Quand un joueur à lui seul fait changer un tel règlement pour que ce soit "plus juste", il faut qu'il soit véritablement au somment de son sport.
En 1955, lorsqu'une équipe écope d'une pénalité, le joueur puni passe deux minutes complètes sur le banc. Même si l'adversaire marque. Sauf que lors d'un match. Jean Béliveau marque trois fois sur la même pénalité en 44 secondes. Le nouveau règlement s'applique presqu'aussitôt: lorsqu'il y aura but, la pénalité prend fin.
En 1955, le grand Jean Béliveau en est à sa troisième saison avec les Canadiens de Montréal, sa première complète. Il aura une carrière fabuleuse, on la connait. Transportons nous à sa dernière.
8 Avril 1971.
Je suis un spermatzoïde à un mois de gagner ma plus grande bataille.
À Boston, les Canadiens de Montréal affrontent les Bruins pour le second match des séries de la première ronde. Montréal à perdu le premier, à Boston, 3-,1 la veille.
Boston est une redoutable machine. L'équipe de Tom Johnson a terminé au tout premier rang de la ligue, 12 pts devant les Rangers et 24 pts devant Montréal qui a terminé 4ème (derrière Chicago). Phil Esposito a établi une nouvelle marque avec ses 76 buts et ses 152 points, Bobby Orr aussi avec ses 102 passes et 139 points, Johnny Bucyk (51 buts) et Ken Hodge obtiendraient eux aussi plus de 100 points. 10 joueurs auraient plus de 20 buts (Esposito, Orr, Bucyk, Hodge, Cashman, McKenzie, Stanfield, Sanderson, Westfall et Carleton) . Dallas Smith et Ted Green à la ligne bleue obtiendraient plus de 40 pts chacun, le lourd Don Marcotte marquerait 15 buts et Gerry Cheevers et Ed Johnston se partageraient les matchs à part presque égales (Cheevers 2 de plus). Boston est largement favori pour gagner la coupe. Et lors de ce second match à Boston, le club en noir, jaune et blanc, roule carrément sur celui en bleu blanc rouge. C'est 5-1 en deuxième période quand Derek Sanderson marque. Le jeune Ken Dryden n'est peut-être pas l'homme de la situation.
Puis, les leaders se lèvent. Henri Richard marque et c'est maintenant 2-5. Le capitaine Jean Béliveau porte le pointage à 3-5 aidé de Ferguson et de Cournoyer. Moins de deux minutes plus tard, Béliveau remet ça et c'est maintenant 4-5. Jacques Lemaire déjoue Johnston pour faire 5-5. John Ferguson saisit une savante passe de Jean Béliveau et porte le poiintage à 6-5.
Un dernier but sera marqué dans un filet désert. Montréal l'emporte 7-5.
Une victoire inspirée de leur grand capitaine.
Montréal éliminera contre toute attente Boston en 7 matchs, gagnant le dernier match à Montréal 8-3 et le dernier à Boston 4-2. La suprématie psychologique Montréalaise s'installe déjà contre les Big Bad Bruins.
Montréal élimine les North Stars du Minnesota en 6 matchs en demie-finale.
Les Canadiens affronteront les puissants Black Hawks de Chicago de l'entraîneur Bill Reay en finale. Bobby Hull, Dennis Hull, Stan Mikita, Pit Martin, Pat Stapleton, Chico Maki, Jim Pappin, Bill White Keith Magnuson, Tony Esposito, le club est à craindre.
Chicago gagne le premier match en surtemps, à Chicago, 2-1. Il gagne aussi le second, toujours à Chicago, 5-3. Montréal gagne ses deux matchs à domicile 4-2 et 5-2 et la série est égale 2-2. Chicago gagne à domicile 2-0 et accule Montréal au pied du mur. Mais les Canadiens gagnent 4-3 au Forum. Ils arrachent ensuite la victoire à Chicago, la seule victoire sur une patinoire adverse de cette finale, par le pointage de 3-2.
Montréal soulève à Chicago une 17ème Coupe Stanley, cette fois à Chicago.
Jean Béliveau et Yvan Cournoyer ont tous deux obtenus 22 pts chacun, mais c'est Frank Mahovlich qui dominera la ligue en séries d'après saison avec ses 27 pts. Ken Dryden est l'homme de la situation puisqu'au terme de ses 20 premiers matchs avec les Canadiens, il obtient finalement le trophée Connie Smythe remis au joueur les plus utile des séries éliminatoires. Un trophée que leur capitaine, Jean Béliveau, fût le premier à remporter, 6 ans auparavant.
Pour Béliveau il s'agira d'un 10ème et dernière Coupe Stanley. La légendaire capitaine se retirera au terme de cette dernière conquête. Il sera le tout premier joueur à penser faire le tour de la glace avec la Coupe afin de la montrer au public, indispensable à ses yeux (et à Chicago!), une tradition qui ne mourra jamais plus dans la LNH.
Une fin magnifique pour un joueur qui l'était tout autant.
C'est une race en soi qui s'est éteinte mercredi dernier. Des gentlemans du genre ça ne se fait presque plus. La veille, Evander Kane, qui ne sait plus comment montrer qu'il veut quitter Winnipeg, avait publié sur le net la photo ci-contre. Il avait déjà publié une autre photo où il exhibait des liasses de cash tel un pimp...
Il n'a rien, mais rien du tout, en commun avec le type d'Homme qu'était Jean Béliveau.
Une race en voie de disparition.
Après deux jours de chapelle ardente au Centre Bell à Montréal,
aujourd'hui se tiendront les funérailles nationale du grand #4.
Salut Gros Bill!
Le hockey est pour certains au Québec une seconde peau. Chronique hebdomadaire épidermique.
mercredi 10 décembre 2014
mercredi 3 décembre 2014
8 Équipes au Sommet de la Ligue, Pourquoi? 8 au fond, Pourquoi?
8 Semaines d'activités.
Qui trône au sommet?
Qui rumine dans la cave?
Pourquoi?
Observations Personnelles.
Les premiers de classe:
TAMPA BAY
Signer une extension de contrat au gérant Steve Yzerman en avril dernier a été une bonne idée. Voilà un gagnant, qui a débuté dans un club perdant, et qui aura été un phare guidant le navire à trois conquêtes de la Coupe Stanley. Yzerman a fait d'audacieux mouvements de personnel. Laisser partir un talent comme Martin St-Louis? Risqué. D'autant plus que TB n'aura joué que 4 petits matchs en séries hors saison et que St-Louis, avec son leadership aura mené son club en finale de la Coupe. Toutefois Ryan Callahan a cette année 21 pts en 20 matchs. Good payoff. Stamkos domine toujours la talent offensif et Ben Bishop est un mur devant le filet. Victor Hedman continue de jouer le meilleur hockey de sa carrière à la ligne bleue. L'acquisition de Brian Boyle, finaliste de l'an dernier à New York, n'est pas une connerie. Une place pour Jonathan Drouin, afin d'éclore comme l'on fait, et le font toujours les jeunes Tyler Johnson et Ondrej Palat n'est pas non plus une mauvaise idée. Et rendons à César, ce qui revient à César, l'entraineur Jon Cooper fait du très bon boulot depuis deux ans. On s'attendait à ce qu'ils soient bons, mais premier à ce temps-ci de l'année? non. Bravo "Coop.".
MONTRÉAL
Trois raisons qui expliquent le succès de Montréal cette année: La santé, la santé et la santé. Un seul vrai blessé: Mickael Bournival, pour qui il y avait peu de place de toute façon. Price est toujours irréprochable sous la gouverne de Stéphane Waite. PK reste inégal, mais maintenant entouré de trois trentenaires, il ne saurait que maturer plus vite. La force vient aussi de l'apport offensif des 4 trios. Qui s'attendait à autant d'apport de Dale Weise lors de son acquisition l'an dernier? sérieusement? Jiri Sekac a une splendide énergie qui fait oublier l'inconstance de Brendan Gallagher. Les centres dominent sur les mise au jeu alors que le pire est 41ème de la ligue et que Malhotra est 1er et Eller 4ème. Belle audace de Marc Bergevin qui est le directeur gérant qui a le plus bougé. Montréal promet de très belles choses à ses partisans en jouant deux coups en avant des autres.
