Repêcher dans la LNH est toujours en soi un coup de dé. Un mélange de flair, de chance, de maturité du joueur bien évaluée, de maturité bien évoluée aussi, d'entourage adéquat, bref la science du repêchage dans tous les sports est absolument inexacte. Trop d'impondérables.
Il reste très rare de voir des gardiens s'établir dans la LNH avant 4 ou 5 ans après avoir été repêché. Plus souvent ça prend beaucoup plus de temps. Prévoir qu'un bon gardien à 18 ans, sera établi dans la LNH, à 25 ans, est pratiquement impossible. Il dépend aussi de l'équipe et de l'organisation devant lui. Il ne va de même pour les défenseurs duquel on ne s'attend pas à la flamboyance rapide. Tous les clubs le savent et ne repêchent pas tant de gardiens dans les top 10. Spencer Knight est le premier gardien à avoir été repêché (par la Floride) l'an dernier et il l'a été au 13ème rang. Il s'agissait de la plus haute sélection depuis Jack Campbell (par Dallas) au 11ème rang en 2010. Le dernier gardien a avoir été issu du top 10 et évoluant dans la LNH, est Carey Price et ce fût il y a 15 ans, en 2005.
Voici un survol des repêchages de 2005 à 2014* comparant les trois gardiens les plus haut repêchés aux meilleurs du repêchage entier cette année-là, avec quelques commentaires de gérant d'estrades.
Que nous sommes tous.
2005:
Trois premiers gardiens repêchés:
Carey Price (5ème, par Mtl)
Tuukka Rask (21ème, par Tor)
Tyler Plante (32ème par Flo)
Meilleurs du repêchage de nos jours: Price, Rask, Jonathan Quick (72ème par LA), Ben Bishop (85ème par StL), Ondrej Pavelec (41ème par Atl)
Bon, on commence avec l'exception confirmant la règle. Price et Rask à eux seuls ont largement prouvé leur valeur là où ils ont été repêchés. Ils ont livré comme de superbes sélections. Et Quick et Bishop confirme l'une des années splendides dans le repêchage, la meilleure de toute celle dont je vous parlerai.
2006:
Trois premiers gardiens repêchés:
Jonathan Bernier (11ème, par LA)
Riku Helenius (15ème par TB)
Semyon Varlamov (23ème par Was)
Meilleurs du repêchage de nos jours: Varlamov, Bernier, Steve Mason (69ème par Cbs), James Reiner (99ème par Tor), Michal Neuvirth (34ème par Was)
4 gardiens dans la première ronde, le plus grand total des années évoquées. Mais pas la meilleure. Si Varlamov ont toujours des chiffres les gardant dans la LNH, ils n'ont plus beaucoup d'impact sur leurs clubs respectifs. Helenius et Leland Irving (26ème par Cal) n'auront joué dans la LNH que 1 seul et 13 matchs, respectivement. Mason a gagné le trophée Calder remis à la recrue de l'année trois ans plus tard, mais n'a jamais plus atteint le niveau de succès de sa première année.
2007:
Trois premiers gardiens repêchés:
Joe Gistedt (36ème par Pho)
Antoine Lafleur (48ême par NYR)
Trevor Cann (49ème par Col)
Meilleur du repêchage de nos jours: Scott Darling (153ème par Pho)
Scott Darling et absolument rien d'autre. Et pas même avec Phoenix ou l'Arizona. Surtout avec les Hawks ou la Caroline. 2007 étant la pire année d'où de bons gardiens en sont émergés. Des 20 gardiens repêchés cette année là, seulement 4 ont vu de l'action dans la LNH et Darling est le seul à avoir gardé 11 matchs ou plus. (il en a joué 126).
2008:
Trois premiers gardiens repêchés:
Chet Pickard (18ème par Nas)
Tom McCollum (30ème par Det)
Jacob Markstrom (31ème par Flo)
Meilleurs du repêchage de nos jours: Braden Holtby (93ème par Was), Markstrom, Jake Allen (34ème par StL)
Les deux premiers gardiens repêchés ont gardé (combiné) 3 matchs dans la LNH. Les deux suivants ont déçu dans la LNH. Se faisant facilement tasser par plus jeune quand ils avaient la chance de s'établir comme gardien #1. Mais le 10ême repêché est devenue une superstar. Holtby. Un exemple de calme et de contrôle de soi. Un vrai leader. Un champion de la Coupe Stanley.
2009:
Trois premiers gardiens repêchés:
Mikko Koskinen (31ème par NYI)
Robin Lehner (46ème par Ott)
Anders Nilsson (62ème par NYI)
Meilleurs du repêchage de nos jours: Lehner, Darcy Kuemper (161ème par Min), Koskinen, Nilsson.
Ce n'était pas exactement une panacée ni un flop. Les premiers repêchés ont été les meilleurs du lot. Mais ailleurs que là où ils ont été repêchés. Lehner surtout à NYI, Koskinen à Edm, Nilsson à Van et maintenant à Ott. Kuemper, repêché en 6ème ronde, a émergé comme un potentiel candidat au trophée Vézina remis au meilleur gardien de la LNH, avec l'Arizona il y a quelques saisons. Lui aussi, ailleurs.
2010:
Trois premiers gardiens repêchés:
Jack Campbell (11ème par Dal)
Mark Visentin (27ème par Pho)
Calvin Pickard (49ème par Col)
Meilleurs du repêchage de nos jours: Frederik Andersen (187ème par Car), Petr Mzarek (141ème par Det), Philipp Grubauer (112ème par Was)
Aucun gardien n'a été repêché plus haut que Campbell depuis. Celui-ci n'a toutefois jamais été à la hauteur des attentes au Texas. Si bien qu'on a dû miser sur Kari Lehtonen, Tim Thomas, Antti Niemi et Ben Bishop, depuis. Il s'est finalement trouvé une niche comme gardien #2 à LA, puis maintenant, à Toronto. Andersen, tête folle, a refusé de signer avec la Caroline, redevenant disponible au repêchage de 2012. Mzarek a commencé fort à Detroit mais a vite ralenti. Et c'est justement en Caroline qu'il semble renaître. Même si il est régulièrement nommé comme point faible pour la conquête d'une Coupe à court terme. Grubauer a sa bague de la Coupe avec Was, mais est depuis un Avalanche.
2011:
Trois premiers gardiens repêchés:
Magnus Hellberg (38ème par Nas)
John Gibson (39ème par Ana)
Christopher Gibson (49ème par LA)
Meilleurs du repêchage de nos jours: J.Gibson, Jordan Binnington (88ème par StL)
3 ans après avoir selectionné Chet Pickard en première ronde, Nashville repêchait encore un gardien, tôt en deuxième ronde. Tout de suite après, Anaheim scorait fort avec John Gibson. Ça prendrait du temps à Jordan Binnington pour se rendre à la LNH, mais lorsqu'il le ferait, il ne le ferait pas à moitié passant du dernier rang en janvier pour gagner la précieuse Coupe quelques mois plus loin. Et étant un atout majeur dans le processus.
2012:
Trois premiers gardiens repêchés:
Andrei Vasilevskiy (19ème par TB)
Malcolm Subban (24ème par Bos)
Oscar Dansk (31ème par Cbs)
Meilleurs du repêchage de nos jours: Vasilevskiy, Matt Murray (83ème par Pit), Connor Helleybuck (130ème par Win), Frederik Andersen (87ème par Ana), Joonas Korpisalo (62ème par Cbs), Linus Ullmark (163ème par Buf)
Après 2005, c'est la meilleure année pour le repêchage des gardiens. C'est Tampa Bay qui a le mieux flairé, repêchant toutefois asses haut au 19ème rang. C'est même assez rare que le premier gardien sélectionné soit aussi le meilleur produit instauré dans la LNH. Murray, en revanche, ignoré par 9 clubs à la recherche de gardiens avant, est dur à éviter maintenant dans les compliments avec déjà 2 bagues de la Coupe Stanley. Helleybuck et Andersen sont de l'élite de la LNH en ce moment même. Andersen a été repêché 100 rangs plus tôt que la première fois.
2013:
Trois premiers gardiens repêchés:
Zachary Fucale (36ème par Mtl)
Tristan Jarry (44ème par Pit)
Philippe Desrosiers: (54ème par Dal)
Meilleurs du repêchage de nos jours: Jarry, Juuse Saros (99ème par Nas)
Jarry s'est imposé dès la saison avortée en cours, prenant le relais d'un Matt Murray blessé et se qualifiant comme un gardien d'exception assez impressionnant pour qu'on puisse le penser #1 dès le début de la saison prochaine. Pit est bien servi devant le filet. Saros tente d'usurper le rôle de #1 à Rinne depuis quelques années mais n'y arrive pas complètement. Rinne poussant l'odieux même de gagner l'avant dernier Vézina remis. Personne d'autre n'a encore atteint la LNH.
2014:
Trois premiers gardiens repêchés:
Mason McDonald (34ème par Cal)
Thatcher Demko (36ème par Van)
Alex Nedeljkovic (37ème par Car)
Meilleurs du repêchage de nos jours: Elvis Merzlikins (76ème par Cbs), Demko, Igor Shesterkin (118ème par NYR)
2014 est un bon exemple de la patience qu'il faille avoir pour percer dans la LNH. 6 ans après avoir été repêché, aucun des gardiens (Demko en voie de le faire)cette année-là ne s'est établi comme gardien #1. Mais revenons y dans un an ou deux et peut-être que le scénario aura changé. Merzlikins, Demko et Shesterikin peuvent nous éblouir maintenant mais peut-être parlerons nous alors de Ilya Sorokin (78ème par NYI) ou de Kaapo Kahkonen (109ème par Min).
*Puisque que pour être conséquent avec ce que je dis, j'accorde de 4 à 5 ans aux gardiens repêchés pour s'établir pour vrai, voilà pourquoi je ne couvre que jusqu'en 2014.
Le hockey est pour certains au Québec une seconde peau. Chronique hebdomadaire épidermique.
mercredi 20 mai 2020
mercredi 13 mai 2020
Passagers Nordiques
Avec le confinement et l'absence de matchs de hockey, la télé nous plonge dans les vieux matchs Canadiens/Nordiques et j'ai eu plaisir à revisiter les sentiments passés, les frustrations aussi.
Je vous avais mis Miroslav Frycer en tête de chronique la semaine dernière, sans réellement vous en parler. Cette fois j'ai envie de le faire. En vous parlant de Wayne Babych, je me rappelais aussi qu'il avait passé par les Nordiques. Pas longtemps. Et qu'il avait bien fait. Il y avait cette catégorie de joueurs, passagers, qui, chaque année, entraient vraiment dans la catégorie du passager, à Québec.
