des voyages pas assez payants, et l'aréna étant égaré à l'arrière d'autoroutes compliquées, une location vraiment mal foutue. J'ai des amis qui ont dû se quêter un "lift" à un inconnu pour sortir du coin, après un spectacle des Tragically Hip, jadis, naguère.  

Reste que pour les affamés fans des Canadiens, couper sa soirée de quelques centaines de piasses pour aller voir les Canadiens et les aimer des estrades des Sénateurs, est devenu plus que récurrent, Les fans des Canadiens sont devenus si nombreux qu'il est désormais extraordinairement désagréable pour les joueurs du club local que d'entendre les chants "Olé, olé, olé" généralement attribués aux fans des Habs, de les entendre célébrer massivement sur leurs buts contre Ottawa, ou pire les entendre huer les arbitres quand ils n'appellent pas une pénalité contre Montréal. Un ami, dont la fille habite Ottawa, s'y est rendu trois fois cette année, à peu de frais, visitant sa fille dans le processus et les trois fois, il me textait que la foule était 80% colorée du CH.  Confirmé par la télé qui nous montre un fan esseulé debout qui applaudit, quand Ottawa fait un but, comme on le fait pour les fans des clubs ÉTRANGERS, au Centre Bell. On trouve le fan perdu pour la caméra. MAIS C'EST OTTAWA QUI EST À DOMICILE !

Les pauvres joueurs des Sens ont sont très offusqués et avec raison. Où sont leurs fans ? Ils ne sentent pas chez eux. Pas appuyés non plus. Leur stupide capitaine a même menacé de quitter le pays si il sentait qu'il n'était pas aimé "chez lui". Il est Étasuno-Trumpiste, ce n'est donc qu'une question de temps avant qu'il ne soit auto expulsé par un recrutement obligatoire parce que son dangereux président a lancé la 3e Guerre Mondiale, ou encore qu'il ne boude attendant de jouer au pays des imbéciles élus. 

Au Centre Bell, il y avait cet abonné de billets de saison qui était toujours derrière un des deux buts. Il portait un manteau fluorescent jaune. Pour que ses deux filles le voient de la maison et s'en amusent. Il est décédé l'an dernier. Mais leurs deux filles, pour lui rendre hommage, ont renouvelé les billets de saisons et se sont fait faire deux autres manteaux à leurs tailles, fluos jaunes. Elles y sont depuis le début de la saison. 

L'histoire a voyagé. Quelques-un(e) se sont aussi fait faire des manteaux pareils. Ailleurs dans les estrades. Lors du dernier match des Canadiens, À OTTAWA, il devait y avoir 5 partisans, sinon plus, qui portaient aussi ce manteau jaune fluo, ajoutant du poids à la dichotomie visuelle. Nos cerveaux sont confus de voir un match où on applaudit à un avantage numérique des Canadiens, et où on hurle de rage à une punition non appelée contre Montréal, si il faut en plus que visuellement, on nous place des repères de Montréal supplémentaires...

Et bien c'est en ce moment le cas. Ottawa a encore de petites chances de faire les séries. Et si Montréal terminait premier, ce serait laid de les voir commencer les uns contre les autres. Il y aurait deux types de séries. La guerre sur la glace et celle dans la foule. Les Sénateurs sont très mal aimés par leurs fans. 

Mais les fans de Montréal aiment mal aussi. 

Cole Caufield, au moment d'écrire ceci, a 49 buts. Il affronte des Panthers ce soir qui joueront sans Barkov, Tkachuk, Marchand, Reinhart, Lundell, Ekblad, Mikkola et Rodrigues. Contre l'AHL. La pression sera forte sur l'envie de voir Caufield marquer 50 buts pour la première fois depuis 36 ans. Lors du match de dimanche dernier, les fans des Canadiens ont très mal aimé Caufield. Dès qu'il touchait la rondelle, on s'emballait et PIRE on lui hurlait de tirer au but. Même si il était au centre de la glace. Si il ne touchait pas à la rondelle, et n'était que sur la glace, on scandait "Caufield ! Caufield!" comme si il était seul de son camp. Ça l'a rendu très inconfortable il a raté ses lancers, et a même crié "SHUT UP!" en rentrant au banc, visiblement agressé par le contraire du concept d'équipe, ce que les fans de Montréal devraient comprendre. Ils sont plus intelligents que ça. 