ANAHEIM
Les pertes de Koivu et de Selanne remplacées par les présences de Heatley et Kesler et l'éclosion de beaucoup de jeunesse mène la galère au pays de Mickey Mouse. Qui pensait que le jeune défenseur Sami Vatanen serait le troisième marqueur du club derrière Perry & Getzlaf? Beleskey, Fowler, Maroon, Smith-Pelly. Lindholm, Cogliano, les deux jeunes gardiens Andersen et Gibson en donnent beaucoup plus que l'on aurait cru. Et le tandem Perry-Getzlaf est toujours au sommet de son art. Smith-Pelly à leurs côtés parait presqu'habile. Chapeau Boudreau, il va bien ton troupeau. Et en santé, il ira loin.
PITTSBURGH
Parlant de santé, voilà une des raisons qui rend les Penguins si puissants cette année. J'en ai déjà parlé ici, Pittsburgh n'est pas à négliger cette année dans vos prévisions post-saisonnière.
NASHVILLE
On a changé l'instructeur. Laviolette a une bague de la coupe Stanley au doigt. On a très sérieusement rebrassé la soupe avec pas 1, ni 2, ni 3 mais bien 4 nouveaux centres. On a retransplanté un coeur à ce club. Ribeiro, Forsberg, Jokinen, Roy. Matt Cullen, Paul Gaustad prennent aussi les mises au jeu. Filip est tout simplement sensationnel et rend ses ailiers meilleurs. Rinne est toujours très bon devant le filet. La ligne bleue est peu à peu impeccable. Weber n'a plus rien à prouver mais rend Seth Jones très habile. Roman Josi reprend là où il a laissé l'an dernier (40 pts) il a 12 pts en 23 matchs. Ryan Ellis brille dans les deux sens de la patinoire. Anton Volchenkov amène une touche de virilité et un brin d'expérience à ce lot. Les Prédateurs ont la meilleure défensive du circuit ayant accordé seulement 46 petits buts. Nash flashe. La nouvelle chimie opère. Zont de quoi être fiers.
ST-LOUIS
J'avais prévu l'éclosion de Vladimir Tarasenko l'an dernier, j'étais un an trop tôt. Tarasenko est un sérieux candidat au trophée de joueur le plus utile à son club cette saison. Non seulement il produit mais ses buts sont splendides! Schwartz et Lehtera sont choyés de jouer en sa compagnie. Et quand derrière vous il y a T.J. Oshie, Alexander Steen, Paul Stastny ou David Backes, vous êtes en confiance avec vos attaquants. À la ligne bleus, Shattenkirk a des faiblesses toute récente en défensive, mais 18 pts en 24 matchs n'est pas négligeable. Pietrangelo est aussi étonnant de faiblesse en défensive avec son -4, mais il pêche par excès de jeunesse. Appelons cela "l'effet Subban". La jeunesse, ça se recadre. Devant le filet, l'arrivée nouvelle de Martin Brodeur, qui a tout gagné ce qu'il pouvait gagner dans sa vie. ne peut qu'être une bonne nouvelle pour seconder Jake Allen maintenant que Brian Eliott est au rancart. Ken Hitchcock a aussi une bague de la coupe Stanley au doigt. Il connait la chanson des gagnants.
NEW YORK ISLANDERS
Après tant d'années de misère, il était temps que les investissements sur le jeune talent repêché rapportent sur la glace. Heureusement en santé les insulaires ont tout pour plaire. J'en parlais encore hier.
VANCOUVER
Quelle belles surprise que ces Canucks! Autre élément clé: La santé! peu de blessés parmi les 13 premiers marqueurs du club. Les frères Sedin ne ralentissent en rien. Radim Vrbata à leur côtés est un brillant ajout. Ryan Miller ne montre pas une ride devant le filet non plus. Willie Desjardins doit faire quelque chose de bien car outre le gardien, peu de changement par rapport au club de l'an dernier. Personne n'aurait gagé sur les Canucks au 8ème rang de la ligue à ce temps-ci de l'année. Toutefois le calendrier de Vancouver était une horreur (le pire avec Winnipeg) l'an dernier et ça a dû influencer les résultats au final. Cette année, Vancouver vogue avec vigueur. Vraiment victorieux ces petits vieux (moyenne d'âge 29 ans)
***
Les derniers de classe:
EDMONTON
Incorrigibles Oilers. Ne sont-ils pas pourris depuis toujours? on commence à les soupçonner de vouloir mettre la main sur Connor McDavid. C'est dur d'être plus mauvais qu'ils ne le sont en ce moment. Et pourtant avec une plétore de jeune talent! Taylor Hall, Ryan Nugent-Hopkins, Jordan Eberle, Justin Schultz, Nail Yakupov, Leon Draisaitl, comment peuvent-ils être ENCORE 30ème sur 30? David Perron fait figure de vétéran à 26 ans! L'instructeur Dallas Eakins a récemment retiré les photos des Gretzky, Coffey, Kurri, Anderson, Messier, Fhur, Moog et compagnie. Et pourtant, si McDavid se joint à eux, donnez leur deux ans et on devrait répéter le fameux alignement du club des années 80. Seulement si le club change d'instructeur, celui-là est bon pour la poubelle. 10 défaites de suite. faites cessez la souffrance des fans!
COLUMBUS
Voir Rick Nash et Derrick Brassard s'éclater en finale de la Coupe Stanley l'an dernier, voir Jeff Carter signer pour une seconde fois son nom sur cette même coupe et Marian Gaborik le faire pour la première fois, mais surtout de voir Jakub Voracek trôner au sommet des marqueurs cette saison, doit torturer les fans des Bluejackets. Une blague là-bas circule: "Quel est le lien commun entre le Titanic et les Blue Jackets? They both look good before they hit the ice". Columbus est l'équipe qui a accordé le plus de buts (84) après Edmonton (trois de plus).
CAROLINE
Dans ce marché hyper drabe où ne comprend pas tous les règlements du hockey encore, les blessures sont venues plomber les élans des Cannes et tuer le peu d'intérêt que les Caroliniens portent à leur club. Jordan Staal n'a pas joué un match encore, son grand frère en a aussi manqué plusieurs. Alexander Semin autant qu'Eric. Mais si Eric Staal est quand même premier marqueur du club, Semin n'a que 5 maigres passes depuis le début de la saison et un mauvais -8 (E.Staal aussi). Jiri Tlusty est toujours au mauvais endroit quand l'adversaire marque et Liles et Harrison à la ligne bleue ont manqué beaucoup de matchs en raison de malaises aussi. Jeff Skinner n'a commencé la saison que le 21 octobre car il était commotionné auparavant et dès son premier match il était -3. Cam Ward as beau être en santé cette année, son cliub n'a marqué que 54 fois cette année. Seul les Sabres ont fait pire.
BUFFALO
Parlant des Sabres justement, leur offensive est parfaitement nulle: 43 buts en 24 matchs. Ce n'est même pas une moyenne de deux buts par match. Mais ils ont battu la seconde position de la ligue 2 fois en 2 soirs récemment. Et on peut facilement prédire un bel avenir à ce club avec les Grigorenko, Girgensons, Hodgson, Myers, Ristolainen, Sam Reinhart, Zadorov, Enroth, Ennis et Hackett. Toutefois, l'avenir c'est plus tard. et maintenant, they suck. Ils ont toutefois gagné un match sur 2 dans leur 10 derniers, ce qui n'est pas si mal. Mais tout le monde convient que les Sabres, c'est beaucoup plus pour d'autres demain. Pas de surprise sur la force de leur calibre.
