mercredi 9 septembre 2026

La Ligue Nationale, Tout de Suite

Pour certains ça fonctionne, pour d'autres pas. 

Une fois repêché par un club de la LNH, le saut tout de suite dans le grand club pour les choix de première ronde, sans jamais passer par le club-école est inconsiemment souhaité. Souvent, ce sont les superstars comme les premiers choix, Auston Matthews, Connor McDavid, Connor Bedard, Macklin Celebrini qui réussissent à le faire. Mais des fois on joue les dés. Comme avec Juraj Slavkovsky. Premier choix ? on est resté surpris. Lui le premier, d'être repêché premier d'abord. Mais bon, on lui a fait confiance. Et avec un peu d'orgeuil, on a pas voulu l'envoyer dans le club-école.  Ses 4 saisons dans la LNH, il les as fait TOUTES dans la LNH. Et si la première saison, on l'a pensé fragile et pas prêt, parce que vite blessé, et ne jouant que 39 matchs, l'an dernier, on se félicitait de lui avoir fait gagner confiance suffisamment pour qu'il marque 30 buts. Une des deux affirmations étaient probablement vrai. Il n'était peut-être pas toujours prêt pour le train qui allait le forcer à lever la tête. 

Qui fera le saut directement dans la LNH cette saison selon vous ?

Ça dépend toujours de l'alignement et de l'espace qu'y a dedans. Est-ce vraiment utile d'avoir un grand talent sur le 3e, 4e ligne ? Ou un excellent gardien trop sur le banc, comme réserviste ? 

Malte Gustafsson, défenseur suédois repêché au 13e rang cette saison par les Islanders de New York, a déjà confirmé qu'il continuerait son parcours junior (il n'a que 18 ans) en Suède après l'expérience du camps d'entrainement. Qui seront tous commencés pour la plupart à la fin de cette semaine. Ssmedi, les premiers matchs hors concours, pré-saison. 

Mais plusieurs autres voient leurs choix faire le saut tout de suite. Ou espèrent. 

Gavin McKenna des Maple Leafs. 

Pas mal assurément. On a pas remplacé Mitch Marner l'an dernier, un marqueur de 100 points. Qui en fait seulement 80 l'an dernier, à Vegas, mais 29 autres en séries éliminatoires. En 22 matchs. Ce sont des chiffres que faisait Gavin McKenna dans les rangs collégiaux. Un premier choix de Ligue, est souvent prévu dans l'alignement pas mal vite. Gavin a sa fenêtre d'opportunité. Il a la mobilité, l'habileté d'être souvent bien  positionné au bon moment. Avec Tavares ou Matthews, il aura de l'huile dans le moteur et les Maple Losers sont chanceux de ne (peut-être) ne pas à avoir à attendre, 3 ou 4 ans de reconstruction. C'est peut-être déjà McKenna qui sera dans les patins de l'ancien #16. La situation lui est idéale.

Ivar Stenberg des Sharks.

L'ailier a été le second choix de la LNH. Il aurait un tir redoutable, une bonne protection de la rondelle qui lui ferait garder la rondelle longtemps et une bonne tête de hockey selon les experts. Il arrive aussi dans la bonne équipe, déjà peuplée de jeunes excellentes pousses en Macklin Celebrini ou Will Smith qui pourraient l'aider à en faire un candidat sérieux au titre de la recrue de l'année 2026-2027. Si il craque le top 6 des attaquants, il pourrait être dangereux. 

Caleb Malhotra des Canucks.

Papa derrière le banc osera-t-il faire un peu de népotisme ? Seulement 7 fois dans la LNH, un papa a été entraineur de son fils. Lester Patrick a été entraineur et de Lynn et de Muzz Patrick, avec les Rangers. Sid Abel a coaché son fils Gerry avec Detroit.  Boom Boom Geoffrion a entrainé son fils Dan, avec les Canadiens. Lynn Patrick a ensuite, à son tour, été entraineur de Craig, avec les Blues de St-Louis. Bill Dineen a entrainé son fils Kevin, avec les Flyers. Dave Lowry a été entraineur par interim de son fils Adam, avec les Jets. Rod Brind'amour a été entraineur de son fils Skyler, avec les Huricanes, mais Skyler n'est pas encore régulier de la LNH. Caleb le sera tout de suite ? 

Alberts Smits des Rangers.

Quand NY a repêché le défenseur gaucher letonnien de 6'3, au 5e rang de la LNH, ils savaient qu'il pourrait probablement se faire une place à le ligne bleue, pour le club du Madison Square Garden. Il joue avec une confiance extrême en avantage numérique et si il transporte cette confiance dans la LNH, il sera général de leur ligne bleue assez vite. Il pourrait même soutirer le poste de Matthew Robertson, qui venait tout juste de se le gagner après 4 ans de formation dans les mineures. 