C'était décevant. Pas de la part de Caufield, de la part de la foule. Laissez-le tranquille. Il le fera ou pas ce 50e but, mais ne placez pas davantage l'éclairage sur le #13. Les autres clubs savent qu'on va lui refiler la rondelle pour qu'il y arrive. Après tout, c'est vraiment lui qui en aura marqué 50 cette année, car si il y arrive, il l'aura fait 50 fois contre un gardien. Nathan MacKinnon, seul joueur de la LNH qui le devance au chapitre des buts, a marqué 6 de ses 52 buts, dans des filets déserts. Ça ne fait donc que 46 buts contre des gardiens à battre. On sait déjà que CC est plus honorable que lui à ce chapitre. Si il n'y arrive pas, rien de grave non plus. L'important en ce moment, est de n'avoir aucun blessé en prévision des séries qu'on est certains de faire. 

De plus, pour ma fête, l'amoureuse et nos enfants m'ont fait, (se sont faits aussi) le cadeau de m'offrir des billets pour le match de jeudi contre Tampa Bay. 

On l'a commandé pour ce soir là, son 50e. 

Pour le 5 minutes d'ovation debout qu'on fera alors. 

D'ici là, on va le huer pour avoir demandé à la foule de fermer sa gueule.

(...) 

Mais non, on ne le huera pas, enfin j'espère, sinon on est des vrais cons. Mais si on est capable de huer Brisebois parce qu'on trouve qu'il ne se reproche pas assez à lui-même en entrevue et parle comme si il était efficace sur la glace, ce que personne ne voyait plus,  c'est qu'on a une finesse du regard qui ne se trouve pas partout dans la LNH. PEUT-ÊTRE que ce soir (hier), contre les Panthers, il sera hué chaque fois qu'il touche la rondelle pour avoir demandé de la fermer à ceux qui se ruinent pour les applaudir. 

Mais cessons de scander "Caufield Caufield", ça n'aide personne. Ne soyons pas Homer Simpson. Soyons plus intelligents. 

Aimons bien, nos Canadiens. 

Même si il est, Étatsunien.   

Soyons l'adulte dans la salle.

Même si le cerveau d'une foule est souvent décrite comme ayant la maturité de celui d'un enfant. 

Oh! et limoger Patrick Roy avec si peu de matchs à jouer, le payer encore 2 ans, fallait à la fois en avoir plein de le cul de sa personnalité de marde, et à la fois être atteint de panique. 

mercredi 1 avril 2026

Panique ou Pas ?

C'était 5 défaites sur les 6 derniers matchs que venaient de subir les Golden Knights de Vegas. Il est probable que le vestiaire de Bruce Cassidy était perdu. On ne l'écoutait plus. De plus, avec Ottawa, Vegas a probablement le pire capitaine de la LNH actuelle. Un immature. Mais donnons-le à Mark Stone, il a déjà gagné la Coupe comme capitaine de ce club. Mais qui était son entraineur alors ? Bruce Cassidy. 

Le directeur gérant Kelly McCrimmon a été baveux de limoger, avec 8 matchs à jouer, et l'assurance de participer aux séries éliminatoires, son entraineur chef. Mais aussi de le remplacer par le fielleux John Tortorella. Ce style est relativement dépassé. Comment un génération Z comme Jack Eichel ou Mitch Marner pourra encaisser le tempérament bouillant de ce boomer ? Stone est aussi millénial. Endure-t-on encore les chiens qui jappent dans la LNH ?