PHILADELPHIE
Les Flyers sont un outrage au plaisir sportif à nouveau cette année. Ils ne devraient pas avoir le droit d'être si mauvais avec l'un des meilleurs trios de la ligue à bord. Avant que ce ne soit Micheal Raffl de placé à la gauche de Giroux et Voracek, c'était Brayden Schenn. Toutefois, en plaçant ce centre sur la première ligne en faisait une très forte, mais une seconde beaucoup plus faible. Pourtant Lecavalier, Simmonds, Read ou Couturier auraient dû être en mesure d'en donner , mais ils sont à nouveau cette année, trop occupés à être décevants. La défensive est encore pénible et les gardiens, Emery et Mason si inconstants qu'il est impossible de déterminer qui est le premier gardien. Mason a 5 départs de plus, mais autant de victoires (4) que Ray. L'absence de Kimmo Timonen n'aide en rien, mais ils le savent depuis le début de la saison qu'il ne sera pas là. Nashville a remué ciel et terre afin de remplacer Mike Fisher qui reviendra en janvier. Phi fait peu pour s'améliorer, sinon s'enliser.
NEW JERSEY
Jaromir Jagr, Patrick Elias. Mike Cammalleri, Micheal Ryder. Voilà les ailiers des première et seconde lignes offensives. 42 ans, 38 ans, 32 ans et 34 ans. Si vous ajoutez Marek Zidlicky (37 ans), Martin Havlat (33), Dainius Zubrus (36), Bryce Salvador (38) et Scott Clemensson (37) vous avez un certain goût "usé" qui doit traîner sur le banc en fin de troisième période. Il ne faut pas chercher trop loin afin de comprendre ce qui explique les insuccès des Diables Rouges. Ils n'ont plus de jus. Et les deux Adam (Henrique et Larsson) ne peuvent pas tout faire tout seuls.
COLORADO
L'an dernier, l'Avalanche a joué au dessus de sa tête. Ils ont surpris tout le monde et probablement eux-même. Ils ont peut-être aussi sous estimé l'apport de Paul Stastny qu'on essayait d'échanger depuis trois ans. Additionné à un très mauvais échange qui amenait un âgé Daniel Brière et qui renvoyait du vestiaire un dynamique P.A.Parenteau, Brière a été laissé 7 fois dans les gradins même si en parfaite santé cette saison. L'Avalanche ne s'est pas améliorée cet été. Jarome Iginla n'est plus jeune non plus et n'a que 4 buts. Semyon Varlamov a été candidat en lice pour le trophée Vézina l'an dernier. Cela veut dire qu'il a volé quelques matchs assurément. Un gardien qui vole des matchs ne fait pas nécessairement de meilleurs attaquants. Varlamov blessé cette année après 13 matchs, Pickard et Berra n'ont pas encore suffit. Et "L'effet Patrick Roy" semble s'estomper. Heureusement Nathan McKinnon brille toujours et Tyson Barrie à la ligne bleue est impressionnant. Il est d'ailleurs au sommet des pointeurs du club. Matt Duchesne est toujours fiable aussi. Et Landeskog a un tout frais 21 ans. L'avenir devrait être splendide pour ce club. Mais l'an dernier, on croyait que cet avenir était arrivé. Cette année, le club s'étouffe dans le creux.
ARIZONA
Nouveau proprio, nouveau nom de lieu (C'est maintenant l'État et non la ville), même saison de marde que l'an dernier. Si l'an dernier ce sont des séries de défaites en mars et en avril qui avaient coulé l'équipe, c'est cette année tôt en saison que Mike Smith a failli à la tâche devant le filet. Les Coyotes n'ont aussi pas su protéger/améliorer les avances qu'ils avaient en troisième période et les voilà là où il ne faudrait pas. Ils devraient être meilleurs, Henrik Samuelsson, Tobias Rieder, Lucas Lessio, Max Domi sont le futur de ce club. Mais ils ne sont pas encore dans l'alignement. Peut-être que ce serait le temps...
Je prédisais une coupe facilement dans l'Ouest cette année, mais dans les 8 premiers, il y a bien 4 clubs de l'Est et autant de l'Ouest. Les deux premiers sont même de l'Est.
Toutefois L.A., les champions défendants, et les Rangers, finalistes, avaient respectivement terminés 10ème et 12ème. Ça voudrait dire cette semaine, Calgary (10ème) et Los Angeles (12).
Mais les deux clubs sont de l'Ouest...
Et la saison est encore tellement jeune...
Qui trône au sommet?
Qui rumine dans la cave?
Pourquoi?
Observations Personnelles.
Les premiers de classe:
TAMPA BAY
Signer une extension de contrat au gérant Steve Yzerman en avril dernier a été une bonne idée. Voilà un gagnant, qui a débuté dans un club perdant, et qui aura été un phare guidant le navire à trois conquêtes de la Coupe Stanley. Yzerman a fait d'audacieux mouvements de personnel. Laisser partir un talent comme Martin St-Louis? Risqué. D'autant plus que TB n'aura joué que 4 petits matchs en séries hors saison et que St-Louis, avec son leadership aura mené son club en finale de la Coupe. Toutefois Ryan Callahan a cette année 21 pts en 20 matchs. Good payoff. Stamkos domine toujours la talent offensif et Ben Bishop est un mur devant le filet. Victor Hedman continue de jouer le meilleur hockey de sa carrière à la ligne bleue. L'acquisition de Brian Boyle, finaliste de l'an dernier à New York, n'est pas une connerie. Une place pour Jonathan Drouin, afin d'éclore comme l'on fait, et le font toujours les jeunes Tyler Johnson et Ondrej Palat n'est pas non plus une mauvaise idée. Et rendons à César, ce qui revient à César, l'entraineur Jon Cooper fait du très bon boulot depuis deux ans. On s'attendait à ce qu'ils soient bons, mais premier à ce temps-ci de l'année? non. Bravo "Coop.".
MONTRÉAL
Trois raisons qui expliquent le succès de Montréal cette année: La santé, la santé et la santé. Un seul vrai blessé: Mickael Bournival, pour qui il y avait peu de place de toute façon. Price est toujours irréprochable sous la gouverne de Stéphane Waite. PK reste inégal, mais maintenant entouré de trois trentenaires, il ne saurait que maturer plus vite. La force vient aussi de l'apport offensif des 4 trios. Qui s'attendait à autant d'apport de Dale Weise lors de son acquisition l'an dernier? sérieusement? Jiri Sekac a une splendide énergie qui fait oublier l'inconstance de Brendan Gallagher. Les centres dominent sur les mise au jeu alors que le pire est 41ème de la ligue et que Malhotra est 1er et Eller 4ème. Belle audace de Marc Bergevin qui est le directeur gérant qui a le plus bougé. Montréal promet de très belles choses à ses partisans en jouant deux coups en avant des autres.
ANAHEIM
Les pertes de Koivu et de Selanne remplacées par les présences de Heatley et Kesler et l'éclosion de beaucoup de jeunesse mène la galère au pays de Mickey Mouse. Qui pensait que le jeune défenseur Sami Vatanen serait le troisième marqueur du club derrière Perry & Getzlaf? Beleskey, Fowler, Maroon, Smith-Pelly. Lindholm, Cogliano, les deux jeunes gardiens Andersen et Gibson en donnent beaucoup plus que l'on aurait cru. Et le tandem Perry-Getzlaf est toujours au sommet de son art. Smith-Pelly à leurs côtés parait presqu'habile. Chapeau Boudreau, il va bien ton troupeau. Et en santé, il ira loin.
PITTSBURGH
Parlant de santé, voilà une des raisons qui rend les Penguins si puissants cette année. J'en ai déjà parlé ici, Pittsburgh n'est pas à négliger cette année dans vos prévisions post-saisonnière.
