Né le 13 décembre 1969, à Pskov, en Russie, à 16 ans, avec deux amis du même âge, Pavel Bure et Alexander Mogilny. Il évolue alors pour l'
HK CSKA de Moscou dans une Ligue Russe. En 22 matchs, le club termine premier dans la première partie de la saison, avec 20 victoires, 1 défaites et un match nul. Nous sommes au milieu des années 80. Il obtient 12 pts. 6 buts et autant de passes.
Pavel Bure nait à Moscou le 31 mars 1971, et ne jouera que 5 matchs à 16 ans avec le même club, marquant 1 but et une passe. Un an après Sergei.
Alexander Mogilny nait le 18 février, à Khabarovsk, en 1969, et jouera à 16 ans, la même première année que Sergei, avec le même club. Pas surprenant qu'avec ces trois seuls talents, le club ait si bien fait, le temps qu'ils y jouent. Mogilny jouera 28 matchs, totalisant 15 buts...et une seule mention d'aide. Ce qu'on appelle dans le métier un "shoot first". Bure sera pareil.
Jusqu'à leurs 19 ans, Sergei et Alexander joueront pour le CSKA. L'URSS existe toujours. Fedorov totalise 29 pts à sa dernière saison, Mogilny, qui joue aussi jusqu'à ses 19 ans, obtient 22 pts à sa dernière saison là-bas, mais c'est Pavel qui impressionne, à sa dernière saison, à 18 ans, il obtient 46 pts dont 35 buts.
En 1991, l'URSS s'effondre.
Le dictateur Putin essaie de la faire revivre.
En 1989, le recruteur européen des Red Wings Jim Devellano consulte alors le jeune Steve Yzerman qui a joué contre Fedorov en tournoi internationaux pour lui demander si il en vaut la peine et quand celui-ci lui dit "il est meilleur que moi", Detroit en fera son choix de 4e ronde, le 74e du repêchage. À cette époque, les joueurs Soviétiques ne quittent pas leur pays. On ne les repêche donc pas très vite. Crantifs de faire des choix inutiles. Les Canadiens de Montréal avaient perdu un de leur choix en repêchant un âgé Vladislav Tretiak. En 1988, les Sabres de Buffalo avaient été plus baveux encore en repêchant Alexander Mogilny 89e. Un # qu'il retiendra. Pavel Bure sera repêché 113e, par des Canucks différents d'aujourd'hui, des Canucks qui avaient du flair, en 1989 aussi.

En 1989 toujours, aux États-Unis, le tournoi des World Juniors présente la ligne Mogilny, Fedorov, Bure, dignes successeurs de la mythique ligne d'URSS, Krutov, Larionov, Makarov. En 7 matchs, ils gagnent la médaille d'or avec une fiche de 6 et 1. Mogilny est nommé joueur du tournoi. Il sera aussi le premier à fuir l'ex-URSS pour l'État de New York. Où il portera le #89 pour Buffalo. Contre les Nordiques, il marque à son tout premier 20 secondes sur glace, à 20 ans, alors que les Sabres fêtent leur 20e anniversaire dans la LNH. Il connaitra une première saisons en dents de scie car il est apeuré par l'avion à prendre si souvent, et doit vaincre cette peur qui lui fera rater de nombreux matchs. En 65 matchs, il totalise quand même 43 pts. Il fera toujours mieux dans ses 3 saisons suivantes. 64 pts, dont 30 buts, 84 pts, dont 39 buts et un magique 127 points, ce qui le fait terminer, non pas premier, mais 7e meilleur compteur de la LNH, derrière, Mario Lemieux, son centre, Pat Lafontaine, Adam Oates, Steve Yzerman, Teemu Selanne et Pierre Turgeon. Il termine meilleur marqueur de buts avec 76, ex-aequo avec Selanne. Il marquera 32 buts la saison suivante et 19, la saison du Lock-Out.