Viggo Björck des Jets.

Si on perd assurément Connor Helleybuck, on gagnera peut-être ce centre repêché au 8e rang de la première ronde par Winnipeg. C'est le meilleur espoir des Jets depuis longtemps. Son lancer est puissant et laisse peu de chance aux gardiens. Surtout en avantage numérique. Il est rapide, précis, et souvent en dangereuse position de marquer. Il pourrait même penser être centre #1. Il a quitté Djugarden, en Suède, ce qui veut dire que si il ne craque pas l'alignement d'ici un mois, il sera du club école. Plusieurs recruteurs pensent qu'il pourrait tout de suite faire le grand saut. 

Nikita Klepov des Ducks.

L'ailier droit d'origine russe mais qui a joué son hockey dans la OHL, pourrait déjà penser 6 premiers attaquants d'Anaheim. Il a marqué. 97 points dans la OHL l'an dernier. Premier marqueur de la Ligue. Presque plus de 40 buts. Ce qui est bon signe, un centre qui la passe d'abord et non un "shoot first". Il s'était entendu avec Michigan State mais s'est ravisé pour un contrat de la LNH. Il croit donc aussi en lui. Il sera à Anaheim ou à Saginaw l'an prochain. Cutter Gauthier étant encore incertain, Pat Verbeek a un automne chargé. Il a été repêché 15e au dernier repêchage. Peut-être qu'il attend de voir si Klepov peut compenser pour Gauthier. Mais quand Verbeek attend trop...on sait ce que ça ne lui va pas bien.  

Adam Novotny des Canucks.

Il est peut-être celui qui a le moins de chance de faire le grand club de la première ronde, mais Vancouver a été si mauvais l'an dernier, ils pourraient choisir de faire beaucoup de place aux talents nouveaux. L'ailier gauche est rugueux, solide sur les bandes, et aux Championnats du Monde Junior, il se montrait dangereux, dérangeant, et provoquant souvent des chances de marquer pour son club. Qui était la Tchéquie.

6 entraineurs débuteront la saison avec leur club pour la première fois dans un mois.

Le triste Mike Babcock fera ses débuts, remplaçant Kris Knoblaugh, à Edmonton. Babcock, plus ou moins banni, fait un retour, lui qui n'a pas sévi dans la LNH depuis 2019. 

Les Leafs offrent la croix à porter sur la colline à Jim Hiller, remplaçant de Craig Berube. Hiller avait terminé la dernière saison avec les Kings, et le club avait au moins fait les séries. Perdant toutefois en première ronde, face à l'Avalanche. Le nouveau DG John Chayka, lui aussi plus ou moins banni de la LNH pour triche passée, en fait sa première embauche comme entraineur et souhaite qu'il stimule un club qui en a toujours besoin.

Peter Laviolette sera celui qui sera entraineur à la place d'Hiller, à Los Angeles. Ce sera son 7e club dans la LNH, après Boston, les Islanders, les Hurricanes et leur première Coupe Stanley en 2006, les Flyers, les Caps et les Rangers. 

Manny Malhotra fera-t-il une place à son fils qu'il a été accessoire à choisir au 3e rang du dernier repêchage ? Il fait des débuts comme entraineur remplaçant Adam Foote. 

À Vegas, Bruce Cassidy sera remplacé par Ryan Craig qui était entraineur de leur club-école. 

Avec 4 matchs à jouer, Patrick Roy avait été remercié à la fin de la dernière saison. Lamoriello tient à ce que Peter deBoer, qui avait alors pris sa place, solidifie la défensive du club. Déjà terne de défensive. C'est peut-être Lamoriello qui devrait penser retraite. Les fans de NYI aimeraient peut-être du spectacle.

Jon Cooper est l'entraineur le plus ancien, débutant sa 13e saison dans la LNH. Toutes avec Tampa Bay.

Jared Bednar est le second plus ancien. Entraineur de l'Avalanche. Commencera sa 10e saison.


Rod Brind'amour, dernier entraineur à soulever la Coupe Stanley, entamera la prochaine saison encore avec les Hurricanes. Sa 8e dans la LNH.   
André Tourigny commencera sa 5e saison, unique entraineur de l'Utah, commencera sa 5e saison et Martin St-Louis, sa 4e avec les Canadiens. 

Seuls les 2 derniers n'ont jamais gagné de Coupe avec le club dont ils étaient l'entraineur, parmi les plus 5 plus expérimentés.

mercredi 2 septembre 2026

Roger Neilson

Né a Toronto en 1934, il sera, comme mon papa, professeur d'éducation physique. Spécialiste du hockey et du baseball. À 32 ans, il débute une carrière d'entraineur. Dans la Ontario Hockey League, comme entraineur chef de Petes de Peterborough, alors club-école des Canadiens de Montréal. Nous sommes en 1966.

