mercredi 18 septembre 2019

31 Clubs, 31 Gardiens

Les camps d'entrainement sont en marche. Les alignements vont beaucoup changer.
Ils changent même au moment de lire ceci.

Certaines décisions seront les bonnes, certaines autres, un mauvais pari.

Explorons ce que projettent chaque club devant le filet, pour la saison 2019-2020.

Andrei Vasilevskiy, Tampa Bay
Le récipiendaire en titre du trophée Vézina est excpetionnellement acrobatique pour son format (6'2). Si il vous paraît déjà le meilleur, à 25 ans, il ne peut que promettre mieux. Et si il n'est que le même, il sera encore le meilleur. Ça aide aussi de jouer pour le meilleur club des 30 dernières années. Mais il en aura été aussi souvent la raison de leur succès.

Sergei Bobrovsky, Floride
Il sauvait les matchs avec les Bluejackets, il volera aussi des 2 pts pour la Floride. le double gagnant du Vézina est peut-être l'ingrédient qui manquait pour faire de ce club, qui a eût une étonnante saison l'an dernière, un club respectable.

Ben Bishop, Dallas
Ce gardien de 6'7 avait les meilleures stats l'an dernier avec une moyenne de buts alloués de 1,98 par match et un % d'arrêt de .934. Mais il a été limité à 46 matchs en raisons des blessures. Dallas a fait de changements (Joe Pavelski, Corey Perry) en fonction de non seulement faire les séries, mais aussi de se rendre en finale. Et de la gagner.

Carey Price, Montréal
Il n'y pas si longtemps, il était de loin, le meilleur. Les blessures et une défensive questionnable l'ont un peu bousculé. On lui demandera encore de gagner à lui seul tous les matchs. La seconde moitié de la dernière saison était digne d'un Vézina l'an dernier, Price est encore capable. Même si son club est non seulement inconsistant, mais aussi plus faible cette saison que l'an dernier. Du moins, sur papier.

Tuukka Rask, Boston
On posait la même question à Martin Brodeur: les Devils sont bons grâce à lui ou il est bon parce que les joueurs devant lui sont aussi très bons? Ça s'applique aussi aux Bruins. Un peu des deux était la réponse. Brodeur a quand même gagné trois coupes. Rask en a gagné une seule, sans garder un seul match, et perdu les deux autres où il était gardien #1.

John Gibson, Anaheim
Gardez-le en santé, offrez lui aussi une meilleure offensive, et vous avez peut-être déjà un candidat pour le prochain Vézina dans 6 mois.

Fredrik Andersen, Toronto
Il les joue toutes, et lui, A le support offensif de son club. Il est capable de voler un match et de répéter plusieurs arrêts spectaculaires consécutivement. Il n'a plus rien à prouver en saison régulière. Mais en séries...il faudra commencer à franchir des rondes...

Matt Murray, Pittsburgh
Deux Coupes Stanley à ses deux premières saisons. Dur de faire mieux. À 6 '4, et seulement 178 livres, il est sujet à de nombreuses blessures et à des commotions. L'an dernier il a gardé 50 matchs, un sommet pour lui dans une saison de la LNH. Il faudra faire plus.

Jordan Binnington, St-Louis
De Janvier à la Coupe, Binnington a été le meilleur gardien de la Ligue. Il doit cette saison prouver qu'il n'était pas qu'un Jim Carey (NOOOOOOOOOOOOOOOOON pas l'acteur, le gardien des Capitals de 1994). Il y a peu de raisons de croire qu'il n'était pas qu'un chanceux débutant.

Marc-André Fleury, Vegas
Le joueur le plus important des Golden Knights aura 35 ans en novembre. Mais il ne montre aucun signe de ralentissement. Il est encore la seule option pour le club du Nevada.

Connor Helleybuck, Winnipeg
Candidat au Vézina ou gardien chanceux dans un bon club? L'an dernier, Helleybuck a légèrement  régressé et la défensive des Jets a perdu trois défenseurs (Myers, Trouba, Chiarot) qui faisaient du sacré bon boulot devant lui. Il sera intéressant de voir comment il s'en sortira cette saison.

