mercredi 11 mars 2026

Pauvres & Riches

Micheal McCarron est passé des Prédateurs au Wild et a marqué dès son premier match. Jeff Petry est aussi Wild. Cole Smith est passé des mêmes Prédateurs aux Golden Knights. Tyler Myers est devenu Star de Dallas, comme Micheal Bunting. Le défenseur Nick Blanckenburg, Brett Kulak et Nicolas Roy sont devenus Avalanches. Nazem Kadri l'est aussi redevenu. Oli Maata est devenu Flames et la Mammoth a mis la main sur Mackenzie Weegar. Andrew Mangiapane est devenu Black Hawk et Colton Dach et Jason Dickinson sont devenus Oilers. David Perron et Justin Faulk sont devenus Red Wing et Warren Foegele est devenu Sénateur. 

Connor Garland, Bluejacket. John Carlson, Duck. Bobby Brink est passé des Flyers au Wild en retour de David Jiricek. Nick Foligno est allé rejoindre son frère Marcus contre de$ con$idération$ future$. Corey Perry est redevenu Lighnting. Vincent Hinostroza est maintenant Panther. Nicolas Deslauriers, Hurricane. Timothy Liljegren et David Kampf, Capitals. 

Brayden Schenn est devenu Islander. En retour, St-Louis reçoit 4 joueurs, un choix conditionnel de première ronde dès 2026, un choix de 3e ronde 2026 aussi, Jonathan Drouin et Marcus Gidlof. Bobby McMann a quitté les tristes Leafs pour Seattle. Ryan Strome est devenu Flame. Lukas Reichel, Bruin. Sam Carrick, Tanner Pearson, Luke Schenn et Logan Stanley, Sabres. 

Tout ça entre le 4 et le 6 mars dernier, 15h. Heure où je quittais le bureau et que la NHL fermait aussi le sien en ce qui concerne les échanges entre clubs pour la saison 2025-2026. 

Laissez-moi rester à Buffalo.

Que c'est triste être fan des Sabres. J'en suis. Après 14 ans sans faire les séries, 2 fois obtenant le tout premier choix du repêchage de la LNH, une culture de perdants s'y est glissé dans la tête des joueurs. Forcément, avec l'accumulation des années de misère, on a recruté et on a un club jeune. Donc prometteur. Avec le mouvement de personnel récent, Montréal n'est plus le plus jeune club du circuit. C'est désormais Chicago. Seulement 6 clubs sont plus jeunes que Buffalo. Montréal, Chicago, Vancouver, Saint-Louis, San Jose. 

Vous remarquez quelque chose ?

Outre Montréal. Buffalo est l'unique club qui fera fort probablement les séries cette saison. Et même Montréal, y a vraiment rien de certain. Ce sera une bataille jusqu'à la fin. Après un début de saison qui semblait mener facilement aux séries, les Canadiens ne sont que dans les clubs repêchés. Et chaque point compte. Boston et Columbus soufflent derrière. Et dans les clubs repêchés tu joues contre qui ? Les plus forts de la division. Si les séries commençaient aujourd'hui, au moment d'écrire ceci, Montréal jouerait contre la 2e position de la division. 

Buffalo. 

Qui a autant de points que la 1ère position, Tampa Bay, 80, mais une victoire de moins et deux défaites en surtemps de plus et 2 matchs de plus de joués que TB. 

C'est une extraordinaire saison pour Buffalo. Lindy Ruff doit se trouver dans les discussions pour le titre d'entraineur de l'année. Et pourtant, on ne veut pas y jouer. J'y reviendrai

J'ai toujours été charmé par Buffalo. C'est une ville de New York, sans être le centre-ville de NY. Dans les années 80, le fond de leur but, pour des soucis de clarté, était jaune. Ça donnait quelque chose d'exotique aux matchs à domicile. J'aimais leur gilet. Autant le chandail pour les matchs à l'étranger que le local. Sur mes cartes de hockey, on avait que le gilet foncé car le photographe semblait uniquement de Washington, unique club dont le gilet blanc était représenté en majorité. L'excellent Mike Gartner doit être le joueur des équipes adverses le plus représenté sur les cartes des autres. Danny Gare en était le capitaine entre 1978 et 1982. Son "C" était fier et fort. Comme je les aime. Son casque...exotique aussi. Et c'était un marqueur de plus de 50 buts. Moi qui en avait marqué 67 en 1982, je remarquais davantage les marqueurs de 50 buts ou plus.