Les Sabres voudront payer plus grassement Lafontaine et Dominik Hasek et choisissent gauchement d'échanger Mogilny aux Canucks, avec un choix de 5e ronde qui sera Todd Norman, en retour de Micheal Peca, Mike Wilson et un choix de première ronde des Canucks, qui sera Jay McKee. Il y connait une première saison de 55 buts et de 107 pts. Il a une saison suivante de 31 buts. Puis deux saisons de 45 points. Il a joué 47 matchs, obtenu 38 pts, en 1999-2000, avant d'être envoyé aux Devils avec lesquels il fait 6 pts en 12 matchs et 7 autres en séries pour signer son nom sur la Coupe Stanley. Il fera 43 buts et 83 pts la saison suivante, sa dernière au NJ. Excessivement rapide, et fin marqueur, il sera trois ans Maple Leafs et encore 34 matchs Devil avant de se retirer. Après avoir été un des seuls 7 joueurs à marquer 70 buts ou plus dans la LNH au moins une fois.

Pavel Bure portera mon # préféré, le 10. Il joue ses 7 premières saisons avec les Canucks. Il est d'une rapidité redoutable. Sa première saison de 60 points, en 1991-1992, alors que le marché Européen et l'éclatement de l'URSS facilite les défections, lui vaudra le trophée de la recrue de l'année dans la LNH. Il marque 34 fois. La saison suivante, Il explose avec 60 buts et 110 points. Il fait la même chose la saison suivante, encore 60 buts et 107 points. Mais cette fois, il est bougie d'allumage en séries éliminatoires et les Canucks atteignent la finale pour la seconde fois de leur histoire. En 24 matchs il totalise 31 points. Mais les Rangers ont le meilleur sur Vancouver. Ce sera le plus haut total d'un joueur Russe en série, jusqu'à Evgeny Malkin en 2009. La saison écourtée du lock-out lui fait faire 20 buts et 43 pts. Et la suivante, blessé au genou, il ne joue que 15 matchs, mais totalise 13 points. Cette année-là, on va chercher son ami Alexander Mogilny. Bure a toujours voulu porté le #96 pour honorer le mois et le jour de son arrivée en Amérique du Nord. Mais Pat Quinn n'approuvait pas les haut #. On lui donne le droit quand Mogilny arrive, lui qui avait toujours porté jusqu'alors le 89. Et Bure a eu des disputes de contrat, on le veut heureux. Il joue 63 matchs la saison suivante, toujours ennuyé par les blessures, et totalise 55 pts, dont 23 buts. À sa dernière saison à Vancouver, il marque 51 buts, et totalise 91 pts. Il ne s'entend pas avec le DG Brian Burke, en 1997 et choisit de commencer la saison en post-soviétie. Le président Biélorusse essaie de l'appâter avec la promesse d'un salaire de 4 millions par année exempté de taxes. Mais Bure refuse. Il ne jouera pas dans la LNH avant la saison 1998-1999, où Vancouver le faite passer aux Panthers en janvier 1999, en compagnie de Bret Hedican, Brad Ference, et un 3e choix qui deviendra Robert Fried en retour d'Ed Jovanovski, Dave Gagner, Mike Brown, Kevin Weekes et leur 1er choix de 2000, qui sera Nathan Smith. En 11 matchs, il marque 13 fois, fait 16 points, Mais s'arrache encore le genou. Et rate le reste de la saison. On le signe quand même pour 5 ans et opton d'un 6e saison.

À sa première saison en Floride, il marque 58 buts, et 94 points. Il gagne le récent trophée Rocket Richard remis au meilleur buteur de la Ligue. Il sera aussi surnommé, le "Russian Rocket". Il gagne le même trophée la saison suivante, avec 59 buts (et 92 pts). Les Panthers le consulte pour aller chercher des Flames. son jeune frère Valeri. Mais Pavel se blesse à l'aine et ne joue que 56 matchs. Marquant quand même 22 fois et totalisant 49 pts. en mars 2002, avant l'heure limite des échanges, il passe aux Rangers, en compagnie d'un choix de 2e ronde qui sera Lee Falardeau, en retour d'Igor Ulanov, de Filip Novak et de 2 choix qui seront Petr Taticek et Ron Globke. Il y fera 12 buts en autant de matchs et 20 points. La saison suivante sera sa dernière dans la LNH, il joue 39 matchs, marque 19 fois et a 30 points, les blessures le rendant désormais impossible à rendre utile sur glace.

