Mais pour les équipes, inutile de rappeler que les Blues de St-Louis étaient 32e sur 32, le 31 décembre 2018, avant de gagner la Coupe Stanley, en 2019. L'unique de l'histoire de leur concession. Une Coupe devenue historique par cette anecdote.
Après vous avoir parlé de la foule la semaine dernière, j'ai envie de vous parler des joueurs, hors glace. Il n'est pas facile de se gérer hors glace quand on est rendu puissant d'argent soudainement. Les jeunes (et moins jeunes) commettrons de gaffes. Comme Ivan Demidov. Qui n'avait pas compris le système de points sur son permis de conduire. Il avait perdu 3 points en février dernier, à Trois-Rivière, pour excès de vitesse, et 3 autres, sur Bonaventure, pendant l'été, pour la même chose. Il ne lui en restait que 4. Blessé il a du temps, et il a roulé à 110 dans une zone de 70. Idiotie de 20 ans. Excès suffisant pour lui faire perdre ce qui lui restait. Mais comme son excès de cet été, sur Bonaventure, a été payé par le directeur de la sécurité des Canadiens de Montréal "sans le consentement de Demidov" (qui n'a pas signé en plaidant coupable) on lui a retiré cette infraction. Il lui resterait donc encore 3 points...PFFFF! privilège du petit millionnaire.
J'espère qu'il a appris un peu. Le Canadien a un départ ordinaire cette saison et c'es majoritairement parce qu'ils sont jeunes. Ça se voit chaque match. Des erreurs de jeunes.
L'an dernier, à Ottawa, Shane Pinto, 22 ans, a appris le 26 octobre, donc alors que la saison était encore toute jeune, qu'il était suspendu sans salaire pour les 41 matchs suivants pour avoir enfreint la politique de la LNH sur les paris sportifs. Joueur Étatsunien, n'ayant pas encore sa citoyenneté au Canada, il a partagé son compte aux États-Unis à des amis afin qu'ils parient pour lui, là-bas. On dit qu'il n'a pas parié sur les matchs de la LNH. Que l'erreur était de bonne foi. C'est un parti tierce qui a géolocalisé Pinto au Canada alors que les gains se faisaient aux États-Unis. Il aurait parié baseball, basket et football, des sports plus "Étatuniens". Il a assumé son erreur sans porter appel. Une erreur de jeunesse aussi.
Mais ce qui commence à ressembler à une bourde aussi, c'est la décision du gardien des États-Unis Connor Helleybuck, de vouloir se faire échanger des Jets. Il avait l'intention de passer à un autre club, mais en annonçant qu'il ne jouerait plus à Winnipeg, les Jets n'avaient plus le gros bout du bâton dans les négociations avec les autres clubs. Qui savent tous que si il ne bouge pas, ce sont les Jets qui paieront le 7.5 millions qu'il commande. "Tant pis si vous ne voulez pas de notre offre" peuvent dire tout le monde. "C'est toi le désespéré qui garde un malheureux".Voilà aussi pourquoi la direction des Jets a choisi de suspendre Helleybuck a qui il reste encore 5 ans (avec cette année) de contrat à ce prix. Helleybuck pensait revenir le 2 octobre, au début de la saison, mais les Jets ont dit non. Et contre toute attente, vont assez bien. Au moment d'écrire ceci, ils ont 10 pts en 8 matchs et sont à 1 pt de l'Avalanche, 2 du Mammoth et 3 du Wild.
Ils n'ont pas besoin de ce cancer des É-U devant leur filet.D'autant plus qu'il était très fier de poser avec le pédoprésident qui menace de viol le Canada à répétition, qui insulte nos intelligences avec des taxes illégales, dont on ne peut rien croire de sa bouche, et qui veut notre perte. Le sentiment de Winnipeg, c'est de garder ce vestiaire sain. Et tout ce que touche le pédoprésident, éteint le côté gagnant des appuis sportifs. C'est documenté.
D'un côté plus positif, les Flames de Calgary, qui pourtant ont de fortes chances de terminer 32e sur 32 cette saison, et sont 31e présentement, ont quelque chose de bien à offrir quand même.