Pekka Rinne, Nashville
Pekka aura 37 ans dans le premier mois de la saison. Il y a déjà des indices que cette Ligue va quelques fois trop vite pour lui. Mais il se classe aussi parmi l'élite certains soirs. Et fait mentir son âge. Il a quand même gagné le Vézina à 35 ans. Il évolue pour un club qui aspire à la Coupe et qui a une solide défensive. On le ménagera pour les séries. Son substitut, Jusse Saros, est du calibre d'un #1.

Phillip Grubauer, Colorado
Il a volé le poste de Varlamov et fût le gardien partant en séries. Le club est en pleine montée. C'est une bonne disposition pour connaître ses meilleures saisons.

Devan Dubnik, Minnesota
Mr. Consistance gardera encore 60 matchs, si la santé tient le coup. Il gagnera peut-être encore 30 fois, et sera parmi la moitié meilleure de la Ligue dans le moyenne de buts alloués et dans le % d'arrêt. Si il est meilleur que ça, genre dans le top 10, le Wild fait les séries.

Antti Raanta, Arizona
Solide avec les Coyotes lorsqu'en santé, il a été limité à 12 matchs l'an dernier. Étant obligé de céder son poste à Darcy Kuemper qui aura livré un travail de "joueur le plus utile à son club". Raanta rependra son poste de gardien #1? saine compétition.

Carter Hart, Philadelphie
Il n'est plus recrue et il a tout pour devenir un mini-Carey Price. Price a pris son élan à 22 ans. Hart en a 21. La pression est énorme sur lui alors qu'on s'attend à ce qu'il gagne à peu près tout , tout seul, pour Philly.

Braden Holtby, Washington
Vous vous rappelez quand il avait perdu son poste de #1 dans la saison 2017-2018 avant de reprendre son poste un peu avant les séries et de les mener à la Coupe? Il a besoin d'un rebound du genre.

Corey Crawford, Chicago
Il est le meilleur lorsqu'en santé, mais la santé n'y est plus. Commotions sur commotions, sa carrière est peut-être même en péril. Cam Ward s'est retiré, mais Robin Lehner, rien de moins s'amène. Lehner vient de connaître sa meilleure saison à vie. Peut-il faire encore la même chose en Illinois?

Jimmy Howard, Detroit
Stabilité, tenacité, il en verra du caoutchouc à Detroit.

Petr Mzarek, Caroline
Dramatiquement inconsitant, il a paru comme un fameux gardien certains soirs et comme le pire des cancres certains autres soirs. Les Cannes ont une belle défensive augmentée de Jake Gardiner la semaine dernière. Faudra que Mzarek soit le bon jerk.

Jonathan Quick, Los Angeles
Tout est allé tout croche l'an dernier à L.A. Quick, blessé n'a en rien aidé. Il devrait rebondir. Mais les Kings ne sont pas meilleurs cette saison. Peu de nouveaux visages et assez peu d'attentes. Il verra de la rondelle.

Jacob Markstrom, Vancouver
Il est dans la fleur de l'âge et vient de connaître sa meilleure saison. Les Canucks se sont améliorés. Il sera mentor du gardien du futur du club, Thatcher Demko.

Henrik Lundqvist, Rangers
Le roi n'est pas mort. Mais il a 37 ans. Et vient tout juste de connaître sa pire saison à vie. Le moins de victoire (18), la plus haute moyenne de buts accordés par match (3,07), son plus faible % d'arrêt (.907) et n'a obtenu aucun blanchissage. Le club était en mode reconstruction. Ils reconstruiront cette saison avec la sensation finlandaise Kaapo Kakko, Jacob Trouba et Artemi Panarin. Le club est prêt à un nouvel élan. Henrik l'est-il?

Semyon Varlamov, Islanders.
Plusieur gens se sont questionné quand New York a laissé filer Lehner pour un an à Chicago et qu'ils ont ensuite misé sur le vieillissant Semyon POUR 4 ANS. Avec Barry Trotz derrière le banc, et une star d'entraîneur de gardiens de buts (Mitch Korn), une année de renaissance ne serait pas surprenant pour Varlamov.

