...de 2.2 millions.
En effet, Chicago défonce la plafond salarial de ce montant. Montant qui correspond au 2 millions offerts pour un an à Brad Richards et au 2.2. millions que l'on donne à Kris Versteeg. Mais Sam Bowman, le gérant des Hawks, et son entraineur Joel Quenneville aiment beaucoup Versteeg qui produit à l'offensive et dont l'agressivité en désavantage numérique en fait aussi une menace offensive pour l'adversaire.
Pour ce qui est de Brad Richards, il serait étonnant que Bowman se débarrasse tout de suite du gars sur lequel il investit pour la première fois. Il est difficile de voir ce qui est attirant pour Chicago chez Richards qui a réussi le tour de force de ne pas avoir d'impact en pleine finale de la Coupe Stanley l'an dernier. Il évoluait au centre de la quatrième ligne et ne faisait aucune différence dans le déroulement d'un match. Décevant quand on sait que Richards a non seulement remporté la Coupe Stanley par le passé, mais il avait en plus été choisi le joueur le plus utile des séries, raflant le Trophée Connie Smythe.
Tout laisse croire que les belles années de Richards sont derrière lui. Mais peut-être que sans la pression de devenir le centre #1, il serait meilleur. À Tampa Bay en 2004, Il y avait Vincent Lecavalier au centre d'une autre ligne qui pouvait produire avec Martin St-Louis et Cory Stillman. Avec Toews, Kane & Bickell , Sharp, Hossa et Saad devant, la pression sur le vieillissant Richards (qui aura 35 ans en mai) devrait peu à peu tomber.
Mais il ne produisait rien sur la 4ème ligne à New York.
Et Chicago a toujours besoin de libérer 2.2 millions avant le début de la saison le 9 octobre à Dallas.
Les Hawks ont commencé le camp d'entrainement avec virtuellement aucun trou dans l'alignement.
Toews/Kane/Bickell
Sharp/Hossa/Saad
Richards/Versteeg/Kruger
Shaw/Smith/Morin
Nordstrom/Teravainen/Regin
Keith/Seabrook
Hjalmarsson/Oduya
Roszival/Leddy
Rundbald/Cumiskey
Crawford/Raanta.
Il y a même des trous à faire.
Chicago a tout de même été à un but de la grande finale de la Coupe l'an dernier quand Alec Martinez (devenu spécialistes des buts en surtemps éliminant les clubs adverses) les as envoyé en vacances. Ils sont encore parmi les favoris à Las Vegas pour la conquête de la prochaine. Comment libérer un joueur dans un club qui a toutes les apparences de champions avant même le début de la saison?
On peut toujours compter sur une blessure importante, mais qui souhaite vraiment une blessure? et encore faut-il que le montant suspendu soit alors de 2.2 millions.
Les options semblent passer par la ligne bleue puisqu'il s'y trouve un joueur de trop:
-Johnny Oduya gagnera 3,375 millions et joue sa dernière année de contrat. À 32 ans, et avec une négociation de contrat en moins à faire l'an prochain, Bowman pourrait choisir de le libérer pour des raisons strictement financières, mais voilà, Oduya fait aussi parti des 4 meilleurs défenseurs du club. Veut-on vraiment ça? Oduya s'est brisé le pied lors du tout dernier match des séries l,an dernier contre Los Angeles. Peut-être voilà le joueur qui pourrait "réactiver" une "fortuite" blessure.
-Nick Leddy, toujours à la ligne bleue, gagnera 2,7 millions de dollars et deviendra joueur autonome avec compensation l'été prochain. En séries éliminatoires, il a perdu la confiance de ses entraineurs deux ans de suite, mais en saison, à 24 ans seulement, il est encore très utile sur l'attaque à 5, tout en se débrouillant défensivement.
-Si Bowman trouvait preneur pour le défenseur de 36 ans Michal Roszival, 2.2 millions, cette année seulement, libre comme l'air l'an prochain, il serait le plus heureux des hommes. La situation serait idéale. David Rundbald serait peut-être enfin prêt à devenir régulier et Kyle Cumiskey l'a aussi été au Colorado. De plus, les jeunes défenseurs (Klas Dahlbeck, Adam Clendening, Stephen Johns) pullulent dans les rangs juniors et dans le club-école pour les Hawks. Ils peuvent penser "profondeur" en pensant à leur ligne bleue.
Et bien sûr il y a l'option Kris Versteeg qui gagne lui aussi exactement 2,2 millions et pour deux ans encore. Mais comme mentionné plus haut, il a joué à droite, à gauche, au centre, en avantage, en désavantage, et s'est rendu utile partout. C'est précieux pour un instructeur des joueurs du genre. Agressif et physique en plus.
La vérité c'est qu'idéalement, Chicago ne se débarrasserait de personne.
Qui voudrait démembrer une si belle famille?
Mais quelqu'un doit partir.
À noter qu'offensivement, on peut compter 5 lignes.
C'est AUSSI un joueur de trop.
Normalement un club compte trois joueurs sur la passerelle.
Généralement 2 attaquants et un défenseur.
Jeremy Morin a ouvert les yeux l'an dernier avec 6 pts, 4 buts 2 passes en 5 matchs en avril dernier. Si il a continué à faire ses devoirs, il devrait se tailler un poste chez les réguliers.
Reste Pat Regin et les jeunes Joakim Nordstrom et Teuvo Teravainen.
Vaut-il la peine de laisser un talent comme Teravainen sur la passerelle?
On ne serait pas aller chercher Richards si oin avait penser que Teravainen ferait le club cette année.
On lui donnera tout le temps voulu au camps d'entrainement, mais il devrait commencer la saison à Rockford à déployer ses ailes au lieu des les garder fermées sur la banc d'une quatrième ligne ou sur la passerelle.
Dans l'Ouest la compétition est beaucoup plus féroce que dans l'Est. Tous les clubs adverses se bâtissent afin de battre Los Angeles et Chicago. Anaheim, à un point d'être premier de toute la ligue l'an dernier, était déjà très fort et ils ont remplacé Koivu et Selanne par Heatley et Kesler cette année. Colorado a été signer Iginla. St-Louis, Paul Stastny. Ryan Miller garde le filet à Vancouver et Nick Bonino se joint aussi à eux. Nashville a trois nouveaux centres.Dallas a maintenant Jason Spezza et Ales Hemsky sur la DEUXIÈME ligne et Minnesota n'était qu'à un Thomas Vanek d'une plus longue participation en séries l'an dernier.
Ça fait tu déjà 8 clubs en séries, ça?
Ça fait même 9*.
Chicago doit se débarrasser d'un joueur mais sans s'affaiblir.
Et sans le laisser aller aider les clubs de l'Ouest, blindés et prêts à se défendre.,.
Sam Bowman travaillera lui aussi très fort entre maintenant et le 9 octobre.
*Vancouver pas certain qu'ils en ont la profondeur, toutefois
Le hockey est pour certains au Québec une seconde peau. Chronique hebdomadaire épidermique.
mercredi 24 septembre 2014
mercredi 17 septembre 2014
Reinhart, Reinhart, Reinhart & Reinhart
Hier
Paul Reinhart joue son hockey junior au sein des Rangers de Kitchener dans l'OMJHL entre 1975 et 1979. La dernière saison, il passe de défenseur offensif à joueur de centre et marque ainsi 51 buts comme capitaine de Kitchener.
Les Flames d'Atlanta en feront leur tout premier choix (12ème au total) lors du repêchage de 1979. Et c'est comme défenseur (où il avait obtenu trois récompenses individuelles dans l'OMJHL) à 19 ans, qu'il obtiendra un poste, totalisant un impressionnant 47 pts à sa saison recrue, sans passer par les mineures. Seul Raymond Bourque fait mieux parmi les défenseurs recrues.
Quand les Flames passent d'Atlanta à Calgary, Paul y jouera les 7 ans et demi suivants. Il établi un record de franchise (alors) pour un défenseur avec 75 pts en 1983. En 1984, Il se blesse sérieusement au dos, mais revient à temps pour les séries éliminatoires où il brille terminant premier compteur parmi les joueurs dont les clubs n'atteignent pas la finale avec 17 pts. Il établit une marque personnelle de 23 buts en 1985 et obtient une première place au match des étoiles qui a justement lieu à Calgary, devant ses fans. Des problèmes récurrentws de dos viennent le hanter les trois saisons suivantes et le #23 est échangé en 1988 en compagnie de Steve Bozek aux Canucks de Vancouver.