Il est peu commun de renvoyer son entraineur ou son DG avec quelques matchs à jouer à la saison en cour. Pour un club éliminé, pas tellement. On a déjà hâte à l'an prochain, pourquoi ne pas essayer un interim tout de suite  qui pourrait placer les semences des pouces de demain ?  Ce qui est plus rare encore, c'est quand le club est déjà qualifié pour les prochaines séries. Et qu'on vire celui qui vous a aidé à vous y rendre. 

Plus souvent qu'autrement, c'est autour de fin novembre, décembre ou janvier qu'on change de guide. Ou encore on attend la fin ou l'entre saison. Du mouvement de fin de saison, pour les gagnants, c'est cacher Patrick Laine et ses 8 millions sur la liste des blessés à long terme, même si il est "malade imaginaire" depuis près d'un mois. Mais si Montréal fait les séries, ce qu'ils sont très près de se garantir, vous pouvez parier qu'il sera au minimum des jeux de puissance en séries éliminatoires. Peut-être même juste là. Chez les perdants, quand on bouge comme ça, c'est parce que l'équipe s'effondre.  Et qu'on veut créé un choc qui secouera le temple. Ici, le temple des Chevalier Dorés. 

Rares sont les succès qui suivent le genre de geste posé par l'état major des Golden Knights. Les Kings de 2012 avaient virés Terry Murray dès décembre pour le remplacer par Darryl Sutter. L.A. allait remporter ensuite, le jour des 42 ans de mon amoureuse, gagner la première Coupe Stanley de l'histoire de la concession, contre les Devils du New Jersey, en 6 matchs. Et ce, après avoir aussi battu les 3 première positions de la Conférence de l'Ouest, Vancouver, St-Louis et Phoenix. Ils n'avaient rien volé. Le remplacement était un succès, mais dès Noël. 

En 2009, les Flyers de Philadelphie limoge John Stevens pour le remplacer par Peter Laviolette. Ce dernier était derrière le banc des Hurricanes quand ils ont gagné leur unique Coupe Stanley, en 2006. Il atteint, dès 2010, la finale avec les improbables Flyers, dans une cause perdante, contre les Black Hawks de Chicago. Laviolette a le talent d'être un des seuls 4 entraineurs à avoir amené en finale leur club, derrière le banc de trois équipes différentes (ou plus). Il est entraineur de Nashville quand Pittsburgh les bat en finale, en 2017. Scotty Bowman avec St-Louis, Montréal, Buffalo et Detroit, Dick Irvin avec Toronto, Montréal et Chicago et Mike Keenan avec Philadelphie, Chicago, les Rangers et la Floride sont les trois autres. 

Mike Keenan est d'ailleurs l'un des derniers modèles d'entraineurs "fouetteurs" comme John Tortorella. Je ne dis pas qu'il faille ne jamais se choquer contre les joueurs, mais Babcock, Keenan, Quinn, Tortorella, sont/étaient de l'école des :

"JE VAIS VOUS PARLER FORT PARCE QUE JE GAGNE COMME ÇA!". 

Et il aura quand même un peu raison. Entre 2015 et 2021, il a fait des Bluejackets de Columbus un club compétitif et est même devenu l'entraineur là-bas, combinant le plus de victoires de la jeune concession. Il a gagné le Jack Adams remis au meilleur entraineur en 2017, faisant gagner 50 matchs sur 82 aux Bluejackets, et était derrière le banc quand Columbus a balayé le Lightning de Tampa Bay. en séries, alors que ceux-ci n'avaient pas enlignés 3 défaites de suite dans une saison exceptionnelle où ils avaient terminés premiers au classement général. Causant, bien entendu, la surprise. Depuis 2022, il a fait partie de la reconstruction des Flyers de Philadelphie derrière le banc, jusqu'à l'année passée. 