David Rittich, Calgary
Big Save Dave a vol. le poste de Mike Smith avec brio l'an dernier. On lui demande encore de bien tenir le fort. Et non pas de devenir celui qui a reperdu son poste de #1, à Smith, tout juste avant les séries (qui furent très courtes pour cet excellent club en saison).

Craig Anderson, Ottawa
Il pourrait terminer avec les pires stats de la Ligue, il serait encore le joueur le plus utile des Sens.

Martin Jones, Sharks
Ses stats étaient affreuses l'an dernier, considérant le club devant lui. Mais il semble tout effacer en séries, et reste fiable. Pas une mauvaise habitude pour un gardien. Mais son nom n'est pas sur la Coupe. La ville de San Jose non plus.

Mackenzie Blackwood, New Jersey
Cory Schneider est l'officiel #1, mais Blackwood est la recrue qui pourrait le déloger. Comme Hart et Binnngton l'an dernier.

Mikko Koskinen, Edmonton
L'autre 6'7 devant le filet dans la Ligue. Il a connu une excellente première moitié de saison l'an dernier, mais n'a pas tenu ses promesses dans la seconde tranches de la saison. Quel Mikko se présentera en Octobre?

Carter Hutton, Buffalo
Les Sabres se tourneront vers un gardien de 30 ans qui ne sera ni la cause de leurs déboires, ni la solution. C'est un travailleur honnête dans un club pauvre.

Joonas Korpisalo, Columbus
Il a enfin son tour comme gardien #1 mais de moins en moins le club pour le garder en sécurité. Son partenaire devant le filet sera un post-soviétique, issu de la Ligue de Suisse, Elvis Merzlikins.

mercredi 11 septembre 2019

La Lente Mort des Sénateurs d'Ottawa

En 2005-2006, les Sénateurs, fiers de leur super trio Heatley/Spezza/Alfredsson, de leur second centre Mike Fisher, de leurs intenses Chris Neil et Antoine Vermette, de leur parfait troisième centre Bryan Smolinski, de leur défensive articulée autour de Zdeno Chara, Wade Redden, Chris Phillips et Anton Volchenkov, avec Martin Havlat sur une demie jambe et présentant Domink Hasek devant le filet, (mais blessé avant les séries) terminaient premiers de la Division Nord-Est, et deuxièmes de toute la Ligue.

On fondait beaucoup d'espoir sur les séries éliminatoires et comptaient affronter ceux qui avaient terminé premier au classement général, les Red Wings, rien de moins qu'en finale.

Mais tous les favoris étaient éliminés cette année-là et la finale offrirait ces deux plus faibles adversaires à vie avec les Oilers d'Edmonton et les Hurricanes de la Caroline.
Ottawa éliminait assez facilement et en 5 matchs Tampa Bay en première ronde, mais en deuxième ronde, pour la troisième fois dans les 8 dernières années, Ottawa et Buffalo se faisaient face. Les Sabres ayant gagné le deux séries précédentes.

Dans le premier match, avec 10,7 secondes à faire, Tim Connolly faisait 6-6 et à 18 secondes du début de la supplémentaire, Chris Drury ramenait tout le monde au vestiaire, Buffalo menait la série 1-0. Ryan Miller serait brillant pour voler aussi le second match en faisant gagner son club 2-1. Dans le troisième match, Jason Spezza créait l'égalité tard en troisième et en surtemps, c'est Jean-Pierre Dumont qui donnerait une avance de 3-0 aux Sabres dans la série. Même si Ottawa gagnant le match suivant et offrait un excellent spectacle au 5ème match, Jason Pominville, devenait la première recrue à marquer en surtemps, en désavantage numérique de l'histoire de la LNH et éliminait dramatiquement les puissants Senators.

La déception était amère.

L'année suivante, Hasek, Chara, Havlat, Smolinski, Varada, Pothier levaient les feutres et étaient remplacés par Dean McAmmond, Mike Comrie, Oleg Saprykin, Tom Preissing et Joe Corvo. Ce changement de personnel secouait trop les troupes et la club aurait un lamentable début de saison suivi d'une si solide relance qu'il terminerait second de la division Nord-Est (derrière Buffalo) et 9ème de la Ligue. Pour la 9ème saison de suite Ottawa serait en série.