Sergei Fedorov est l'un des premiers à fuir son pays, alors la Russie, pour joindre les Red Wings et être moteur important d'une dynastie naissante. Il y jouera 13 saisons consécutives, y gagnant la Coupe Stanley pas moins de 3 fois. Y connaitra 8 saisons de 30 buts ou plus, dont 56 en 1994, année où il rafle 3 trophée, le Hart, remis au joueur le plus utile de la LNH, le trophée Frank J,Selke remis au meilleur attaquant défensif, un trophée qu'il regagne deux ans plus tard et le Lester B.Pearson remis au meilleur joueur tel que voté par l'association des joueurs. 4 fois en séries, il totalise 20 points ou plus (et une fois 19), et connait une saison de 120 points et une autre de 107. Anaheim élimine Détroit à sa dernière saison avec Detroit. Ça impressionne Sergei suffisamment pour signer avec eux comme agent libre et y jouer la saison 2003-2004. Y fera 31 buts et 65 points. Une année de grève passera. Il ne joue que 5 matchs comme Duck en 2005 et est échangé aux Bluejackets, avec le 5e choix de 2006, qui sera Maxime Fréchette, en retour François Beauchemin et Tyler Wright. Payant pour Anaheim qui gagne son unique Coupe avec eux deux, un an plus tard. Sergei connait des saisons de 43 et de 42 avec Columbus, et n'a plus joué un match de séries éliminatoires depuis Detroit, alors que pendant 13 ans, il en avait toujours été. Et toujours très utile. Il joue 50 matchs en 2007-2008 avec les Bluejackets, totalise 28 points, avant de passer aux Capitals de Washington, contre les droits sur Théo Ruth. Qui ne jouera jamais dans la LNH. En 18 matchs, il totalise 13 pts en 2008. Avec un Alex Ovechkin de 21 ans qui marquera 65 buts et totalisera 112 points. Il rejouera trois rondes de séries sur deux ans avec Was. Après 52 matchs, la saison suivante, et 33 points, il choisit de se retirer et de jouer les trois prochaines saisons dans la KHL.

Son #91, était choisi parce qu'il n'aimait pas avoir un zéro dans son dos, et que 1991 allait marquer la fin de sa première saison. un regard avenant vers le futur. Ce # a été retiré en son honneur le 12 janvier dernier par les Red Wings.
Les trois joueurs seront tout simplement formidables dans la LNH.
Pour des raisons de dopage institutionalisé, et pour les punir de l'invasion en Ukraine, la Russie (et les Biélorusses) sont interdits d'athlètes aux Jeux Olympiques. On refuse de les intégrer puisqu'ils sont toujours en train d'envahir illégalement l'Ukraine.
Voici l'équipe des Jeux qu'on avait anticipé pour cette année:
A
Kucherov-Kaprizov-Panarin
Demidov-Barbashev-Ovechkin
Svechnikov-Malkin-Dorofeyev
Marchenko-Nichushkin-Michkov
Buchnevich-Voronkov
D
Sergachev-Zadorov
Provorov-Orlov
Zub-Gavrikov
Mintyokov-Nikishin
G
Vasilevskiy
Bobrovsky
Sorokin
Les meilleurs gardiens, sans contredit. `
Sans plus.
Mais Montréal avait atteint la finale de la Coupe Stanley contre Tampa Bay avec pas mal juste un gardien.
Premier match du Canada aux Olympiques, demain. Contre la République Tchèque, à 10h40 du matin. Heure d'ici.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Les arbitres seront en contact avec Toronto afin de consulter la reprise vidéo en ce qui concerne votre commentaire. Vous serez publié bientôt n'ayez crainte (à moins d'être parfaitement incohérent).