En 2000, Lou Lamoriello avait réuni ses leaders en mars afin de leur demander si Robbie Ftorek était l'homme pour les amener à la Coupe. Scott Stevens, Martin Brodeur, Ken Daneyko, Patrick Elias, Scott Gomez, Claude Lemieux, Bobby Holik, Scott Niedermayer, et la réponse unanime avait été un mou "pas tellement". Lou avait alors choisi de remplacer Ftorek qui avait quand même fait obtenir au club une fiche de 41-25-8. On l'avait alors remplacé par l'assistant entraineur, qui n'a jamais voulu être autre chose qu'entraineur des défenseurs, ou assistant, Larry Robinson. Qui avait ensuite mené le club à sa seconde conquête de son histoire, face aux Stars de Dallas. Robinson est derrière le banc dans les trois rôles, pour leurs trois Coupes, redevenant assistant dès la saison suivante, et signant son nom sur leurs conquêtes de 1995 et 2003. 

On connait aussi l'histoire des Blues de 2019. Qui avait placé par interim l'assistant entraineur Craig Berube dès novembre, au poste d'entraineur-chef. St-Louis avait terminé 32e sur 32 le 31 décembre suivant. Mais gagnerait l'unique Coupe de l'histoire de la concession, en juin suivant. 

Ça, se sont les quelques succès. Mais en général, l'impact est minimal. Le choc souhaité est un cri désespéré dans un couloir peut-être vide. Et avec un court écho.  On a un regain momentané, mais une sortie rapide des séries est souvent ce qui suit. Les Panthers limogent Gerard Gallant en Novembre 2016, après seulement 22 matchs, mais Tom Rowe, ne fera pas mieux que .500 derrière le banc. Les Islanders les éliminent en première ronde. 

Du succès passé la date limite des échanges avec de tels changements ? Inexistants. Le système collectif  est installé chez les gagnants. Faire un changement comme Vegas l'a fait relève, selon moi, davantage du pari. 

So Vegas.

Ce qui fonctionne souvent, c'est la résurgence d'un gardien dans le dernier droit. Cam ward en 2006, Jonathan Quick en 2012, Marc-André Fleury avec Pittsburgh, Braden Holtby à Washington, Andrei Vassilevskiy à Tampa, Carey Price face à Vassilevskiy, Sergei Bobrovski en Floride. 

C'est justement le problème le plus important des Golden Knights. Akira Schmid est l'un des 4 gardiens utilisés cette saison, et celui qui a le plus joué, 34 fois. Adin Hill le suit avec 26 matchs. Il a son nom sur la Coupe déjà, lui. Carter Hart a gardé 12 matchs et Carl Lindbom, 6. Pas beaucoup de stabilité et la meilleure moyenne de buts par match des 4: 2.59 buts par matchs. Schmid.  

Je ne me rappelle plus qui a été élu Première étoile de la LNH, la semaine dernière...il me semble que c'était un gardien qui va très très bien...

...Toujours un bon signe dans le dernier droit de la saison. Mais c'était pas Schmid, ici à gauche. 

Changer d'entraineur ? un peu le contraire. Mais Tortorella a gagné son premier match, contre Vancouver. 

Les Leafs ont à leur tour mis fin au contrat de leur DG Brad Treliving, dont l'image ne s'est jamais détachée de ce terrible échange de Mitch Marner, le meilleur marqueur du club l'an dernier, échangé contre pas d'équivalent à court terme.  L'embauche de Brandon Carlo est aussi un échec. La saison des Leafs, premiers de la division Atlantique l'an dernier, avant-dernier au moment d'écrire ceci, est aussi, un lourd échec.

Mais ils y sont abonnés depuis des années. Changer de directeur gérant, quand le club est  assuré éliminé, c'est plus fréquent. On veut un gars rompu aux habitudes et visées du club pour les choix du repêchage de l'été et le marché des joueurs autonomes de juillet. 

7 1/2 clubs sont assurés d'être en séries: Colorado, Dallas, Minnesota, Tampa Bay, Caroline, Anaheim et Buffalo, ainsi que Montréal, à 99% de les faire. 