Certains étaient clairs et disaient carrément qu'ils avaient détesté leur expérience à Québec. En raison des fans francophones, de la ville jugée plate ou encore, mais ça ils le disaient moins, peut-être parce qu'il trouvait que la direction (Marcel Aubut) était assez proche de l'intelligence du gars qui ne sait pas par quel côté utiliser une vadrouille.
C'était humiliant. Un sentiment que les fans des Nordiques ont appris à subir, avec le temps.
(le but d'Alain Côté n'était pas bon, rien à voir et Peter Stastny devait être expulsé de la bagarre du vendredi saint selon les règles de la LNH, rien à voir!)
Observations sur 15 ans de passagers Nordiques:
1979-1980:
C'est fou. En 1980, il n'y avait que 5 clubs qui ne faisaient pas les séries. Québec serait de ceux-là, terminant troisième avant-dernier. Une "course aux séries" ça existait peu. Dès le 6 décembre, Québec avait le rang auquel il terminerait au classement final. Parmi les joueurs, leur capitaine, Robbie Ftorek. Un joueur des États-Unis, au look de la Californie. Il portait le #7, puis le #38. Il se pensait meilleur qu'il l'était. C'est un complexe qui suivra bien des joueurs passant par Québec, qui, après avoir entendu Marcel Aubut parler en anglais, devenaient souvent convaincus que la ville de Québec, ses joueurs francophones, ses dirigeants, et ses fans qu'ils ne comprenaient pas quand ceux-ci criaient, étaient tous du domaine du débile léger. Ftorek ne jouera que deux saisons et 19 matchs, des saison de 51 et 73 pts (mais -18) avant de passer aux Rangers en retour de Jere Gillis et Dean Talafous. L'humiliant Talafous a refusé de venir à Québec et a préféré prendre sa retraite. Premier camouflet contre ma ville et mon club. Un arbitre décidera que Pat Hickey (un autre passager) serait le joueur à envoyer en compensation.
Le défenseur Gerry Hart avait aussi le look californien. À 31 ans, il était en fin de carrière. Il connaîtra sa meilleure production de points à vie dans la LNH, avec les Nordiques avec 26 pts. C'était davantage un défenseur défensif. Il jouera 71 matchs en 1979-1980 et seulement 6 à l'automne suivant passant aux Blues. Hart avait le coeur brisé d'avoir été abandonné par les Islanders qui devenaient une dynastie, et Hart avait aidé pendant 7 ans à bâtir ce club gagnant. Il jouait à Québec sans passion. Paul Baxter était un monstre à la ligne bleue. Il se battait très souvent. Il avait 4 saisons de plus de 200 minutes de pénalités dans l'AMH, dont trois saisons avec les Nordiques. Mais dans la LNH, le fougueux #4 ne jouera avec Québec que 61 matchs (145 minutes de punitions), avant de jouer la saison suivante à Pittsburgh.
1980-1981:
J'ai toujours eu une certaine affection pour Jamie Hislop. Je serais menteur de dire que je l'ai vraiment vu jouer. Il n'a joué qu'une saison et 50 matchs avec Québec, marquant 19 buts les deux fois, mais quand il a appris qu'il était échangé à Calgary, il en avait pleuré. C'était la réaction tout à fait contraire de Talafous!
Malgré son départ, on obtenait des Flames Daniel Bouchard, qui sera formidable pour nous (et pour Patrick Roy, alors ado). André Dupont est en fin de carrière. Il a joué 7 matchs avec les Rangers en 1971, 85 avec les Blues entre 1971 et 1973, et jouera surtout 8 ans avec les Flyers, gravant son nom les deux seules fois que Philadelphie l'a fait, sur la Coupe Stanley. Lui aussi était un sérieux goon. À Québec, moins. Il a été capitaine et jouera ses trois dernières saisons dans la LNH, à Québec. Il était vulgaire. Envoyant le public des Canadiens chier du bras quand Dale Hunter élimine Montréal pour la première fois en séries. Portez attention au geste du #28. Il ne fera jamais plus que 15 pts avec Québec. Ce n'était pas le plus intelligent des capitaines. Parlant de peu intelligent, John Wensik, notre #18. Don Cherry l'aimait beaucoup, à Boston. Ce qui dit tout sur le style. Wensik ne jouera qu'une saison à Québec, cumulant 9 pts, dont 6 buts, 124 minutes de punitions en 53 matchs, et un terrible -14 à sa fiche. Il jouera au Colorado, dès la saison suivante.
1981-1982:
C'est l'année où Québec se rend dans le carré d'As et que les trois Stastny sont réunis. C'est aussi l'année où Miroslav (qu'on appelait aussi Mirco) jouaient ses 49 matchs avec nous. Joueur non recruté, il avait commencé son tout premier match aux côtés de Peter & Anton et avait tout de suite obtenu un tour du chapeau. Avec 20 buts et 37 pts en 49 matchs, on espérait gros avec Mirco! Mais on ne s'entendait pas contractuellement avec lui et il passait tout de suite aux tristes Leafs en retour du très utile Wilfrid Paiement. Dave Pichette n'est pas un vrai passager. Il a joué pour les Nordiques de 1980 à 1984, séparant 2 de ses 4 saisons avec les mineures. Il était décevant à 6'3 à la ligne bleue. C'est mon jumeau cosmique étant né le même jour que moi (comme Denis Savard) mais 12 ans plus tôt. Je lui avait dit (pas qu'il était décevant, qu'on partageait nos anniversaires!) quand il est venu nous voir au chalet, devenu courtier immobilier, et voulant vendre notre bijou. Jean Hamel jouait 40 matchs avec le club avant d'être descendu dans la AHL. Il jouera 51 matchs avec les Nordiques, la saison suivante. Et avec Louis Sleigher, qu'il n'aimait probablement pas dans le vestiaire (ou l'inverse) puisque c'est Sleigher qui mettra un terme à sa carrière, un an plus tard.
1982-1983:
Beaucoup de bruit est fait dans la paroisse autour d'Anders Eldebrink, défenseur droitier suédois. Mais celui-ci ne jouera que 12 matchs dans la LNH, marquant 1 but et obtenant 2 mentions d'aide avant d'être cédé au club-école. Ce qu'il ne digère pas. Après 47 matchs dans le club d'en bas, il va jouer le reste de sa carrière au pays de Abba. Le gardien John Garrett termine sa seconde et dernière saison (pas au complet) avec les Nordiques. Après avoir été moins que moyen avec Hartford pendant trois saisons, il est tout simplement pénible avec nous. Maintenant une moyenne de 5,17 à sa première saison, et de 4,03 buts alloués, avant d'être échangé aux Canucks. Il est devenu plus intéressant, comme commentateur. Rick Lapointe joue dans la LNH depuis 1975. Il est passé par Detroit, Philadelphie et St-Louis avant d'atterrir à Québec. Il ne sera ni bon, ni mauvais. Pas assez offensif, juste assez défensif. Il joue 43 matchs avant d'être rétrogradé au club-école. Il joue les 22 premiers matchs de la saison suivante mais est encore rétrogradé. Il passera aux Kings pour ses 2 dernières saisons.
1983-1984:
Andre Savard, qui sera aussi entraîneur du club plus tard et furtif directeur gérant des Canadiens, cédant sa place à Bob Gainey, joue ses 2 dernières saisons avec les Nordiques. Il a brillé avec les Bruins et les Sabres entre 1973 et 1983. À sa première saison à Québec, il fait encore 44 pts et marque 20 buts. Mais la saison suivante, celle de ses 30 ans, ce qui était l'âge de la retraite, alors, il se blesse et ne joue que 35 matchs. Obtenant 19 pts. Il prend alors sa retraite. Bo Berglund arrive de Suède et la capitale est pleine d'espoir. Notre troisième ligne sera-t-elle productive? Pas mal! 43 pts pour Berglund à sa première saison. À l'aile de Savard et avec Alain Côté ou Tony McKegney. Mais la saison suivante, il ne fait que 12 matchs et est envoyé dans les mineures. Il passera aux North Stars avec McKegney en retour de Brent Ashton et Brad Maxwell (bon échange pour nous). John Van Boxmeer est un Canadien de Montréal de 1973 à 1977. Mais n'est pas assez important pour avoir son nom sur la Coupe. Il passe aux Rockies du Colorado où il jouera 2 ans et 41 matchs et y fera plus de 50 pts à sa première saison complète là-bas. Quand il arrive à Buffalo, en 1979, c'est une superstar de la ligne bleue, leur quart-arrière. 51, 69 et 68 pts. Mais à sa dernière saison là-bas, en 65 matchs, il ne fait que 27 pts. Il a 30 ans quand il arrive à Québec. N'y jouera que 18 matchs. N'est plus l'ombre de lui-même. fait 8 pts. Dont 5 buts. Il termine tristement sa carrière dans l'AHL.
1984-1985:
Québec atteint une seconde fois le Carré d'As. Brent Ashton marque 6 fois en 18 matchs de séries. Le #9 est utile. Pendant trois saisons il marque 27, 26 et 25 buts. Mais il a de l'ego et veut être payé comme un compteur de 30 buts. Mais il n'a jamais marqué 30 buts! Pas même avec Vancouver, Colorado/New Jersey ou les North Stars avant Québec. (il le fera une fois, à Winnipeg, 3 ans plus tard). Il obtient 51 pts en 49 matchs. Tous les espoirs sont permis. Il fera 58 pts en 71 matchs la saison suivante et 44 en 46 avant de passer aux Red Wings dans un échange de 6 joueurs, dont deux dont je vous parle tantôt. L'excellent Brad Maxwell joue son unique demie saison avec nous, y cumule 31 pts, nous fait rêver avec son lancer frappé qui tue, mais préfère les Leafs la saison suivante (loser). Alain Lemieux est un frère de 7 ans aîné de Mario. Mais il n'en a pas la taille ni le talent. Il oscille entre la LNH et l'AMH de 1981 à 1985 avec les Blues. Québec l'obtient pour une bouchée de pain et Lemieux impressionne en avantage numérique, à la pointe. Le centre obtient 22 pts en 30 matchs. Il fait aussi 6 pts dans les 14 matchs des séries. Mais la saison suivante, il n'en jouera que 7 avant d'être rétrogradé dans les mineures. Il ne rejouera qu'un match dans la LNH par la suite. Avec son frère.