Paul est encore appelé au match des étoiles en 1989, représentant les Canucks. Cette année-là. son ancien club rafle la Coupe Stanley au Forum de Montréal...Marquant 57 pts lors de ses deux dernières saisons à Vancouver, son dos le force à se retirer en 1990.
Paul épouse Theresa et ensemble, ils ont trois garçons.
Demain
Max Reinart est né le même jour que moi le 4 février, mais 20 ans plus tard, en 1992. Il a donc 22 ans. Joueur de centre, il évolue pour le Kootenay Ice dans la WHL 4 ans avant que les Flames le fassent leur, le choissant au 64ème rang en 2010. À son premier match avec le Heat d'Abotsford, club-école des Flames dans l'AHL, il marque 2 buts. La saison suivante il marque 21 autres pts avant d'être rappelé par les Flames pour 11 match où il contribue avec 3 pts. Ce seront 63 pts en 66 matchs avec le Heath la saison suivante qui le feront être rappelé pour 8 matchs dans la LNH où il obtient 2 mentions d'aide. On s'attend peut-être à ce qu'il perce l'alignement cette saison avec le club qui avait lancé son père.
Griffin est né le 24 janvier 1994, il a donc 20 ans. Défenseur comme papa, à 16 ans, il évolue pour les Oil Kings d'Edmonton dans la WHL. Il y restera 5 ans, soit jusqu'à l'an dernier. Son club atteint la grande finale et la gagne contre Portland en 2012, puis fait de même, toujours contre Portland et jouant le plus grand nombre de matchs possible en séries (4 x 7=21). Il est nommé le joueur le plus utile en séries avec ses 13 pts. En 2012, les Islanders de New York en font le 4ème choix de tout le repêchage. On s'attend à ce qu'il perce peut-être l'alignement des "Habitants de l'ïle" cette saison à la ligne bleue.
Sam est né le 6 novembre 1995, il a donc 18 ans. Tout comme Max, il fait son hockey junior avec le Ice de Kootenay. Centre droitier, il y est tout simplement brillant. À 15 ans, il joue11 matchs et obtient 2 buts. Les trois saisons suivantes il totalise respectivement 62 pts, 85 pts puis 105 pts. À 15 ans il se mérite le trophée du meilleur compteur (midget) et le Top Forward Award à la Coupe Telus. L'année suivante, portant fièrement le #23 de papa, il se mérite le titre de recrue de l'année dans la WHL. Il est aussi voté Fan's Choice Player of the Year dans la WHL. Il obtient 10 pts en 5 matchs aux championnats des moins de 17 ans dans la ligue du pacifique et 6 autres pts en 7 matchs dans le tournoi mondial junior, chez les moins de 18 ans et sous les couleurs du Canada. Toujours en 2012, il gagne l'or en plus de marquer 8 pts en 5 matchs chez les moins de 18 ans au niveau international, pour le Canada. En 2013, il est élu joueur le plus utile à la WHL. La même année, il gagne aussi dans la WHL le Fan's Choice Award Player of the year.
L'an dernier il gagne le trophée du Joueur de l'année dans la WHL et celui du joueur au meilleur esprit sportif. Les Sabres de Buffalo en font leur tout premier choix, le second dans la ligue l'an dernier derrière Aaron Ekblad. Les Sabres lui donneront-ils le centre dès cette saison?
En tout cas chez les Reinhart se vit une belle tradition à l'aube de cette saison.
Paul Reinhart joue son hockey junior au sein des Rangers de Kitchener dans l'OMJHL entre 1975 et 1979. La dernière saison, il passe de défenseur offensif à joueur de centre et marque ainsi 51 buts comme capitaine de Kitchener.
Les Flames d'Atlanta en feront leur tout premier choix (12ème au total) lors du repêchage de 1979. Et c'est comme défenseur (où il avait obtenu trois récompenses individuelles dans l'OMJHL) à 19 ans, qu'il obtiendra un poste, totalisant un impressionnant 47 pts à sa saison recrue, sans passer par les mineures. Seul Raymond Bourque fait mieux parmi les défenseurs recrues.
Quand les Flames passent d'Atlanta à Calgary, Paul y jouera les 7 ans et demi suivants. Il établi un record de franchise (alors) pour un défenseur avec 75 pts en 1983. En 1984, Il se blesse sérieusement au dos, mais revient à temps pour les séries éliminatoires où il brille terminant premier compteur parmi les joueurs dont les clubs n'atteignent pas la finale avec 17 pts. Il établit une marque personnelle de 23 buts en 1985 et obtient une première place au match des étoiles qui a justement lieu à Calgary, devant ses fans. Des problèmes récurrentws de dos viennent le hanter les trois saisons suivantes et le #23 est échangé en 1988 en compagnie de Steve Bozek aux Canucks de Vancouver.
Paul est encore appelé au match des étoiles en 1989, représentant les Canucks. Cette année-là. son ancien club rafle la Coupe Stanley au Forum de Montréal...Marquant 57 pts lors de ses deux dernières saisons à Vancouver, son dos le force à se retirer en 1990.
Paul épouse Theresa et ensemble, ils ont trois garçons.
Demain
Max Reinart est né le même jour que moi le 4 février, mais 20 ans plus tard, en 1992. Il a donc 22 ans. Joueur de centre, il évolue pour le Kootenay Ice dans la WHL 4 ans avant que les Flames le fassent leur, le choissant au 64ème rang en 2010. À son premier match avec le Heat d'Abotsford, club-école des Flames dans l'AHL, il marque 2 buts. La saison suivante il marque 21 autres pts avant d'être rappelé par les Flames pour 11 match où il contribue avec 3 pts. Ce seront 63 pts en 66 matchs avec le Heath la saison suivante qui le feront être rappelé pour 8 matchs dans la LNH où il obtient 2 mentions d'aide. On s'attend peut-être à ce qu'il perce l'alignement cette saison avec le club qui avait lancé son père.
Griffin est né le 24 janvier 1994, il a donc 20 ans. Défenseur comme papa, à 16 ans, il évolue pour les Oil Kings d'Edmonton dans la WHL. Il y restera 5 ans, soit jusqu'à l'an dernier. Son club atteint la grande finale et la gagne contre Portland en 2012, puis fait de même, toujours contre Portland et jouant le plus grand nombre de matchs possible en séries (4 x 7=21). Il est nommé le joueur le plus utile en séries avec ses 13 pts. En 2012, les Islanders de New York en font le 4ème choix de tout le repêchage. On s'attend à ce qu'il perce peut-être l'alignement des "Habitants de l'ïle" cette saison à la ligne bleue.
Sam est né le 6 novembre 1995, il a donc 18 ans. Tout comme Max, il fait son hockey junior avec le Ice de Kootenay. Centre droitier, il y est tout simplement brillant. À 15 ans, il joue11 matchs et obtient 2 buts. Les trois saisons suivantes il totalise respectivement 62 pts, 85 pts puis 105 pts. À 15 ans il se mérite le trophée du meilleur compteur (midget) et le Top Forward Award à la Coupe Telus. L'année suivante, portant fièrement le #23 de papa, il se mérite le titre de recrue de l'année dans la WHL. Il est aussi voté Fan's Choice Player of the Year dans la WHL. Il obtient 10 pts en 5 matchs aux championnats des moins de 17 ans dans la ligue du pacifique et 6 autres pts en 7 matchs dans le tournoi mondial junior, chez les moins de 18 ans et sous les couleurs du Canada. Toujours en 2012, il gagne l'or en plus de marquer 8 pts en 5 matchs chez les moins de 18 ans au niveau international, pour le Canada. En 2013, il est élu joueur le plus utile à la WHL. La même année, il gagne aussi dans la WHL le Fan's Choice Award Player of the year.
L'an dernier il gagne le trophée du Joueur de l'année dans la WHL et celui du joueur au meilleur esprit sportif. Les Sabres de Buffalo en font leur tout premier choix, le second dans la ligue l'an dernier derrière Aaron Ekblad. Les Sabres lui donneront-ils le centre dès cette saison?