NASHVILLE
On a changé l'instructeur. Laviolette a une bague de la coupe Stanley au doigt. On a très sérieusement rebrassé la soupe avec pas 1, ni 2, ni 3 mais bien 4 nouveaux centres. On a retransplanté un coeur à ce club. Ribeiro, Forsberg, Jokinen, Roy. Matt Cullen, Paul Gaustad prennent aussi les mises au jeu. Filip est tout simplement sensationnel et rend ses ailiers meilleurs. Rinne est toujours très bon devant le filet. La ligne bleue est peu à peu impeccable. Weber n'a plus rien à prouver mais rend Seth Jones très habile. Roman Josi reprend là où il a laissé l'an dernier (40 pts) il a 12 pts en 23 matchs. Ryan Ellis brille dans les deux sens de la patinoire. Anton Volchenkov amène une touche de virilité et un brin d'expérience à ce lot. Les Prédateurs ont la meilleure défensive du circuit ayant accordé seulement 46 petits buts. Nash flashe. La nouvelle chimie opère. Zont de quoi être fiers.
ST-LOUIS
J'avais prévu l'éclosion de Vladimir Tarasenko l'an dernier, j'étais un an trop tôt. Tarasenko est un sérieux candidat au trophée de joueur le plus utile à son club cette saison. Non seulement il produit mais ses buts sont splendides! Schwartz et Lehtera sont choyés de jouer en sa compagnie. Et quand derrière vous il y a T.J. Oshie, Alexander Steen, Paul Stastny ou David Backes, vous êtes en confiance avec vos attaquants. À la ligne bleus, Shattenkirk a des faiblesses toute récente en défensive, mais 18 pts en 24 matchs n'est pas négligeable. Pietrangelo est aussi étonnant de faiblesse en défensive avec son -4, mais il pêche par excès de jeunesse. Appelons cela "l'effet Subban". La jeunesse, ça se recadre. Devant le filet, l'arrivée nouvelle de Martin Brodeur, qui a tout gagné ce qu'il pouvait gagner dans sa vie. ne peut qu'être une bonne nouvelle pour seconder Jake Allen maintenant que Brian Eliott est au rancart. Ken Hitchcock a aussi une bague de la coupe Stanley au doigt. Il connait la chanson des gagnants.
NEW YORK ISLANDERS
Après tant d'années de misère, il était temps que les investissements sur le jeune talent repêché rapportent sur la glace. Heureusement en santé les insulaires ont tout pour plaire. J'en parlais encore hier.
VANCOUVER
Quelle belles surprise que ces Canucks! Autre élément clé: La santé! peu de blessés parmi les 13 premiers marqueurs du club. Les frères Sedin ne ralentissent en rien. Radim Vrbata à leur côtés est un brillant ajout. Ryan Miller ne montre pas une ride devant le filet non plus. Willie Desjardins doit faire quelque chose de bien car outre le gardien, peu de changement par rapport au club de l'an dernier. Personne n'aurait gagé sur les Canucks au 8ème rang de la ligue à ce temps-ci de l'année. Toutefois le calendrier de Vancouver était une horreur (le pire avec Winnipeg) l'an dernier et ça a dû influencer les résultats au final. Cette année, Vancouver vogue avec vigueur. Vraiment victorieux ces petits vieux (moyenne d'âge 29 ans)
***
Les derniers de classe:
EDMONTON
Incorrigibles Oilers. Ne sont-ils pas pourris depuis toujours? on commence à les soupçonner de vouloir mettre la main sur Connor McDavid. C'est dur d'être plus mauvais qu'ils ne le sont en ce moment. Et pourtant avec une plétore de jeune talent! Taylor Hall, Ryan Nugent-Hopkins, Jordan Eberle, Justin Schultz, Nail Yakupov, Leon Draisaitl, comment peuvent-ils être ENCORE 30ème sur 30? David Perron fait figure de vétéran à 26 ans! L'instructeur Dallas Eakins a récemment retiré les photos des Gretzky, Coffey, Kurri, Anderson, Messier, Fhur, Moog et compagnie. Et pourtant, si McDavid se joint à eux, donnez leur deux ans et on devrait répéter le fameux alignement du club des années 80. Seulement si le club change d'instructeur, celui-là est bon pour la poubelle. 10 défaites de suite. faites cessez la souffrance des fans!
COLUMBUS
Voir Rick Nash et Derrick Brassard s'éclater en finale de la Coupe Stanley l'an dernier, voir Jeff Carter signer pour une seconde fois son nom sur cette même coupe et Marian Gaborik le faire pour la première fois, mais surtout de voir Jakub Voracek trôner au sommet des marqueurs cette saison, doit torturer les fans des Bluejackets. Une blague là-bas circule: "Quel est le lien commun entre le Titanic et les Blue Jackets? They both look good before they hit the ice". Columbus est l'équipe qui a accordé le plus de buts (84) après Edmonton (trois de plus).
CAROLINE
Dans ce marché hyper drabe où ne comprend pas tous les règlements du hockey encore, les blessures sont venues plomber les élans des Cannes et tuer le peu d'intérêt que les Caroliniens portent à leur club. Jordan Staal n'a pas joué un match encore, son grand frère en a aussi manqué plusieurs. Alexander Semin autant qu'Eric. Mais si Eric Staal est quand même premier marqueur du club, Semin n'a que 5 maigres passes depuis le début de la saison et un mauvais -8 (E.Staal aussi). Jiri Tlusty est toujours au mauvais endroit quand l'adversaire marque et Liles et Harrison à la ligne bleue ont manqué beaucoup de matchs en raison de malaises aussi. Jeff Skinner n'a commencé la saison que le 21 octobre car il était commotionné auparavant et dès son premier match il était -3. Cam Ward as beau être en santé cette année, son cliub n'a marqué que 54 fois cette année. Seul les Sabres ont fait pire.
BUFFALO
Parlant des Sabres justement, leur offensive est parfaitement nulle: 43 buts en 24 matchs. Ce n'est même pas une moyenne de deux buts par match. Mais ils ont battu la seconde position de la ligue 2 fois en 2 soirs récemment. Et on peut facilement prédire un bel avenir à ce club avec les Grigorenko, Girgensons, Hodgson, Myers, Ristolainen, Sam Reinhart, Zadorov, Enroth, Ennis et Hackett. Toutefois, l'avenir c'est plus tard. et maintenant, they suck. Ils ont toutefois gagné un match sur 2 dans leur 10 derniers, ce qui n'est pas si mal. Mais tout le monde convient que les Sabres, c'est beaucoup plus pour d'autres demain. Pas de surprise sur la force de leur calibre.
PHILADELPHIE
Les Flyers sont un outrage au plaisir sportif à nouveau cette année. Ils ne devraient pas avoir le droit d'être si mauvais avec l'un des meilleurs trios de la ligue à bord. Avant que ce ne soit Micheal Raffl de placé à la gauche de Giroux et Voracek, c'était Brayden Schenn. Toutefois, en plaçant ce centre sur la première ligne en faisait une très forte, mais une seconde beaucoup plus faible. Pourtant Lecavalier, Simmonds, Read ou Couturier auraient dû être en mesure d'en donner , mais ils sont à nouveau cette année, trop occupés à être décevants. La défensive est encore pénible et les gardiens, Emery et Mason si inconstants qu'il est impossible de déterminer qui est le premier gardien. Mason a 5 départs de plus, mais autant de victoires (4) que Ray. L'absence de Kimmo Timonen n'aide en rien, mais ils le savent depuis le début de la saison qu'il ne sera pas là. Nashville a remué ciel et terre afin de remplacer Mike Fisher qui reviendra en janvier. Phi fait peu pour s'améliorer, sinon s'enliser.