1985-1986:
John Anderson ne jouera que 65 matchs avec nous, marquant quand même 21 fois et obtenant 49 pts en 65 matchs. On l'envoie en cours de saison à Hartford en retour de Risto Siltanen. Pas fou après tout. Steve Patrick est aussi mon jumeau cosmique. 11 ans avant moi. Le papa de Nolan joue principalement avec Buffalo et les Rangers entre 1980 et 1986. Il est acquis des Rangers qui prendront le gros Wilfrid avec eux, en retour. Patrick ne jouera que 27 matchs avec nous. Et prend sa retraite à 24 ans. Wayne Babych, auteur de 54 buts en 1980, atterrit chez nous et fait tout de même 11 pts en 15 matchs. Yes! Mais il passe presque tout de suite aux Whalers en retour de Greg Malone. Qui lui, ne durera que les 33 derniers matchs de sa carrière.
1986-1987:
Risto Siltanen avait un lancer d'enfer. Il joue 66 matchs et marque 10 fois tout en totalisant 39 pts. Il est redoutable principalement sur l'avantage numérique. Mais ce sera sa toute dernière saison dans la LNH. Le gentleman finlandais (8 minutes de punitions, un défenseur) n'a pourtant que 27 ans. En échange de Ashton/Delorme et Kumpel, Québec obtient Basil McRae (qui avait déjà joué pour Québec), Doug Shedden et John Ogrodnick. Ogrodnick est un ancien marqueur de 50 buts, a connu 5 saisons de 35 buts et plus à Detroit et vient de faire 40 pts en 39 matchs. Il en fera 27 en 32 à Québec. En séries, il sera important marquant 9 fois en 13 matchs et deux rondes. Mais il ne sera que loué. Il ne reviendra plus avec nous. Doug Shedden commence sa saison dans les mineures. Il jouera 16 matchs avec les Nords. 2 passes. Puis ne revient plus avec nous.
1987-1988:
La direction comment l'impardonnable et échange Dale Hunter (et Clint Malarchuk). En retour, on obtient Alan Haworth, Gaetan Duchesne et le premier choix de 1987, qui sera toutefois une vraie perle: Joe Sakic. Haworth connaît une excellente saison (pas Québec, feront pas les séries) avec 57 pts en 72 matchs. 4ème meilleur marqueur derrière Peter, Goulet et Anton. Duchesne ne fait mal non plus avec ses 24 buts et ses 47 pts. C'est un prétendu joueur défensif. Le premier file pour la Suisse dès la saison suivante et ne jouera plus jamais dans la LNH. L'autre ne joue qu'un autre saison, de 8 buts et de 29 pts. C'est bien un joueur défensif. Il est un North Stars après 150 matchs en deux saisons, à Québec. Lane Lambert, obtenu des Rangers l'année précédente, ne comprend pas pourquoi les fans le trouve si intéressant. Lance & Compte est au sommet de sa popularité et il porte dans le dos le nom du personnage principal de la populaire série. Mais il produit moins que Carl Marotte. Il n'est pas mauvais avec ses 40 pts en 61 matchs pour un joueur de troisième ligne, à sa première saison presque complète. Mais l'année d'après il ne fait que 13 matchs (et 4 pts) est rétrogradé (à 23 ans) et ne mettra plus jamais un pied dans la LNH.
1988-1989:
Walt Poddubny a marqué 28 buts et obtenu 59 pts à sa première saison de plus de 70 matchs, à Toronto, en 1982-1983. Avec les Rangers, il sera plus éblouissant encore avec des saisons de 87 et 88 pts. Il sera étincelant dans ce club qui ne fera pas encore les séries avec 75 pts et 38 buts. Le même nombre que sa saison précédente à New York. Un an avant, il marquait 40 fois. ESPOIR. Non. Il signe avec les Devils après une seule saison à Québec. Les Nords ont acquis des Hawks le gardien gaucher Bob Mason. Il a 27 ans, il vient des États-Unis. Mais il garde une moyenne de 4,73 buts alloués par match. Quant tu es surclassé par Mario Gosselin, Ron Tugnutt ou Mario Brunetta...Non Brunetta est pire. Bref, Mason, après 22 implications dans des matchs ne portera plus jamais le si bel uniforme des Nordiques. JIRO JARVI! une sensation finlandaise! 23 ans! 41 pts à sa saison recrue! Finalement non, minable, 20 pts en 41 matchs et dans les mineures. Où il commence la saison suivante. Il jouera le reste de sa vie en Finlande.
1989-1990:
Randy Moller est envoyé aux Rangers en retour de Michel Petit. Il ne fait pas mal avec 36 pts en 63 matchs, mais défensivement...-38! et c'est un défenseur!!! Il ne fait que 19 matchs encore en Nordiques avant d'être envoyé aux Maple Leafs avec Aaron Broten et Lucien DeBlois en retour de pratiquement rien. Joe Cirella est un autre défenseur qui a du chien comme Petit. Plus de 100 minutes de pénalités à ses 6 premières saisons au New Jersey. 44 pts, 11 buts, à sa saison recrue. Il ne fera jamais mieux. Mais on ne semble pas remarquer ses -45, -43, -20 quand Québec vient le chercher. Il combinera deux moyennes saisons de -27 et -28. On l'échange après 95 matchs sur 1 saison et demie et son -56. Tony McKegney avait marqué 36 buts à Buffalo avant de se joindre une première fois aux Nordiques en 1983. Il avait bien fait avec 24 buts et 51 pts, la première fois. Il était aussi sur la bonne voie après 30 matchs la saison suivante. Il fera 40 buts avec les Blues en 1987-1989. C'était il y a deux ans! Il revient à Québec pour 98 matchs sur 2 saisons. Et un impressionnant -56 lui aussi. Greg Millen se pense le pape dans le petit village, il n'a raison que sur le village. 18 matchs en cours de saison, trop imbuvable, trop poche pour se penser si haut dessus de la mêlée avec sa moyenne de 5,28. Shippé à Chicago. Avec Michel Goulet. Contre rien. Encore plus imbuvable.
1990-1991:
Tony Hrkac était arrivé avec Millen dans l'échange envoyant Jeff Brown aux Blues. Je l'avais vu jouer Midget AAA. Il fera 12 pts en 22 matchs, puis 48 en 70. Avant d'être non protégé par les Nordiques et repêché par les Sharks lors du repêchage d'expansion. Herb Raglan est un vrai petit christ. Dans ce qu'il y a de plus laid. Du genre Rat Marchand mais sans le talent. Le jour de mes 19 ans, avec le flair d'un poisson, les Nordiques vont le chercher aux Blues. Il est haï presqu'en partant. Par Wayne Van Dorp, entre autre joueur. 15 matchs, 4 pts, 30 minutes de punitions. La saison suivante, 20 pts en 62 matchs. Mais la troisième saison, il la commence dans les mineures. À 25 ans. Après 8 saisons dans la LNH. Non protégé non plus, c'est Tampa Bay qui ira le chercher. mais dans ses 31 derniers matchs dans la LNH (2 à TB, 29 à Ott), il ne fera plus jamais un seul point. Wayne Van Dorp, qui en 4 matchs a obtenu 30 minutes de pénalités aussi, a un rôle clair. Celui de se battre. Il jouera ses 24 derniers matchs dans la LNH la saison suivante. Il jouera seulement 28 matchs en tant que Nordiques, mais obtiendra 139 minutes de punitions.
1991-1992:
Greg Paslawski a 30 ans quand il se joint aux Nordiques. Marqueur de 20 buts et plus 4 fois à St-Louis, de 18 buts à Winnipeg, Il fera un remarquable 28 buts, à son unique saison à Québec. Il est un Flyers dès la saison suivante. Mikhail Tatarinov sera très bien à sa saison recrue à Washington avec 23 pts et 8 buts. Bien pour un défenseur. À sa seconde, à Québec, ce sera sa meilleure: 11 buts, 38 pts. Les blessures le freine à sa seconde saison avec Québec qui ne sera que de 28 matchs. Peu importe après, il sera un Bruins. Doug Smail a déjà marqué 31 buts avec les Jets. Et 20 buts et plus au moins trois fois. Mais à 33 ans, dans le gilet des Nordiques, le #9 ne fera que passer. 10 buts en 46 matchs, 28 pts. Il est un Sénateurs la saison suivante. L'excellent et sous estimé John Tonelli joue ses 19 derniers matchs d'une brillante carrière avec nous. Personne ne s'en souvient.
1992-1993:
Oh cette année où ils auraient dû tout gagner! Durant la saison, ils l'ont fait. Mais en séries, Pierre Pagé perd le respect de tous et Montréal filera vers la Coupe. Scott Pearson avait marqué 11 fois (4 passes) à ses 35 premiers matchs avec les Nordiques en 1990-1991, puis avait joué seulement 10 matchs avant d'être cédé dans les mineures la saison suivante. Il joue 41 matchs cette saison-ci avec une fiche impressionnante de gourmandise (encore) de 13 buts et 1 mention d'aide. Il est Oilers la saison suivante. Qui sera sa meilleure en carrière avec 37 pts. Je n'ai jamais complètement compris pourquoi on avait signé Tim Hunter. Il ne savait pas beaucoup jouer au hockey. Il ne joue que 48 matchs et marque 8 pts. Il est ensuite envoyé aux Canucks. Ron Hextall est l'une des raisons de l'élimination des Nordiques en première ronde des séries. Il ne jouera que cette unique saison avec nous. Dieu merci.
1993-1994:
4 pts à ses 7 premiers matchs avec les Islanders, Iain Fraser promet. Et la saison suivante, en tant que Nordiques (#38), il joue 60 matchs, marque 17 fois, au sein de la quatrième ligne et totalise 37 pts. 6ème meilleur marqueur du club. Yes! Nooooo...la saison suivante il sera propriété des Stars. Les Nordiques envoient Denis Chasse et Steve Duchesne aux Blues en retour de Bob Bassen, Ron Sutter et Garth Butcher. Misèèèèèère. Deux ans plus tard Sutter et Bassen sont ailleurs et Butcher ne joue plus. Ron Sutter poussera l'odieux jusqu'à confesser sur un air de violon lamentable qu'il regarde par la fenêtre et n'y voit que le désert...décrisse farmer boy.