En tout cas chez les Reinhart se vit une belle tradition à l'aube de cette saison.
mercredi 10 septembre 2014
Recrues 2014-2015 potentielles pour la NHL
Il y a ce trophée dans la LNH que l'on ne peut gagner qu'une seule fois: celui de la recrue de l'année.
Il est aussi hautement improbable de deviner qui raflera ce trophée avant que la saison ne débute car il suffit que le joueur anticipé ne fasse pas le club et soit renvoyé parfaire son parcours de maturité chez les juniors pour que la mise soit nullifiée.
Voyez l'an dernier, peut-être inspiré par la saison précédente où l,air de la Floride avait fait du bien à Jonathan Huberdeau au point de rafler le trophée, j'aurais misé sur Jonathan Drouin à qui je prédisais une place parmi l'alignement du Lightning que je trouvais moribond. Ce sont plutôt Ryan Johnson, Ondrej Palat et autre Cédric Paquette qui ont eu leur tour de piste.
Cette année, je me contenterai donc de jeter un oeil sur cinq noms que je crois capables de percer l'alignement de leur club respectif.
Drouin, troisième choix du premier tour de 2013, est justement ce premier joueur qui pourrait porter les gilet des grands dès octobre. Brian Boyle, avec ses 6'5 et fier d'une première (et brillante) finale de la Coupe Stanley, vient amener muscles, poids et expérience à ce jeune club qui a fort bien fait l'an dernier, merci à leurs jeunes loups. Johnson, Palat, Bishop et Hedman en tête. Callahan, maintenant resigné et ancien coéquipier de Boyle devrait ajouter de la chimie au club. Jonathan Drouin pourrait être un bon candidat pour déployer ses ailes à leurs côtés. Tampa Bay compte bien reprendre là où ils avaient laissé avec leur excellente (et surprenante) saison l'an dernier. Des forces fraiches pourraient être nécessaires. D'autant plus que Ben Bishop n'est pas un cas certain pour l'automne. (Evgeny Nabokov peut toutefois très bien faire tout seul, il l'a prouvé par le passé).
Alexander Wennberg est une carte cachée suédoise des Blue Jackets de Columbus. 14ème choix au repêchage de la première ronde de 2013, l'attaquant de 19 ans a marqué 21 pts dont 16 buts l'an dernier en Suède et fera le saut en Amérique cette année pour le camp d'entrainement de Columbus. Avec ses 7 pts en 7 matchs au championnat International Junior sous les couleurs de la Suède, il a attiré l'attention favorablement l'an dernier. Columbus a besoin de buts! Les Blue Jackets avec des Nathan Horton et Scott Hartnell en forme pourraient se permettre quelques surprises plus jeunes au centre et la première serait d'intégrer ce jeune espoir à leur alignement. Toutefois, les jeunes Kerby Rychel et Marko Dano pourraient aussi compléter un fameux trio dans le club école. Et il n'y a rien comme une bonne chimie d'un an entre trois jeunes pour venir égayer l'offensive du grand club en janvier, pour le dernier droit en fonction des séries éliminatoires. Wenneberg fera le club ou pas? En tout cas il y mettra tout ce qu'il a.
Bo Horvat a été sélectionné au 9ème rang de la première ronde en 2013. Sans Ryan Kessler pour patrouiller le centre de la seconde ligne, le poids de cette ligne n'est plus la même. Nick Bonino est un joueur non négligeable mais qui n'a pas la stature physique qu'avait Kessler. Bo Horvat fait 6'3 et 203 livres. Avec les Knights de London, il a marqué trente fois et ajouté 44 mentions d'aides en seulement...54 matchs!!! Vancouver qui a connu une anus horribilis l'an dernier mérite mieux. Leurs fans aussi. Outre un autre gardien de premier ordre en Ryan Miller, et des jumeux en forme, il serait bon d'offrir aux partisans une jeune sensation au format de Mario Lemieux. Et peut-être un peu de ses airs sur glace aussi...Horvat a été sélectionné au 9ème rang, cadeau des Devils qui ont donné Cory Schneider dans l'échange. Le gérant voudrait bien voir ce pari sur la table selon moi.
Dave Semenko faisait 6'3 et pesait 215 livres quand il évoluait pour les Oilers d'Edmonton de 1977 à 1987. Il a remporté la coupe Stanley à deux reprises avec les Oilers de Wayne, Jari, Mark, Kevin et Compagnie en 1984 et en 1985. Il portait le #27. Dustin Penner fait 6'4 et pèse 247 livres. Il a joué pour les Oilers d'Edmonton de 2007 à 2011. Il a gagné la Coupe Stanley deux fois, une fois avec les Ducks d'Anaheim en 2006 et une autre avec les Kings de Los Angeles en 2013. À Edmonton, il portait aussi le #27. Leon Draisaitl a été sélectionné au troosième rang de le première ronde du dernier repêchage. Il fait 6'2 et pèse 215 livres. Si Edmonton veut gagner à nouveau des Coupes Stanley, voilà un beau bassin de jeunes qui pourraient un jour rappeler (dans une moindres mesure) les anciens #99,17, 11, 4, et compagnie. On pourrait lui réserver le 27 dès cette année.
Aaron Ekblad fût non seulement le premier choix au repêchage de l'an dernier, il était aussi une personalité fort convoitée au dernier repêchage. C'est un jeune homme intelligent que la Floride a d'abord été chercher. Un futur capitaine. Ekblad atterrit dans un club qui a des besoins à tous les niveaux. Avec Ed Jovanovski parti, Aaron pourrait tout de suite porter son #55 à la ligne bleue. On croit qu'il en a le talent et le leadership. Combiné à la jeunesse des Huberdeau, Barkov, Bjugstad, Olsen ou Shore la Floride sera à surveiller d'ici trois ans.
Les camps d'entrainement se mettent en branle.
Tout le monde voudra prouver quelque chose.
Tout le monde en aura la chance en tout cas.
Qui la prendra?
Réponse dans un mois.
Il est aussi hautement improbable de deviner qui raflera ce trophée avant que la saison ne débute car il suffit que le joueur anticipé ne fasse pas le club et soit renvoyé parfaire son parcours de maturité chez les juniors pour que la mise soit nullifiée.
Voyez l'an dernier, peut-être inspiré par la saison précédente où l,air de la Floride avait fait du bien à Jonathan Huberdeau au point de rafler le trophée, j'aurais misé sur Jonathan Drouin à qui je prédisais une place parmi l'alignement du Lightning que je trouvais moribond. Ce sont plutôt Ryan Johnson, Ondrej Palat et autre Cédric Paquette qui ont eu leur tour de piste.
Cette année, je me contenterai donc de jeter un oeil sur cinq noms que je crois capables de percer l'alignement de leur club respectif.
Drouin, troisième choix du premier tour de 2013, est justement ce premier joueur qui pourrait porter les gilet des grands dès octobre. Brian Boyle, avec ses 6'5 et fier d'une première (et brillante) finale de la Coupe Stanley, vient amener muscles, poids et expérience à ce jeune club qui a fort bien fait l'an dernier, merci à leurs jeunes loups. Johnson, Palat, Bishop et Hedman en tête. Callahan, maintenant resigné et ancien coéquipier de Boyle devrait ajouter de la chimie au club. Jonathan Drouin pourrait être un bon candidat pour déployer ses ailes à leurs côtés. Tampa Bay compte bien reprendre là où ils avaient laissé avec leur excellente (et surprenante) saison l'an dernier. Des forces fraiches pourraient être nécessaires. D'autant plus que Ben Bishop n'est pas un cas certain pour l'automne. (Evgeny Nabokov peut toutefois très bien faire tout seul, il l'a prouvé par le passé).