NEW JERSEY
Jaromir Jagr, Patrick Elias. Mike Cammalleri, Micheal Ryder. Voilà les ailiers des première et seconde lignes offensives. 42 ans, 38 ans, 32 ans et 34 ans. Si vous ajoutez Marek Zidlicky (37 ans), Martin Havlat (33), Dainius Zubrus (36), Bryce Salvador (38) et Scott Clemensson (37) vous avez un certain goût "usé" qui doit traîner sur le banc en fin de troisième période. Il ne faut pas chercher trop loin afin de comprendre ce qui explique les insuccès des Diables Rouges. Ils n'ont plus de jus. Et les deux Adam (Henrique et Larsson) ne peuvent pas tout faire tout seuls.
COLORADO
L'an dernier, l'Avalanche a joué au dessus de sa tête. Ils ont surpris tout le monde et probablement eux-même. Ils ont peut-être aussi sous estimé l'apport de Paul Stastny qu'on essayait d'échanger depuis trois ans. Additionné à un très mauvais échange qui amenait un âgé Daniel Brière et qui renvoyait du vestiaire un dynamique P.A.Parenteau, Brière a été laissé 7 fois dans les gradins même si en parfaite santé cette saison. L'Avalanche ne s'est pas améliorée cet été. Jarome Iginla n'est plus jeune non plus et n'a que 4 buts. Semyon Varlamov a été candidat en lice pour le trophée Vézina l'an dernier. Cela veut dire qu'il a volé quelques matchs assurément. Un gardien qui vole des matchs ne fait pas nécessairement de meilleurs attaquants. Varlamov blessé cette année après 13 matchs, Pickard et Berra n'ont pas encore suffit. Et "L'effet Patrick Roy" semble s'estomper. Heureusement Nathan McKinnon brille toujours et Tyson Barrie à la ligne bleue est impressionnant. Il est d'ailleurs au sommet des pointeurs du club. Matt Duchesne est toujours fiable aussi. Et Landeskog a un tout frais 21 ans. L'avenir devrait être splendide pour ce club. Mais l'an dernier, on croyait que cet avenir était arrivé. Cette année, le club s'étouffe dans le creux.
ARIZONA
Nouveau proprio, nouveau nom de lieu (C'est maintenant l'État et non la ville), même saison de marde que l'an dernier. Si l'an dernier ce sont des séries de défaites en mars et en avril qui avaient coulé l'équipe, c'est cette année tôt en saison que Mike Smith a failli à la tâche devant le filet. Les Coyotes n'ont aussi pas su protéger/améliorer les avances qu'ils avaient en troisième période et les voilà là où il ne faudrait pas. Ils devraient être meilleurs, Henrik Samuelsson, Tobias Rieder, Lucas Lessio, Max Domi sont le futur de ce club. Mais ils ne sont pas encore dans l'alignement. Peut-être que ce serait le temps...
Je prédisais une coupe facilement dans l'Ouest cette année, mais dans les 8 premiers, il y a bien 4 clubs de l'Est et autant de l'Ouest. Les deux premiers sont même de l'Est.
Toutefois L.A., les champions défendants, et les Rangers, finalistes, avaient respectivement terminés 10ème et 12ème. Ça voudrait dire cette semaine, Calgary (10ème) et Los Angeles (12).
Mais les deux clubs sont de l'Ouest...
Et la saison est encore tellement jeune...
mercredi 26 novembre 2014
Perdre Patience Trop Vite dans la LNH Avec Ses Jeunes
Le jeudi 20 novembre 2014. Le classement des marqueurs se lisait comme suit:
Sidney Crosby (PIT)...8 b, 18 p....26 pts
Jakub Voracek(PHI)...7b. 19p......26 pts
Tyler Seguin(DAL).....14b.10p.....24 pts
Steven Stamkos(TB)....12b.10p.....22 pts
Phil Kessel (TOR).......11b.11p.....22 pts
Filip Forsberg(NAS)....11b.11p.....22 pts
Les premiers et quatrième compteurs sont des belles preuves qu'être choisi au tout premier rang de la LNH l'année de leur sélection (2005 et 2008 respectivement) fait bien paraître le flair de l'équipe de dépisteurs de talent.
Le travail de dépisteurs est un travail incroyablement ardu et risqué et affreusement cruel. Parfois vous avez effectivement trouvé le meilleur joueur disponible, mais n'arrivez tout simplement à le vendre à l'organisation pour laquelle vous travaillez. Parfois, ce talent est fameux dans les rangs mineurs et fera tout simplement patate dans la LNH car la tête ne suit pas les jambes. Parfois ce sont les blessures qui entrent en ligne de compte. Des tonnes de facteurs sont possibles afin de faire mal paraître un dépisteur. Il est trop facile de blamer tous ceux qui ont passé par dessus Pavel Datsyuk qui fût tout simplement ignoré en 1996 et 1997 avant que Detroit ne le choisisse au 171ème en 1998 en sixième ronde.
Si on regarde plus haut les second, troisième, cinquième et sixième marqueurs, des gars qui font une énorme différence dans le club avec lequel ils besognent en ce moment, on remarque un désavoeu de ces gens qui avaient eu du flair et qu'on appelle les recruteurs. Un manque de patience flagrant de la part des directeurs gérants qui les ont échangés, un pari perdu ou encore une certaine incompétence.
À vous de choisir.
Voracek, Seguin, Kessel et Forsberg ont tous entre parenthèse l'acronyme d'un club qui ne les as pas repêchés.
TOUS, ont 27 ans ou moins. Ils sont donc parmi les 6 premiers compteurs pour encore longtemps.
Voracek a été au septième rang de la ligue en 2007 par les Blue Jackets de Columbus. Après trois saisons de 38, 50 et 46 pts, Columbus a perdu patience avec le grand Tchèque et l'a envoyé aux Flyers, en compagnie d'un premier choix en 2011 (qui deviendrait Sean Couturier) et d'un troisième choix la même année (Nick Cousins) en retour de Jeff Carter. Ce dernier n'allait jouer que 39 matchs avec Columbus avant d'aller la Coupe Stanley à L.A. la même année. Voracek, suite au lock-out de 2012 a obtenu 46 pts en 48 matchs et l'an dernier, 62 en 82. Depuis le départ de Jaromir Jagr, il a pris sa place aux côtés de Claude Giroux et Scott Hartnell (l'an dernier) et Brayden Schenn (cette année). Ces combinaisons se sont avérées une splendide idée parce que Voracek livre parfaitement ce que les dépisteurs de Columbus avaient flairé en lui. Parlez moi d'un échange terrible de la part des Bluejackets...Jakub a 25 ans.
Les destins de Tyler Seguin et de Phil Kessel sont intrinsèquement liés. Kessel est choisi 5ème de la ligue dans le repêchage de 2006 par les Bruins de Boston. Les attentes sont grandes à Beantown et la pression est forte sur le jeune Étatsunien. Après trois saisons de 29, 37 et 60 pts chacune, mais surtout une opération délicate à l'épaule, Boston le trouve trop facile à intimider et l'envoie aux Leafs contre un premier choix en 2010, un second la même année et un choix de première ronde en 2011. Dougie Hamilton deviendra ce premier choix pour Boston en 2011 et Jared Knight le second choix de 2010. Le premier choix de 2010, le second de la ligue derrière Taylor Hall, sera Tyler Seguin. Quand Seguin marque trois buts contre Toronto au Garden de Boston (contre Kessel, donc), la foule scande "Thank you for Kessel!" narguant le grotesque Brian Burke.
Seguin qui produit très bien avec les Bruins et gagnera la Coupe Stanley l'année de la Ugly Cup cette même année en plus de participer à la finale perdue contre Chicago de 2013. Mais Boston questionne son sérieux hors glace et l'envoie à Dallas en compagnie de Rich Peverly et de Ryan Button en retour de Loui Ericksson, Reilly Smith, Matt Fraser et Joe Morrow. La chimie avec le capitaine Jamie Benn est immédiate depuis. On ne peut pas parler d'un mauvais échange pour Boston car Ericksson, Smith, Morrow et Fraser sont des éléments importants de leur club en ce moment. Mais on a baissé les bras rapidement sur un grand talent quand même.
Phil a 27 ans, Tyler 22.