Ça laisse de la place pour 8 autres clubs parmi Edmonton, Vegas, Utah, Pittsburgh, et Boston, assurés de les faire à plus de 90%,  et Seattle, San Jose, Los Angeles, Columbus, les Islanders, les Sénateurs ou les Wings, tous moins certains, mais 3 de ceux-ci, y seront, ça c'est certain. 

Panique à Vegas selon moi. Mais en séries, comme toujours, on verra...     

mercredi 25 mars 2026

32 Victoires en 40 Matchs (ou plus!)

Avant de vous parler de la course aux séries, j'aimerais vous parler, à nouveau, des impressionnants Sabres de Buffalo. Qui viennent de connaitre, au moment d'écrire ceci, un des 10 meilleurs 40 matchs de l'histoire de la LNH.

En 2022, l'Avalanche du Colorado, comprenant les grands talents de Cale Makar, Mikko Rantanen, Nathan MacKinnon, Gabriel Landeskog, Valeri Nichuskin, Devon Toews, Nazem Kadri, Arturi Lekhonen et Darcy Kuemper, allaient gagner 32 matchs sur 40 en seconde moitié de saison, et terminer ainsi au 2e rang de la LNH, 3 pts derrière les Panthers de la Floride au classement général de la fin de la saison. Mais premiers de la Conférence de l'Ouest. Les faisant jouer contre les Prédateurs en première ronde des séries, Prédateurs qu'ils balaieront en 4 matchs. En 2e ronde, Colorado perdra le second match 4-1 contre St-Louis, et le 5e, 5-4 en période supplémentaire sur un but de Tyler Bozak, avant d'éliminer les Blues en 6 matchs. En demie-finale, l'Avalanche balaiera les Oilers en 4 matchs, le dernier gagné à l'arrachée, alors que Colorado perdait 3-1 et 4-2, avant de remonter à 5-5. Forçant la supplémentaire, et un Arturi Lekhonen qui allait répéter le même exploit que la saison précédente en marquant le but envoyait son club en finale. L'Avalanche allait obtenir la 3e Coupe Stanley de l'histoire de sa concessions, freinant la possibilité de trois conquêtes consécutives pour le Lightning de Tampa Bay. 

En 2013, les Penguins de Pittsburgh gagne 32 matchs sur 40, dont 15 de suite, au mois de mars, devenant le tout premier club, et encore l'unique, à connaitre un mois parfait de 15-0. Ils ont débuté leur série de victoires par un gain de 7-6 en période supplémentaire contre les Canadiens de Montréal, le 2 mars, et ont gagné leur dernier match 2-0, le 30 mars, contre les Islanders. L'offensive des Sidney Crosby, Evgeny Malkin, Kris Letang, Chris Kunitz, Pascal Dupuis, James Neal, Matt Cooke, Brendon Sutter, et même Jarome Iginla allait impressionner dans cette saison de 48 matchs, écourtée par un lockout, mais la défensive aussi, car dans la série de victoires consécutives, Marc-André Fleury et Tomas Vokoun n'ont accordé que 9 buts dans les 10 dernières victoires de leur série de 15. Ils termineraient second au classement général spécial cette année-là, avec 36 victoires en 48 matchs. Le même total de victoires que les Black Hawks, qui termineraient premier, mais qui avaient 5 matchs perdus en surtemps, contrairement à zéro pour les Penguins, et seulement 7 défaites. Chicago gagnerait la 5e Coupe Syanley de l'histoire de la franchise et Patrick Kane en était nommé le récipiendaire du Trophée Conn Smythe. Pittsburgh, après avoir éliminé les Islanders et les Sénateurs, allait perdre en 4 matchs contre les Bruins de Boston, en demie-finale. 