Alexander Wennberg est une carte cachée suédoise des Blue Jackets de Columbus. 14ème choix au repêchage de la première ronde de 2013, l'attaquant de 19 ans a marqué 21 pts dont 16 buts l'an dernier en Suède et fera le saut en Amérique cette année pour le camp d'entrainement de Columbus. Avec ses 7 pts en 7 matchs au championnat International Junior sous les couleurs de la Suède, il a attiré l'attention favorablement l'an dernier. Columbus a besoin de buts! Les Blue Jackets avec des Nathan Horton et Scott Hartnell en forme pourraient se permettre quelques surprises plus jeunes au centre et la première serait d'intégrer ce jeune espoir à leur alignement. Toutefois, les jeunes Kerby Rychel et Marko Dano pourraient aussi compléter un fameux trio dans le club école. Et il n'y a rien comme une bonne chimie d'un an entre trois jeunes pour venir égayer l'offensive du grand club en janvier, pour le dernier droit en fonction des séries éliminatoires. Wenneberg fera le club ou pas? En tout cas il y mettra tout ce qu'il a.
Bo Horvat a été sélectionné au 9ème rang de la première ronde en 2013. Sans Ryan Kessler pour patrouiller le centre de la seconde ligne, le poids de cette ligne n'est plus la même. Nick Bonino est un joueur non négligeable mais qui n'a pas la stature physique qu'avait Kessler. Bo Horvat fait 6'3 et 203 livres. Avec les Knights de London, il a marqué trente fois et ajouté 44 mentions d'aides en seulement...54 matchs!!! Vancouver qui a connu une anus horribilis l'an dernier mérite mieux. Leurs fans aussi. Outre un autre gardien de premier ordre en Ryan Miller, et des jumeux en forme, il serait bon d'offrir aux partisans une jeune sensation au format de Mario Lemieux. Et peut-être un peu de ses airs sur glace aussi...Horvat a été sélectionné au 9ème rang, cadeau des Devils qui ont donné Cory Schneider dans l'échange. Le gérant voudrait bien voir ce pari sur la table selon moi.
Dave Semenko faisait 6'3 et pesait 215 livres quand il évoluait pour les Oilers d'Edmonton de 1977 à 1987. Il a remporté la coupe Stanley à deux reprises avec les Oilers de Wayne, Jari, Mark, Kevin et Compagnie en 1984 et en 1985. Il portait le #27. Dustin Penner fait 6'4 et pèse 247 livres. Il a joué pour les Oilers d'Edmonton de 2007 à 2011. Il a gagné la Coupe Stanley deux fois, une fois avec les Ducks d'Anaheim en 2006 et une autre avec les Kings de Los Angeles en 2013. À Edmonton, il portait aussi le #27. Leon Draisaitl a été sélectionné au troosième rang de le première ronde du dernier repêchage. Il fait 6'2 et pèse 215 livres. Si Edmonton veut gagner à nouveau des Coupes Stanley, voilà un beau bassin de jeunes qui pourraient un jour rappeler (dans une moindres mesure) les anciens #99,17, 11, 4, et compagnie. On pourrait lui réserver le 27 dès cette année.
Aaron Ekblad fût non seulement le premier choix au repêchage de l'an dernier, il était aussi une personalité fort convoitée au dernier repêchage. C'est un jeune homme intelligent que la Floride a d'abord été chercher. Un futur capitaine. Ekblad atterrit dans un club qui a des besoins à tous les niveaux. Avec Ed Jovanovski parti, Aaron pourrait tout de suite porter son #55 à la ligne bleue. On croit qu'il en a le talent et le leadership. Combiné à la jeunesse des Huberdeau, Barkov, Bjugstad, Olsen ou Shore la Floride sera à surveiller d'ici trois ans.
Les camps d'entrainement se mettent en branle.
Tout le monde voudra prouver quelque chose.
Tout le monde en aura la chance en tout cas.
Qui la prendra?
Réponse dans un mois.
mercredi 3 septembre 2014
Le Karma des Sharks
San Jose est une ville de la côte Ouest qui doit avoir ses charmes (le surf et les plages entre autre!) mais en terme de hockey, quelle ville décevante!
Vous vous rappelez de Jonathan Cheechoo?
Après être devenu le premier Shark à raflé trophée Rocket Richard pour le grand nombre de buts dans une saison (56 en 2005-2006) mais suite à une blessure n'en a marqué que 37 la saison suivante, puis 23, puis 12.
Une commotion cérébrale allait le dérégler pour toujours et il ne marquerait plus que 5 buts dans la LNH par la suite, jouant les 61 premiers matchs dans l'uniforme des Sénateurs d'Ottawa avant d'être rétrogradé dans les mineures et ne plus jamais revenir dans la LNH.
Devin Setoguchi à qui Calgary vient de donner un contrat d'un an?
Vous vous rappelez?
31 buts en 2009, il semblait vouloir succéder à Cheechoo à l'aile de Thornton et Marleau et il l'a fait avec succès.
Un an.
L'année suivante 20 buts, la moitié moins de points que la saison d'avant.
L'année d'après 41 pts.
Puis il est échangé au Wild (avec un certain Charlie Coyle) contre Brent Burns et un choix au repêchage. Il y jouera un an, 69 matchs, récoltant 36 petits points. Il joue dans la ECHL avant de reveniur avec le Wild le temps de 27 pts en 48 matchs, puis est échangé aux Jets contre un deuxième choix et il y fera 27 autres pts en 75 matchs l'an dernier.
Pâle par rapport à 2009.
Et il y a une semaine, l'entraineur Todd McLellan soutire le titre de capitaine à Joe Thornton et enlève aussi la "A" à Patrick Marleau avant l'ouverture du camp d'entrainement afin de faire totalement peau neuve. Les deux pourront regagner leur titre, mais ils devront se le mériter. L'équipe remet les compteurs à zéro. (Ils l'étaient en quelque sorte déjà à zéro, les "compteurs"...facile, je sais)
Ce n'est pas une mauvaise stratégie, mais ça reste particulier.
Les capitaines notoires à qui on a retiré le titre de capitaine sont rares.
Pour son rôle dans la création de l'association des joueurs de la LNH, Ted Lindsay des Red Wings avait perdu non seulement son titre de capitaine, mais avait aussi été échangé aux Hawks de Chicago en 1957.
Rick Vaive avait perdu son "C" avec les Leafs en 1986 quand Harold Ballard (à la santé mentale alors douteuse) lui avait reproché d'avoir manqué une pratique. Il l'avait ensuite échangé aux Hawks lui aussi.
Eric Lindros était une merde de haut calibre. Quand il critique les soigneurs en 2000 qui ne lui auraient pas détecté une commotion, Bobby Clarke en a assez de ses conneries et lui enlève son "C" pour nommer Eric Desjardins à sa place. Ironie, Desjardins, quelques années plus tard, trouve la tâche de capitaine mal adaptée à sa personnalité discrète et refusera le titre avant le début d'un camp d'entrainement suivant.
En 2002, John Tortorella trouve que Vincent Lecavalier est trop jeune pour assumer le titre de capitaine. De plus, ses performances déçoivent les attentes. Bonne décision, non seulement Lecavalier en perdant son "C" devient nettement meilleur, mais il est d'une importance capitale lors de la conquête de l'unique Coupe Stanley de 2004. Dave Andreychuck est alors le premier à toucher à la précieuse coupe. Lecavalier retrouvera le "C" quelques années plus tard.
Dave Lowry des Flames perd aussi son titre en 2002. Étant lui aussi de nature très affable dans un vestiaire.
Et Marleau, pour revenir à lui, cède son titre à Joe Thornton en 2009.
J'ai toujours trouvé qu'il s'agissait d'une mauvaise idée. Il est le coeur de cette équipe depuis longtemps et aurait dû garder ce "C". On l'avait alors remis en 2009 à Joe Thornton qui n'a rien d'un gagnant. Et qui ne gagne jamais rien d'ailleurs en équipe.
J'en profiterais cette année pour lui remettre le "C" qu'il aurait toujours dû garder.
C'est peut-être le constat que McLelland a aussi fait.
Lui qui était à l'origine de la décision d'enlever le "C" à Marleau en 2009...
Maintenant est-ce que quelqu'un à San Jose finira par répondre aux attentes?
Qui, pour un fan de hockey de là-bas, ont il me semble, toutes les raisons d'être grandes.
Vous vous rappelez de Jonathan Cheechoo?
Après être devenu le premier Shark à raflé trophée Rocket Richard pour le grand nombre de buts dans une saison (56 en 2005-2006) mais suite à une blessure n'en a marqué que 37 la saison suivante, puis 23, puis 12.