1994-1995:
Le chant du cygne pour les Nordiques. Garth Snow garde ses 2 derniers matchs avec le club. Il a une ronflante moyenne de buts accordés de 5,55 par match. Il n'avait gardé que 5 matchs en 1993-1994 avec Québec. A même participé à 1 match des séries. Il est un Flyers dès la saison suivante. On avait un genre de flirt avec les mauvais goons. Après Jimmy Mann, Gord Donnelly, Darrin Kimble, Tony Twist, Tim Hunter et Wayne Van Dorp, on engageait Bill Huard qui, en 89 matchs avec Ottawa, avait accumulé 6 pts et 226 minutes de pénalités en 2 saisons. Il ne joue que 7 matchs, mais pour un goon, fait tout de même 4 pts. 2 buts et 2 passes. Et 13 minutes de pénalités. Il est un Stars de Dallas ensuite. Les Nordiques avaient envoyé Butcher, Mats Sundin, Todd Warriner et un premier choix qui sera Nolan Baumgartner en recevant des Leafs Sylvain Lefevbre, Landon Wilson, un premier choix qui ne jouera jamais dans la LNH et Wendell Clark. Clark, fidèle à lui-même, se blesse presque tout de suite, ne joue que 37 matchs et ne fera que 18 pts. Il ne portera jamais le gilet de l'Avalanche, qui naît la saison suivante. Clark deviendra alors un Islanders.
Les Nordiques ont peut-être couvert les 15 plus belles années de ma vie.
De 1980 à 1995. De 8 à 23 ans.
Est-ce que ceci explique cela?
Je ne sais pas.
Je remarque aussi que mon numéro préféré, 10, n'a jamais été porté par quelqu'un de digne avec les Nordiques.
Rich Leduc, Gaston Therrien, Claude Julien, Jimmy Mann, Bill Derlago, Guy Lafleur fini, Wach!
Mais revivre tout ça, en période d'abstinence de hockey de la LNH m'a fait un bien énorme.
L'Avalanche du Colorado, pour les 25 ans d'anniversaire du déménagement des Nordiques chez eux, considèrent utiliser le gilet des Nordiques de Québec le temps d'un match la prochaine saison.
Si prochaine saison il y a...
Je vous avais mis Miroslav Frycer en tête de chronique la semaine dernière, sans réellement vous en parler. Cette fois j'ai envie de le faire. En vous parlant de Wayne Babych, je me rappelais aussi qu'il avait passé par les Nordiques. Pas longtemps. Et qu'il avait bien fait. Il y avait cette catégorie de joueurs, passagers, qui, chaque année, entraient vraiment dans la catégorie du passager, à Québec.
Certains étaient clairs et disaient carrément qu'ils avaient détesté leur expérience à Québec. En raison des fans francophones, de la ville jugée plate ou encore, mais ça ils le disaient moins, peut-être parce qu'il trouvait que la direction (Marcel Aubut) était assez proche de l'intelligence du gars qui ne sait pas par quel côté utiliser une vadrouille.
C'était humiliant. Un sentiment que les fans des Nordiques ont appris à subir, avec le temps.
(le but d'Alain Côté n'était pas bon, rien à voir et Peter Stastny devait être expulsé de la bagarre du vendredi saint selon les règles de la LNH, rien à voir!)
Observations sur 15 ans de passagers Nordiques:
1979-1980:
C'est fou. En 1980, il n'y avait que 5 clubs qui ne faisaient pas les séries. Québec serait de ceux-là, terminant troisième avant-dernier. Une "course aux séries" ça existait peu. Dès le 6 décembre, Québec avait le rang auquel il terminerait au classement final. Parmi les joueurs, leur capitaine, Robbie Ftorek. Un joueur des États-Unis, au look de la Californie. Il portait le #7, puis le #38. Il se pensait meilleur qu'il l'était. C'est un complexe qui suivra bien des joueurs passant par Québec, qui, après avoir entendu Marcel Aubut parler en anglais, devenaient souvent convaincus que la ville de Québec, ses joueurs francophones, ses dirigeants, et ses fans qu'ils ne comprenaient pas quand ceux-ci criaient, étaient tous du domaine du débile léger. Ftorek ne jouera que deux saisons et 19 matchs, des saison de 51 et 73 pts (mais -18) avant de passer aux Rangers en retour de Jere Gillis et Dean Talafous. L'humiliant Talafous a refusé de venir à Québec et a préféré prendre sa retraite. Premier camouflet contre ma ville et mon club. Un arbitre décidera que Pat Hickey (un autre passager) serait le joueur à envoyer en compensation.
Le défenseur Gerry Hart avait aussi le look californien. À 31 ans, il était en fin de carrière. Il connaîtra sa meilleure production de points à vie dans la LNH, avec les Nordiques avec 26 pts. C'était davantage un défenseur défensif. Il jouera 71 matchs en 1979-1980 et seulement 6 à l'automne suivant passant aux Blues. Hart avait le coeur brisé d'avoir été abandonné par les Islanders qui devenaient une dynastie, et Hart avait aidé pendant 7 ans à bâtir ce club gagnant. Il jouait à Québec sans passion. Paul Baxter était un monstre à la ligne bleue. Il se battait très souvent. Il avait 4 saisons de plus de 200 minutes de pénalités dans l'AMH, dont trois saisons avec les Nordiques. Mais dans la LNH, le fougueux #4 ne jouera avec Québec que 61 matchs (145 minutes de punitions), avant de jouer la saison suivante à Pittsburgh.
1980-1981:
J'ai toujours eu une certaine affection pour Jamie Hislop. Je serais menteur de dire que je l'ai vraiment vu jouer. Il n'a joué qu'une saison et 50 matchs avec Québec, marquant 19 buts les deux fois, mais quand il a appris qu'il était échangé à Calgary, il en avait pleuré. C'était la réaction tout à fait contraire de Talafous!
Malgré son départ, on obtenait des Flames Daniel Bouchard, qui sera formidable pour nous (et pour Patrick Roy, alors ado). André Dupont est en fin de carrière. Il a joué 7 matchs avec les Rangers en 1971, 85 avec les Blues entre 1971 et 1973, et jouera surtout 8 ans avec les Flyers, gravant son nom les deux seules fois que Philadelphie l'a fait, sur la Coupe Stanley. Lui aussi était un sérieux goon. À Québec, moins. Il a été capitaine et jouera ses trois dernières saisons dans la LNH, à Québec. Il était vulgaire. Envoyant le public des Canadiens chier du bras quand Dale Hunter élimine Montréal pour la première fois en séries. Portez attention au geste du #28. Il ne fera jamais plus que 15 pts avec Québec. Ce n'était pas le plus intelligent des capitaines. Parlant de peu intelligent, John Wensik, notre #18. Don Cherry l'aimait beaucoup, à Boston. Ce qui dit tout sur le style. Wensik ne jouera qu'une saison à Québec, cumulant 9 pts, dont 6 buts, 124 minutes de punitions en 53 matchs, et un terrible -14 à sa fiche. Il jouera au Colorado, dès la saison suivante.1981-1982:
C'est l'année où Québec se rend dans le carré d'As et que les trois Stastny sont réunis. C'est aussi l'année où Miroslav (qu'on appelait aussi Mirco) jouaient ses 49 matchs avec nous. Joueur non recruté, il avait commencé son tout premier match aux côtés de Peter & Anton et avait tout de suite obtenu un tour du chapeau. Avec 20 buts et 37 pts en 49 matchs, on espérait gros avec Mirco! Mais on ne s'entendait pas contractuellement avec lui et il passait tout de suite aux tristes Leafs en retour du très utile Wilfrid Paiement. Dave Pichette n'est pas un vrai passager. Il a joué pour les Nordiques de 1980 à 1984, séparant 2 de ses 4 saisons avec les mineures. Il était décevant à 6'3 à la ligne bleue. C'est mon jumeau cosmique étant né le même jour que moi (comme Denis Savard) mais 12 ans plus tôt. Je lui avait dit (pas qu'il était décevant, qu'on partageait nos anniversaires!) quand il est venu nous voir au chalet, devenu courtier immobilier, et voulant vendre notre bijou. Jean Hamel jouait 40 matchs avec le club avant d'être descendu dans la AHL. Il jouera 51 matchs avec les Nordiques, la saison suivante. Et avec Louis Sleigher, qu'il n'aimait probablement pas dans le vestiaire (ou l'inverse) puisque c'est Sleigher qui mettra un terme à sa carrière, un an plus tard.
1982-1983:
Beaucoup de bruit est fait dans la paroisse autour d'Anders Eldebrink, défenseur droitier suédois. Mais celui-ci ne jouera que 12 matchs dans la LNH, marquant 1 but et obtenant 2 mentions d'aide avant d'être cédé au club-école. Ce qu'il ne digère pas. Après 47 matchs dans le club d'en bas, il va jouer le reste de sa carrière au pays de Abba. Le gardien John Garrett termine sa seconde et dernière saison (pas au complet) avec les Nordiques. Après avoir été moins que moyen avec Hartford pendant trois saisons, il est tout simplement pénible avec nous. Maintenant une moyenne de 5,17 à sa première saison, et de 4,03 buts alloués, avant d'être échangé aux Canucks. Il est devenu plus intéressant, comme commentateur. Rick Lapointe joue dans la LNH depuis 1975. Il est passé par Detroit, Philadelphie et St-Louis avant d'atterrir à Québec. Il ne sera ni bon, ni mauvais. Pas assez offensif, juste assez défensif. Il joue 43 matchs avant d'être rétrogradé au club-école. Il joue les 22 premiers matchs de la saison suivante mais est encore rétrogradé. Il passera aux Kings pour ses 2 dernières saisons.1983-1984:
Andre Savard, qui sera aussi entraîneur du club plus tard et furtif directeur gérant des Canadiens, cédant sa place à Bob Gainey, joue ses 2 dernières saisons avec les Nordiques. Il a brillé avec les Bruins et les Sabres entre 1973 et 1983. À sa première saison à Québec, il fait encore 44 pts et marque 20 buts. Mais la saison suivante, celle de ses 30 ans, ce qui était l'âge de la retraite, alors, il se blesse et ne joue que 35 matchs. Obtenant 19 pts. Il prend alors sa retraite. Bo Berglund arrive de Suède et la capitale est pleine d'espoir. Notre troisième ligne sera-t-elle productive? Pas mal! 43 pts pour Berglund à sa première saison. À l'aile de Savard et avec Alain Côté ou Tony McKegney. Mais la saison suivante, il ne fait que 12 matchs et est envoyé dans les mineures. Il passera aux North Stars avec McKegney en retour de Brent Ashton et Brad Maxwell (bon échange pour nous). John Van Boxmeer est un Canadien de Montréal de 1973 à 1977. Mais n'est pas assez important pour avoir son nom sur la Coupe. Il passe aux Rockies du Colorado où il jouera 2 ans et 41 matchs et y fera plus de 50 pts à sa première saison complète là-bas. Quand il arrive à Buffalo, en 1979, c'est une superstar de la ligne bleue, leur quart-arrière. 51, 69 et 68 pts. Mais à sa dernière saison là-bas, en 65 matchs, il ne fait que 27 pts. Il a 30 ans quand il arrive à Québec. N'y jouera que 18 matchs. N'est plus l'ombre de lui-même. fait 8 pts. Dont 5 buts. Il termine tristement sa carrière dans l'AHL.