 

En 2023, les Bruins de Boston battent le record de points au classement général, aidé de l'ère de la distribution potentielle de 3 pts par matchs, avec quand même des chiffres impressionnant de 135 pts. 22 de plus que les Hurricanes, au second rang du classement général. David Pastrnak, Patrice Bergeron à sa dernière saison, Brad Marchand, Pavel Zacha, David Krejci, aussi, à sa dernière saison, Hampus Lindhlom, Charlie MacAvoy, Jake deBrusk, Taylor Hall allaient aider les Bruins à gagner 32 matgchs en 40, mais en séries, manqueraient de souffle, en se faisant éliminer en première ronde par les Panthers de la Floride. Les Golden Knights de Vegas gagne la Coupe cette année-là.    

En 1982, les Islanders de New York au coeur d'une dynastie de 5 ans, allaient aussi gagner 32 matchs en 40. Et gagner leur 3e Coupe Stanley consécutive (de 4), au final. Les hommes de Al Arbour étaient Mike Bossy, Bryan Trottier, John Tonelli, Clark Gillies, Denis Potvin, Anders Kallur, Billy Smtih, Bob Bourne, Duane Sutter, Brent Sutter, Anders Kallur Bob Nystrom ou Stefan Persson. En séries, NY batterait Pittsburgh en 5 matchs en première ronde, sur un but en surtemps de John Tonelli. Il avait aussi marqué le but égalisateur qui portait le score à 3-3 après avoir tiré de l'arrière 1-3. En 2e ronde, on éliminait les Rangers en 6 matchs. Et en demie-finale, mes Nordiques chéris, en 4. En finale, ils affronteraient les Canucks de Vancouver, qu'ils battraient aussi en 4 matchs. Mike Bossy, ayant marqué dans 12 des 19 matchs des séries, totalisant 27 pts en 19 matchs, allaient gagner le Conn Smythe. 

 En 1945, l'année de cette fameuse photo, les Canadiens de Montréal comprenant Rocket Richard, à seulement 23 ans, Elmer Lach, Toe Blake, Buddy O'Connor, Dutch Hiller, Butch Bouchard,  Fern Gauthier, Bill Durnan et Leo Lamoureux, allaient gagner 32 matchs en 40, dans une ligne à 6 équipes, qui ne jouaient que 50 matchs dans la saison. En série toutefois, Montréal ferait patate en se faisant éliminer en première ronde par les Maple Leafs de Toronto, en 6 matchs, et après une victoire de 10-3. Ils auraient au moins l'honneur de pouvoir dire qu'ils avaient été éliminés par ceux qui allaient gagner la Coupe cette année-là. Contre Detroit. Oui, Toronto a l'a déjà gagnée.  

Dès cette année, et c'est ce qui a inspiré la chronique, les Sabres de Buffalo de 2025-2026. Ils ont signé 32 victoires en 40 matchs. Entre décembre et le 19 mars dernier. Du 9 décembre au 31, on a égalé le record de la franchise avec 10 gains consécutifs, se terminant par une victoire de 4-1 contre Dallas le 1er janvier, suivie d'une défaite face aux Bluejackets. Tage Thompson a brillé sur cette séquence avec 14 pts en 10 matchs. Une seconde séquence de 8 victoires de suite est aussi survenue en mars. Lindy Ruff fait un travail extraordinaire, mais le club le plus jeune de la LNH impressionne sans arrêt cette année. Ou du point de vue des gardiens Ukka Pekka Luukkonen, Colten Ellis, Alex Lyon, au contraire, on les as fait, les importants arrêts. 

  En 1978, les Canadiens de Montréal se remettaient d'une des meilleures fiches de l'histoire de la LNH, avec une saison de seulement 8 défaites, en 80 matchs. En 1978, ils ont 2 défaites de plus. Et gagneront 33 natchs sur 40 avec les talents de Guy Lafleur, Jacques Lemaire, Steve Shutt, Larry Robinson, Ken Dryden, Rejean Houle, Yvan Cournoyer, Pierre Mondou, Pierre Larouche, Guy Lapointe, Serge Savard, Bob Gainey et Scotty Bowman derrière le banc. Montréal terminerait la saison avec un (record alors) total de 129 pts, 16 pts devant Boston. En séries, Mtl élimine Détroit, en 5 matchs, Toronto, en 4, et Boston en 6, en finale, pour une 3e conquête de suite, de 4, et avec Larry Robinson, gagnant du Conn Smythe. C'était la 21e conquête de cette précieuse Coupe.   