Une commotion cérébrale allait le dérégler pour toujours et il ne marquerait plus que 5 buts dans la LNH par la suite, jouant les 61 premiers matchs dans l'uniforme des Sénateurs d'Ottawa avant d'être rétrogradé dans les mineures et ne plus jamais revenir dans la LNH.
Devin Setoguchi à qui Calgary vient de donner un contrat d'un an?
Vous vous rappelez?
31 buts en 2009, il semblait vouloir succéder à Cheechoo à l'aile de Thornton et Marleau et il l'a fait avec succès.
Un an.
L'année suivante 20 buts, la moitié moins de points que la saison d'avant.
L'année d'après 41 pts.
Puis il est échangé au Wild (avec un certain Charlie Coyle) contre Brent Burns et un choix au repêchage. Il y jouera un an, 69 matchs, récoltant 36 petits points. Il joue dans la ECHL avant de reveniur avec le Wild le temps de 27 pts en 48 matchs, puis est échangé aux Jets contre un deuxième choix et il y fera 27 autres pts en 75 matchs l'an dernier.
Pâle par rapport à 2009.
Et il y a une semaine, l'entraineur Todd McLellan soutire le titre de capitaine à Joe Thornton et enlève aussi la "A" à Patrick Marleau avant l'ouverture du camp d'entrainement afin de faire totalement peau neuve. Les deux pourront regagner leur titre, mais ils devront se le mériter. L'équipe remet les compteurs à zéro. (Ils l'étaient en quelque sorte déjà à zéro, les "compteurs"...facile, je sais)
Ce n'est pas une mauvaise stratégie, mais ça reste particulier.
Les capitaines notoires à qui on a retiré le titre de capitaine sont rares.
Pour son rôle dans la création de l'association des joueurs de la LNH, Ted Lindsay des Red Wings avait perdu non seulement son titre de capitaine, mais avait aussi été échangé aux Hawks de Chicago en 1957.
Rick Vaive avait perdu son "C" avec les Leafs en 1986 quand Harold Ballard (à la santé mentale alors douteuse) lui avait reproché d'avoir manqué une pratique. Il l'avait ensuite échangé aux Hawks lui aussi.
Eric Lindros était une merde de haut calibre. Quand il critique les soigneurs en 2000 qui ne lui auraient pas détecté une commotion, Bobby Clarke en a assez de ses conneries et lui enlève son "C" pour nommer Eric Desjardins à sa place. Ironie, Desjardins, quelques années plus tard, trouve la tâche de capitaine mal adaptée à sa personnalité discrète et refusera le titre avant le début d'un camp d'entrainement suivant.
En 2002, John Tortorella trouve que Vincent Lecavalier est trop jeune pour assumer le titre de capitaine. De plus, ses performances déçoivent les attentes. Bonne décision, non seulement Lecavalier en perdant son "C" devient nettement meilleur, mais il est d'une importance capitale lors de la conquête de l'unique Coupe Stanley de 2004. Dave Andreychuck est alors le premier à toucher à la précieuse coupe. Lecavalier retrouvera le "C" quelques années plus tard.
Dave Lowry des Flames perd aussi son titre en 2002. Étant lui aussi de nature très affable dans un vestiaire.
Et Marleau, pour revenir à lui, cède son titre à Joe Thornton en 2009.
J'ai toujours trouvé qu'il s'agissait d'une mauvaise idée. Il est le coeur de cette équipe depuis longtemps et aurait dû garder ce "C". On l'avait alors remis en 2009 à Joe Thornton qui n'a rien d'un gagnant. Et qui ne gagne jamais rien d'ailleurs en équipe.
J'en profiterais cette année pour lui remettre le "C" qu'il aurait toujours dû garder.
C'est peut-être le constat que McLelland a aussi fait.
Lui qui était à l'origine de la décision d'enlever le "C" à Marleau en 2009...
Maintenant est-ce que quelqu'un à San Jose finira par répondre aux attentes?
Qui, pour un fan de hockey de là-bas, ont il me semble, toutes les raisons d'être grandes.
mercredi 27 août 2014
Qui a Besoin de Martin Brodeur?
Jouera? jouera-t'y pas, Martin Brodeur?
Je trouve la fin de (brillante) carrière de Martin Brodeur plutôt triste.
Il avait la chance de devenir le tout premier gardien à jouer plus de 20 saisons avec la même organisation, (un autre record sous sa bavette) mais il a choisi de tester le marché des joueurs autonomes.
On ne lui connait pas encore d'uniforme pour la saison prochaine.
Mais qui a besoin du talent de celui qui est
-1er pour le plus de saisons avec 40 victoires ou plus (8)
-1er pour le plus de saisons de 35 victoires ou plus (12)
-1er pour le plus de saisons de 30 victoires ou plus (13)
-1er pour le nombre de victoires en saison régulière à vie (669)
-1er pour le nombre de victoires en prolongation (52)
-1er pour le nombre de victoires en tirs de barrage (26)
-1er pour le nombre de matchs en saison régulière (1076)
-1er pour le nombre de blanchissages en saison régulière (121)
-1er pour le nombre de blanchissages en séries éliminatoires (24)
-1er pour le nombre de minutes gardées en une saison (4697)
-1er pour le nombre de minutes gardées à vie en saison régulière (58 434)
-2ème pour le nombre de victoires en séries éliminatoires (113, Roy en a 151)
-2ème pour le nombre de matchs en séries éliminatoires (181, Roy en a 247)
-9ème pour la moyenne de buts alloués à vie en séries éliminatoires (2.01)
-10ème pour la moyenne de buts alloués à vie (2.24, derrière Alex Connell, George Hainsworth, Chuck Gardiner, Lorne Chabot, Tiny Thompson, Roman Cechmanek, Dave Kerr, Dominik Hasek et Ken Dryden)
...et détenteur de trois Coupes Stanley, deux médailles d'or et deux d'argent olympiques, et de 4 trophée Vézina?
Ou ira Marty?
Si
il
joue.
On sait qu'il ne veut pas réchauffer le banc. Il faudra donc compter sur des blessures qui feraient rater une large partie de la saison si il veut ravir le poste des équipes qui ont déjà un solide gardien partant comme Arizona, Boston, Chicago, la Caroline, Colorado, Columbus, Detroit, la Floride, L.A., Minnesota, Montréal, Nashville, les Rangers, Ottawa, Pittsburgh, San Jose, Tampa Bay, Vancouver et Winnipeg.
Quelles seraient les destinations restantes donc?
Anaheim:
Les Ducks devraient être une équipe formidable comme la dernière saison, toutefois on prend un gros pari sur un gardien partant de 21 ans en John Gibson. Le kid n'a que 7 matchs d'expérience dans la LNH donc 4 en séries éliminatoires. Frederik Andersen a 25 ans et tout juste 28 matchs de plus que Gibson dans la LNH dont 7 en séries. Jason Labarbera est la police d'assurance si les jeunes flanchent, mais Labarbera n'a jamais gagné grand chose...Si la jeunesse échoue, Brodeur pourrait être un atout.
Buffalo:
Les Sabres ont besoin d'aide partout. Jhonas Enroth devrait faire le boulot de #1. Michal Neuvirth le secondera. Mais si on voulait "voler" quelques matchs cette année, un Brodeur pourrait peut-être aider.
Calgary:
Les Flames misent sur Jonas Hiller cette année. Kari Ramo le seconde, mais il a toujours peiné à être constant devant le filet. Si Hiller ne livre pas la marchandise, Peut-être que Kari sera rétrogradé, Hiller, placé sur le banc, et Marty pourrait être installé devant la cage des Flames.
Dallas:
Club fascinant cette année avec l'arrivée de Spezza et la seconde année de Valeri Nichushkin. Toutefois je n'ai jamais été convaincu ni du vieillissant Kari Lehtonen, ni d'Anders Lindback qui a toujours été un éternel second. Si Dallas, qui a chèrement vendu sa peau en séries l'an dernier, ne performe pas comme prévu, Brodeur est un étoile, les Stars...affiliation naturelle.