Et ils iraient au plus loin qu'ils pourraient se rendre. En éliminant Pittsburgh, New Jersey et se vengeant enfin des Sabres pour atteindre la finale contre la Caroline. Pour la première fois en 80 ans, la ville d'Ottawa vibrerait au rythme d'un de ses clubs en finale. Anaheim serait leur adversaire.

Dans le premier match, le sale Chris Pronger blessait Danny Heatley qui gardera la blessure secrète et ne sera plus le même pour le reste de la série. Anaheim gagnait ce match 3-2. Ray Emery et Jean-Sebastien Giguère seraient formidables dans le second match qui se solderait par le pointage de 1-0, toujours pour les Ducks. Ottawa revient dans la série en gagnant le match suivant 5-3, à domicile. Anaheim arrache toutefois le quatrième match 3-2 et mène la série 3-1. Anaheim fermera les livres et soulèvera son unique Coupe au match suivant, le gagnant 6-2.

Les Sénateurs auraient dû avoir toujours un bel avenir avec seulement Dean McAmmond. Martin Gerber et Alfie au dessus de 30 ans. Et c'est sur ce chiffre illusoire qu'on s'est trompé. Le contrat de l'entraîneur Bryan Murray arrivant à expiration, le proprio Eugène Melnyk l'a alors promu au poste de directeur gérant, de peur de le perdre. Murray a alors engagé son adjoint, John Paddock à sa place.

Mais les éléments de 29 ans et moins du club n'étaient pas les bons. À partir de 2008, Ottawa ne fera plus les séries que 5 fois en 11 ans, ne se rendant pas plus loin que la deuxième ronde. Il y a bien eu Guy Boucher qui a causé la surprise en 2017 avec une spectaculaire après-saison les menant à un but de la finale, mais c'était l'exception qui confirmait la règle, Ottawa resterait ridiculement mauvais.

Surtout l'an dernier.

Fisher, un grand favori de la foule, serait le premier à partir. Pour Nashville, rejoignant sa jolie épouse. Ça ne passera pas auprès des fans. Chris Kelly prendrait la direction des rivaux Bruins. Danny Heatley s'écraserait. Peu ne serait obtenu d'aide directe en retour sinon des choix, à part peut-être Craig Anderson de l'Avalanche, qui tiendra longtemps le club à bout de bras.

Des disputes contractuelles avec les stars Alfredsson et Jason Spezza les amèneraient ailleurs. N'obtenant jamais rien de vraiment solide en retour. Bobby Ryan étant le plus intéressant joueur obtenu en retour d'un échange. Et la pression sur lui est titanesque.

Atteint d'un cancer qui le faisait dépérir à vue d'oeil, il devenait difficile de blâmer Bryan Murray. Les blessures à des joueurs clés ont aussi gangréné le club sans arrêt.

Murray se placerait sur les lignes de côtés en 2016 et laisserait son poste à Pierre Dorion, mais ses débuts n'ont pas été faciles. Marc Methot a été perdu au repêchage d'expansion à Vegas. On a été cherché Matt Duchene en retour d'une fortune soit Kyle Turris, Shane Bowers, Andrew Hammond, un premier choix conditionnel en 2018 ou 2019, un choix de troisième ronde en 2019. Mais avec l'arrivée de Duchene a commencé une plongée dans la défaite perpétuelle. Derrick Brassard et Dion Phaneuf ont été envoyés ailleurs en retour d'assez peu.

Reine des monstres
L'an dernier a été un gong show pour Ottawa. Risée de la LNH.

Une histoire atroce hors glace a forcé l'organisation à échanger Mike Hoffman. Une histoire horrifiante impliquant la femme d'Hoffman, un monstre, qui avait créé des faux comptes sur les réseaux sociaux pour harceler et intimider l'épouse d'Erik Karlsson, souhaitant que celui-ci se blesse et que sa carrière soit anéantie et que le bébé de son épouse soit mort. Ce qui s'est avéré vrai au final rendant la chose abominablement terrifiante et invivable.