1984-1985:
Québec atteint une seconde fois le Carré d'As. Brent Ashton marque 6 fois en 18 matchs de séries. Le #9 est utile. Pendant trois saisons il marque 27, 26 et 25 buts. Mais il a de l'ego et veut être payé comme un compteur de 30 buts. Mais il n'a jamais marqué 30 buts! Pas même avec Vancouver, Colorado/New Jersey ou les North Stars avant Québec. (il le fera une fois, à Winnipeg, 3 ans plus tard). Il obtient 51 pts en 49 matchs. Tous les espoirs sont permis. Il fera 58 pts en 71 matchs la saison suivante et 44 en 46 avant de passer aux Red Wings dans un échange de 6 joueurs, dont deux dont je vous parle tantôt. L'excellent Brad Maxwell joue son unique demie saison avec nous, y cumule 31 pts, nous fait rêver avec son lancer frappé qui tue, mais préfère les Leafs la saison suivante (loser). Alain Lemieux est un frère de 7 ans aîné de Mario. Mais il n'en a pas la taille ni le talent. Il oscille entre la LNH et l'AMH de 1981 à 1985 avec les Blues. Québec l'obtient pour une bouchée de pain et Lemieux impressionne en avantage numérique, à la pointe. Le centre obtient 22 pts en 30 matchs. Il fait aussi 6 pts dans les 14 matchs des séries. Mais la saison suivante, il n'en jouera que 7 avant d'être rétrogradé dans les mineures. Il ne rejouera qu'un match dans la LNH par la suite. Avec son frère.
1985-1986:
1986-1987:
Risto Siltanen avait un lancer d'enfer. Il joue 66 matchs et marque 10 fois tout en totalisant 39 pts. Il est redoutable principalement sur l'avantage numérique. Mais ce sera sa toute dernière saison dans la LNH. Le gentleman finlandais (8 minutes de punitions, un défenseur) n'a pourtant que 27 ans. En échange de Ashton/Delorme et Kumpel, Québec obtient Basil McRae (qui avait déjà joué pour Québec), Doug Shedden et John Ogrodnick. Ogrodnick est un ancien marqueur de 50 buts, a connu 5 saisons de 35 buts et plus à Detroit et vient de faire 40 pts en 39 matchs. Il en fera 27 en 32 à Québec. En séries, il sera important marquant 9 fois en 13 matchs et deux rondes. Mais il ne sera que loué. Il ne reviendra plus avec nous. Doug Shedden commence sa saison dans les mineures. Il jouera 16 matchs avec les Nords. 2 passes. Puis ne revient plus avec nous.
1987-1988:
La direction comment l'impardonnable et échange Dale Hunter (et Clint Malarchuk). En retour, on obtient Alan Haworth, Gaetan Duchesne et le premier choix de 1987, qui sera toutefois une vraie perle: Joe Sakic. Haworth connaît une excellente saison (pas Québec, feront pas les séries) avec 57 pts en 72 matchs. 4ème meilleur marqueur derrière Peter, Goulet et Anton. Duchesne ne fait mal non plus avec ses 24 buts et ses 47 pts. C'est un prétendu joueur défensif. Le premier file pour la Suisse dès la saison suivante et ne jouera plus jamais dans la LNH. L'autre ne joue qu'un autre saison, de 8 buts et de 29 pts. C'est bien un joueur défensif. Il est un North Stars après 150 matchs en deux saisons, à Québec. Lane Lambert, obtenu des Rangers l'année précédente, ne comprend pas pourquoi les fans le trouve si intéressant. Lance & Compte est au sommet de sa popularité et il porte dans le dos le nom du personnage principal de la populaire série. Mais il produit moins que Carl Marotte. Il n'est pas mauvais avec ses 40 pts en 61 matchs pour un joueur de troisième ligne, à sa première saison presque complète. Mais l'année d'après il ne fait que 13 matchs (et 4 pts) est rétrogradé (à 23 ans) et ne mettra plus jamais un pied dans la LNH.
1988-1989:
Walt Poddubny a marqué 28 buts et obtenu 59 pts à sa première saison de plus de 70 matchs, à Toronto, en 1982-1983. Avec les Rangers, il sera plus éblouissant encore avec des saisons de 87 et 88 pts. Il sera étincelant dans ce club qui ne fera pas encore les séries avec 75 pts et 38 buts. Le même nombre que sa saison précédente à New York. Un an avant, il marquait 40 fois. ESPOIR. Non. Il signe avec les Devils après une seule saison à Québec. Les Nords ont acquis des Hawks le gardien gaucher Bob Mason. Il a 27 ans, il vient des États-Unis. Mais il garde une moyenne de 4,73 buts alloués par match. Quant tu es surclassé par Mario Gosselin, Ron Tugnutt ou Mario Brunetta...Non Brunetta est pire. Bref, Mason, après 22 implications dans des matchs ne portera plus jamais le si bel uniforme des Nordiques. JIRO JARVI! une sensation finlandaise! 23 ans! 41 pts à sa saison recrue! Finalement non, minable, 20 pts en 41 matchs et dans les mineures. Où il commence la saison suivante. Il jouera le reste de sa vie en Finlande.
1989-1990:
Randy Moller est envoyé aux Rangers en retour de Michel Petit. Il ne fait pas mal avec 36 pts en 63 matchs, mais défensivement...-38! et c'est un défenseur!!! Il ne fait que 19 matchs encore en Nordiques avant d'être envoyé aux Maple Leafs avec Aaron Broten et Lucien DeBlois en retour de pratiquement rien. Joe Cirella est un autre défenseur qui a du chien comme Petit. Plus de 100 minutes de pénalités à ses 6 premières saisons au New Jersey. 44 pts, 11 buts, à sa saison recrue. Il ne fera jamais mieux. Mais on ne semble pas remarquer ses -45, -43, -20 quand Québec vient le chercher. Il combinera deux moyennes saisons de -27 et -28. On l'échange après 95 matchs sur 1 saison et demie et son -56. Tony McKegney avait marqué 36 buts à Buffalo avant de se joindre une première fois aux Nordiques en 1983. Il avait bien fait avec 24 buts et 51 pts, la première fois. Il était aussi sur la bonne voie après 30 matchs la saison suivante. Il fera 40 buts avec les Blues en 1987-1989. C'était il y a deux ans! Il revient à Québec pour 98 matchs sur 2 saisons. Et un impressionnant -56 lui aussi. Greg Millen se pense le pape dans le petit village, il n'a raison que sur le village. 18 matchs en cours de saison, trop imbuvable, trop poche pour se penser si haut dessus de la mêlée avec sa moyenne de 5,28. Shippé à Chicago. Avec Michel Goulet. Contre rien. Encore plus imbuvable.
1990-1991:
Tony Hrkac était arrivé avec Millen dans l'échange envoyant Jeff Brown aux Blues. Je l'avais vu jouer Midget AAA. Il fera 12 pts en 22 matchs, puis 48 en 70. Avant d'être non protégé par les Nordiques et repêché par les Sharks lors du repêchage d'expansion. Herb Raglan est un vrai petit christ. Dans ce qu'il y a de plus laid. Du genre Rat Marchand mais sans le talent. Le jour de mes 19 ans, avec le flair d'un poisson, les Nordiques vont le chercher aux Blues. Il est haï presqu'en partant. Par Wayne Van Dorp, entre autre joueur. 15 matchs, 4 pts, 30 minutes de punitions. La saison suivante, 20 pts en 62 matchs. Mais la troisième saison, il la commence dans les mineures. À 25 ans. Après 8 saisons dans la LNH. Non protégé non plus, c'est Tampa Bay qui ira le chercher. mais dans ses 31 derniers matchs dans la LNH (2 à TB, 29 à Ott), il ne fera plus jamais un seul point. Wayne Van Dorp, qui en 4 matchs a obtenu 30 minutes de pénalités aussi, a un rôle clair. Celui de se battre. Il jouera ses 24 derniers matchs dans la LNH la saison suivante. Il jouera seulement 28 matchs en tant que Nordiques, mais obtiendra 139 minutes de punitions.
1991-1992:
Greg Paslawski a 30 ans quand il se joint aux Nordiques. Marqueur de 20 buts et plus 4 fois à St-Louis, de 18 buts à Winnipeg, Il fera un remarquable 28 buts, à son unique saison à Québec. Il est un Flyers dès la saison suivante. Mikhail Tatarinov sera très bien à sa saison recrue à Washington avec 23 pts et 8 buts. Bien pour un défenseur. À sa seconde, à Québec, ce sera sa meilleure: 11 buts, 38 pts. Les blessures le freine à sa seconde saison avec Québec qui ne sera que de 28 matchs. Peu importe après, il sera un Bruins. Doug Smail a déjà marqué 31 buts avec les Jets. Et 20 buts et plus au moins trois fois. Mais à 33 ans, dans le gilet des Nordiques, le #9 ne fera que passer. 10 buts en 46 matchs, 28 pts. Il est un Sénateurs la saison suivante. L'excellent et sous estimé John Tonelli joue ses 19 derniers matchs d'une brillante carrière avec nous. Personne ne s'en souvient.
1992-1993:
Oh cette année où ils auraient dû tout gagner! Durant la saison, ils l'ont fait. Mais en séries, Pierre Pagé perd le respect de tous et Montréal filera vers la Coupe. Scott Pearson avait marqué 11 fois (4 passes) à ses 35 premiers matchs avec les Nordiques en 1990-1991, puis avait joué seulement 10 matchs avant d'être cédé dans les mineures la saison suivante. Il joue 41 matchs cette saison-ci avec une fiche impressionnante de gourmandise (encore) de 13 buts et 1 mention d'aide. Il est Oilers la saison suivante. Qui sera sa meilleure en carrière avec 37 pts. Je n'ai jamais complètement compris pourquoi on avait signé Tim Hunter. Il ne savait pas beaucoup jouer au hockey. Il ne joue que 48 matchs et marque 8 pts. Il est ensuite envoyé aux Canucks. Ron Hextall est l'une des raisons de l'élimination des Nordiques en première ronde des séries. Il ne jouera que cette unique saison avec nous. Dieu merci.