En 1968, il est remarqué par sa grande intelligence. Remarquant que le livre des règlements de la OHL ne fait aucune mention du gardien de but quand survient le moment d'un lancer de punition, il en profitera. 

Dans un match contre leur rivaux d'Ontario les Marlboros de Toronto, un lancer de punition est accordé à Frank Hamill, des Marlboros. Neilson retire son gardien Pete Kolsek et choisit de placer son imposant défenseur de 6'3 Ron Stackhouse devant le filet pour affronter Hamill. Ça fait rigoler tout le monde qui pense que ce sera un but facile. Mais dès que ça débute et qu'Hamill franchit la ligne bleue, Stackhouse charge vers lui lui soutire la rondelle et la tire à l'autre bout de la patinoire. Toute l'équipe des Marlboros s'indigne et s'agite. Mais de quel droit ?...

D en G moyenne de .1000

Neilson a le livre des règlements en main, il le montre à l'arbitre qui ne peut qu'admettre que l'obligation d'un gardien de but pour affronter le lancer n'est pas mentionnée. Tant que le réglement reste ainsi, Neilson a en tout à fait le droit. Il le refera 6 fois, et toujours avec Stackhouse. Qui sera 6 en 6. Jamais il n'y aura but. 

Les réseaux sociaux et les moyens de communication sont plus lents en 1968, aucun autre club ne prends le temps de l'imiter, mais à la fin de la saison, c'est su. La OHL, mais aussi la LNH, dont le règlement ne fait pas mention non plus du gardien de but, ajuste le texte des règles de leurs circuits. Il les force à réécrire le livre encore, alors que le pointage fait mener son équipe par un but, et qu'on a retiré le gardien, et que son club à lui à deux punitions, avec moins de 2 minutes à jouer. Réalisant qu'il ne peut pas jouer avec moins de 3 joueurs, et voulant briser leur tempo, à toutes les 10 secondes, il met un 4e joueur sur la glace, forçant un arrêt de jeu. Et brisant le tempo adverse. 

Neilson sera souvent formidable comme ça. Celui qui pense toujours "hors de la boîte". J'adore ces David Lynch gens. Il était gardien de but, lorsque plus jeune, et il est reconnu que les gardiens de buts sont les plus "artistes" de chaque club. 

Il restera 10 ans dans la ville de Peterborough, où il y aura une maison jusqu'à sa mort. Il travaille aussi en parallèle, l'été, à l'Université de Windsor et est si original, qu'il fait même du hockey...en Israël. 

En 1972, avec les Petes, son équipe gagne la finale en 3 matchs contre aucun revers face aux 67's d'Ottawa. Parmi les Petes, un Bob Gainey de 17 ans, et comme gardien #1, Mike Veisor, qui en a 19. Parmi les 67's, Denis Potvin, Wayne Merrick, Blake Dunlop et Michel "Bunny" Larocque comme gardien #1. Ils ont même un joueur qui se nomme Ron Bobbette. Oui, Bobbette. 2 B comme 2 fesses. Neilson et ses Petes perdent en finale les 2 saisons suivantes, mais il sera suffisamment intéressant pour la LNH pour que la CHL (Central Hockey League) s'intéresse à lui et lui offre un poste d'entraineur en 1976. Il ne fera qu'un an avec les Hawks de Dallas, mais sera entraineur de Bruce Boudreau, Mike O'Connell, Randy Hoyt, Randy Carlyle, Mike Palmateer et Mike Veisor. 


En 1977, il est engagé pour relever Red Kelly, dans la LNH, à la barre des Maple Leafs de Toronto. Il brille dès le départ. Toronto élimine en 2 matchs les Kings de Marcel Dionne, Butch Goring ou Dave Taylor, élimine les dangereux Islanders de Trottier, Bossy et Potvin en 7 matchs, dans un match en surtemps où Lanny MacDonald tranche le débat. Dans le carrée d'As de manière inattendue, les Leafs feront face aux Canadiens de Montréal mais sont liquidés en 4 matchs. Il ne sera entraineur des Leafs que les 62 premiers matchs de la saison suivante, le directeur gérant, qui sera confirmé sénile avec le temps, Harold Ballard, le congédie, insatisfait de sa fiche, 3 victoires sous la barre de .500. Neilson est alors reconnu comme celui qui invente encore deux choses. 

Il serait celui qui aurait le premier proposé à ses gardiens de faire de la neige le plus près de la ligne rouge possible et devant le filet, dans l'enclave, pour rendre la glace plus rugueuse. et afin de ralentir une rondelle qui voudrait y glisser facilement. Il est aussi celui qui demande à son gardien, en fin de match, dans une cause perdante par un but, de laisser son bâton sur la ligne rouge des buts, avant de revenir au banc, afin d'offrir une sorte de bloc quand même, forçant la LNH à préciser ses règles. Les Sabres de Buffalo savent reconnaitre son talent et l'engage comma assistant entraineur, de Scotty Bowman. Le tandem fonctionne à merveille car un an après avoir perdu en première rondes des séries, on atteint le carrée d'As, éliminant coup sur coup, Vancouver et Chicago avant d'être éliminés par NYI.