Ça leur a tout de même donné le très utile en ce moment Brady Tkachuk.

Mais Erik Karlsson, Mark Stone et Ryan Dzingel ont aussi quitté le club l'an dernier. Donc le coeur, l'âme et les jambes. Ottawa est cul-de-jatte sans coeur.
Karlsson en retour de très peu d'aide directe, même chose pour Stone et Dzingel, ce dernier obtenu en retour de "suitcase" Duclair et Matt Duchene a été envoyé aux Bluejackets (Dzingel 2 jours après) pour aucune aide directe non plus.

Les confirmant pour les fans, en constante attente de réanimation.

Pour ajouter à l'annus horriblis, Ray Emery, associé aux gloires du passé du second passage de l'organisation dans la LNH, perdait la vie beaucoup trop jeune.

La bonne nouvelle, sans attente réelle, pour tout fan des Sens est que toute victoire ou bonne séquence ne pourra qu'être une bonne surprise dans la saison qui commence dans un mois.

Déjà.

mercredi 4 septembre 2019

De la Commotion Cérébrale dans la LNH

Justin Williams prend une pause.

Niklas Kronwall se retire.

Et si c'était, comme Andrew Luck au football, ou Rob Gronkowski, toujours au football de la NFL?

Pour étudier d'un autre angle cette drôle de Ligue qui réfute les résultats scientifiques concernant les liens de cause à effet concernant les commotions cérébrales?

Et ne plus risquer sa vie?

L'an dernier, il y a eu 226 bagarres. 10 ans avant, on en comptait 734. C'est déjà un progrès. La LNH a dédommagé quelques 146 joueurs en 2018 dont on avait prouvé les commotions cérébrales. C'est aussi un progrès.

Mais la Ligue reste toujours agacée par la question. Ferez vous mieux pour protéger vos joueurs?

Joe Murphy est devenu un sans abri en raison des commotions. Steve Montador, Todd Ewen, Rick Rypien et Wade Belak se sont enlevés la vie en raison des commotions.

Voici 10 joueurs de la LNH qui ont dû se retirer de leur art en raison de multiples commotions.

Eric Lindros.

Oh! il avait le style pour attirer les coups aussi. C'est Scott Stevens, dont le nom reviendra partout ici, qui cloue le cercueil du gros #88 dans les séries de 2000. Mais Lindros n'en était déjà pas à sa première.  Stinky Lindros avait gagné le trophée Hart en 1995, mais sa tête n'y sera plus jamais après ce hit de Stevens. Lindros jouera ensuite pour les Rangers, les Leafs et les Stars mais ne sera jamais plus aussi dominant.

Pat Lafontaine

Le talentueux joueur des Islanders a eu 6 commotions documentées avec les Islanders. Mais il jouera 6 autres années à Buffalo. Et 67 matchs avec les Rangers. Et à Buffalo, François Leroux (un des rares joueurs de la LNH contre lequel j'aurai joué, et qui avait déjà cette taille, midget!) l'assassine avant de knocker Rob Ray. En entrant en collision avec Mike Keane, son propre coéquipier Rangers, alors, sa carrière se termine avec une commotion de trop. Le 16 mars 1998. Le jour des 25 ans de ma soeur Janiper Juniper.

Marc Savard

Marc Savard connaissait ses meilleurs années quand Matt Hunwick met un terme à sa carrière en 2011.  Il avait connu des saisons de 97 points et de 96 points. Mais un an avant, Matt Cooke, reconnu pour ses coups en bas de la ceinture, le coince sans que les arbitres ne le voit, un geste qui ne sera pas pénalisé et qui est de nos jours condamnable dans la LNH.

Savard était un formidable passeur et se dirigeait vers des saisons de plus de 100 points facilement. Il n'a jamais officiellement pris sa retraite et les clubs de la LNH se partagent ses droits depuis 2011. Pour atteindre le plafond salarial. Ironiquement, Matt Hunwick est alors un Bruins.