1993-1994:
4 pts à ses 7 premiers matchs avec les Islanders, Iain Fraser promet. Et la saison suivante, en tant que Nordiques (#38), il joue 60 matchs, marque 17 fois, au sein de la quatrième ligne et totalise 37 pts. 6ème meilleur marqueur du club. Yes! Nooooo...la saison suivante il sera propriété des Stars. Les Nordiques envoient Denis Chasse et Steve Duchesne aux Blues en retour de Bob Bassen, Ron Sutter et Garth Butcher. Misèèèèèère. Deux ans plus tard Sutter et Bassen sont ailleurs et Butcher ne joue plus. Ron Sutter poussera l'odieux jusqu'à confesser sur un air de violon lamentable qu'il regarde par la fenêtre et n'y voit que le désert...décrisse farmer boy.
1994-1995:
Le chant du cygne pour les Nordiques. Garth Snow garde ses 2 derniers matchs avec le club. Il a une ronflante moyenne de buts accordés de 5,55 par match. Il n'avait gardé que 5 matchs en 1993-1994 avec Québec. A même participé à 1 match des séries. Il est un Flyers dès la saison suivante. On avait un genre de flirt avec les mauvais goons. Après Jimmy Mann, Gord Donnelly, Darrin Kimble, Tony Twist, Tim Hunter et Wayne Van Dorp, on engageait Bill Huard qui, en 89 matchs avec Ottawa, avait accumulé 6 pts et 226 minutes de pénalités en 2 saisons. Il ne joue que 7 matchs, mais pour un goon, fait tout de même 4 pts. 2 buts et 2 passes. Et 13 minutes de pénalités. Il est un Stars de Dallas ensuite. Les Nordiques avaient envoyé Butcher, Mats Sundin, Todd Warriner et un premier choix qui sera Nolan Baumgartner en recevant des Leafs Sylvain Lefevbre, Landon Wilson, un premier choix qui ne jouera jamais dans la LNH et Wendell Clark. Clark, fidèle à lui-même, se blesse presque tout de suite, ne joue que 37 matchs et ne fera que 18 pts. Il ne portera jamais le gilet de l'Avalanche, qui naît la saison suivante. Clark deviendra alors un Islanders.
Les Nordiques ont peut-être couvert les 15 plus belles années de ma vie.
De 1980 à 1995. De 8 à 23 ans.
Est-ce que ceci explique cela?
Je ne sais pas.
Je remarque aussi que mon numéro préféré, 10, n'a jamais été porté par quelqu'un de digne avec les Nordiques.
Rich Leduc, Gaston Therrien, Claude Julien, Jimmy Mann, Bill Derlago, Guy Lafleur fini, Wach!
Mais revivre tout ça, en période d'abstinence de hockey de la LNH m'a fait un bien énorme.
L'Avalanche du Colorado, pour les 25 ans d'anniversaire du déménagement des Nordiques chez eux, considèrent utiliser le gilet des Nordiques de Québec le temps d'un match la prochaine saison.
Si prochaine saison il y a...
mercredi 6 mai 2020
10 Comètes dans la LNH
Plus d'un joueur dans la LNH, attaquant, défenseur ou gardien, ont connu une saison parfaite de superstar, une saison magique, de joueur élite, avant de lentement fondre au soleil qu'ils avaient tant fait briller dans les coeurs des fans, pendant la saison dite étincelante.
J'aurais pu faire un top 100.
Mais je me contenterai de 10.
Et je sais qu'il y en eu d'autres. Et que présentement, certains connaissent la saison de leur vie et ne renaîtrons jamais de la même manière, post Covid.
Commençons devant le filet.
Jim Carey (1994-1999)
Connu comme le "net detective" (Ace Ventura) ou encore "The Mask" (du film du même nom), il partageait aussi le nom de l'acteur principal des deux films en question. Le film de sa saison 1995-1996 était digne d'un Oscar. Sa fiche de 35-24-9, avec son % d'arrêt de .906, ainsi que ses 9 blanchissages combiné à sa moyenne de 2,26, qui suivait sa saison de 28 matchs et une moyenne de 2,13 buts accordés par match lui auront valu le trophée Vézina. Il était si dominant qu'il serait devant le filet pour 71 des 82 matchs des Capitals. Ceux-ci lui ferait alors signer un contrat de 4 ans de 11 millions de dollars. Ça serait assez pour en faire un gardien plus ou moins fiable. À sa troisième saison, il n'accorde toujours pas beaucoup de buts (c'était aussi les année "gros équipements de gardiens") mais ne gagne plus. Il garde une fiche de 17-18-3 avant de passer aux Bruins de Boston avec Jason Allison, Anson Carter, le choix de troisième ronde de 1997 (Lee Goren), le choix conditionnel de deuxième ronde de 1998 (si Washington resignait Tochett, ce qu'ils ont fait, ce choix devenant Bobby Allen) en retour de Adam Oates, Bill Ranford et Rick Tochett. Blessé quelques fois, il ne sera jamais plus le même. Il garde bien 19 matchs suite à son échange, mais commence la saison suivante dans les mineures, cédant le terrain à Byron Dafoe et Rob Tallas. Il ne gardera que 10 autres matchs avec Boston. Commençant à nouveau la saison suivante dans les mineures pour 30 matchs, avant d'être à nouveau recalé, dans la Ligue Internationale cette fois, pour deux matchs. Agent libre, il signe avec St-Louis mais ne gardera que 4 matchs avant de se tanner du hockey complètement en 1999.
Jonathan Cheechoo (2002-2010)
Jonathan a connu plus d'une bonne saison, au moins 4 de 20 buts et plus, mais aucune ne se comparant à celle de 2005-2006, la première après la saison complète de lock-out. Gagnant du trophée Rocket Richard avec ses 56 buts, et premier marqueur de son club (10ème de la Ligue) avec 93 pts, il jouera les 82 matchs de la saison. Ailier du maître passeur Joe Thornton, ça a clairement aidé son talent offensif. 78 des 93 pts, en 58 matchs avaient Big Joe au centre pour le repérer sur la glace. Il ne devait qu'être prêt à dégainer. Il obtient encore 37 buts la saison suivante, et 69 pts, la saison suivante, mais TOUTES les saisons qui suivront verront ses stats descendre atrocement. 37 pts, 29 pts, 14 pts. En 76, 69 et 66 matchs. Il passe aux Sénateurs avec Milan Michalek, et un choix de deuxième ronde de 2010 (Kent Simpson), en retour d'un choix de cinquième ronde en 2010 (Isaac MacLeod) et Dany Heatley, qui profitera aussi de Thornton avec deux saisons de suite de 39 buts, les deux fois jusqu'au Carré d'As de la Coupe Stanley. Ce qui rendait les contre performances de Cheechoo encore plus lourdes à accepter. Lui qui s'effaçait tant qu'il ne jouera que 61 matchs (14 pts, 5 buts) à Ottawa, qui seront aussi ses derniers dans la LNH.
Andrew Raycroft (2000-2012)
Après 15 matchs avec Boston en 2000, un autre l'année suivante et 5 en 2002-2003, il défend 57 fois le filet des Bruins en 2003-2004, garde un impressionnant % d'arrêt de .926, conserve une moyenne de buts accordés de 2,05 et rafle le trophée de la recrue de l'année. Mais son inexpérience en séries lui fait perdre confiance. Boston a une avance de 3-1 dans sa série contre Montréal et on retourne jouer à Boston. Mais Montréal pulvérise Boston 5-1. À Montréal, au match suivant, 5 autres buts, défaite de 5-2. Et à Boston, Richard Zednik marque les deux seuls buts du match dans un match trop excitant (Mon dentiste d'enfance en meurt d'un arrêt cardiaque, retrouvé dans son sous-sol le lendemain matin, à Québec) et élimine Boston. Raycroft a gardé tous les matchs. Ne sera jamais le même. Au retour de la saison de lock-out, il conserve une moyenne de buts accordés de 3,71 en 30 matchs avant d'être retrogradé dans les mineures. Il est vite échangé aux Leafs dans le triste échange contre un jeune finlandais sans expérience dans la LNH du nom de Tukka Rask, et gardera 72 matchs des Maple Leafs la saison suivante, ce qui aide beaucoup à égaler une marque pour le plus grand nombre de victoires dans l'histoire de la concession, mais un % d'arrêt de .894, c'est encore faible. Il accorde le plus grand nombre de buts dans la saison de tous les gardiens de la Ligue (205). Ilportera le couleurs de l'Avalanche, des Canucks et des Stars, jamais comme gardien #1, avant de ne plus jouer dans la LNH.
Scott Bjugstad (1983-1992)
L'oncle de Nick Bjugstad des Penguins, est un héros local de St-Paul, au Minnesota. Il y est né, à joué 3 ans pour l'Université du Minnesota, puis, pour l'équipe Olympique des États-Unis. Il est repêché en 9ème ronde par les North Stars en 1981. Il joue 5 matchs dans la LNH en 1983-1984 avant de finir dans la Ligue Canadienne de Hockey. La saison suivante, il débute dans le AHL, mais seulement le temps de 5 matchs. Il jouera 72 matchs avec le grand club. Marquant 11 fois. Mais combinant un différentiel de -21. Atroce. Mais c'est un choix de 9ème ronde, les attentes ne sont pas si grandes. Voilà pourquoi, quand il fait l'équipe en 1985, 1986, il la fait avec brio. Il marque 43 buts. et obtient 76 pts avec comme centre les vétérans Kent Nillson, Dennis Maruk et Keith Acton. Mais la saison suivante, il la commence étrangement dans les mineures. Il fera 13 pts en 39 matchs avec Minnesota. Puis 22 en 33 la saison suivante. Il n'aura fait que 33 buts et 35 mentions d'aides dans les 237 matchs hors de sa saison de rêves. Il ne fera jamais plus de 10 buts dans la LNH après sa saison de 43. Partageant son temps entre les mineures, les Penguins (-12 en 24 matchs) et les Kings qu'il quitte tout juste avant que le club n'atteigne la finale en 1992-1993.
Nikolai Borchevsky (1992-1996)
Il avait joué 9 saison en Russie avant que les Leafs ne le repêche et ne lui fasse une place dans leur club à l'âge de 27 ans. Dès sa saison recrue, il marque 34 fois, et obtient 74 pts en 78 matchs. À l'aile d'un Doug Gilmour très inspiré qui fera 127 pts. Toronto atteint le carré d'As, et il n'y est pas pour rien avec ses 9 pts en 16 matchs. Blessé la saison suivante, il ne marque que 14 buts et obtient 34 pts en 45 matchs. Mais ne jouera plus 20 matchs dans l'uniforme des Leafs, Il ne marque qu'un seul but dans les trois derniers clubs qu'il fréquente (Toronto, Calgary, Dallas) et ne fera jamais plus de 5 pts dans un club de la LNH. Une comète Russe qui donne son dernier coup de patin à 30 ans, en novembre 1995.