En 1996, les Red Wings de Detroit sont le club de l'ère moderne avec la meilleure fiche, 33-5-2, sur une période de 40 matchs. Quand je parle de l'ère moderne, je parle post-expansion de 1972. Parce que tout de suite après les Wings, vous aurez une puissance de 1971. Avec la même fiche sur la même période de 40 matchs. L'équipe comprenant les talent de Steve Yzerman, Sergei Fedorov, Paul Coffey, Vyachezlav Kozlov, Igor Larionov, Niklas Lidstrom, Keith Primeau, Dino Ciccarelli, Vyacheslav Fetisov, Chris Osgood, Mike Vernon, Vladimir Konstantinov allaient obtenir une fiche de 12-0-1 en mars, deux fois 9 victoires de suite, obtiendrait 62 victoires pour terminer premier avec 131 pts, brisant leurs records de concession, et à domicile, seraient presque parfaits avec une fiche de 36-3-2. En séries, on élimine les Jets en 6 matchs, en première ronde. Les Blues en 7 sur le plomb de Steve Yzerman en double surtemps. Mais perd en 6 matchs contre ceux qui iraient gagner la Coupe, leurs ennemis de toujours, l'Avalanche du Colorado. 

En 1971, les Bruins de Boston de Phil Esposito, Bobby Orr, Johnny Bucyk, Ken Hodge, Wayne Cashman, Ed Johnston, Gary Cheevers, John McKenzie, Fred Stanfield et Derek Sanderon terminerait la saison avec 121 points, premiers de la LNH. qui comptait alors 14 clubs dont les Golden Seals de la Californie. Ils obtiennent aussi une séquence de 40 matchs avec une fiche de 33-5-2. Mais Montréal, qui ira aussi chercher la Coupe Stanley contre Chicago, élimine Boston en 7 matchs, dès la première ronde. 

En 1930 ,les Bruins de Boston sont quand même l'un des clubs les plus remarquables de toute l'histoire de la LNH. Ils terminent la saison premiers avec 77 pts en 44 matchs, 26 gros points devant Montréal. Clooney Weiland, Dit Clapper, Dutch Gainor, Bill Carson, Tiny Thompson, Marty Barry, Eddie Shore sont les fers de lance du club de Art Ross. Qui établi un record avec ses 38 victoires en 44 matchs. Dont une fiche de 35-4-1 sur une période de 40 matchs. En finale, qui ne se jouait qu'en 2 de 3, Boston perd face à leurs éternels rivaux, les Canadiens de Montréal, 0-3 et 3-4. 

Pour gagner la Coupe Stanley vous devez en gagner 16 sur une possibilité de 28. Ou moins. 

Vancouver, Toronto, Rangers, Flames, Chicago sont techniquement éliminés des séries. 

Seattle, Jets, Blues, Panthers, Devils, Caps ont moins de 10% de chances d'y accéder. 

Philadelphie et San Jose ont respectivement 15 et 11% de chances de faire les séries. 

Les Islanders, les Kings et les Prédateurs ont respectivement 32, 42 et 57% de chances de faire les séries.  Détroit, 42% aussi.

Ottawa a 76% de chances. 

Boston, 65% 

Edmonton, Columbus et Pittsburgh ont plus de 80% de chances de les faire. Montréal 92%

Anaheim 99%, Vegas 87%, Utah 93%

La Caroline, les Sabres, le Lightning, le Wild, l'Avalanche, les Stars, sont déjà qualifiés pour l'après saison.