Filip Forsberg est probablement le pire abandon de la part d'une organisation. George McPhee le repêche pour porter l'uniforme des Capitals de Washinton 11ème de la ligue lors du repêchage de 2012. Forsberg n'endossera la chandail des Caps que lors de cette session de repêchage et seulement le temps d'une photo car il joue la saison suivante, une saison écourtée de 48 matchs dans la LNH de toute façon, en Suède où il marque 33 pts en 38 matchs. Il est échangé en cours de saison à Nashville contre Martin Erat et Michael Latta, George McPhee en perdra son emploi. Depuis Brian McLellan le remplace dans ce rôle. Mais dans le rôle du meilleur joueur de 20 ans cette saison dans la NHL: Filip Forsberg.
Dans les pires abandons des directeurs gérants au cours des années on peut aussi noter ceux-ci:
Cam Neely:
Il s'agit de l'échange que les Canucks voudraient "défaire en revenant en arrière". En juin 1986, Vancouver abandonne son jeune de 21 ans, croyant qu'il avait plafonné avec ses 51 buts en trois ans, en l'envoyant aux Bruins en retour de Barry Pederson qui avait alors une santé fragile. Neely ne gagnera jamais rien, mais marquera 50 buts ou plus trois fois dans sa carrière en plus de faire une grosse différence dans l'uniforme des Big Bad Bruins.
Rick Middleton:
10 ans avant, en 1976, les Rangers de New York s'impatientent par rapport aux carences défensives de leur attaquant de 21 ans et 9 mois après avoir acquis des Bruins Phil Esposito, ils choisissent d'envoyer Middleton à Boston contre Ken Hodge. Middletont enlignera 7 saisons consécutives de plus de 30 buts, dont 5 de suite de plus de 40, et totalisera 448 buts et 988 pts. Hodge ne restera qu'à peine un an et demi à New York.
Zdeno Chara:
Décidemment, Boston a beaucoup bénéficié des mauvaises mises des autres. Les Islanders étaient en perpétuelle reconstruction dans les années 90. Sélectionné en 1996, le géant de 6'9 était de l'alignement régulier deux ans plus tard. Alors principalement défensif (deux buts, deux ans de suite), personne à New York ne voyait un défenseur au talent offensif. Après avoir manqué les séries pendant 7 ans de suite, ils ont voulu frappé un grand coup et pour obtenir Alexei Yashin, ils ont dû inclure le grand Zdeno en 2001. Il n'avait alors que 24 ans. Ils ont aussi cédé un choix au repêchage qui deviendrait Jason Spezza. Les deux atteindraient la finale de la coupe Stanley 6 ans plus tard et Chara serait à la fois récipiendaire du trophée Norris en 2009, mais aussi capitaine de la Ugly Cup de cette même année en tant que Bruins,
Ottawa, qui devait choisir entre garder Wade Redden ou Zdeno Chara ont choisi de signer Redden et de laisser Chara signer avec Boston...
Randy Carlyle:
Avant d'être l'entraîneur des Leafs, Carlyle était un sacré bon défenseur. Repêché par les Leafs. Pas encore un régulier en 1978, deux ans après qu'on l'ait choisi, le défenseur de 22 ans est envoyé aux Penguins en compagnie de John Ferguson en retour de Dave Burrows. Burrows ne jouera que quelques années (fort ordinaires) avant de prendre sa retraite, l'année même où Carlyle se méritait le trophée Norris...Il aidera à la ligne bleue des Penguins et des Jets jusqu'en 1993.
Roberto Luongo:
À New York encore, les Islanders repêchent le petit gars de Montréal-Nord au quatrième rang du repêchage de 1997. Luongo ne joue qu'une saison avant que les Islanders ne repêchent au tout premier rang du circuit Rick DiPietro, jugeant inutile de garder leur gardien de 21 ans. Ils envoient King 'Berto en Floride en compagnie d'Oli Jokinen en retour de Mark Parrish, Oleg Kvasha et d'un choix des Islanders.
En voilà 5 qui me viennent à l'esprit mais il en existes des tonnes d'impatience du genre. Détroit avec Adam Oates, Calgary avec Brett Hull, Jean-Sebastien Giguère ou Martin St-Louis, etc.
Dans les 4 premiers cas mentionnés plus haut, les directeurs gérants fautifs, Scott Howson à Columbus, Mike O'Connell à Boston et George McPhee à Washinton en ont perdu leur emploi,
Peter Chiarelli, responsable non seulement du départ de Seguin mais aussi de la signature de Chara, est toujours en poste à Boston.
Il perdra peut-être le sien si il garde encore une saison, à la barre de ce club, Claude Julien...
Sidney Crosby (PIT)...8 b, 18 p....26 pts
Jakub Voracek(PHI)...7b. 19p......26 pts
Tyler Seguin(DAL).....14b.10p.....24 pts
Steven Stamkos(TB)....12b.10p.....22 pts
Phil Kessel (TOR).......11b.11p.....22 pts
Filip Forsberg(NAS)....11b.11p.....22 pts
Les premiers et quatrième compteurs sont des belles preuves qu'être choisi au tout premier rang de la LNH l'année de leur sélection (2005 et 2008 respectivement) fait bien paraître le flair de l'équipe de dépisteurs de talent.
Le travail de dépisteurs est un travail incroyablement ardu et risqué et affreusement cruel. Parfois vous avez effectivement trouvé le meilleur joueur disponible, mais n'arrivez tout simplement à le vendre à l'organisation pour laquelle vous travaillez. Parfois, ce talent est fameux dans les rangs mineurs et fera tout simplement patate dans la LNH car la tête ne suit pas les jambes. Parfois ce sont les blessures qui entrent en ligne de compte. Des tonnes de facteurs sont possibles afin de faire mal paraître un dépisteur. Il est trop facile de blamer tous ceux qui ont passé par dessus Pavel Datsyuk qui fût tout simplement ignoré en 1996 et 1997 avant que Detroit ne le choisisse au 171ème en 1998 en sixième ronde.
Si on regarde plus haut les second, troisième, cinquième et sixième marqueurs, des gars qui font une énorme différence dans le club avec lequel ils besognent en ce moment, on remarque un désavoeu de ces gens qui avaient eu du flair et qu'on appelle les recruteurs. Un manque de patience flagrant de la part des directeurs gérants qui les ont échangés, un pari perdu ou encore une certaine incompétence.
À vous de choisir.
Voracek, Seguin, Kessel et Forsberg ont tous entre parenthèse l'acronyme d'un club qui ne les as pas repêchés.
TOUS, ont 27 ans ou moins. Ils sont donc parmi les 6 premiers compteurs pour encore longtemps.
Voracek a été au septième rang de la ligue en 2007 par les Blue Jackets de Columbus. Après trois saisons de 38, 50 et 46 pts, Columbus a perdu patience avec le grand Tchèque et l'a envoyé aux Flyers, en compagnie d'un premier choix en 2011 (qui deviendrait Sean Couturier) et d'un troisième choix la même année (Nick Cousins) en retour de Jeff Carter. Ce dernier n'allait jouer que 39 matchs avec Columbus avant d'aller la Coupe Stanley à L.A. la même année. Voracek, suite au lock-out de 2012 a obtenu 46 pts en 48 matchs et l'an dernier, 62 en 82. Depuis le départ de Jaromir Jagr, il a pris sa place aux côtés de Claude Giroux et Scott Hartnell (l'an dernier) et Brayden Schenn (cette année). Ces combinaisons se sont avérées une splendide idée parce que Voracek livre parfaitement ce que les dépisteurs de Columbus avaient flairé en lui. Parlez moi d'un échange terrible de la part des Bluejackets...Jakub a 25 ans.