Warren Young (1981-1988)
C'est tard, à 25 ans qu'il joue son premier match dans la LNH, avec les North Stars du Minnesota. Dans ce seul match, il sera -3. Il en rejouera 4 un an plus tard. Y fera 2 pts. Il sera signé comme agent libre par les Penguins en 1983. Obtien 8 pts en 15 matchs, mais joue surtout dans la CHL. En 1984, Pittsburgh repêche un certain Mario Lemieux. Mario rendra tout le monde bon autour de lui. À ses côtés, jouant les 80 matchs de 1984-1985, Young marque 40 buts. Et obtient 72 pts. Second marqueur du pauvre club qui ne fait pas les séries, derrière Lemieux qui en a 100 (pts). Il quitte Pittsburgh pour Detroit la saison suivante et marque 22 buts en 79 matchs. Il est aussitôt rééchangé aux Penguins mais la magie n'opère plus. Il n'y fera que 21 pts en 50 matchs, puis joue seulement 7 matchs la saison suivante avant de ne plus patiner dans la LNH.
Fernando Pisani (2002-2011)
Les fans des Oilers se rappellent du joueur au nom italien pour sa saison 2005-2006, mais surtout pour son après-saison où il allait marquer 14 buts en 24 matchs, menant son club au septième match de la finale de Coupe Stanley, perdu contre la Caroline. Il en avait marqué 8 en 35 matchs dans sa première demie-saison, mais 16 dans sa première complète (76 matchs) en 2003-2004, ce qui avait été suivi d'une saison de lock-out qui lui avait fait beaucoup de bien. Il en était revenu avec une saison de 18 buts (un sommet personnel) en 80 matchs et de seulement 4 de moins en séries, qui en aurait fait un valide trophée Conn Smythe si Edmonton gagnait ce 7ème match. On l'aimait le barbu #34 au nom italien. Il jouera 4 autres saisons avec les Huileux, ne répétant pas mieux, ne jouant jamais plus en séries, sinon 3 matchs (aucun point) à sa dernière saison, son unique avec les Black Hawks.
Wayne Babych (1978-1987)
Les Blues misaient beaucoup sur Babych, le repêchant 3ème de la Ligue en 1978. Il venait tout de même d'enregistrer deux saisons de 50 buts et de plus de 110 pts dans les juniors, à Portland. Il a bien fait à ses deux premières saisons avec 27 et 26 buts respectivement et 63 et 61 pts. Ce qui était tout à fait dans ce qu'on attendait de lui. À sa troisième saison, avec un autre maître passeur, Bernie Federko, il allait marquer 54 fois, et totaliser 96 pts. Il domine la Ligue (qui comprend quand même Gretzky et Bossy très en forme) pour les buts marqués à forces égales avec 40. Blessé la saison suivante, il ne jouera que 51 matchs. Et ne sera plus jamais le même. Il ne fera jamais plus plus de 20 buts et jamais plus plus de 54 points. Qu'il fera en 1984-1985 (avec Lemieux), deux ans avant ses derniers coups de patins dans la LNH. Qui le feront passer par Pittsburgh (67 matchs), Québec (15) et Harrford (41) avant de finir sa carrière de manière gênante, dans les mineures.
Doug Lidster (1983-1999)
Héros local de la Colombie-Britannique, quel honneur que ce soit les Canucks qui le repêchent en 7ème ronde en 1980. Il jouera 16 saisons dans la LNH, et se méritera quand même 2 bagues de la Coupe Stanley. Mais des bagues gagnées avec les Rangers et les Stars et pour lesquels il n'a presque pas joué. 4 matchs et 32 minutes avec Dallas en 1999 et 9 matchs sur 23 avec New York en 1994. Lidster a enregistré 343 points dans ses 16 ans, en 897 matchs. Lui laissant une moyenne de 21 pts par saison. Une fiche de défenseur de troisième paire. Mais quelqu'un avait mis quelque chose de bionique dans ses gourdes en 1986-1987, alors que, sans pression aucune, puisque Vancouver serait si pwuoche (ce qui est pire que poche) que seulement 2 clubs seraient pires qu'eux (par 2 pts): New Jersey et Buffalo, il récolterait pas moins de 51 mentions d'aides et 63 pts en 80 matchs. Il n'avait jamais fait 30 pts auparavant. Et une saison de 38 pts, en 1990-1991, toujours Canucks, sera le mieux qu'il fera par la suite. Il sera Canucks de 1983 à 1993, Rangers le temps d'une Coupe en 1994, Blues l'année suivante, Rangers encore trois ans, avant de finir sa carrière avec une saison à Dallas, et quand même une bague.
Brad Maxwell (1977-1987)
À sa saison recrue, il impressionne avec 37 pts avec les North Stars du Minnesota. Pas mal pour un jeune défenseur. Mais le -57 à sa fiche fait peur. Il joue 2 matchs dans les mineures la saison suivante et 70 autres dans la LNH qu'il ne quittera plus pour les 11 prochaines années. Il est agressif, a un puissant tir qui terrorise et il aide son club à atteindre la finale face aux Islanders, dans une cause perdante en 1981. 37 pts, 37 pts, 16 en raison d'une blessure, 31, 39, on s'attend à ce genre de production de sa part. Mais en 1983-1984, il fait croire autre chose. À 26 ans, il devient une terreur à la ligne bleue. Neal Broten, Brian Bellows, Dino Ciccarelli, Tom McCarthy, Steve Payne, Denis Maruk forment le top 6 des attaquants. Hartsburgh, Maxwell et Roberts forment le big three. Don Beaupré connait son meilleur hockey. Les North Stars seront éliminés par Wayne, Mark, Jari et compagnie en demie finale, mais ils seront éliminés par les meilleurs. Maxwell termine second marqueur du club en séries. 1 pt derrière Bellows. Et en saison, il domine avec 19 buts, 54 passes et 73 pts. Il ne fera que 41 pts la saison suivante entre Minnesota et Québec, 26 à Toronto, et dans sa dernière saison, il fera 8 pts à Vancouver, 4 avec les Rangers et 9 de retour avec les North Stars, échange qu'il prétend avoir été fait quand le directeur gérant des Rangers (Phil Esposito) perd au cartes contre le directeur général des North Stars (Lou Nanne).
Mentions déshonorables: Tony Tanti après avoir fait 86 pts et marqué 45 buts en 1983-1984 à Vancouver. Steve Penney après 1985 avec les Canadiens de Montréal. Chris Kontos après les séries de 1989 avec les Kings de Los Angeles où il enregistre 9 buts en 11 matchs. Jimmy Carson une fois envoyé à Edmonton avec toute la pression de "remplacer" Wayne Gretzky. Wilfrid Paiement après sa saison de 97 pts avec Toronto en 1980-1981. Mark Bell après avoir quitté Chicago.
J'aurais pu faire un top 100.
Mais je me contenterai de 10.
Et je sais qu'il y en eu d'autres. Et que présentement, certains connaissent la saison de leur vie et ne renaîtrons jamais de la même manière, post Covid.
Commençons devant le filet.
Jim Carey (1994-1999)
Connu comme le "net detective" (Ace Ventura) ou encore "The Mask" (du film du même nom), il partageait aussi le nom de l'acteur principal des deux films en question. Le film de sa saison 1995-1996 était digne d'un Oscar. Sa fiche de 35-24-9, avec son % d'arrêt de .906, ainsi que ses 9 blanchissages combiné à sa moyenne de 2,26, qui suivait sa saison de 28 matchs et une moyenne de 2,13 buts accordés par match lui auront valu le trophée Vézina. Il était si dominant qu'il serait devant le filet pour 71 des 82 matchs des Capitals. Ceux-ci lui ferait alors signer un contrat de 4 ans de 11 millions de dollars. Ça serait assez pour en faire un gardien plus ou moins fiable. À sa troisième saison, il n'accorde toujours pas beaucoup de buts (c'était aussi les année "gros équipements de gardiens") mais ne gagne plus. Il garde une fiche de 17-18-3 avant de passer aux Bruins de Boston avec Jason Allison, Anson Carter, le choix de troisième ronde de 1997 (Lee Goren), le choix conditionnel de deuxième ronde de 1998 (si Washington resignait Tochett, ce qu'ils ont fait, ce choix devenant Bobby Allen) en retour de Adam Oates, Bill Ranford et Rick Tochett. Blessé quelques fois, il ne sera jamais plus le même. Il garde bien 19 matchs suite à son échange, mais commence la saison suivante dans les mineures, cédant le terrain à Byron Dafoe et Rob Tallas. Il ne gardera que 10 autres matchs avec Boston. Commençant à nouveau la saison suivante dans les mineures pour 30 matchs, avant d'être à nouveau recalé, dans la Ligue Internationale cette fois, pour deux matchs. Agent libre, il signe avec St-Louis mais ne gardera que 4 matchs avant de se tanner du hockey complètement en 1999.
Jonathan Cheechoo (2002-2010)
Jonathan a connu plus d'une bonne saison, au moins 4 de 20 buts et plus, mais aucune ne se comparant à celle de 2005-2006, la première après la saison complète de lock-out. Gagnant du trophée Rocket Richard avec ses 56 buts, et premier marqueur de son club (10ème de la Ligue) avec 93 pts, il jouera les 82 matchs de la saison. Ailier du maître passeur Joe Thornton, ça a clairement aidé son talent offensif. 78 des 93 pts, en 58 matchs avaient Big Joe au centre pour le repérer sur la glace. Il ne devait qu'être prêt à dégainer. Il obtient encore 37 buts la saison suivante, et 69 pts, la saison suivante, mais TOUTES les saisons qui suivront verront ses stats descendre atrocement. 37 pts, 29 pts, 14 pts. En 76, 69 et 66 matchs. Il passe aux Sénateurs avec Milan Michalek, et un choix de deuxième ronde de 2010 (Kent Simpson), en retour d'un choix de cinquième ronde en 2010 (Isaac MacLeod) et Dany Heatley, qui profitera aussi de Thornton avec deux saisons de suite de 39 buts, les deux fois jusqu'au Carré d'As de la Coupe Stanley. Ce qui rendait les contre performances de Cheechoo encore plus lourdes à accepter. Lui qui s'effaçait tant qu'il ne jouera que 61 matchs (14 pts, 5 buts) à Ottawa, qui seront aussi ses derniers dans la LNH.