Edmonton:
Les Oilers sont peu nantis en défensive en général. Ben Scrivens n'a pas complètement convaincu comme gardien #1 l'an dernier et Viktor Fasth, à 32 ans, reste une énigme. Brodeur a t-il envie de cette organisation canadienne perpétuellement en péril?
New Jersey:
Peut-être devrait-il tout simplement resigner avec les Devils. Et casser une jambe à Corey Schneider ou faire une poupée vaudou à son effigie pour qu'il soit très mauvais...
New York Islanders:
Jaroslav Halak a t-il toujours l'étoffe d'un gardien #1? Si il ne l'as pas, Chad Johnson et Kevin Poulin sont derrière. Ou Martin.
Philadelphie:
Les Flyers ont des problèmes devant le filet depuis trop longtemps. Emery et Mason se partagent encore la tâche l'an prochain, mais avec ces deux-là, dans ce club-là, tout peut déraper assez rapidement. Super Marty pourrait être bon pari en cas de naufrage.
Toronto:
Jonathan Bernier et Jeff Reimer n'ont pas totalement convaincu encore, mais voudra-t-on les tasser pour le plus très jeune Martin? Pas certain. Peut-être.
Washinton:
Les Caps ont (beaucoup trop) investi sur leurs nouveaux (et surévalués) défenseurs Brooks Orpik et Matt Niskanen. Braden Holtby reste le #1 et Justin Peters le gardien substitut. Est-ce que ce sera suffisant? Faudra attendre la mi-saison pour ça. Brodeur à la rescousse?
Il pourrait aussi échouer ailleurs dans un coup d'éclat, mais personnellement, je ne m'attends pas à ce qu'il trouve un nouveau club avant janvier 2015. Peut-être une fois quelques gardiens tombés sous le coup des blessures à long terme.
Carey Price (toujours sous traitement des suites du coup vicieux de Chris (de tabarnak de) Kreyder en série l'an dernier) commencera-t-il la saison avec les Canadiens?
Peut-être que...
Je trouve la fin de (brillante) carrière de Martin Brodeur plutôt triste.
Il avait la chance de devenir le tout premier gardien à jouer plus de 20 saisons avec la même organisation, (un autre record sous sa bavette) mais il a choisi de tester le marché des joueurs autonomes.
On ne lui connait pas encore d'uniforme pour la saison prochaine.
Mais qui a besoin du talent de celui qui est
-1er pour le plus de saisons avec 40 victoires ou plus (8)
-1er pour le plus de saisons de 35 victoires ou plus (12)
-1er pour le plus de saisons de 30 victoires ou plus (13)
-1er pour le nombre de victoires en saison régulière à vie (669)
-1er pour le nombre de victoires en prolongation (52)
-1er pour le nombre de victoires en tirs de barrage (26)
-1er pour le nombre de matchs en saison régulière (1076)
-1er pour le nombre de blanchissages en saison régulière (121)
-1er pour le nombre de blanchissages en séries éliminatoires (24)
-1er pour le nombre de minutes gardées en une saison (4697)
-1er pour le nombre de minutes gardées à vie en saison régulière (58 434)
-2ème pour le nombre de victoires en séries éliminatoires (113, Roy en a 151)
-2ème pour le nombre de matchs en séries éliminatoires (181, Roy en a 247)
-9ème pour la moyenne de buts alloués à vie en séries éliminatoires (2.01)
-10ème pour la moyenne de buts alloués à vie (2.24, derrière Alex Connell, George Hainsworth, Chuck Gardiner, Lorne Chabot, Tiny Thompson, Roman Cechmanek, Dave Kerr, Dominik Hasek et Ken Dryden)
...et détenteur de trois Coupes Stanley, deux médailles d'or et deux d'argent olympiques, et de 4 trophée Vézina?
Ou ira Marty?
Si
il
joue.
On sait qu'il ne veut pas réchauffer le banc. Il faudra donc compter sur des blessures qui feraient rater une large partie de la saison si il veut ravir le poste des équipes qui ont déjà un solide gardien partant comme Arizona, Boston, Chicago, la Caroline, Colorado, Columbus, Detroit, la Floride, L.A., Minnesota, Montréal, Nashville, les Rangers, Ottawa, Pittsburgh, San Jose, Tampa Bay, Vancouver et Winnipeg.
Quelles seraient les destinations restantes donc?
Anaheim:
Les Ducks devraient être une équipe formidable comme la dernière saison, toutefois on prend un gros pari sur un gardien partant de 21 ans en John Gibson. Le kid n'a que 7 matchs d'expérience dans la LNH donc 4 en séries éliminatoires. Frederik Andersen a 25 ans et tout juste 28 matchs de plus que Gibson dans la LNH dont 7 en séries. Jason Labarbera est la police d'assurance si les jeunes flanchent, mais Labarbera n'a jamais gagné grand chose...Si la jeunesse échoue, Brodeur pourrait être un atout.
Buffalo:
Les Sabres ont besoin d'aide partout. Jhonas Enroth devrait faire le boulot de #1. Michal Neuvirth le secondera. Mais si on voulait "voler" quelques matchs cette année, un Brodeur pourrait peut-être aider.
Calgary:
Les Flames misent sur Jonas Hiller cette année. Kari Ramo le seconde, mais il a toujours peiné à être constant devant le filet. Si Hiller ne livre pas la marchandise, Peut-être que Kari sera rétrogradé, Hiller, placé sur le banc, et Marty pourrait être installé devant la cage des Flames.
Dallas:
Club fascinant cette année avec l'arrivée de Spezza et la seconde année de Valeri Nichushkin. Toutefois je n'ai jamais été convaincu ni du vieillissant Kari Lehtonen, ni d'Anders Lindback qui a toujours été un éternel second. Si Dallas, qui a chèrement vendu sa peau en séries l'an dernier, ne performe pas comme prévu, Brodeur est un étoile, les Stars...affiliation naturelle.
Edmonton:
Les Oilers sont peu nantis en défensive en général. Ben Scrivens n'a pas complètement convaincu comme gardien #1 l'an dernier et Viktor Fasth, à 32 ans, reste une énigme. Brodeur a t-il envie de cette organisation canadienne perpétuellement en péril?
New Jersey:
Peut-être devrait-il tout simplement resigner avec les Devils. Et casser une jambe à Corey Schneider ou faire une poupée vaudou à son effigie pour qu'il soit très mauvais...
New York Islanders:
Jaroslav Halak a t-il toujours l'étoffe d'un gardien #1? Si il ne l'as pas, Chad Johnson et Kevin Poulin sont derrière. Ou Martin.
Philadelphie:
Les Flyers ont des problèmes devant le filet depuis trop longtemps. Emery et Mason se partagent encore la tâche l'an prochain, mais avec ces deux-là, dans ce club-là, tout peut déraper assez rapidement. Super Marty pourrait être bon pari en cas de naufrage.
Toronto:
Jonathan Bernier et Jeff Reimer n'ont pas totalement convaincu encore, mais voudra-t-on les tasser pour le plus très jeune Martin? Pas certain. Peut-être.
Washinton:
Les Caps ont (beaucoup trop) investi sur leurs nouveaux (et surévalués) défenseurs Brooks Orpik et Matt Niskanen. Braden Holtby reste le #1 et Justin Peters le gardien substitut. Est-ce que ce sera suffisant? Faudra attendre la mi-saison pour ça. Brodeur à la rescousse?
Il pourrait aussi échouer ailleurs dans un coup d'éclat, mais personnellement, je ne m'attends pas à ce qu'il trouve un nouveau club avant janvier 2015. Peut-être une fois quelques gardiens tombés sous le coup des blessures à long terme.
Carey Price (toujours sous traitement des suites du coup vicieux de Chris (de tabarnak de) Kreyder en série l'an dernier) commencera-t-il la saison avec les Canadiens?
Peut-être que...
mercredi 20 août 2014
Le Pire Capitaine des Oilers d'Edmonton
Les Oilers d'Edmonton sont une organisation capable de grands coups. L'acquisition de Gretzky, le repêchage de Messier à 17 ans, la signature de Jari Kurri, l'embauche de Chris Pronger qui les as aidés à atteindre une forte improbable et historiquement (faible) finale de la Coupe Stanley contre la Caroline en 2006.