Les destins de Tyler Seguin et de Phil Kessel sont intrinsèquement liés. Kessel est choisi 5ème de la ligue dans le repêchage de 2006 par les Bruins de Boston. Les attentes sont grandes à Beantown et la pression est forte sur le jeune Étatsunien. Après trois saisons de 29, 37 et 60 pts chacune, mais surtout une opération délicate à l'épaule, Boston le trouve trop facile à intimider et l'envoie aux Leafs contre un premier choix en 2010, un second la même année et un choix de première ronde en 2011. Dougie Hamilton deviendra ce premier choix pour Boston en 2011 et Jared Knight le second choix de 2010. Le premier choix de 2010, le second de la ligue derrière Taylor Hall, sera Tyler Seguin. Quand Seguin marque trois buts contre Toronto au Garden de Boston (contre Kessel, donc), la foule scande "Thank you for Kessel!" narguant le grotesque Brian Burke.
Seguin qui produit très bien avec les Bruins et gagnera la Coupe Stanley l'année de la Ugly Cup cette même année en plus de participer à la finale perdue contre Chicago de 2013. Mais Boston questionne son sérieux hors glace et l'envoie à Dallas en compagnie de Rich Peverly et de Ryan Button en retour de Loui Ericksson, Reilly Smith, Matt Fraser et Joe Morrow. La chimie avec le capitaine Jamie Benn est immédiate depuis. On ne peut pas parler d'un mauvais échange pour Boston car Ericksson, Smith, Morrow et Fraser sont des éléments importants de leur club en ce moment. Mais on a baissé les bras rapidement sur un grand talent quand même.
Phil a 27 ans, Tyler 22.
Filip Forsberg est probablement le pire abandon de la part d'une organisation. George McPhee le repêche pour porter l'uniforme des Capitals de Washinton 11ème de la ligue lors du repêchage de 2012. Forsberg n'endossera la chandail des Caps que lors de cette session de repêchage et seulement le temps d'une photo car il joue la saison suivante, une saison écourtée de 48 matchs dans la LNH de toute façon, en Suède où il marque 33 pts en 38 matchs. Il est échangé en cours de saison à Nashville contre Martin Erat et Michael Latta, George McPhee en perdra son emploi. Depuis Brian McLellan le remplace dans ce rôle. Mais dans le rôle du meilleur joueur de 20 ans cette saison dans la NHL: Filip Forsberg.
Dans les pires abandons des directeurs gérants au cours des années on peut aussi noter ceux-ci:
Cam Neely:
Il s'agit de l'échange que les Canucks voudraient "défaire en revenant en arrière". En juin 1986, Vancouver abandonne son jeune de 21 ans, croyant qu'il avait plafonné avec ses 51 buts en trois ans, en l'envoyant aux Bruins en retour de Barry Pederson qui avait alors une santé fragile. Neely ne gagnera jamais rien, mais marquera 50 buts ou plus trois fois dans sa carrière en plus de faire une grosse différence dans l'uniforme des Big Bad Bruins.
Rick Middleton:
10 ans avant, en 1976, les Rangers de New York s'impatientent par rapport aux carences défensives de leur attaquant de 21 ans et 9 mois après avoir acquis des Bruins Phil Esposito, ils choisissent d'envoyer Middleton à Boston contre Ken Hodge. Middletont enlignera 7 saisons consécutives de plus de 30 buts, dont 5 de suite de plus de 40, et totalisera 448 buts et 988 pts. Hodge ne restera qu'à peine un an et demi à New York.
Zdeno Chara:
Décidemment, Boston a beaucoup bénéficié des mauvaises mises des autres. Les Islanders étaient en perpétuelle reconstruction dans les années 90. Sélectionné en 1996, le géant de 6'9 était de l'alignement régulier deux ans plus tard. Alors principalement défensif (deux buts, deux ans de suite), personne à New York ne voyait un défenseur au talent offensif. Après avoir manqué les séries pendant 7 ans de suite, ils ont voulu frappé un grand coup et pour obtenir Alexei Yashin, ils ont dû inclure le grand Zdeno en 2001. Il n'avait alors que 24 ans. Ils ont aussi cédé un choix au repêchage qui deviendrait Jason Spezza. Les deux atteindraient la finale de la coupe Stanley 6 ans plus tard et Chara serait à la fois récipiendaire du trophée Norris en 2009, mais aussi capitaine de la Ugly Cup de cette même année en tant que Bruins,
Ottawa, qui devait choisir entre garder Wade Redden ou Zdeno Chara ont choisi de signer Redden et de laisser Chara signer avec Boston...
Randy Carlyle:
Avant d'être l'entraîneur des Leafs, Carlyle était un sacré bon défenseur. Repêché par les Leafs. Pas encore un régulier en 1978, deux ans après qu'on l'ait choisi, le défenseur de 22 ans est envoyé aux Penguins en compagnie de John Ferguson en retour de Dave Burrows. Burrows ne jouera que quelques années (fort ordinaires) avant de prendre sa retraite, l'année même où Carlyle se méritait le trophée Norris...Il aidera à la ligne bleue des Penguins et des Jets jusqu'en 1993.
Roberto Luongo:
À New York encore, les Islanders repêchent le petit gars de Montréal-Nord au quatrième rang du repêchage de 1997. Luongo ne joue qu'une saison avant que les Islanders ne repêchent au tout premier rang du circuit Rick DiPietro, jugeant inutile de garder leur gardien de 21 ans. Ils envoient King 'Berto en Floride en compagnie d'Oli Jokinen en retour de Mark Parrish, Oleg Kvasha et d'un choix des Islanders.
En voilà 5 qui me viennent à l'esprit mais il en existes des tonnes d'impatience du genre. Détroit avec Adam Oates, Calgary avec Brett Hull, Jean-Sebastien Giguère ou Martin St-Louis, etc.
Dans les 4 premiers cas mentionnés plus haut, les directeurs gérants fautifs, Scott Howson à Columbus, Mike O'Connell à Boston et George McPhee à Washinton en ont perdu leur emploi,
Peter Chiarelli, responsable non seulement du départ de Seguin mais aussi de la signature de Chara, est toujours en poste à Boston.
Il perdra peut-être le sien si il garde encore une saison, à la barre de ce club, Claude Julien...
mercredi 19 novembre 2014
Un Russe Heureux Peut Faire du Feu
À Pittsburgh, voilà 5 ans que les journalistes et partisans (les partisans surtout) pointaient l'entraineur Dan Bylsma pour les insuccès en séries des Penguins.
Il a perdu son job en juin dernier.
Faut bien blâmer quelqu'un puisque les saisons sont excellentes. Ce sont les séries qui sont déficientes. Sid, si il évite les blessures, est toujours fameux, il rend ses ailiers toujours meilleurs, Letang a repris ses lettres de noblesse après l'effrayant épisode de santé qu'il a vécu, Marc-André Fleury dissipe les doutes qu'il inspire à chaque fin de saison, déjà quatre blanchissage en 15 matchs cette année. Dupuis semble ne perdre aucune vitesse malgré les pauses blessures des dernières années. Il est sur la passerelle, mais quand il revient, he doesn't miss a beat comme disent les chinois.
Même les russes sont atteints d'une caractéristique tout à fait rare chez eux (Sauf peut-être chez Datsyuk): Ils sont constant!
J'ai mis russe au pluriel mais je triche. Il est seul. C'est Evgeni Malkin. Et c'est peut-être la clé de son succès. Il est moins "ensoviétisé" dans le vestiaire qu'il serait "américanisé" (15 joueurs sur 22 sont originaires d'Amérique).
Dans le passé, on a beaucoup blâmé Malkin (et la constance des russes en général) quand Sidney est tombé au combat en raison de blessures. On lui a reproché de ne pas avoir été en mesure d'assurer la suite. De suivre la parade quand Crosby était de l'alignement, mais d'être incapable de leader cette parade quand le #87 n'y était pas. Malgré la lettre "A" sur son chandail.