L'année suivant, Scotty lui laisse le poste d'entraineur, mais reste son patron, car directeur gérant. Et comme il a la main lourde sur ce que fait Neilson, Roger préfère se retirer après une saison. Amicablement. Il introduit alors quelque chose de nouveau, encore, les études après les faits, en faisant des révisions sur vidéo alors que tout est de plus en plus télévisé. L'ère de l'image nait avec les années 80. 

À sa première saison à Vancouver, il vit de grandes choses. Il est d'abord assistant entraineur d'Harry Neale, pendant toute la saison. Mes Nordiques chéris d'alors seront impliqués dans son avenir. Le 20 mars, dans un match où Québec créé l'égalité 3-3 en fin de partie, au Colisée de Québec, le minable Tiger Williams s'en prend au "dur" Peter Stastny. Le meilleur joueur des Fleurdelysés. Une échaffourée s'ensuit, et de la foule, un bien-connu-dans-sa-famille Pierre Fournel, assène un coup de point à Williams, ce qui fera réagir du banc des Canucks Marc Crawford (oui, lui), Doug Halward, Curt Fraser, Kevin McCarthy et leur soigneur Larry Ashley. Montant dans les gradins, Halward, entre autre, martèle Fournel de ses poings et l'arbitre Bruce Hood, comme d'habitude, perd le contrôle. 

L'entraineur Harry Neale sera suspendu pour 10 matchs. Durant cette période, c'est Neilson qui sera l'entraineur chef. Et comme il garde une fiche de 9-0-1, on le garde à ce poste, pour les séries. Neale reviendra comme directeur gérant durant l'été, des mêmes Canucks. Mais avant ça, Neilson brille.

Son club sous sa gouverne, balaie les Flames en première ronde, bat les Kings en 5 matchs, en 2e ronde, élimine Chicago en autant de matchs au carrée d'As et atteint la finale pour la première fois de l'histoire de cette concession. Qui a 12 ans. C'est là, pour la première fois, que j'entends parler de Neilson. J'ai 10 ans. Les séries carburent à une chanson qu'on fait jouer à la radio et en aréna pour le gardien Richard Brodeur. Mon père ratera une réunion scolaire de parents où en fin de réunion, on dira "d'habiller les enfants propres et de bien les peigner, ce sera la photo protocolaire de classe". Mon père manque cette info. Nous serons deux à ne pas être si coquet pour la photo. Mais je suis le moins pire des deux. L'autre, un des 4 élèves (nous sommes en 1982) dont les parents sont séparés, sa mère ne pouvait pas s'y rendre, son père n'était plus dans le décor. Cet élève est arrivé avec un gilet noir montrant Ozzy Osbourne et sa pochette Bark at the Moon sur le devant, avec des manches longues blanches. Moi, j'étais hyper couété-je-viens-de-me lever et avait un cotton ouaté d'une école de hockey qu'on m'a fait porter à l'envers car rien n'était dans mon dos. On a essayé de me peigner mais au final, j'ai bien des couettes rebelles quand même. On se fait remarquer nous aussi. À notre manière.

Vancouver ne battra pas les Islanders en pleine dynastie, perdant même en 4 matchs. Mais Neilson se fait remarquer. Dans la série contre Chicago, en désaccord avec les arbitres, Neilson avait agiter une serviette blanche afin de donner signe qu'il lançait un drapeau blanc à cette guerre envers les officiels. Les joueurs de son équipe ont fait de même en plaçant une serviette au bout de leur bâton. Les arbitres en ont eu assez, l'on expulsé du match. 

Mais la foule a aimé. Les fans des Canucks avaient tous une serviette blanche en main pour les deux matchs à domicile. Une tradition qui a parfois été copiée dans la NHL mais dans d'autres sports aussi.

L'année suivante, on perdra en 2e ronde, contre Calgary. Il sera limogé après 49 matchs la saison d'après, après seulement 48 matchs et 17 victoires, mais les Kings vont tout de suite le chercher pour les 28 matchs qui suivent. Il ne sera que temporaire en Californie, il accepte le poste d'assistant. avec les Black Hawks de Chicago. Jusqu'en 1987. Il est surnommé Captain Video tellement il y est associé. Il sera entraineur des Rangers où son club atteindra 2 fois la 2e ronde, et une fois la première seulement. 

Il est limogé à sa 4e saison là-bas. Une saison avant la Coupe historique des Rangers. 