Andrew Raycroft (2000-2012)
Après 15 matchs avec Boston en 2000, un autre l'année suivante et 5 en 2002-2003, il défend 57 fois le filet des Bruins en 2003-2004, garde un impressionnant % d'arrêt de .926, conserve une moyenne de buts accordés de 2,05 et rafle le trophée de la recrue de l'année. Mais son inexpérience en séries lui fait perdre confiance. Boston a une avance de 3-1 dans sa série contre Montréal et on retourne jouer à Boston. Mais Montréal pulvérise Boston 5-1. À Montréal, au match suivant, 5 autres buts, défaite de 5-2. Et à Boston, Richard Zednik marque les deux seuls buts du match dans un match trop excitant (Mon dentiste d'enfance en meurt d'un arrêt cardiaque, retrouvé dans son sous-sol le lendemain matin, à Québec) et élimine Boston. Raycroft a gardé tous les matchs. Ne sera jamais le même. Au retour de la saison de lock-out, il conserve une moyenne de buts accordés de 3,71 en 30 matchs avant d'être retrogradé dans les mineures. Il est vite échangé aux Leafs dans le triste échange contre un jeune finlandais sans expérience dans la LNH du nom de Tukka Rask, et gardera 72 matchs des Maple Leafs la saison suivante, ce qui aide beaucoup à égaler une marque pour le plus grand nombre de victoires dans l'histoire de la concession, mais un % d'arrêt de .894, c'est encore faible. Il accorde le plus grand nombre de buts dans la saison de tous les gardiens de la Ligue (205). Ilportera le couleurs de l'Avalanche, des Canucks et des Stars, jamais comme gardien #1, avant de ne plus jouer dans la LNH.
Scott Bjugstad (1983-1992)
L'oncle de Nick Bjugstad des Penguins, est un héros local de St-Paul, au Minnesota. Il y est né, à joué 3 ans pour l'Université du Minnesota, puis, pour l'équipe Olympique des États-Unis. Il est repêché en 9ème ronde par les North Stars en 1981. Il joue 5 matchs dans la LNH en 1983-1984 avant de finir dans la Ligue Canadienne de Hockey. La saison suivante, il débute dans le AHL, mais seulement le temps de 5 matchs. Il jouera 72 matchs avec le grand club. Marquant 11 fois. Mais combinant un différentiel de -21. Atroce. Mais c'est un choix de 9ème ronde, les attentes ne sont pas si grandes. Voilà pourquoi, quand il fait l'équipe en 1985, 1986, il la fait avec brio. Il marque 43 buts. et obtient 76 pts avec comme centre les vétérans Kent Nillson, Dennis Maruk et Keith Acton. Mais la saison suivante, il la commence étrangement dans les mineures. Il fera 13 pts en 39 matchs avec Minnesota. Puis 22 en 33 la saison suivante. Il n'aura fait que 33 buts et 35 mentions d'aides dans les 237 matchs hors de sa saison de rêves. Il ne fera jamais plus de 10 buts dans la LNH après sa saison de 43. Partageant son temps entre les mineures, les Penguins (-12 en 24 matchs) et les Kings qu'il quitte tout juste avant que le club n'atteigne la finale en 1992-1993.
Nikolai Borchevsky (1992-1996)
Il avait joué 9 saison en Russie avant que les Leafs ne le repêche et ne lui fasse une place dans leur club à l'âge de 27 ans. Dès sa saison recrue, il marque 34 fois, et obtient 74 pts en 78 matchs. À l'aile d'un Doug Gilmour très inspiré qui fera 127 pts. Toronto atteint le carré d'As, et il n'y est pas pour rien avec ses 9 pts en 16 matchs. Blessé la saison suivante, il ne marque que 14 buts et obtient 34 pts en 45 matchs. Mais ne jouera plus 20 matchs dans l'uniforme des Leafs, Il ne marque qu'un seul but dans les trois derniers clubs qu'il fréquente (Toronto, Calgary, Dallas) et ne fera jamais plus de 5 pts dans un club de la LNH. Une comète Russe qui donne son dernier coup de patin à 30 ans, en novembre 1995.
Warren Young (1981-1988)
C'est tard, à 25 ans qu'il joue son premier match dans la LNH, avec les North Stars du Minnesota. Dans ce seul match, il sera -3. Il en rejouera 4 un an plus tard. Y fera 2 pts. Il sera signé comme agent libre par les Penguins en 1983. Obtien 8 pts en 15 matchs, mais joue surtout dans la CHL. En 1984, Pittsburgh repêche un certain Mario Lemieux. Mario rendra tout le monde bon autour de lui. À ses côtés, jouant les 80 matchs de 1984-1985, Young marque 40 buts. Et obtient 72 pts. Second marqueur du pauvre club qui ne fait pas les séries, derrière Lemieux qui en a 100 (pts). Il quitte Pittsburgh pour Detroit la saison suivante et marque 22 buts en 79 matchs. Il est aussitôt rééchangé aux Penguins mais la magie n'opère plus. Il n'y fera que 21 pts en 50 matchs, puis joue seulement 7 matchs la saison suivante avant de ne plus patiner dans la LNH.
Fernando Pisani (2002-2011)
Les fans des Oilers se rappellent du joueur au nom italien pour sa saison 2005-2006, mais surtout pour son après-saison où il allait marquer 14 buts en 24 matchs, menant son club au septième match de la finale de Coupe Stanley, perdu contre la Caroline. Il en avait marqué 8 en 35 matchs dans sa première demie-saison, mais 16 dans sa première complète (76 matchs) en 2003-2004, ce qui avait été suivi d'une saison de lock-out qui lui avait fait beaucoup de bien. Il en était revenu avec une saison de 18 buts (un sommet personnel) en 80 matchs et de seulement 4 de moins en séries, qui en aurait fait un valide trophée Conn Smythe si Edmonton gagnait ce 7ème match. On l'aimait le barbu #34 au nom italien. Il jouera 4 autres saisons avec les Huileux, ne répétant pas mieux, ne jouant jamais plus en séries, sinon 3 matchs (aucun point) à sa dernière saison, son unique avec les Black Hawks.
Wayne Babych (1978-1987)
Les Blues misaient beaucoup sur Babych, le repêchant 3ème de la Ligue en 1978. Il venait tout de même d'enregistrer deux saisons de 50 buts et de plus de 110 pts dans les juniors, à Portland. Il a bien fait à ses deux premières saisons avec 27 et 26 buts respectivement et 63 et 61 pts. Ce qui était tout à fait dans ce qu'on attendait de lui. À sa troisième saison, avec un autre maître passeur, Bernie Federko, il allait marquer 54 fois, et totaliser 96 pts. Il domine la Ligue (qui comprend quand même Gretzky et Bossy très en forme) pour les buts marqués à forces égales avec 40. Blessé la saison suivante, il ne jouera que 51 matchs. Et ne sera plus jamais le même. Il ne fera jamais plus plus de 20 buts et jamais plus plus de 54 points. Qu'il fera en 1984-1985 (avec Lemieux), deux ans avant ses derniers coups de patins dans la LNH. Qui le feront passer par Pittsburgh (67 matchs), Québec (15) et Harrford (41) avant de finir sa carrière de manière gênante, dans les mineures.
Doug Lidster (1983-1999)
Héros local de la Colombie-Britannique, quel honneur que ce soit les Canucks qui le repêchent en 7ème ronde en 1980. Il jouera 16 saisons dans la LNH, et se méritera quand même 2 bagues de la Coupe Stanley. Mais des bagues gagnées avec les Rangers et les Stars et pour lesquels il n'a presque pas joué. 4 matchs et 32 minutes avec Dallas en 1999 et 9 matchs sur 23 avec New York en 1994. Lidster a enregistré 343 points dans ses 16 ans, en 897 matchs. Lui laissant une moyenne de 21 pts par saison. Une fiche de défenseur de troisième paire. Mais quelqu'un avait mis quelque chose de bionique dans ses gourdes en 1986-1987, alors que, sans pression aucune, puisque Vancouver serait si pwuoche (ce qui est pire que poche) que seulement 2 clubs seraient pires qu'eux (par 2 pts): New Jersey et Buffalo, il récolterait pas moins de 51 mentions d'aides et 63 pts en 80 matchs. Il n'avait jamais fait 30 pts auparavant. Et une saison de 38 pts, en 1990-1991, toujours Canucks, sera le mieux qu'il fera par la suite. Il sera Canucks de 1983 à 1993, Rangers le temps d'une Coupe en 1994, Blues l'année suivante, Rangers encore trois ans, avant de finir sa carrière avec une saison à Dallas, et quand même une bague.
Brad Maxwell (1977-1987)
À sa saison recrue, il impressionne avec 37 pts avec les North Stars du Minnesota. Pas mal pour un jeune défenseur. Mais le -57 à sa fiche fait peur. Il joue 2 matchs dans les mineures la saison suivante et 70 autres dans la LNH qu'il ne quittera plus pour les 11 prochaines années. Il est agressif, a un puissant tir qui terrorise et il aide son club à atteindre la finale face aux Islanders, dans une cause perdante en 1981. 37 pts, 37 pts, 16 en raison d'une blessure, 31, 39, on s'attend à ce genre de production de sa part. Mais en 1983-1984, il fait croire autre chose. À 26 ans, il devient une terreur à la ligne bleue. Neal Broten, Brian Bellows, Dino Ciccarelli, Tom McCarthy, Steve Payne, Denis Maruk forment le top 6 des attaquants. Hartsburgh, Maxwell et Roberts forment le big three. Don Beaupré connait son meilleur hockey. Les North Stars seront éliminés par Wayne, Mark, Jari et compagnie en demie finale, mais ils seront éliminés par les meilleurs. Maxwell termine second marqueur du club en séries. 1 pt derrière Bellows. Et en saison, il domine avec 19 buts, 54 passes et 73 pts. Il ne fera que 41 pts la saison suivante entre Minnesota et Québec, 26 à Toronto, et dans sa dernière saison, il fera 8 pts à Vancouver, 4 avec les Rangers et 9 de retour avec les North Stars, échange qu'il prétend avoir été fait quand le directeur gérant des Rangers (Phil Esposito) perd au cartes contre le directeur général des North Stars (Lou Nanne).
Mentions déshonorables: Tony Tanti après avoir fait 86 pts et marqué 45 buts en 1983-1984 à Vancouver. Steve Penney après 1985 avec les Canadiens de Montréal. Chris Kontos après les séries de 1989 avec les Kings de Los Angeles où il enregistre 9 buts en 11 matchs. Jimmy Carson une fois envoyé à Edmonton avec toute la pression de "remplacer" Wayne Gretzky. Wilfrid Paiement après sa saison de 97 pts avec Toronto en 1980-1981. Mark Bell après avoir quitté Chicago.
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