Mais ils sont aussi capables des pires décisions.
Le contrat de 33 millions à Shawn Horcroff en était une.
La décision de faire de Shayne Corson leur capitaine lors de la saison du lock-out en était une autre.
Les Oilers d'Edmonton ont eu successivement dans toute l'histoire de leur concession comme capitaines, Al Hamilton, Glen Sather (oui, lui), Paul Schmyr, Ron Chipperfield, Blair MacDonald, Lee Fogolin, Wayne Gretzky, Mark Messier, Glen Anderson, Kevin Lowe, Craig MacTavish, Kelly Buchberger, Doug Weight, Jason Smith, Ethan Moreau et Shawn Horcroff.
Ils ont aussi nommé Shayne Corson capitaine le temps de 34 matchs lors de la saison écourtée de 1995. C'était le début de la fin pour la dynastie des Oilers.
Ignominie et disgrâce étaient au rendez-vous. Le club a été écarté des séries pour les trois saisons où Corson a officié dans l'uniforme des Huileux.
Lors de son séjour junior, Corson avait joué pour les Steelheads d'Hamilton et portant le "C" du capitaine pour l'équipe canadienne junior, il avait connu un bon tournoi, mais lors du match ultime de la finale il avait été grotesque en jouant extraordinairement mal, perdant son tempérament en tout temps, écopant de pénalités idiotes face à l'URSS et faisant honte au "C" sur son gilet.
Bien entendu le Canada avait perdu 4-1. Et Corson avait perdu toute dignité dans mon esprit. (il ne la regagnerait d'ailleurs jamais).
Corson a ensuite été repêché par les Canadiens avec lesquels il a remporté la Coupe en 1986, mais son séjour, jusqu'en 1992, a été marqué par des coups d'éclats hors glace, dans des nuits arrosées de la rue Crescent entre autre. Salué par certain pour son opportunisme sur la glace et son agressivité, d'autres le reconnaissait aussi comme un artiste du coup vicieux. L'année suivant son départ de Montréal, ceux-ci remporteraient leur coupe Stanley suivante. Les Oilers donnant un pas pire coup de main aux canadiens en leur refilant Vincent Damphousse, pas innocent dans la conquête de 1993.
Avant d'être échangé à Edmonton, il venait de signer un contrat de 4 ans à Montréal et était devenu parfaitement hors de contrôle. Il commençait la saison 1991 avec une suspension de 10 matchs pour avoir frappé vicieusement Raymond Bourque lors d'un match des séries précédentes qui éliminait Montréal (BOURQUE! WTF? Neely peut-être mais Bourque?). Puis, en novembre, donc encore tôt en saison, il écopait d'un autre 10 matchs pour avoir quitté le banc afin de se battre sur glace. En février 92, il était suspendu par son propre club, Montréal, pour s'être battu au Zoo bar de Montréal, deuxième bagarre du genre après un incident semblable survenu Marble Club de Winnipeg.
Le splendide commentaire de son entraîneur (atteignant le statut de demi-dieu) Pat Burns qui en avait assez de cet imbécile, allait faire le tour de la planète hockey. Il passait aux Oilers lors de l'été suivant. Contre Damphousse!!! un vol! Mais les Oilers étaient en proie aux mauvaises décision. Jarri Kurri était donné aux futurs finalistes de l'année suivante contre Scott Mellanby. Steve Smith quittait et Dave Manson arrivait. Kevin Lowe était échangé contre Roman Oksiuta (qui?). Mark Messier contre Bernie Nicholls, puis Nicholls contre Zdeno Ciger. Glenn Anderson et Grant Fhur étaient envoyés à Toronto contre Luke Richardson et Vincent Damphousse qui...vous savez...
Jeff Beukeboom gagnerait aussi deux ans plus tard la coupe Stanley avec les Rangers et David Shaw, arriverait en retour dans l'uniforme des Oilers. Beukeboom la gagnerait cette coupe avec Kevin Lowe, Glen Anderson, Craig MacTavish, Mark Messier, Adam Graves et Esa Tikanen...tous des Oilers trois ans auparavant...
Shayne Corson devenait alors le leader d'un groupe assez moche. Bien qu'il était probablement l'un des meilleurs éléments de son club, il écopait de stupides pénalités en fin de match, presque toujours quand le match était considéré comme perdu par son club, et instiguait des combats contre des gars qui n'étaient pas toujours des batailleurs. Cheap. Shayne méritait son surnom de Shame. -19 à sa première saison et 209 longues minutes au cachot. Ça c'est du leadership...
Et les Oilers rataient les séries pour la première fois de l'histoire de leur concession dans la LNH...
La saison suivante ils miseraient sur Jason Arnott comme premier choix (7ème de la NHL) et Corson le guiderait avantageusement lors de sa première saison en 1993-1994. Mais le club ne ferait pas plus les séries.
Lors de la saison écourté du lock out de 1995, de janvier à mars, l'entraîneur George Burnett ferait de Shame son capitaine.
Une équipe est souvent le reflet de son capitaine.
Il agit sous son influence
Corson en capitaine, l'huile tomba sur le feu.
Les Oilers luttaient pour une place en séries, même si Corson et Arnott connaissaient de misérables saisons. Quand Corson, qui doit négocier un contrat la saison suivante, va demander à un officiel de lui accorder une assistance supplémentaire sur un but, Arnott le trouve ridicule de faire passer ses intérêts avant ceux de l'équipe et les deux en viennent aux coups. L'entraîneur Burnett lui retire son titre de capitaine et Glen Sather le récompense et l'appui en limogeant...Burnett...le lendemain...pour le remplacer par Ron Low. Les Oilers ratent à nouveau les séries et terminent la saison sans capitaine.
Corson est agent libre la saison suivante et devient un Blues de St-Louis. Les Oilers ne s'en tirent pas trop mal reçevant en compensation Curtis Joseph et Mike Grier.
Un an plus tard, les Oilers feraient les séries. Corson allait revivre le scénario du capitaine trouble avec les Blues alors que Mike Keenan allait soutirer le titre de capitaine à Brett Hull pour des problèmes d'attitude et nommer comme nouveau capitaine...Shayne Corson!...qui lui aussi, avant la fin de la saison suivante, allait donner son titre de capitaine, à cet ancien Oiler des belles années connu sous le nom de Wayne Gretzky. Corson reviendrait à Montreal pour terminer sa carrière de perdant. Les Blues reçevrait en retour Pierre Turgeon, Craig Conroy et Rory Fitzpatrick. Pour une troisième fois, le club se débarrassant de Corson allait faire un meilleur deal SANS Shayne.
Le second passage de Shame à Montréal a été marqué par une double suspension pour avoir atteint volontairement Ed Jovanovski au visage et pour avoir tenté de le rejoindre hors glace à son vestiaire pour lui faire la fête. Lors de ses deux dernière saisons à Montréal, le club ne fait pas les séries.
Il était capitaine.
Dysfonctionnel il ne pouvait que finir à Toronto. Avec son beau frère Darcy. (Remarquez que le club perd 5-3 et que le match est hors de portée...loser)
À Toronto, il couchera avec la femme de son coéquipier Alexander Mogilny.
Team player.
Tellement joueur d'équipe qu'il quitte les Leafs au troisième match des séries éliminatoires de 2003, déçu d'être laissé sur la passerelle. Les Leafs gagnent un splendide match en surtemps contre Philadelphie SANS Corson car, soustraire Corson est toujours payant. Toutefois cette fois-ci, il devient aussi une distraction hors-glace et les Leafs perdent 3 des 4 matchs suivants et la série de première ronde.
Incroyablement, Dallas lui offre un contrat pour sa dernière saison, la saison écourtée de 2004. Pour son "intensité en séries".
Il est d'une telle intensité qu'il leur offre 5 matchs de première ronde et une fiche, incluant les deux matchs en temps supplémentaires, de 0 but et 1 passe et une radieuse fiche de -5.
Se termine sa carrière de fameux perdant.
Les Oilers, pour revenir à eux, aiment bien les imbéciles.
Andrew "Finger" Ference a été nommé capitaine l'an dernier.
Il le sera encore vraisemblablement cette année.
Ference est au hockey ce que la fiente de mouette est à l'alimentation.