Il sera le premier entraineur des Panthers de la Floride, deux ans, des Flyers trois ans, et des Sénateurs 2 matchs, quand Jacques Martin lui laisse le poste pour atteindre un chiffre rond. Avec les Panthers, comme avec les Rangers, en 1993, le club se rend en finale la saison suivante avec ce qu'il avait bâti les saisons d'avant. Neilson se sait maintenant condamné par la maladie. 

Roger Neilson était brillant. Mais n'aura jamais son nom sur la Coupe Stanley. Il aurait été le premier à retirer son gardien en fin de période qui ne serait pas la 3e période, afin de tenter de marquer avec 4 secondes ou moins à jouer, en faveur d'un 6e attaquant. Ce, à quoi la Ligue a dit "oui, pourquoi pas ?".

Son 1000e matchs dans la LNH, il prend sa retraite tout de suite après, sera de manière très convenable, contre les Maple Leafs de Toronto. Bouclant la boucle. 

Neilson a été intronisé au Temple de la Renommée de la LNH, dans la catégorie des bâtisseurs. 

Car de toute évidence, il en a changé l'univers quand même. 

Atteint d'un cancer, il décède en juin 2003, 5 jours après avoir eu 69 ans.

Il devenait entraineur dans la Ligue Centrale il y a 50 ans, cette année.    

mercredi 26 août 2026

12 Transactions Sous Le Radar Qui Pourraient Surprendre

Chaque saison comprend sa part de changement d'alignement pendant l'été.

Il y a les gros échanges, les grosses signatures, les tentatives de vol, on parle souvent des 6 premiers attaquants ou des 3 meilleurs défenseurs de son club pour la saison à venir. Mais les autres sont tout aussi importants, souvent plus, afin de la sauce prenne comme il faut, chacun jouant son rôle comme Nikolaï Ehlers l'a fait avec les Hurricanes, Pat Maroon l'avait fait avec Tampa Bay, Dustin Penner l'avait fait avec Anaheim. Ce dernier, à la fois à sa première saison dans la LNH, et en 2012, avec les Kings, allait il inscrire son nom sur la Coupe, de manière éternelle, en comprenant le rôle utile qu'il avait à jouer avec son club. 

Les clubs n'ont pas tous la même stratégie d'approche. Mais justement, aucun club n'a aussi la même lecture du jeu qu'est le hockey. Et parfois, c'est les gars qui passent sous le radar qui sont l'ingrédient magique qui fera d'un vestiaire, une bande de gagnants. 

Voici 12 échanges qui sont peut-être passés sous le radar, qui devraient peut-être passer sous le radar, mais qui pourraient aussi surprendre.

Mavrik Bourque, Prédateurs de Nashville.

L'ex Star de Dallas est passé à la capitale de la musique country le 1er juillet dernier, avec le défenseur Ilya Lyubushkin en retour de choix de 2e ronde en 2027 et de 3e ronde en 2028. Mavrik n'a que 24 ans. Quand on a ce prénom, papa ou maman, ou les deux, ont adoré Top Gun, en 1986 et le son du prénom du personnage principal. On ne peut pas être excessivement vieux et ses parents ont autour de mon âge. Étaient adolescents quand ce film a été lancé. Notre fils a 27 ans, notre fille, 23. Notre fils a un ami de son âge qui se prénomme aussi, Maverick. Son père a confessé le lien Top Gun. Il est aussi policier, donc familier avec les armes feu, et a toujours aimé le son. Dallas était trop content de faire de l'espace salarial pour Jason Robertson, mais Nashville encore plus de mettre la main sur cet ailier émergent. Il vient de produire les meilleurs chiffres de sa carrière avec 20 buts et 41 pts, jouant absolument tous les matchs chez les excellents Stars. Cette production, et cette confiance de son entraineur, en fait un atout important pour les Prédateurs. Il a été choisi joueur le plus utile en 2024 dans l'AHL, menant la Ligue avec 77 pts au sommet de marqueurs. Et peu maintenant penser être du top 6 des Predz. 

6 ans, 33 millions. Nashville lui dit "Reste ici, garçon".  

Jordan Kyrou, Capitals de Washington.

Bon, un marqueur de trois saisons de 30 buts ou plus peut-il être considéré "sous le radar" ? Peut-être pas. Mais peu ont parlé de cette chouette acquisition de Wash. Qui n'est pas Wach du tout! St-Louis a reçu Connor McMicheal, l'espoir Milton Gastrin et le 16e choix du dernier repêchage. Il vient de connaitre une saison de 18 buts seulement, et de 46 pts. Mais Il a joué 10 match de moins, et n'est revenu au meilleur de sa forme. Et ne jouait pas avec Ovi ou le gros Wilson. À 28 ans, il pourrait redevenir le marqueur de 30 buts de 2023, 2024 et de 2025.

Mario Ferraro, Jets de Winnipeg.