Toutefois cette saison, peu importe les observations, il est difficile de critiquer quoi que ce soit à Pittsburgh. Est-ce le choix du nouvel entraîneur Mike Johnston? Peut-être. C'est aussi l'histoire d'une ligne bleue assez impressionnante. Et courageuse puisque deux de leurs défenseurs ont dû affronter la mort droit dans l'oeil afin de retrouver leur aplomb.
Kris Letang a vécu un épisode tout à fait hors du commun quand, à 26 ans, il a souffert d'une anomalie artérielle au coeur l'an dernier. Un héritage cogénital. Son amoureuse l'a trouvé inconscient dans la salle de bain, mais il aurait bien pu ne jamais se réveiller. Letang a un tout petit trou dans son coeur depuis sa naissance. Habituellement, ce type de trou se referme au fur et à mesure que l'être grandit. Toutefois pour Letang, le trou ne s'est jamais complètement fermé. Le cerveau n'a plus répondu. Personne ne pouvait garantir de l'avenir de ce brillant défenseur.
Quelques mois de réhabilitation plus tard (sans chirurgie) le voilà de retour et comme le prouvait encore hier son splendide sens du jeu sur le but de Steve Downie. le finaliste du trophée Norris de 2013 n'a rien perdu de sa touche magique. Letang a 10 pts en 17 matchs cette saison.
L'autre héros de la ligne bleue est le jeune Olli Maatta, 20 ans, qui jouait hier son tout premier match dans l'uniforme des Penguins depuis la chirurgie qui lui enlevait la tumeur cancéreuse maligne de la glande thyroïde. Il avait eu le temps de jouer 10 matchs avant celui d'hier obtenant 6 pts. Pas mal du tout.
On parle d'un club qui a perdu Matt Niskanen et Brooks Orpik l'été dernier sur le marché de joueurs autonome, des éléments clés du succès des Penguins en défensive. Mais Simon Després, Rob Scuderi, Paul Martin et Christian Erhoff prennent la relève avec brio.
Mais outre cette stable défensive (Fleury inclus), Sid qui domine encore la ligue (ou presque) au sommet des pointeurs. il y a Evgeni qui non seulement a 20 pts en 17 matchs, mais il brille dans les deux sens de la patinoire et tout comme son compatriote russe à Washinton, Alex Ovechkin, le voilà qu'il devient un joueur complet, aussi habile en offensive que dangereux en défensive.
Même ses coups d'épaules pulvérisent l'ennemi.
Evgeni, à 28 ans, est heureux à Pittsburgh et ça, c'est très dangereux pour l'adversaire.
Flanqué de deux anciens Nashvillois Hornqvist et Spaling, il est en feu.
Si plusieurs pensent que la Coupe Stanley se gagnera assurément dans l'Ouest, il faudra repenser sérieusement à ces Penguins.
Evgeni ne ralentit pas en séries. Il était le récipiendaire de la dernière Coupe Stanley des Penguins.
Et le premier marqueur de la ligue est aussi un Penguin.
Si Fleury reste dominant devant le filet et que la ligne bleue reste en santé.
Voilà un club qu'il faudra franchement surveiller.
Ils sont premier dans la ligue en avantage numérique avec 22 buts.
Ce sont aussi les tous premiers au classement général hier qu'ils ont facilement déclassés.
Le grand 71 n'y est pas du tout étranger.
Il a perdu son job en juin dernier.
Faut bien blâmer quelqu'un puisque les saisons sont excellentes. Ce sont les séries qui sont déficientes. Sid, si il évite les blessures, est toujours fameux, il rend ses ailiers toujours meilleurs, Letang a repris ses lettres de noblesse après l'effrayant épisode de santé qu'il a vécu, Marc-André Fleury dissipe les doutes qu'il inspire à chaque fin de saison, déjà quatre blanchissage en 15 matchs cette année. Dupuis semble ne perdre aucune vitesse malgré les pauses blessures des dernières années. Il est sur la passerelle, mais quand il revient, he doesn't miss a beat comme disent les chinois.
Même les russes sont atteints d'une caractéristique tout à fait rare chez eux (Sauf peut-être chez Datsyuk): Ils sont constant!
J'ai mis russe au pluriel mais je triche. Il est seul. C'est Evgeni Malkin. Et c'est peut-être la clé de son succès. Il est moins "ensoviétisé" dans le vestiaire qu'il serait "américanisé" (15 joueurs sur 22 sont originaires d'Amérique).
Dans le passé, on a beaucoup blâmé Malkin (et la constance des russes en général) quand Sidney est tombé au combat en raison de blessures. On lui a reproché de ne pas avoir été en mesure d'assurer la suite. De suivre la parade quand Crosby était de l'alignement, mais d'être incapable de leader cette parade quand le #87 n'y était pas. Malgré la lettre "A" sur son chandail.
Toutefois cette saison, peu importe les observations, il est difficile de critiquer quoi que ce soit à Pittsburgh. Est-ce le choix du nouvel entraîneur Mike Johnston? Peut-être. C'est aussi l'histoire d'une ligne bleue assez impressionnante. Et courageuse puisque deux de leurs défenseurs ont dû affronter la mort droit dans l'oeil afin de retrouver leur aplomb.
Kris Letang a vécu un épisode tout à fait hors du commun quand, à 26 ans, il a souffert d'une anomalie artérielle au coeur l'an dernier. Un héritage cogénital. Son amoureuse l'a trouvé inconscient dans la salle de bain, mais il aurait bien pu ne jamais se réveiller. Letang a un tout petit trou dans son coeur depuis sa naissance. Habituellement, ce type de trou se referme au fur et à mesure que l'être grandit. Toutefois pour Letang, le trou ne s'est jamais complètement fermé. Le cerveau n'a plus répondu. Personne ne pouvait garantir de l'avenir de ce brillant défenseur.
Quelques mois de réhabilitation plus tard (sans chirurgie) le voilà de retour et comme le prouvait encore hier son splendide sens du jeu sur le but de Steve Downie. le finaliste du trophée Norris de 2013 n'a rien perdu de sa touche magique. Letang a 10 pts en 17 matchs cette saison.
L'autre héros de la ligne bleue est le jeune Olli Maatta, 20 ans, qui jouait hier son tout premier match dans l'uniforme des Penguins depuis la chirurgie qui lui enlevait la tumeur cancéreuse maligne de la glande thyroïde. Il avait eu le temps de jouer 10 matchs avant celui d'hier obtenant 6 pts. Pas mal du tout.
On parle d'un club qui a perdu Matt Niskanen et Brooks Orpik l'été dernier sur le marché de joueurs autonome, des éléments clés du succès des Penguins en défensive. Mais Simon Després, Rob Scuderi, Paul Martin et Christian Erhoff prennent la relève avec brio.
Mais outre cette stable défensive (Fleury inclus), Sid qui domine encore la ligue (ou presque) au sommet des pointeurs. il y a Evgeni qui non seulement a 20 pts en 17 matchs, mais il brille dans les deux sens de la patinoire et tout comme son compatriote russe à Washinton, Alex Ovechkin, le voilà qu'il devient un joueur complet, aussi habile en offensive que dangereux en défensive.
Même ses coups d'épaules pulvérisent l'ennemi.
Evgeni, à 28 ans, est heureux à Pittsburgh et ça, c'est très dangereux pour l'adversaire.
Flanqué de deux anciens Nashvillois Hornqvist et Spaling, il est en feu.
Si plusieurs pensent que la Coupe Stanley se gagnera assurément dans l'Ouest, il faudra repenser sérieusement à ces Penguins.
Evgeni ne ralentit pas en séries. Il était le récipiendaire de la dernière Coupe Stanley des Penguins.
Et le premier marqueur de la ligue est aussi un Penguin.
Si Fleury reste dominant devant le filet et que la ligne bleue reste en santé.
Voilà un club qu'il faudra franchement surveiller.
Ils sont premier dans la ligue en avantage numérique avec 22 buts.
Ce sont aussi les tous premiers au classement général hier qu'ils ont facilement déclassés.
Le grand 71 n'y est pas du tout étranger.
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