Quand mes parents m'ont envoyé dans le royaume du sous-sol, et que j'avais donc accès à une télé, la nuit, quand deux étages plus haut, ça dormait, certains samedis, j'allais ouvrir cette télé et écoutait le second match de Hockey Night in Canada qui mettait en vedette Vancouver, Edmonton ou Calgary. Et qui commençait au terme des premiers matchs du samedi. 

Je me rappelle clairement un match, une rencontre à Vancouver, habillés en jaune, contre les Sabres, qui s'était terminée 2-1, au début des années 80, ou à la fin des années 70, et Craig Ramsay, leur #10, qui a toujours été mon numéro préféré (rien à voir avec Guy Lafleur) avait marqué les deux buts des Sabres contre Gary Bromley, devant le filet des Canucks.  (où n'étais-ce qu'après la première période ?). Ramsay avait aussi un casque...ésotérique. Seul dans la nuit, entre 7 et 10 ans, j'étais en pleine exploration nocturne. Un moment de grâce assurément, sinon pourquoi me rappeler de ce match? Buffalo m'a toujours plu par la suite. D'autant plus que leur joueur-concession, Gilbert Perreault, qui portait mon #11, était né dans la même ville que moi et que mon père avait même entrainé son frère chez les Vulkins. 
Et qui portait leur #22 ? oui, Lindy Ruff.

J'ai toujours eu toute sorte de raisons d'aimer Buffalo et cette année ne fait pas exception. C'est une mémorable saison pour eux jusqu'à maintenant. Le seul match de dimanche dernier (allez voir les faits saillants) contre Tampa Bay était tout simplement extraordinaire comme spectacle (et 5 à 6 batailles!)

Pourtant...Buffalo, on ne veut pas y jouer.

Patrick Kane, était joueur autonome sans compensation avec Chicago, en novembre 2023, il a choisi Detroit car il avait des liens avec le Michigan où il avait joué son hockey junior et collégial, et voulait rejouer avec Alex DeBrincat, avec lequel il s'entend encore, à merveille sur glace. Mais Kane a aussi dit qu'il voulait jouer pour un club qui avait des chances d'aller loin. Comme Buffalo trois points devant eux? Kane est originaire de Buffalo. Si j'avais été GM alors j'aurais fait des pieds et des mains pour mettre la main sur ce gagnant vétéran. Peut-être l'a t'on fait. Sans succès. 

La semaine dernière, cette stupide acceptation qu'un joueur peut refuser un échange a aussi été appliquée, contre les pauvres Sabres. Pauvres, pauvres Sabres. Le très intéressant défenseur Colton Parayko avait été échangé des Blues aux Sabres. Mais il a refusé l'échange.

Étron. Qu'il soit perpétuellement hué à Buffalo. Quel belle défensive ça aurait fait. Samuellsson/Dahlin, Byram/Power, Parayko/Kesserling. 5 défenseurs fiables. Et un jeune de 25 ans qui aurait appris de ce gagnant vétéran de 32 ans. Et Parayko restera un perdant Blues. Robert Thomas ne bougera pas non plus. Ni Shane Wright, de Seattle.

Ce  pouvoir laissé au joueur me dégoûte. Buffalo mérite de se garder quelques coups d'épaules dignes de Rob Ray, supplémentaires pour les prochains matchs contre Parayko. Snobisme Lindrossien. ARK !

Pourquoi Colton ? Pourquoi ? Stanley et Schenn à la place ? Deux D...poches ?

Pauvre Connor Bedard aussi. Quelle année dure pour lui. On l'aura ignoré pour l'équipe Canadienne Olympique alors que je crois très sincèrement qu'il aurait dû y être. Comme Celebrini, ça lui aurait fait une expérience de gagnant qui peut donner des ailes aux jeunes. Regardez Maklin cette semaine ! On a soustrait à Bedard le peu d'aide qu'il a, à Chicago. 

Les clubs les plus riches ont fait le plein, les clubs les pauvres, moins. 

Et ce n'était pas toujours relié à l'argent.  

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les arbitres seront en contact avec Toronto afin de consulter la reprise vidéo en ce qui concerne votre commentaire. Vous serez publié bientôt n'ayez crainte (à moins d'être parfaitement incohérent).