Il ne fait pas bon être Jets de nos jours avec un gardien super étoile qui demande à quitter les longues nuit du Manitoba. Ferraro est le contraire d'une superstar. Il est discret. dans les buts, les passes et les points, mais peu, à 27 ans, aider comme défenseur au niveau des coups d'épaules et des coups de poings. Il ne se gêne pas pour défendre ses coéquipiers. Et 3 ans à 12 millions devraient le stimule pour donner le meilleur de lui-même pour des fans qui sont toujours fidèles au club.  Le natif de Toronto a joué les 82 matchs de la dernière saison, comme Shark, bloquant 150 lancers, marquant 7 fois, et totalisant 23 pts. Il jouait en moyenne 21 minutes par match et était précieux en désavantage numérique. Les fans l'aimeront sur 84 matchs.

Nick Paul, Maple Leafs de Toronto.

Son arrivée n'a pas généré la même attention que celle de Gavin McKenna, bien entendu. Les acquisitions de Darren Raddysh et Sergei Brobovsky ont aussi ennuagé son arrivée. Le natif de Mississauga revient chez lui. Il a 31 ans, est fiable défensivement, et il avait marqué 2 buts, pour TB, pour éliminer les Leafs, au match #7, dans la première ronde des séries de 2022. Les Leafs se sont rappelés de son utilité quand ça compte. Il n'a obtenu que 15 points en 51 matchs. Parfois blessé, mais aussi laissé de côté. Il pourrait surprendre dans le ville de perdant. Arrivant d'un club de gagnants. TB.  

 Jaden Schwarz, Avalanche du Colorado.

34 ans, 3 saisons à 9,75 millions, après 5 saisons à Seattle et presque constamment blessé. On le dit désormais en forme. Aura-t-il gardéle rythme de la LNH ? Voilà un candidat au Bill Masterton. Il arrive dans un club puissant et parmi les favoris pour gagner la prochaine Coupe. Il n'a joué qu'une fois en série, pour Seattle, mais avait totalisé 10 pts en 14 matchs. Mais il a une bague de la Coupe, celle des Blues de 2019. Et arrive dans un club qui a plusieurs joueurs avec cette même bague. De 2022. Si il peut rester en santé, on aura besoin de son potentiel offensif. Toujours possible, avec des bons joueurs autour de lui. Il a fait 54 pts en 59 matchs l'an dernier, dans un bon club, le Wild. Il peut être constant. En santé.

Matt Zuccarello, Kings de Los Angeles.

Pari peu risqué pour L.A. Il a du flair en avantage numérique mais on ne compte pas sur lui pour guider l'offensive. Quinton Byfeld aura le rôle de premier centre cette année et Adrien Kemp, Alex Laferrière ou Kevin Fiala sont les fers de lance, en offense. Si il peut offrir 40 ou 50 points, ce sera déjà bien.

Olen Zellweger, Sabres de Buffalo.

Après avoir envoyé Bowen Byram aux Hawks, les Sabres ont vite tourné la page afin de miser sur un autre jeune défenseur de seulement 22 ans, en Olen Zellweger, qu'ils ont eu des Ducks, en retour de l'espoir Anton Wahlberg et du 45 choix du dernier repêchage. 22 pts en 76 matchs. Mais on le dit extraordinairement rapide sur patins, et 5e à ce niveau après Matthew Schaefer, Cale Makar, Jake Sanderson et Quinn Hughes. Excellent compagnie quand même. Il se démarque aussi avec un contrôle de 53,5 % de tentatives de lancers contre son équipe, à 5 vs 5. Valeur immense pour un D, ce qui le classe au sommet de la LNH pour cette stats. Son arrivée pourrait être très remarquée à Buf. Pas bof du tout.

Jamie Olesiak, Canucks de Vancouver.

Le géant de 6'7 ne transformera pas les Canucks en potentiels gagnants de la Coupe, ni même en participants en séries. Mais pour les 2 prochaines années, il peut être très important pour la reconstruction du club. 112 mises en échec l'an dernier et 106 tirs bloqués. Sa présence physique sera appréciée par Manny Malhotra. Lui-même, 6 pieds 2. Olesiak peut collectionner les minutes sur la glace. 

Ryan Shea, Oilers d'Edmonton.

29 ans, donc expérimenté, et pourrait stabiliser une défensive inégale. Ce n'est pas la plus spectaculaire des signatures pour Edmonton, mais ce sont 5 ans qu'on lui a promis sur papier. Ils est pensé pour remplir les souliers de Darnell Nurse. Donc de jouer potentiellement de longues minutes. Il pourrait même être la calme présence arrière, derrière le très offensif Evan Bouchard. Il pourrait être important.

Oliver Bjorkstrand, Rangers de New York.