Keith Primeau

Dont on apprendra à connaître le fils devant le filet du Rocket cette saison a officiellement subi 4 commotions. Toutefois, il croit qu'il en aurait subi facilement 10. En 2000, Bob Boughner le tue. Mais Primeau revient 2 soirs plus tard. Pas tellement prudent. C'est ironiquement contre Montréal, le club qui fera naître son fils dans la LNH, que la carrière de Primeau se termine en 2005, quand Alexander Perezhogin (vous vous rappeliez de Perezhogin?) le collisione le crâne contre son épaule. Primeau tentera un retour, mais à sa retraite, il avouera qu'il joue depuis 7 ans avec des symptômes de commotion.

Paul Kariya

Karyia a marqué en moyenne 1 pt par match pendant ses 15 saisons dans la LNH. Mais quand il s'est retiré en 2011, on a vite suggéré que les propriétaires de certains clubs devraient être soulagés de plusieurs dollars pour avoir permis à certains de leurs joueurs d'avoir frappé à la tête la star. En 2003, en finale de la Coupe Stanley contre New Jersey, Kariya est littéralement détruit par Scott Stevens sur un geste qui était de l'interférence.
L'ironie, qui suivra la carrière de Stevens, voudra que Kariya revienne un peu plus tard et marque  brillamment le but qui sera le but gagnant de ce match.

Adam Deadmarsh
La commotion qui met un terme à sa carrière est tellement conne. Un de ses coéquipier lui accroche la tête avec un de ses patins dans le feu de l'action. C'était tôt dans la saison 2002-2003. Il ne jouera plus jamais.
Mais sa tête avait été régulièrement abîmée au préalable.

Devenu entraîneur video de l'Avalanche, et assistant coach, il quitte les deux emplois, en raison de symptômes récurrents.

Mike Richter

Le champion de la Coupe Stanley de 1994 se retire en 2003, quand les symptômes de commotions deviennent trop insupportables. Il reçoit un puissant lancer dans le masque en 2002 de la part du défenseur des Thrashers Chris Tamer. C'était à la fin de la saison 2002. Novembre suivant, Il reçoit le genou de Todd Marchant des Oilers. Ne reviendra pas. Ne reviendra plus jamais.

Scott Stevens

Il était surtout connu pour ses coups d'épaules mortels. Je l'adorais. En Capitals, en Blues et en Devils. Mais voilà, tu cognes fort, attends-toi à être cogné. Ma propre carrière s'est plus ou moins terminée de la sorte. Je devais cogner pour convaincre des mes 5"8 mon utilité. Et une des mes épaules a fini par tomber toute seule rendu midget (non...je n'ai pas essayé de frapper Leroux, on se tirait au sol ou on le battait de vitesse).

C'est un lancer frappé errant dans un réchauffement qui met un terme à sa carrière. Il n'était plus tellement jeune. Et il est CERTAIN qu'il avait eu de multiples commotions au préalable dans sa carrière.

Je l'ai franchement adoré.

Steve Moore.

On en a assez parlé. Bertuzzi n'aurait jamais dû rejouer dans la LNH. Moore n'aura joué que 69 matchs dans la LNH.

Marc Crawford est un criminel.

Brett Lindros

Oui, le frère de l'autre. Moins talentueux mais avec le même style fonce dedans. Il ne jouera que 51 matchs dans la LNH. Dans le junior, il aura 5 commotions, mais comme roi des morons (il avait la bonne famille pour ça), il ne manquera aucun match junior.
Jouant avec la mort dans la LNH, il subit une autre commotion dans sa première saison, puis 2 autres en l'espace de 8 jours dans sa seconde.

On lui suggère, avant de devenir aveugle ou endommagé en permanence cérébralement, ce qu'ils sont tous de toute manière une fois commotionnés, de se retirer, ce qu'il fera sagement.

Kronwall pouvait lui aussi donner des commotions.
C'était le Scott Steevens de nos jours.

Et regardez bien Justin Williams nous faire un Sundin/Niedermayer en janvier et revenir pour le dernier droit avec les Cannes.

Je gage là-dessus, personnellement.