Je ne le vous dirai jamais assez, le livre The Game de Ken Dryden, si vous ne l'avez pas encore lu, et que vous aimez le hockey, est une lecture obligatoire pour comprendre la psychée des gardiens de buts. Il y explique très bien que ce sont les "artistes" de leur club, les excentriques, les joueurs qui ont des tics et des rituels qu'il faudra trouver acceptables parce que la magie fonctionne (ou pas) en parlant à ses poteaux (Patrick Roy) ou en les flattant (Marc-André Fleury) il faut laisser faire et respecter. Glen Hall était convaincu qu'il devait être malade pour bien garder les buts. D'être en train de déjà combattre quelque chose. Gilles Gratton croyait fermement en la réincarnation. Et se disait blessé d'une guerre passée du 17e siècle. Daniel Bouchard croyait trop en Jésus. Braden Holtby avait un rituel chirurgicale pour sa journée qui impliquait la visualisation en tirant de l'eau au dessus de sa tête pour en observer scrupuleusement les gouttes individuelles en retomber. Pelle Lindbergh portait toujours le même gilet orange sous son équipement, si vieux qu'il en était déchiquetté, et buvait toujours un seul verre d'eau d'une marque suédoise précise entre les périodes, avec deux glaces, jamais davantage, qui ne devaient pas fondre trop vite car sinon, c'était la panique.
Et ainsi de suite.Il est attendu que le gardien de but soit le joueur le plus coloré d'une équipe de hockey.
Connor Helleybuck, si il croise une caméra qui le filme, la fixe du regard et soutien un regard de défi sans lâcher prise des yeux jusqu'à ce que la caméra se tanne de le filmer. Vous vous souvenez des entrevues d'Ilya Brizgalov ? Dominik Hasek, était aussi un bizarranimal.
Les Flames ont beau être presque garantis d'avoir une saison difficile, ils ont ce gardien de 6'5 de 29 appelé Devin Cooley, suite à son passage chez les Sharks de San Jose qui ne lui ont plus offert de contrat après 6 matchs avec eux. Il est, en entrevue, plutôt amusant. Peut-être justement parce qu'il n'a rien à perdre, à son âge, dans un club moribond, la pression n'étant pas nécessairement la même. En entrevue, il est aussi rafraichissant que l'était Marc-André Fleury, Fleury désormais à la retraite. Il semble ne pas avoir d'égo. Et est d'une spontanéité désarmante. Comique. Sympathique.
Ça fait grand bien de voir et d'entendre un Devin Cooley nous parler qu'il ne doit pas prendre conscience de son succès pour réussir, mais qu'il doit simplement réagir pour réussir.
Et une fois le match terminé seulement, prendre conscience de ce qu'il a fait.
Il se dit, candidement, pas super bon quand il se regarde jouer.Et prend conscience de son "bon match".
On comprend très bien ce qu'il veut dire. Mais il est drôle à l'expliquer. Ça fait du bien parmi leurs personnalités parfois si beiges. Cette couleur.
Dans l'univers complexe de la Ligue Nationale de hockey. Non il n'a aucun lien avec Logan Cooley.
.Les Flames, avec Cooley, ont surpris tout le monde en battant les Champions de la Coupe Stanley 3-2 cette semaine. Philadelphie aussi, gagnant son second match contre l'Avalanche ! Les Bruins, les Rangers, les Sénateurs, les Jets étonnent dans leurs 8 à 10 premiers matchs. Dallas, Montréal, Anaheim, Nashville déçoivent un peu. Sont inégaux. Mais tout est encore jeune. Parlanr de jeunes, Montréal est le club le plus jeune des 32 de la LNH. C'est donc, peut-être, explicable. Vous remarquez quelque chose parmi les clubs qui ont du succès ? Ils ont tous un nouveau capitaine (sauf les Jets). Nouveaux leaders. Et la dernière position de la LNH ?
Les Kings de Los Angeles, et bien oui, c'est le club le plus âgé.
Ceci n'explique peut-être pas ça, mais en tout cas...y a ça.
Dans un monde de Tkachuk et de Hughes, joueurs de la LNH, soyez Cooley.













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