Il n'a fait que 32 points en 80 matchs l'an dernier, à Tampa Bay. On lui a fait confiance. A-t-il encore du jus ? Il a marqué 20 buts ou plus 6 fois en 11 saisons. Et avant l'an dernier, c'était dans 6 saisons sur 7 de suite. Celle où il n'a pas atteint les 20 buts, c'était quand même 18. En 56 matchs. En 2024, en Kraken, c'était 59 points qu'il totalisait. Dans un club en perpétuel brassage de cartes comme NYR, qui ne pensent pas faire les séries encore cette saison, il pourrait redevenir le gars de plus de 20 buts. Il aura du temps de glace.

Anthony Mantha, Devils du New Jersey.

Anthony a probablement la saison la plus "prouves-moi que t'es capable " de cette liste de nouveaux arrivants. Au NJ, il sera beaucoup plus sollicité offensivement qu'à Pit. Où il vient de connaitre sa meilleure saisons dans la LNH, avec 33 buts et 63 pts, ne manquant qu'un seul match lors de la dernière saison. Il sera Diable Rouge deux ans (sur papier). Restera-t-il un marqueur de plus de 25 buts. NJ a besoin de buts. Jack Hughes est un redoutable fabricant de jeu. Nico Hischier aussi. Mantha en est à son 6e club à seulement 24 ans. Il a du format à 6.5. Pourrait prendre son envol.

Nick Robertson, Penguins de Pittsburgh.

Il a finalement quitté Toronto qui ne savait pas l'utiliser. Il n'a que 24 ans, donc encore beaucoup de temps devant lui pour se prouver aussi bon qu'il impressionne en camp d'entrainement. Il a quand même connu sa meilleure saison l'an dernier, dans un club pas bon, avec 16 buts et autant de passes pour 32 pts en 78 matchs. Le contexte importe en ce qui le concerne. Toronto, tout est sous la loupe. Avec Sid ou Gino, Nick peut faire gros. Kyle Dubas est un ancien Leaf. Pas un gagnant, mais il l'a eu sous les yeux longtemps. Le pari pourrait être pour Pittsburgh, fort intéressant. 

Pour terminer, trois gardiens qui pourraient bientôt bouger.

Connor Helleybuck c'est pratiquement certain. Il ne peut pas être Jets. Il a clairement envie d'ailleurs. Mais qui veut vider 4 à 5 joueurs pour Connor ?

Jordan Binnington a déjà gagné et la Coupe, et à l'international, pour le Canada. Mais à St-Louis, il ne gagne pas. Il ne serait pas surprenant qu'il soit monnaie d'échange afin de reconstruire les Blues. Un renouveau pour le bouillant gardien pourrait lui être bénéfique. Son contrat se termine en fin de prochaine saison.

Finalement, y a t il encore une place pour Samuel Montenbault, à Montréal ? Comment on va gérer le trio Sam/Jakob (Dobes)/et Jacob (Fowler) ? 

Y a aussi des maths à faire. Si la LNH annonce en novembre qu'un 33e club fera son entrée dans la LNH, d'Austin, au Texas, en Novembre prochain, (ce qui e$t trè$ po$$ible, Gary aime le$ $ou$ et le trè$ riche pro$pecteur qui $erait proprio en a tout plein) faudra protéger un seul gardien et si Montréal en a 2 trop jeunes trop bons...

...enfin, y a de la gestion et du calcul à faire.

Comme ces 12 mouvements de personnel prétendent peut-être être en train de faire. 

 Ça restera à wère. 

mercredi 19 août 2026

5 Équipes avec des Décisions Financières Importantes

Dans quelques 6 semaines, la première saison de 84 matchs depuis 1993-1994, débutera.

Quelles équipes feront face à un défi salarial l'été prochain ? Qui est à l'aise sous le cap salarial ? Nikita Kucherov Qui demandera la lune l'an prochain et quels seront les impacts sur l'organisation qui l'engage ?

5 Franchises face à 5 question différentes. Pour la saison à venir et la suite.

Les procrastinateurs:

Les Ducks d'Anaheim. 

Pat Verbeek s'est fait battre de vitesse par Daniel Brière dans le dossier Leo Carlsson. 18 millions pour le jeune de 21 ans, on s'en rappellera longtemps. Peuvent-ils maintenant signer Cutter Gauthier ? Ils n'ont que 9 millions de possibilités d'investissements et Gauthier, qui a un an de plus et qui a terminé devant Carlsson chez les marqueurs de Ducks, est agent libre avec restrictions et à signer. Toujours.