Mais ils sont aussi capables des pires décisions.
Le contrat de 33 millions à Shawn Horcroff en était une.
La décision de faire de Shayne Corson leur capitaine lors de la saison du lock-out en était une autre.
Les Oilers d'Edmonton ont eu successivement dans toute l'histoire de leur concession comme capitaines, Al Hamilton, Glen Sather (oui, lui), Paul Schmyr, Ron Chipperfield, Blair MacDonald, Lee Fogolin, Wayne Gretzky, Mark Messier, Glen Anderson, Kevin Lowe, Craig MacTavish, Kelly Buchberger, Doug Weight, Jason Smith, Ethan Moreau et Shawn Horcroff.
Ils ont aussi nommé Shayne Corson capitaine le temps de 34 matchs lors de la saison écourtée de 1995. C'était le début de la fin pour la dynastie des Oilers.
Ignominie et disgrâce étaient au rendez-vous. Le club a été écarté des séries pour les trois saisons où Corson a officié dans l'uniforme des Huileux.
Lors de son séjour junior, Corson avait joué pour les Steelheads d'Hamilton et portant le "C" du capitaine pour l'équipe canadienne junior, il avait connu un bon tournoi, mais lors du match ultime de la finale il avait été grotesque en jouant extraordinairement mal, perdant son tempérament en tout temps, écopant de pénalités idiotes face à l'URSS et faisant honte au "C" sur son gilet.
Bien entendu le Canada avait perdu 4-1. Et Corson avait perdu toute dignité dans mon esprit. (il ne la regagnerait d'ailleurs jamais).
Corson a ensuite été repêché par les Canadiens avec lesquels il a remporté la Coupe en 1986, mais son séjour, jusqu'en 1992, a été marqué par des coups d'éclats hors glace, dans des nuits arrosées de la rue Crescent entre autre. Salué par certain pour son opportunisme sur la glace et son agressivité, d'autres le reconnaissait aussi comme un artiste du coup vicieux. L'année suivant son départ de Montréal, ceux-ci remporteraient leur coupe Stanley suivante. Les Oilers donnant un pas pire coup de main aux canadiens en leur refilant Vincent Damphousse, pas innocent dans la conquête de 1993.
Avant d'être échangé à Edmonton, il venait de signer un contrat de 4 ans à Montréal et était devenu parfaitement hors de contrôle. Il commençait la saison 1991 avec une suspension de 10 matchs pour avoir frappé vicieusement Raymond Bourque lors d'un match des séries précédentes qui éliminait Montréal (BOURQUE! WTF? Neely peut-être mais Bourque?). Puis, en novembre, donc encore tôt en saison, il écopait d'un autre 10 matchs pour avoir quitté le banc afin de se battre sur glace. En février 92, il était suspendu par son propre club, Montréal, pour s'être battu au Zoo bar de Montréal, deuxième bagarre du genre après un incident semblable survenu Marble Club de Winnipeg.
Le splendide commentaire de son entraîneur (atteignant le statut de demi-dieu) Pat Burns qui en avait assez de cet imbécile, allait faire le tour de la planète hockey. Il passait aux Oilers lors de l'été suivant. Contre Damphousse!!! un vol! Mais les Oilers étaient en proie aux mauvaises décision. Jarri Kurri était donné aux futurs finalistes de l'année suivante contre Scott Mellanby. Steve Smith quittait et Dave Manson arrivait. Kevin Lowe était échangé contre Roman Oksiuta (qui?). Mark Messier contre Bernie Nicholls, puis Nicholls contre Zdeno Ciger. Glenn Anderson et Grant Fhur étaient envoyés à Toronto contre Luke Richardson et Vincent Damphousse qui...vous savez...
Jeff Beukeboom gagnerait aussi deux ans plus tard la coupe Stanley avec les Rangers et David Shaw, arriverait en retour dans l'uniforme des Oilers. Beukeboom la gagnerait cette coupe avec Kevin Lowe, Glen Anderson, Craig MacTavish, Mark Messier, Adam Graves et Esa Tikanen...tous des Oilers trois ans auparavant...
Shayne Corson devenait alors le leader d'un groupe assez moche. Bien qu'il était probablement l'un des meilleurs éléments de son club, il écopait de stupides pénalités en fin de match, presque toujours quand le match était considéré comme perdu par son club, et instiguait des combats contre des gars qui n'étaient pas toujours des batailleurs. Cheap. Shayne méritait son surnom de Shame. -19 à sa première saison et 209 longues minutes au cachot. Ça c'est du leadership...
Et les Oilers rataient les séries pour la première fois de l'histoire de leur concession dans la LNH...
La saison suivante ils miseraient sur Jason Arnott comme premier choix (7ème de la NHL) et Corson le guiderait avantageusement lors de sa première saison en 1993-1994. Mais le club ne ferait pas plus les séries.
Lors de la saison écourté du lock out de 1995, de janvier à mars, l'entraîneur George Burnett ferait de Shame son capitaine.
Une équipe est souvent le reflet de son capitaine.
Il agit sous son influence
Corson en capitaine, l'huile tomba sur le feu.
Les Oilers luttaient pour une place en séries, même si Corson et Arnott connaissaient de misérables saisons. Quand Corson, qui doit négocier un contrat la saison suivante, va demander à un officiel de lui accorder une assistance supplémentaire sur un but, Arnott le trouve ridicule de faire passer ses intérêts avant ceux de l'équipe et les deux en viennent aux coups. L'entraîneur Burnett lui retire son titre de capitaine et Glen Sather le récompense et l'appui en limogeant...Burnett...le lendemain...pour le remplacer par Ron Low. Les Oilers ratent à nouveau les séries et terminent la saison sans capitaine.
Corson est agent libre la saison suivante et devient un Blues de St-Louis. Les Oilers ne s'en tirent pas trop mal reçevant en compensation Curtis Joseph et Mike Grier.
Un an plus tard, les Oilers feraient les séries. Corson allait revivre le scénario du capitaine trouble avec les Blues alors que Mike Keenan allait soutirer le titre de capitaine à Brett Hull pour des problèmes d'attitude et nommer comme nouveau capitaine...Shayne Corson!...qui lui aussi, avant la fin de la saison suivante, allait donner son titre de capitaine, à cet ancien Oiler des belles années connu sous le nom de Wayne Gretzky. Corson reviendrait à Montreal pour terminer sa carrière de perdant. Les Blues reçevrait en retour Pierre Turgeon, Craig Conroy et Rory Fitzpatrick. Pour une troisième fois, le club se débarrassant de Corson allait faire un meilleur deal SANS Shayne.
Le second passage de Shame à Montréal a été marqué par une double suspension pour avoir atteint volontairement Ed Jovanovski au visage et pour avoir tenté de le rejoindre hors glace à son vestiaire pour lui faire la fête. Lors de ses deux dernière saisons à Montréal, le club ne fait pas les séries.
Il était capitaine.
Dysfonctionnel il ne pouvait que finir à Toronto. Avec son beau frère Darcy. (Remarquez que le club perd 5-3 et que le match est hors de portée...loser)
À Toronto, il couchera avec la femme de son coéquipier Alexander Mogilny.
Team player.
Tellement joueur d'équipe qu'il quitte les Leafs au troisième match des séries éliminatoires de 2003, déçu d'être laissé sur la passerelle. Les Leafs gagnent un splendide match en surtemps contre Philadelphie SANS Corson car, soustraire Corson est toujours payant. Toutefois cette fois-ci, il devient aussi une distraction hors-glace et les Leafs perdent 3 des 4 matchs suivants et la série de première ronde.
Incroyablement, Dallas lui offre un contrat pour sa dernière saison, la saison écourtée de 2004. Pour son "intensité en séries".
Il est d'une telle intensité qu'il leur offre 5 matchs de première ronde et une fiche, incluant les deux matchs en temps supplémentaires, de 0 but et 1 passe et une radieuse fiche de -5.
Se termine sa carrière de fameux perdant.
Les Oilers, pour revenir à eux, aiment bien les imbéciles.
Andrew "Finger" Ference a été nommé capitaine l'an dernier.
Il le sera encore vraisemblablement cette année.
Ference est au hockey ce que la fiente de mouette est à l'alimentation.
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