Rappel drastique aux gérants de la LNH de ne pas trop attendre pour resigner leurs jeunes joueurs de moins de 27 ans qui auraient joués moins de 7 saisons dans la LNH. Gauthier a été le meilleur buteur et le meilleur pointeur d'Anaheim l'an dernier, à 9 buts de 50. L'été prochain avec les fins de contrats de Chris Kreider et Alex Killhorn ce seront 13 millions qu'ils auraient alors de plus Que se passera-t-il entre les deux ? Et que serait le deal à offrir à Gauthier avec Beckett Sennecke à resigner en juillet ? Quels messages devraient on envoyer  ? Échanger Kreider et Killhorn pour signer Gauthier ? Et éventuellement, Sennecke ? Peu importe les mouvements des Ducks, Verbeek a de nombreuses raisons de se pencher sur la table à dessin. Calculatrice en main. Gauthier a refusé 13 millions par année, lundi. Anaheim sue de grosses gouttes chaudes pour sa lenteur dans les négos. 

Les brillants:

Les Canadiens de Montréal.

Vraiment, bravo Kent Hughes. Gérant de l'année avant même qu'elle ne débute. Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovksy sont tous 3 signés sous la barre des 8 millions pour les 4 prochaines saisons parce que signés ainsi au bon moment, à long terme. L'été prochain Ivan Demidov pourrait devenir le joueur le plus payé du club à 9.5 millions (disons). Signer Lane Hutson longtemps à 8.85 millions l'an dernier est un véritable vol. Avec ses gestes intelligents, pas de question d'argent pour 2026-2027. Le club pourrait connaitre une sensationnelle saison si tous le monde reste en santé. Montréal a encore 9.78 millions de lousse. Pourrait bouger. Hâte de voir ça aller.

Les parieurs:

Les Stars de Dallas. 

Un contrat d'une seule saison pour Jason Robertson a simplement mis un tapis sur le feu. Il reprend dès l'été prochain. Ce sont 40-45- 50 ? buts par année qu'on se gène à payer. C'est un pari afin de voir si Tyler Seguin a encore du jus et demanderait plus que le 9.85 millions qu'il touchera cette année. On pourrait choisir de le laisser partir en juillet. Ou avant. Dallas est l'un des 3 clubs actuels qui défoncent le plafond salarial en prévision de la prochaine saison. Ils devront bouger peu importe. avant le premier match. Mais ce ne sont que 1,36 millions à faire disparaitre. Pour Vegas et Toronto, les deux autres clubs, ce sont respectivement 8,66 millions et 2,75 millions à faire disparaitre. 

Son frère Nick, si mal géré par les Maple Leafs, sera Penguin l'an prochain. Et si il devenait il fleurissait auprès de Sid et Gino ? Les Penguins pourraient se magasiner un autre Robertson d'ici l'été prochain ? 

Ce sera intéressant de voir comme Jim Nill, gérant du club, au Texas, négociera tout ça.

Les jongleurs de chiffres:

L'Avalanche du Colorado.

Joe Sakic a un gros été 2027. Il le sait et s'est déjà débarrassé des gros sous donnés exagérément à Valeri Nichuskin. Il aura à signer Cale Makar. Cale a vu Lane Huston se faire "piéger" jusqu'en 2034 à 8.85 millions. Voudra-t-il gagner moins dans ses poches pour que son club soit meilleur ? On s'attend à plus de 9 millions de sa part. On projette que c'est justement 9 millions de plus que le cap salarial sera, l'an prochain. Ça ne pourrait pas couvrir ce qu'il demanderait alors. Brent Burns, Nicolas Roy, Arturi Lekhonen et Scott Wedgewood seront à resigner l'été prochain ou à perdre dès le premier juillet. Ils seront sans restrictions. Quelques 10 millions de libre. Donc +9 l'été prochain, 19$ ? Si les 4 partent. Veux-t-on que les 4 partent ? Ce sont des rôles clés dans le club. Faudra les remplacer. Jongleries à prévoir.

Les leaders du marché:

Les Sharks de San Jose.

C'est drôle comment être dernier si longtemps fait de vous parfois, les premiers quelque part. Mais ceci explique cela. Quand vous repêché souvent parmi les 5 premiers de la LNH à chaque repêchage depuis presque 10 ans, forcément, y a du jeune talent formidable qui poussera dans votre jardin. Il n'y a pas si longtemps, on avait trop d'argent et on était forcé d'aller chercher le contrat de Carey Price pour atteindre le minimum à investir durant la saison. On sait désormais pourquoi il était important de le faire pour Mike Grier.

Il n'a pas chômé cet été et à resigné Macklin Celebrini pour en faire le joueur le plus payé de la LNH dès juillet 2027. L'avenir est requin. Il n'avait pas à le faire avant l'été prochain mais en le faisant tout de suite, Il se permet de réfléchir pendant un an sur Will Smith et Micheal Misa qu'il aura à l'oeil. Sans pression. Comment garder ce jeune trio talentueux intact pour mieux pospérer ?  Ou devrait on le garder intact ? 

Je l'ai déjà dit, je crois que SJ, cette année, fera les séries. Avec Macklin comme capitaine.vous y croyez ? Moi je leur souhaite. Pour les jeunes. 

Des questions intrigantes pour les 6 prochaines semaines